Et voilà, c'est avec la DEFI MODE
Classique que s'achève la saison 2000 - bien chargée -
de raids VTT du Biker's Club.
Je n'y intègre pas le ROC D'AZUR car son parcours de
55km, bien qu'assez physique, soit une bien courte balade
pour nos mollets (pas tous rasés
) habitués à se
farcir couramment des sorties de 100 bornes au dénivelé
important.
Il est temps de raccrocher le VTT car les organismes
commencent à fatiguer.
J'en ai ressenti les premières conséquences à la
Forestière et la confirmation m'est arrivée ce week end
sur la DEFI MODE.
Bon nombre de vététistes, dont pas mal de nos
connaissances de raids, ont préféré cette année
s'inscrire sur le Raid du Salagou plutôt qu'à la DEFI
MODE. La pluie et la boue des deux éditions
précédentes en sont les raisons principales.
Dommage pour eux car cette année était la bonne : du
soleil et un terrain sec pour le millier de vététistes
présents au départ de cette 3ème édition de la DEFI
MODE Classique qui se déroulait à Massiac dans le
Cantal (15).
Jeudi :
Une journée de travail bien remplie qui se termine à
19h50 par le disque dur de mon PC qui me lâche.
Précieux mais fragile objet où se trouvait concentré
la majeure partie d'un projet très important au timing
très critique (comme d'hab.). Une 1ère tentative de
redémarrage du PC s'étant soldée par un violent "
Disk failure. Insert System Disk'" pas très
sympathique, je préfère rentrer chez moi - franchement
énervé - et attendre sagement le lendemain.
Vendredi :
Une matinée de travail bien stressante puis que j'y ai
passé la majeure partie du temps à essayer de faire
revivre mon disque dur. Merci encore au technicien de la
cellule informatique qui a réussi à revalider avec un
Norton-machin-truc les informations de partition
détruites afin que je puisse récupérer 99,99% des
données et effectuer une sauvegarde (maintenant j'en
fait une chaque midi et chaque soir
). Jour de
chance.
Je passe l'après midi à bichonner mon spad et à
préparer mon sac pour le week end. Le soir, je retrouve
notre président à la réunion des associations de
Neauphle réunies pour fixer les dates des manifestations
Culturo-Sportives de la saison 2001. Au retour, je
termine les derniers préparatifs puis direction le
plumard. Minuit.
Samedi :
8h : je retrouve Alain B. et Emmanuel S. devant le local
du Biker's. Nous allons faire route ensemble.
Jean-Claude, préférant se lever un peu plus tard,
partira à 9h. Il se charge d'emmener Marilyne. Franky,
qui descend avec ses parents, nous retrouvera sur place
dans la journée.
Nous enfournons nos trois montures et les sacs dans le
break puis nous prenons la direction de l'autoroute. On
commence à s'habituer à ce manège avec tous nos
déplacements en province.
Arrivé au péage de Clermont, nous apercevons des
manifestants en train de déployer des banderoles pour
défendre les sans papier. Leur action nous permet de
gagner 159F, le droit du péage. La journée commence
bien. Une Clio de la gendarmerie arrive alors que nous
quittons le péage. Ses occupants tout-en-bleu vont y
faire le ménage car l'ami Jean-Claude, qui nous suit à
30 minutes, n'aura pas la même chance que nous et devra
s'acquitter du droit de passage.
Un court arrêt, pour soulager les prostates
vieillissantes de certains, puis nous reprenons la
direction de Massiac où nous arrivons peu après midi au
Grand Hôtel de la Poste, pied à terre habituel de notre
petite troupe quand elle descend dans cette région.
Quelques voitures contenant des trucs-à-2-roues occupent
déjà le parking de l'hôtel.
Nous prenons possession de nos chambres puis j'appelle
J.C. sur le portable pour savoir à quelle heure il faut
réserver le resto du midi et pour savoir si Marilyne
veut disposer d'une chambre seule ou bien être
accompagner par l'un de nos énergumènes. Nous convenons
d'une heure en rapport avec les horaires du manger
provincial (en région parisienne y'a pas d'heure) puis
j'emmène Emmanuel et Alain à la pizzeria pour y
réserver une table.
En attendant que JC et Marilyne arrivent, je montre à
Alain et Emmanuel le site de départ et nous remontons en
voiture les 3 bornes de route que nous devrons remonter
dès le départ demain matin. La dernière tempête est
aussi passée par ici et nous pouvons en constater les
conséquences bien visibles mais très localisées.
Nous retournons à l'hôtel ou nous faisons halte au bar
afin d'y attendre bien tranquillement nos deux Biker's.
Ceux-ci ne tardent pas à arriver et nous prenons illico
la direction de la pizzeria en traversant les petites
ruelles de Massiac.
Le menu du soir devant être consacré au traditionnel
plat de pâtes, nous nous permettons un petit écart et
jetons un sort à quelques spécialités locales à base
de cantal. Marilyne hésite entre les pâtes à la
sauce-sans-rien-ni-beurre et une pizza. La raison
l'emporte sur la sainte règle du manger-pas-gras et la
pizza prend la direction de son assiette. JC s'occupe de
la carte des vins comme d'habitude.
Nous serons les derniers clients à quitter le resto.
La troupe repue reprends la direction de l'hôtel en
empruntant de nouvelles toutes petites ruelles de
Massiac. Les sacs de JC et Marilyne débarqués, nous
prenons la direction du gymnase pour y récupérer nos
plaques de cadre. Quelques vététistes circulent mais
l'endroit me semble moins fréquenté que l'an passé.
Nous retrouvons Franky et ses parents. Il est déjà tout
prêt à aller rouler. Il a profité de la présence d'un
stand VéloGland pour équiper sa monture des derniers
boudins XL-S/Front-S du Bibendum à
crampons-spéciaux-qui-vont-bien-pour-la-boue en
prévision de la journée de demain et par expérience de
l'édition de l'année dernière. Pour ma part, après
avoir longuement consulté les oracles (à savoir
l'organisateur qui m'a indiqué par mail qu'il n'avait
pas plus depuis 10 jours à Massiac et que le terrain
était sec) et épluché les prévisions météo du
dimanche, je vais rester avec mes Tubeless Comp-S avec
lesquels j'ai fait toute la saison sans problème. Je les
trouve très polyvalent et plus apte à passer dans la
boue qu'un python à large section.
Nous scrutons la liste des engagés inscrits sur le
parcours de 90km, afin d'y retrouver nos numéros ;
environ 300 participants. J'écope du numéro 48, plaque
noire. Il n'y a pas de 'pointure' sur la liste des
élites. Les Deulion, Garcin, Achard et autres habitués
de raids sont sûrement au Raid du Salagou beaucoup plus
médiatisé.
La troupe retire son kit d'inscription : une plaque de
cadre, un beau tee-shirt et quelques pubs locales. Nous
faisons ensuite le tour du mini salon où les stands de
produits locaux côtoient celui de VéloGland. Une
charmante hôtesse tenant le stand de WD40 (ce qui peut
se comprendre après les deux éditions précédentes
bien humides
) nous offre des échantillons gratos.
Tout le monde fait ses provisions de cette huile
dégrippante puis nous passons quelques minutes à
regarder la casette vidéo des éditions précédentes.
Tiens c'est moi au ravito !
La troupe prend le chemin de retour vers l'hôtel pour
sortir les montures des voitures afin de se consacrer à
une petite séance de mécanique/attache plaque de
cadre/changement de pneus. Marilyne hésite pour monter
un Mosquito Tubeless à l'avant ou à l'arrière et
s'aperçoit dans l'opération que son python est orné
d'une magnifique épine. Voilà l'explication d'un lent
dégonflage intempestif.
Les montures enfin prêtent à avaler de nouveaux
kilomètres, je pars avec Alain, Emmanuel et Marilyne
faire tourner un peu les jambes. JC préfère glander un
peu à l'hôtel devant le dernier O2biker. Alain et
Marilyne profitent de notre passage dans un verger (but
de notre expédition dérouillage) pour y ramasser
quelques pommes. Le sac de la Forestière est tout
adapté pour cette opération. Le fond de l'air est frais
et nous supportons bien nos polaires.

