Encore un
super week end pour le Biker's Band en déplacement dans
le Jura à l'occasion de la 10ème
Forestière.
Je pose mes crampons pour la première fois sur cette
épreuve car la moyenne réalisée par les premiers lors
des éditions précédentes me donnait l'impression d'une
épreuve un peu trop roulante en comparaison des moyennes
effectuées sur d'autres raids.
L'édition 2000 de "La Forestière" incluant un
parcours de 100km en course (contre 80km l'an passé) me
décida à tenter l'aventure et c'est ainsi que je mis
cette épreuve sur le calendrier des Biker's pour la
saison 2000Encore un super week end pour le Biker's band
en déplacement dans le Jura à l'occasion de la 10ème
Forestière.
Je pose mes crampons pour la première fois sur cette
épreuve car la moyenne réalisée par les premiers lors
des éditions précédentes me donnait l'impression d'une
épreuve un peu trop roulante en comparaison des moyennes
effectuées sur d'autres raids.
L'édition 2000 de "La Forestière" incluant un
parcours de 100km en course (contre 80km l'an passé) me
décida à tenter l'aventure et c'est ainsi que je mis
cette épreuve sur le calendrier des Biker's pour la
saison 2000. Mon inscription était alors postée le jour
suivant la réception du magazine de Vélo Vert incluant
un bulletin d'inscription à "La Forestière",
et cela dès le 20 mars. Jean-Claude Tic-Tac, Alain,
Franky et Papy Jean-Luc s'ajoutèrent à la liste des
Biker's courant juin et toute l'équipe se prépara pour
cette épreuve.Vendredi:
16h: Séance nettoyage lustrage graissage huilage de mon
fidèle destrier. Après le dessus, je le retourne et
passe au-dessous. GASP !!! Une fêlure fait tout le tour
de la base arrière droite du triangle de suspension,
juste au niveau de la soudure. Je téléphone en vitesse
chez Mountain Biker pour savoir s'il peut me dépanner en
urgence. Thierry ayant la pièce, je prends mon cadre et
saute dans la voiture direction Versailles où Faby
remplace la pièce défaillante de suite. OUF !
Heureusement que j'ai vu le problème car sinon j'en
étais quitte pour une séance de marche forcée à la
Forestière.
Samedi:
8h : Je retrouve Alain et Franck au local du Biker's. Les
montures propres et huilées sont rangées soigneusement
avec les sacs dans mon break. Jean-Claude arrive avec
papy Jean-Luc qu'il est passé prendre à Maurepas.
Le temps est au beau fixe, ce qui est plus sympathique
pour faire la route. La troupe au complet, le convoi
s'ébranle en direction de LAMOURA.
Nous descendons par l'A6 et passons par DIJON pour
rejoindre l'A39. Mauvais plan car à Dijon on se tape la
traversée de la Ville. Au retour il faudra passer par
Beaune. Nous quittons l'A39 pour suivre la N5 vers
Poligny où nous faisons halte dans un bon petit resto
(La Sergenterie ), les estomacs commençant déjà à
s'impatienter.
Le menu regorge de spécialités locales bien
sympathiques. Vin jaune, morilles et autres gâteries.
Nous sommes les premiers clients. Ayant mangé des sucres
lents toute la semaine, et le menu de la soirée risquant
d'être dans le même registre, je préfère porter mon
choix sur une petite salade de chèvre chaud et un plat
à base de viande de volaille accompagné de morilles. Le
reste de la troupe délaisse aussi les pâtes au profit
de trucs pas dégueulasse, le tout arrosé par un petit
rouge du coin.
Les estomacs contentés (on devrait tenir jusqu'à
demain), la troupe remonte en voiture, direction Lamoura.
J'évite les Rousses et prends la petite route menant à
Prémanon où je compte refaire le plein de mon carrosse
à la grande surface locale. Mes passagers et ceux de
l'autre véhicule semblent apprécier ce petit arrêt car
les virages des routes du coin semblent avoir un effet
sur les estomacs en pleine digestion. Ma conduite
'sportive' en montagne ne favorisant pas celle-ci.
En passant à Prémanon nous apercevons les premières
banderoles et FOFO en personne en train d'en finir la
pause. Je reconnais le coin pour y avoir passé trois
semaines de vacances il y a quelques années.
Nous passons devant le lac de Lamoura puis je prends la
direction du Versoix où la troupe est hébergée au
Chalet du Versoix, un gîte bien sympa situé à
seulement 1 km de la ligne de départ. Jean-Claude
Tic-Tac reconnaît tout de suite la terrasse qu'il a
déjà testé lors d'une précédente Forestière.
