résumée
de la journée
"formation à la Maniabilité VTT"
avec
Bruno FERNANDEZ
Alors que certains
Biker's prennent leur bain de boue annuel sur la première manche
du Val d'Oise, un petit groupe de Biker's préférant approfondir
sa technique s'était inscrit au stage maniabilité proposé par
EVASION.
Voici le récit de cette très belle journée.
dimanche 27 février 2000, 7h15 :
Neuf Bikers se retrouvent de bon matin devant le local du club pour charger les VTT dans les voitures avant de prendre la direction de MAISSE (91), pas loin de Fontainebleau. Auparavant, nos montures ont été soulagées des bar-ends et les pédales auto remplacées par des pédales plates classiques.
Le ciel est bleu, le soleil commence à montrer le bout de son nez. Une super journée en prévision.
Arpajon, Etampes et nous arrivons une heure après notre départ sur les terres du maître du trial, Mister Bruno FERNANDEZ. Nous y retrouvons un autre groupe de vététistes qui ont déjà pris de l'avance puisqu'ils s'offrent deux jours entiers de stage. L'ambiance risque d'être bonne, Jean-Claude ayant trouvé un vététiste qui a le muscle de la langue beaucoup plus développé que le sien...pourtant, au Biker's on croyait avoir le plus expansif !
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la troupe devant le gîte d'EVASION
Petit déjeuner café/croissant/pt'i pain au chocolat, bien apprécié après un réveil matinal (pour une journée de non-travail) puis la troupe s'équipe en prévision des exercices. Protège tibia et casque de rigueur. Nous nous apercevrons très rapidement de l'utilité de ces accessoires...
La troupe prend tranquillement le chemin de la première zone. Un super endroit avec plein de gros cailloux, quelques sapins et des petits sentiers partout.
On commence par un petit sentier qui monte, qui monte puis nous arrivons sur le lieu de nos futurs exploits.
On y pose les sacs et les vestes. Opération "je baisse la selle au minimum", puis nous partons faire un petit échauffement en suivant Greg, l'aide de camp de Bruno. Ca commence fort par un petit sentier très étroit qui descend bien avec ce qu'il faut de pierres et racines puis ça redevient normal. On descend un peu puis on remonte par un petit raidillon... qui ne passe pas, le dernier mètre en sable se faisant à pied. On redescend puis on remonte par un sentier encaissé. Je monte les pignons en me rapprochant du 32 et à ce moment...crac...la chaîne veut se reposer et va se coincer entre les rayons et l'étoile de la casette. Ca commence très fort ! Pied à terre, vélo à l'envers, je tire, ça vient pas, m... On sort la roue et on arrive à extraire cette put.. de chaîne. Je remonte sur le spad et reprends la montée. Re-crac ! Et me.. ! Je porte le vélo sur les quelques mètres qui restent puis je reviens vers les sacs pour récupérer un multi-outil. Il faut dire que mon spad n'a pas roulé depuis Noël et le réglage de la butée du dérailleur a bougé. Après avoir décoincé cette chaîne, un petit coup de tournevis sur la vis qui va bien et voila le problème éliminé. Ce sera ma dernière séance de méca de la journée. Ouf !
Bruno nous montre alors un cheminement entre banc, arbres et cailloux afin de déterminer notre niveau pour pouvoir scinder l'effectif en deux groupes, le premier qui maîtrise déjà un peu mieux son spad et le second pour ceux qui sont moins à l'aise. On commence par suivre à pied ce parcours pour mémoriser les passages coton. Ensuite qui veut passer en premier ? Le rejeton de Bruno ( 7ans seulement ) veut absolument y aller et passe les doigts dans le nez cette petite zone. Ca semble être très simple...
Bruno expliquant ce qu'il attend de nousTout le monde y passe et y va de sa petite technique. Pas mal. Moins pire. Groupe 2. Groupe 1. Regarde ou tu vas. La cerise sur le gâteau est constituée par une grosse pierre formant un tremplin en pente légère, mais glissante, qu'il faut affronter de face et cet endroit sera décisif pour certains...Pas la peine de passer en force en écrasant les pédales car le pneu dérape.
pour Olivier, ça passe pasC'est mon tour, le moment de vérité. Généralement je ne suis pas très bon en roue arrière et autre équilibre mais les passages techniques sont très courants dans tous les raids que j'écume tout au long de l'année ; cela me sert beaucoup et je n'ai plus trop d'appréhension sur ce type de difficulté (en dehors des grosses marches...).
Je commence donc tranquillement le parcours, petit plateau en moulinant et gardant toujours un doigt sur les freins pour contrôler la vitesse. Je passe entre l'arbre et le banc, remonte doucement avant de monter sur le petit talus. Doucement derrière car il faut remonter sur la droite après un virage serré, puis descente de quelques mètres et passage en épingle entre deux arbres avant de se positionner devant la fameuse pierre. Calme. Pas la peine foncer, j'y go en moulinant et au dernier moment je soulève un peu la roue avant puis un petit coup de rein pour délester l'arrière. Un peu de puissance et hop ! sur la table. Problème, je regarde trop ma roue à droite et j'y vais. Enfin j'ai presque réussi le passage. Je redescends. Groupe 1 . Super !