Séance studieuse de COMPEX pour
Alain
|
|
De retour à l'hôtel, Alain
se paye une séance de relaxation avec son
dernier jouet : un stimulateur électronique
Compex. Nous préparons tranquillement nos
affaires pour le lendemain afin d'éviter la
course infernale du lever matinal, bien que le
départ soit prévu pour 9h, ce qui nous
permettra de dormir un peu plus que d'habitude.
Quelques barres, un stock de tubes de sucre
rapide pour les 'coups de pompes', gants longs
(fait pas chaud ici), lunettes, casque,
chaussures, coupe-vent imperméable.
Le problème est de trouver la tenue adéquate :
court ou semi-long. Je sors les deux. On verra
demain matin. |
JC passe entre pour demander
à Alain s'il peut tester son Compex. Quelques
tractations puis le Tic-Tac se retrouve allongé
et bardé d'électrodes.
Un coup d'il à la téloche pour regarder
les infos et avoir confirmation de la tendance
météo : pour nous, ce sera beau mais frais
(1°C). Paris sous la flotte.
Nous descendons ensuite dîner. Buffet de
crudités - à volonté - puis poulet et quelques
pâtes fraîches (sans beurre of course pour M.).
On en termine avec un fromage blanc arrosé au
coulis de fruits. JC a choisi la boisson qui va
bien pour arroser ces agapes de sportifs.
C'est pas tout ça, mais on a du boulot qui nous
attend demain. Alors au dodo. Réveil programmé
pour très tôt. Alain prépare sa mixture, Coca
éventé plus Maxim, puis dodo. JC et Marilyne
couchent dans la même chambre, pour
conclure
|
|