Nous prenons possession de nos chambres. Les sacs et
montures sont rapidement débarqués. Pendant qu'Alain,
Franky et Papy Jean-luc pourront se dérouiller un peu
les jambes et reconnaître le début du parcours, je vais
descendre à Oyonnax avec Jean-Claude Tic-Tac pour y
laisser sa voiture (car il doit remonter directement
dimanche soir sur la région parisienne) et retirer les
plaques de cadre de toute la troupe. Les 50 bornes de
petites routes tortueuses entre Lamoura et Oyonnax sont
avalées très rapidement par nos deux bolides et nous
arrivons avant 17 heures à VALEXPO.
Le grand hall regroupe un petit salon où SCOTT, MAVIC,
COMPEX, HUTCHINSON sont présents. Nous rejoignons la
file de retrait des plaques pour la course de 100km. Il
n'y a pas foule (900 inscrits sur la course 100km) et
nous en aurons terminé en moins de 5 minutes. Ce n'est
pas le cas pour la file de la rando 80km qui semble
attirer pas mal de clients.
En sortant, j'aperçois l'ami Alain MAS en train de
distribuer des prospectus pour le site WEB
www.sport-up.fr qu'il vient d'ouvrir. Un petit bonjour à
Alain et nous ressortons du hall pour rejoindre à
l'entrée les deux Koyotes (Pascal L. et pascal B ) qui
doivent partager une piaule du gîte avec nous (c'est
mieux que le camping sous la tente à la fraîche
).
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Pour
éviter de remonter en bus, nous avons mis au
point une stratégie : ils vont laisser leur
break à l'arrivée et je vais les remonter avec
Jean-Claude au départ de Lamoura.
Comme cela, dimanche après la course nous
remonterons sur Lamoura à cinq dans leur voiture
avec nos spads sans avoir à attendre le bus et
sûrement bien plus rapidement.
Nos deux Pascal retrouvés, nous remontons, via
Saint-Claude, sur Lamoura pour rejoindre le
gîte.
On fixe les plaques de cadre, je vais faire
quelques tours de roue pour voir si tout marche
bien.
Faby arrive.
Ensuite, c'est bière en terrasse puis dîner et
gros dodo très tôt car demain on a un truc
sérieux à faire.
Le réveil est programmé à six heures, horaire
pas humain pour un dimanche matin. |
Dimanche:
Mal à dormir, réveillé à 3h et à 6h. Debout. Raser,
douche, sauter dans les pompes de vélo. Préparer le
boire et le manger. J'avale un demi-litre de 640 avant de
sortir mon fidèle destrier. Il est 6h49. Le jour se
lève, un peu frais et humide. Manchettes et coupe vent
sont bien supportés. Le départ est prévu à 8h et la
mise en grille à partir de 7h30. Jean-Luc et Jean-Claude
ayant déjà expérimenté le départ de la Forestière,
je préfère me positionner de manière à partir dans le
groupe de tête afin d'éviter un éventuel bouchon.
Après 15 minutes de tourner-les-jambes, je me poste
devant l'entrée du parc coureur avec quelques autres
matinaux. Alain et Jean-Luc m'y rejoignent. Pas de
Jean-Claude ni de Koyotes. Ils doivent encore
dormir
Le P.C. de saisie étant en place, une personne commence
à faire rentrer les coureurs dans le parc en passant une
antenne devant chaque plaque de cadre afin d'enregistrer
son numéro par le biais du DAG, un système
électronique d'identification basée sur une boucle et
une puce transpondeur. Un blip sonore indique la
reconnaissance du DAG au passage du coureur. Ce n'est pas
la bousculade mais chaque vététiste pointé rejoint
rapidement le début du parc pour y être bien placé. Je
m'avance à mon tour et
..rien. Ce putain de
DAG est H.S. (le comble pour un électronicien !). Le gus
me demande de rester sur le coté en attendant que son
collègue ramène des DAGS en état de marche. Pendant ce
temps, d'autres coureurs ayant plus de chance me passe
devant. C'est le cas d'Alain (N° 317) et Jean-Luc (N°
318). Un autre coureur se retrouve dans le même cas que
moi, DAG out. Il commence à râler de devoir attendre
après s'être lever si tôt pour avoir une bonne place.
Le gus nous propose alors d'aller poser nos vélos dans
le parc puis de ramener nos plaques pour en changer le
DAG (de merde). Je vais chercher un couteau dans le bar
d'en face pour faire sauter les deux rilsans puis je
fonce rejoindre Alain et Jean-Luc dans le parc coureur.
Ouf ! Pas de problème, nous sommes le nez contre la
banderole, juste derrière l'espace réservé aux cadors.