Le maître Bruno m'indique mon défaut, que je connais déjà un peu : regarder loin devant et pas ma roue. En VTT, la roue va inévitablement là où le regard se porte.
Le reste de la troupe passe cette première épreuve puis se répartie en deux groupes. Je me retrouve avec Tic-Tac dans le groupe 1 piloté par Bruno. Les filles et autres Biker's, moins à l'aise en maniabilité, iront avec Greg dans le groupe 2.
Marilyne commence à négocier son virage serré
Nous allons travailler cette première zone en corsant un peu la difficulté. Au lieu de passer sur la droite du talus, nous devons passer une pierre de 20cm ( Gasp ! Merci pour les dents de mon 46 ! ), puis après la petite descente, on doit remonter au-dessus d'un arbre et tourner immédiatement à 90° sur la gauche. Virage très serré. Ensuite, soit on redescend par le chemin du début soit en passant sur une grosse pierre. Et là, je sens que ça va coincer...et ça coincera, mais dans la tête car le même rocher pris sur le coté sans cassure brusque se passe sans problème.
Jean-Pierre très appliqué... Jean-Claude et Bruno à la parade.
Pour s'amuser un peu, il faut maintenant monter un raidard de 10m avec terrain un peu meuble (mais ça c'est l'excuse...). Chouette, j'aime mien les bosses. J'essaye tout de suite et je me lance. Oups ! J'ai oublié que je n'ai pas mes cales auto et mon pied dérape quand ça commence à devenir raide. Paf dans le tibia ! Merci la protection, je n'ai rien senti. C'est vraiment bien ce truc là, il faudra que j'en achète pour le club.
Tout le monde essaye, avec plus ou moins de succès puis Bruno y go. Il monte en puissance au 9/10 de la pente et termine en utilisant la technique de trial. Greg s'y jette à son tour et lance les watts. Le cadre de son spad pleure et grince mais il passe tout en puissance. Je pense que les très gros boudins à gros crampons qu'ils ont sur leur roue arrière est un petit plus en comparaison de nos pneus typés XC. Preuve J.C. qui dérape un peu en tentant sa chance.
le raidard a encore frappé...Ensuite on doit redescendre le raidard en n'utilisant que son frein avant afin de prendre conscience de son importance. Fastoche, ça je sais faire. Merci les Magura !
Nous roulons vers une nouvelle zone où Bruno nous montre ce qu'il attend de nous. Plusieurs options au départ ; simple ou moins simple. Contourner une planche en forme de tremplin par un virage plus ou moins serré puis élargir le virage avant de se positionner devant une petite bute. Sur le sommet de celle-ci, on doit tourner immédiatement à gauche pour redescendre 50cm en dessous par-dessus une pierre lisse. Ensuite un virage serré à élargir au maximum pour bien se positionner avant de monter un second talus où l'on doit tourner en dévers autour d'un arbre pour redescendre immédiatement sur sa gauche. Nouveau virage serré pour remonter de nouveau sur une pierre en dévers où l'on doit contourner un arbre puis fin du parcours.
Le petit groupe s'essaye alors - avec plus ou moins de succès - sur cette petite zone. Les passages corsés s'avèrent être les montées suivi immédiatement de la descente à gauche. Un seul mot d'ordre : debout sur les pédales pour que le vélo ne gêne pas les mouvements du corps. Effectivement, ça passe plus facilement.
Je m'essaye au passage de la planche. Au bout, y'a 30cm à sauter, ce qui se fait avec plus ou moins de succès suivant les passages.
Enfin, Bruno donne le signal du 'goto manger', ce qui fait l'unanimité. Bigre ! Ça donne chaud et faim la maniabilité.
On récupère nos vestes et sacs puis la troupe redescend tranquillement vers Maisse pour rejoindre l'auberge où une longue table nous attend. Buffet dentrées à volonté ( ça on aime bien ! ), puis pâtes bolo, fromage et tarte aux pommes ou salade de fruits. Un petit café par-dessus tout cela. Tout au long de cette longue pause réparatrice, les langues ont bien fonctionnées et les sujets non-vélo et vélo, comme le dopage , furent traités.
à table !
Deux heures après, il faut remonter sur nos spads, direction la nouvelle zone. Nous traversons Maisse pour emprunter le début dun petit chemin pierreux qui monte, qui monte Daprès Bruno, ça monte bien après le virage du haut alors calmos, surtout après ce bon repas. Mais lappel du crosseux prends le dessus et je commence à accélérer un peu. Olivier me passe puis Greg le dépasse à son tour, debout sur les pédales. Je continue rapidement à les suivre mais sans lâcher les watts. Je rattrape Olivier puis revient à la hauteur de Greg qui commence à sessouffler. Jen rajoute une petite couche et parvient au sommet, dépassant Greg dune roue. Cette petite bosse était bien bonne. Le reste de la troupe arrive au fur et à mesure. Nous posons les sacs et les vestes.