Le Tic-Tac en pleine
séance de COMPEX |
Dimanche, jour J
:
Alain s'est réveillé avant moi. Il s'apprête rapidos
puis descend au petit dèj' pendant que je me jette sous
la douche. Je passe ensuite le museau par la fenêtre,
histoire d'obtenir une impression plus précise sur la
température, afin de déterminer la tenue la plus
appropriée. Aujourd'hui, ce sera corsaire, manches
longues et un petit sous-vêtement car le thermomètre
est largement en dessous des 10°C.
Je prépare mon bidon de 640 puis je descends rejoindre
le reste de la troupe. Ils sont déjà tous en bas à
jeter un sort aux croissants. J'ai pas très faim mais
j'avale un café et un croissant.
Le départ est prévu 9h. Je sors mon spad de la voiture.
Il fait vraiment frais et je rajoute une troisième
couche avec mon coupe-vent. Alain et Marilyne me
rejoignent. Nous partons nous échauffer ensemble en
commençant par remonter très tranquillement sur deux
bornes la route que nous emprunterons toute à l'heure.
La température corporelle s'est agréablement élevée
avec cette première mise en jambe. Nous redescendons
(pas trop vite pour pas se geler) puis Marilyne prend la
direction des opérations et nous la suivons en fille
indienne sur la grande route.
Cool au début puis un peu plus rapidement en alternant
des passages sur la plaque avec d'autres en moulinant
rapidement afin de faire monter le rythme cardiaque.
Alors que nous longeons une paroi à l'amorce d'un
virage, j'entends un grand crissement de pneus derrière
nous. Un bus venant d'en face passe sur la voie de gauche
puis une Renault blanche nous dépasse en faisant de
grandes embardées sur la route. Elle part à gauche puis
à droite et termine sa course dans le fossé à 50m
devant nous. Ouf !!! La pilote semble avoir été
surprise par le bus arrivant en sens inverse alors
qu'elle voulait nous doubler. On n'a rien, eux non plus
et nous continuons notre chemin. Que d'émotions !
Il est temps de faire demi-tour pour rejoindre la ligne
d'arrivée. Le soleil se pointe. Ciel bleu. Massiac,
altitude 550m.

La ligne de
départ élites et Finishers. Dans
l'axe: Pascal Répartout, Franky et moi
|
|
Ayant terminé les deux
précédentes épreuves, j'ai la chance comme
Franky et Marilyne, de pouvoir me placer juste
derrière les élites sur la grille de départ.
JC et Emmanuel vont rejoindre les autres
vététistes. Plus de mille. J'ai confié
l'appareil photo à JC qui est chargé de ramené
des souvenirs pour illustrer notre site.
|
La tension monte à
l'approche du départ.
J'enlève mon coupe-vent car l'allure à laquelle
nous allons avaler la première montée risque
fort d'être incompatible avec cet élément. Le
speaker met la pression.
La voiture de la gendarmerie arrive, annonçant
l'imminence du départ.
Je suis prêt à déclencher mon Polar. Le
speaker commence le compte à rebours :
5...4
3
Les coureurs ne peuvent plus
attendre et la meute s'élance avant que le
speaker ne puisse dire 2.
Je remonte cool, mais vigoureusement, pour me
placer correctement.
|
|