Je retourne tranquillement récupérer ma plaque. Blip !
Ca marche enfin.
Plus qu'une demi-heure à se geler avant le départ. Les
coureurs commencent à affluer et le parc de se remplir.
Je reconnais quelques têtes de vététistes amateurs de
raids que je retrouve régulièrement sur les autres
grands rendez-vous de VTT. Les 'pros' arrivent au fur et
à mesure que l'on se rapproche de l'heure de départ. Il
y a du beau linge pour cette Forestière.
Un ventilateur (hélico ainsi dénommé par un coureur
suisse) prends position non loin de la ligne de départ.
Plus que quelques minutes avant le start. J'en profite
pour retirer le coupe vent afin d'éviter le bain de
vapeur. Ma tactique : à fond jusqu'à fluidification
complète du troupeau afin d'éviter tout engorgement.
Bon plan au dire d'un copain situé plus en arrière qui
s'est tapé les 5 premières bornes à pied dès qu'il y
avait une racine de travers.
Départ ! La meute s'élance très rapidement. Une
première chute de 5 coureurs à peine 500m après le
départ. Ca frotte. Nous quittons la route pour entrer
sur un chemin ou l'allure diminue dès qu'un premier
virage en montée se présente. Pied à terre deux
secondes puis ça repart. On commence à pouvoir rouler
normalement. Entrée dans le sous-bois où nous suivons
un beau petit single-track. Première descente un peu
caillouteuse. Les freins sont un peut lent à réagir en
raison de la rosée du matin. Nous retrouvons une large
piste où ça roule plus fort. Le peloton commence à
s'étirer franchement. Je me calme un peu, histoire de
retrouver un souffle un peu plus normal.
Une
première boucle nous amène après une petite
montée et une belle descente rapide (première
chute pour certains) à Prémanon où un premier
pointage est effectué. Blip !
Le terrain est sec, le pied ! Nous empruntons de
nombreux single-track en sous-bois sur un sol où
alterne pierre et racines. Une belle descente
précède une longue remontée jusqu'à 1390m. Le
balisage en continu est au top. Des
spectateurs jalonnent le parcours et mettent
l'ambiance avec des cloches ou des hop ! hop! à
la Suisse. D'autres vous encouragent par votre
prénom d'après le journal de la Forestière où
figure la liste de tous les engagés et leur
numéro de plaque. L'organisation est au top.
Secours tout au long du parcours après chaque
'point chaud 'et ravitaillement nombreux et
copieux où l'on trouve du comté, du saucisson,
des petits pains aux raisins, du thé et même
des tubes énergétiques. Rien à voir avec les
ravitos de la VTTtîcîme !
Une
descente abordée un peu rapidement m'oblige à
un freinage d'urgence qui se termine le nez sur
la banderole du balisage. Demi-tour et ça
repart. Je prends au vol un verre de thé au
ravito de Lajoux. En repartant, une pierre
planquée sous l'herbe tente de me désarçonner
mais je reste collée à ma monture.
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J'aborde
la longue descente qui mène à Septmoncel. Une sacré
bosse y pointe le bout du nez. Je remonte
tranquillement à coup de petit plateau des
vététistes qui préfère la marche à pied. Il
commence à faire chaud et pourtant on est à
l'ombre. Premier virage et la roue dérape.
Adhérence perdue cause cailloux et sol trop mou.
Pied à terre sur 5m puis le virage passé je
remonte sur mon spad. Même scénario au virage
suivant mais dernier pied à terre jusqu'à la
fin de la montée où des spectateurs nous
encouragent de leurs hop ! hop ! Un bout de
goudron et l'on respire un peu.
Les
spectateurs nous encouragent tout au long du
parcours. Ils utilisent les listes des engagés
du journal de La Forestière pour retrouver
d'après notre numéro de plaque nos noms et
prénoms qu'ils utilisent pour nous motiver dans
les bosses. Sympa !
S'ensuit une suite de petites montées pas
longues, avalées plateau milieu, mais usantes
par la répétition. Le terrain est cassant,
racines et cailloux, ou plutôt souple lors de
longues traversées herbeuses ayant tendance à
bien casser les jambes. Un bon portage dans
l'herbe vient pimenter le tout. Un passage de
grosses pierres bien glissantes nous obligera un
cours instant à parcourir quelques mètres à
pied.
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Je rattrape Franky vers le kilomètre 59. Il
a explosé et mouline. Dommage car durant les 30 premiers
kilomètres il était dans les 65 premiers. Il a une
excuse; il avait la crève ces derniers jours. Je
m'arrête quelques secondes au ravito qui suit. Franky
s'y posera un sacré moment avant de repartir.