Cette après-midi, nous allons travailler le soulever de roue avant, de roue arrière, les virages en dévers et léquilibre. Beau menu en perspective.
Le soulevé de roue avant ne pose pas trop de problème. Corps penché au-dessus du cintre puis projection vers larrière tout en donnant une impulsion sur la pédale dont on aura placée la manivelle presque à la verticale. Ca marche ! Cela semble moins évident pour les filles Tout le monde essaie dans son coin dappliquer les conseils du maître. Mon éternel problème cest le regard. Je ne dois pas regarder ma roue mais lendroit où je souhaite aller. Un truc Top ; cest de soulever la roue en descendant dun talus. On a limpression de décoller.
Olivier semble avoir trouvé le geste
Fred se concentre Jean-Claude a pigé !
Dur, Dur d'être un mono...
Ensuite, on passe au soulever de roue arrière, et là ça se corse car sans pédale auto
Greg nous montre la technique, Bruno nous lexplique. Il suffit ( cest ce quil dit ) de placer le buste sur larrière du vélo puis den effectuer une projection vers lavant tout en soulevant le vélo par lintermédiaire des manivelles placées horizontalement mais en ramenant les pédales verticalement de manière à faire passer les pieds dune position horizontale à une position ou la pointe des pieds plonge vers le sole (ouf !). Cette technique semble poser plus de problèmes chacun y va de ses petits sauts. Après quelques essais, jarrive à effectuer la manuvre ; ça décolle pas très haut mais le geste commence à viendre. Pour les filles, cela ne semble pas être évident
Ensuite, il va falloir enchaîner les deux techniques pour sauter par dessus un petit tronc darbre. Bruno nous montre les différentes techniques ( jusquà celle que lon pourra reproduire après 5ans de stage ). Cest le moment de mettre en pratique et ça coince. Le soulever de roue avant ou arrière tout seul passe encore mais lenchaînement des deux nest pas concluant...
Après la torture, un peu de divertissement. Nous roulons jusquà la zone suivante ; Beau point de vue mais descente impressionnante dau moins 30m. Sur le dessus, un petit passage en crête bien étroit entre deux racines puis un virage à gauche en dévers et en forte pente. En plus, le terrain est un peu meuble.
Olivier au départ du passage en crêteBut du spot ; apprendre à positionner son corps et utiliser le frein avant plutôt que le frein arrière pour négocier en douceur le virage en dévers. Gloups ! Qui veut y aller en premier ? ? ?
C'est impressionnant, surtout le vide sur la droite et ce put de pneu arrière qui glisse.
Fred en pleine concentration Olivier très appliqué Jean-Claude : ça passe ! Jean-Pierre pas très rassuré
Après le vertige, nous roulons vers une autre zone dotée d'une belle compression. Un beau trou où il faut savoir plonger sans freiner afin d'avoir un max de vitesse pour remonter en face sans avoir à écraser les pédales. Ca j'aime bien et j'y arrive à chaque fois en donnant juste un peu de watts pour les 50 derniers centimètres. C'est pas pareil pour d'autres qui coincent au milieu de la remontée car ils moulinent trop ou freinent dans la descente.
Pour terminer, nous retournons vers nos affaires pour travailler l'équilibre. Encore un truc qui veut pas marcher sur mon spad pourtant quand Bruno le prends pour me montrer, il y arrive sans problème et même en fumant d'une main !
La technique de Marilyne et Jean-Claude pour l'équilibre ...
Enfin la séance de travail se termine. Tout le monde se rassemble autour de Bruno pour l'inévitable photo souvenir pour l'album du club. Ensuite nous redescendons vers le gîte par un super petit single track en descente bien rapide.
La photo souvenir :
Olivier, Dominique Frédéric, Jean-Marc, Bruno, Marilyne, Jean-Claude
Jean-Pierre, Jacky, Armelle
18h10 : Après avoir pris congé de Bruno et ses sbires, nous retournons vers les voitures pour y enfourner les spads. Le retour sur Neauphle seffectuera en 1h10, avec quelques ralentissements générés par les Parisiens de retour de week-end mais nous connaissons les chemins de traverse et nous arrivons à la tombée de la nuit au local.
BILAN : tous nos Biker's se sont régalé, sont bien cassés, l'ambiance et le super soleil de cette journée ayant largement contribué au succès de ce stage. Merci à Bruno, on reviendra c'est sur ! !!
lundi 28 février 2000:
Gasp ! Les courbatures !
Très très dur de soulever un pack de bouteilles d'eau car les avants bras me rappellent qu'ils ont beaucoup tirés sur le guidon.
Que sera demain ?
mardi 29 février 2000:
Encore ces !*!* de courbatures !
Que sera demain ?
by PEDALATOR
Dernière mise à jour : mardi 29 février 2000 21:15