Tous les autres participants;
Emmanuel semble dormir encore |
La montée commence,
l'allure est rapide mais modérée car tout le
monde s'économise en prévision des 90 bornes.
Alain me rejoint en milieu de montée.
Premier virage au bout de trois bornes.
Nous quittons la route pour suivre un chemin
goudronné au début.
Je passe Marilyne qui semble avoir quelques
soucis avec son passage de vitesses.
Nous quittons le goudron pour un chemin herbeux
sur le plateau où nous cheminons avant d'amorcer
une belle descente rapide mais technique dans un
petit chemin.
Quelques virages en épingle, des cailloux, des
rigoles à éviter. Le
terrain est sec et c'est un réel plaisir de
pouvoir se lâcher et d'en profiter pleinement.
C'était pas la même chose l'an passé.
Je dépasse rapidement quelques rigides et nous
parvenons en bas à Aurouze, au pied du premier
portage.
|
|

Première montée, peu après le
départ
|

Le château d'Aurouze vu du bas |
|
J'ai mis moins de 26 minutes
pour parvenir ici et il n'y a presque personne à
attendre.
Nous montons de suite dans le petit chemin qui
mène aux ruines du château d'Aurouze.
L'affaire est réglée en cinq minutes et les
châtelains nous accueillent devant le premier
ravito. Désolé mais j'ai un train à prendre.
Je remonte sur mon spad et m'apprête à attaquer
la montée suivante. |
Nous passons devant le
chemin de déviation qui permettra aux
concurrents pressés d'éviter le traditionnel
bouchon du portage du château.
Pour l'instant pas un seul vététiste en vue
dans ce chemin.
Nous continuons la montée vers Trémoulet. Petit
plateau de rigueur.
A peine le temps de se reposer au sommet et
voilà une nouvelle descente, bien sèche elle
aussi, qui se pointe. |
|

Le château d'Aurouze au petit matin |
Vavavoum !
Le compteur s'affole puis se calme à l'amorce d'un
chemin plus technique. Je suis un peu coincé par deux
vététistes ne semblant pas trop apprécier les cailloux
cantaliens. Pas de problème, le chemin s'élargit et je
passe en trombe.

1er ravito -
pas d'arrêt |
|
Nous arrivons en fond de
vallée sur Molompize (597m) où le second ravito
est prêt à accueillir les participants.
Désolé j'ai piscine.
Les rangs se sont bien éclaircis et les écarts
comment à se creuser alors que nous roulons
depuis moins d'une heure. Je poursuis mon chemin
et aborde la montée suivante. Celle-ci va être
bien longue pour nous mener à son sommet. En
plus on doit rouler une bonne partie du temps sur
de l'herbe humide, ce qui n'est vraiment pas
propice au rendement. Il y a pas mal de
champignons sur les bas cotés, des coprins. Une
très courte descente nous amène directe sur un
gué, rapidement traversé, puis quelques mètres
à pied avant de trouver un sol roulable
permettant de poursuivre la montée vers Serre à
plus de 900m d'altitude. Mon cardio est
désespérément coincé au-dessus de 174 pulse
et je n'arrive pas à le faire descendre. Je dois
être fatigué mais pourtant je me sens en forme.
|
Nous commençons à
descendre. Une petite remontée puis une vraie belle et
longue descente permet de récupérer un peu. Nous
suivons maintenant un petit chemin bien défoncé et
jonché de cailloux humidifiés par le ruissellement de
l'eau d'un petit ruisseau. Ca descend bien mais ça
tabasse. Enfin le terrain se calme et nous arrivons sur
une piste large et sèche dont la pente s'accentue. Le
compteur passe plusieurs fois au-dessus des 50km/h, les
arbres défilent. Quelques virages bien placés et
parsemés de cailloux propices au dérapage (des motards
y attendent les clients à gamelle) pour nous ralentir
puis nous revenons sur le goudron pour traverser
rapidement un petit village aux ruelles étroites. Les
habitants d'Auriac-l'Eglise nous regardent passer avec
curiosité. Les enfants nous encouragent. Bonjour !
Bonjour !
Nous continuons à descendre un peu sur le goudron. Je
rattrape un concurrent mais celui se goure et file tout
droit alors que les banderoles sont sur la droite. Je
gueule un coup pour faire revenir le vilain petit canard
dans le droit chemin, puis tourne. Nous arrivons au bout
de la descente et commençons à remonter sur la route.
Nous quittons rapidement celle-ci pour entrer sur un tout
petit chemin qui monte à couvert. Beau coin. Ca grimpe
bien et par deux fois je dois poser un pied pour passer
une difficulté technique. La montée se termine en
arrivant sur Fraissinet. Un cours morceau de plat pour
respirer un peu puis une nouvelle descente se présente.
Celle-ci commence par quelques virages techniques mais
des passages sont abordés plus rapidement et le compteur
regrimpe à nouveau au-dessus des 50 km/h. Une petite
bosse à remonter puis nous reprenons la descente avec
une pente un peu plus forte ou l'on peut se lâcher un
peu plus. C'est vraiment un plaisir cette année avec ce
terrain sec qui permet de pouvoir lâcher les freins dans
les descentes. Un régal.
Nous approchons de Massiac, je reconnais le final. Après
un peu plus de 30 bornes j'arrive au niveau de la ligne
de départ à 11h27 où je rattrape un compagnon de
galère. Celui-ci me demande si l'on est arrivé. Je lui
renvoie un " Non ! On repart pour 60 bornes !
". Des spectateurs massés autour de l'arche
d'arrivée nous encouragent au passage. On va en avoir
besoin maintenant