Une belle descente bien caillouteuse et bien pentue se
présente un peu plus tard. Les spectateurs sont massés
sur les cotés en attendent les chutes. Peine perdue. Je
trace. Un bolide me passe en rigide sur la gauche. Y'a
des fous !
On remonte. Des portions de goudrons permettent de
récupérer un peu et de soulager le fondement qui
déguste (même en T.S. !). Une autre descente bien
caillouteuse se présente. Elle est bien chaude car les
ornières sont remplies de pierres qui roule sous les
roues et les trajectoires latérales en dévers
occasionnent plein de petits dérapages.
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Le paysage et la
végétation changent. C'est plus sec.
Les derniers kilomètres sont un
vrai régal. Une enfilade de single-track où
l'on peut envoyer la plaque et prendre appui sur
des virages. On tournicote dans un petit bois un
moment puis la descente recommence avec une autre
enfilade de single-track. Le pied !
Je débouche sur du goudron. C'est
Oyonnax. Plus que quelques bornes de route.
J'enclenche la plaque, courbe le dos, bloque
l'amortisseur et commence à embrayer. J'ai une
cible à 300m. Roule. On traverse une partie
d'Oyonnax. Une légère montée avalée tambour
battant, du plat, puis un virage et je reconnais
au loin l'arrivée à VALEXPO.
La rue principale est bloquée à la
circulation rien que pour nous. Cible en approche
à 100m. Vent dans la tronche. Je n'arrive pas à
lui reprendre de terrain et déjà se pointe les
barrières du final. Je passe le portique final
après 5h12, content d'en avoir terminé (surtout
mon fondement). Je suis le premier du Biker's
Band , 125ème position. Encore une belle course
avec une organisation au top.
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Je passe au ravito d'arrivée me refaire une
petite santé puis un coup de jet rapide sur ma fidèle
monture avant de rejoindre la voiture pour y déposer le
spad afin de permettre à son pilote de profiter d'une
douche bienfaitrice. Y'a pas la queue pour le moment et
l'eau est encore tiède. Propre et revigoré, je retourne
à la voiture où arrive peu de temps après pascal L.,
le premier Koyote. Jean-Claude se pointe un peu après,
complètement lessivé, et s'affale par terre.
Amortisseur sans air dès les premiers kilomètres ! Un
peu après, je retrouve Papy sur la ligne d'arrivée.
Nous retrouverons Alain et Franky en train d'avaler leur
plateau repas dans le hall.
Tout le monde a apprécié le superbe parcours et son
final.
Jean-Claude et Franky une fois remis de leurs émotions
reprennent le chemin de la région parisienne alors que
nous remontons sur Lamoura avec les Koyotes. Alain, Papy
Jean-Luc et moi restons au gîte ce soir. Les Koyotes
retournent sur Paris.
Nous faisons halte au bar où Alain et Jean-Luc
s'envoient une bonne bière alors que je me lâche sur un
Malibu-ananas. Nous attendons ensuite l'heure du repas
devant un bon feu de cheminée car il commence à faire
frisquet à Lamoura. On commence à avoir faim. Le pâté
au savagnin et le magré de canard au gratin seront
rapidement avalés, tout comme la glace finale. La
fatigue se faisant de plus en plus sentir, nous
rejoignons la chambre pour nous écraser sur les lits. Je
ne mets pas beaucoup de temps à rejoindre les bras de
Morphée.
Lundi:
7h41. J'émerge d'une bonne et longue nuit de sommeil
réparateur. Pas mal aux jambes. Alain, déjà
réveillé, attendait que quelqu'un bouge. Papy Jean-Luc
à plus de mal à se lever.
Une bonne douche et nous descendons pour engloutir un
petit déjeuner. Le VTT ça creuse !
Les sacs et les montures enfournés dans mon break, nous
prenons le chemin du retour.
Le temps est superbe; soleil et ciel bleu. Le paysage
n'incite pas au retour au travail. La nuit a été
fraîche, une nappe épaisse de brouillard recouvre le
lac de Lamoura et nous en retrouvons une autre en
arrivant aux Rousses où nous faisons halte au fromager,
histoire de se ramener quelques spécialités locales.
Nous ne sommes pas les seuls à avoir la même idée car
trois gus débarquent d'une voiture avec le tee-shirt de
la Forestière sur le dos.
Chaque Biker's ayant son pot de confiture de lait et un
bout de Morbier, le trio remonte en voiture et prends la
direction de Paris que nous atteindrons sans encombre
dans l'après-midi (sans bouchon en comparaison de
certains ayant préféré rentrer dimanche soir
).
Pédalator
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