Le portage de MASSIAC |
|
Nous traversons
rapidement Massiac avant de reprendre un petit
chemin en bord de champ.
Un bon petit portage, taillé exprès pour nous
dans la végétation, nous attend au bout.
La sympathique difficulté est avalée en
quelques minutes puis nous débouchons sur un
court champ en herbe que nous traversons pour
revenir sur un morceau de goudron.
Celui-ci se change en chemin et nous commençons
à remonter vers le Suc d'Oudeyre, sans aller au
sommet.
Une nouvelle descente technique s'offre à nous.
Deux passages plus techniques m'oblige à poser
le pied sur quelques mètres pour descendre en
évitant de belles marches. Nous arrivons sur une
petite route goudronnée ombragée que nous
allons devoir suivre un temps interminable. C'est
ch.. et en plus le soleil commence à faire son
effet sur les deux épaisseurs que je porte.
|
La montée est longue mais
régulière. Un vététiste arrive à ma hauteur. C'est
un gars du club de Manu à Versailles. Le monde est petit
! Nous effectuons ensemble la montée qui nous mène à
un virage où est implanté un ravitaillement salutaire,
celui de Croûte, un nom parfaitement approprié ! C'est
le premier (mais pas le dernier
) où je vais
m'arrêter.
Je me jette dans le gosier deux verres d'un truc sucré
puis je jette un sort à des tranches de pain d'épice.
Phil, un autre gars de Manu, arrive à son tour et pose
son spad pour profiter du ravito. Alain arrive ensuite et
profite du restaurant. Puis c'est le tour de Marilyne
d'arriver à notre hauteur mais elle passe devant nous
sans s'arrêter.
Ayant retrouvé des forces et un semblant d'état de
fraîcheur, nous remontons en selle et poursuivons
l'ascension, toujours sur la route mais au soleil
maintenant. Le sommet approche enfin après 6 bornes de
montée. Nous sommes à Tempel. Une descente rapide
permet de récupérer un peu. Le compteur s'emballe de
nouveau et flirte avec le 50km/h puis il faut commencer
à remonter.
Cette montée est plus rapide mais je sens déjà la
fatigue. Alain qui me suivait part devant. Je le laisse
partir et préfère garder mes forces pour la suite, le
final n'étant vraiment pas de tout repos. Marilyne me
passe sur une portion de piste presque plate. Elle s'est
gourée. Je me traîne lamentablement sans pouvoir
m'accrocher à sa suite. Nous passons près de
Coussargues puis Chalagnac pour atteindre le sommet où
se trouve Chazeloux et son ravito. J'y retrouve Alain et
Marilyne. Nouvelle pause récupératrice avec glou-glou
et miam-miam. Je remonte en selle.
Une petite bosse puis nous commençons à descendre. Une
belle et longue descente très rapide où l'on peut
complètement lâcher les freins, un vrai régal. Ca
défile très vite. Faudrait pas qu'un chevreuil traverse
! Un passage plus raide et j'arrive au 54km/h puis nous
rejoignons la route où un ravito se présente. Nouvelle
courte pause pour moi. Je commence à récupérer un peu.
Il y a vraiment très peu de vététistes dans le coin,
les écarts sont très importants. Je repars et ça
recommence à monter mais régulièrement et la pente
permet de rouler un peu plus rapidement que les 5km/h de
certaines bosses. De nouveau une courte descente rapide
permet de récupérer un peu tout en se faisant un beau
plaisir sans toucher les freins. J'arrive à
Bousselorgues où se trouve un autre ravito et l'arrivée
pour les inscrits au parcours de 50km. En fait, ils ont
65km au compteur !
Je profite du ravito un peu plus longtemps et goûte au
cantal et au saucisson local. Miam ! Deux autres
vététistes m'apostrophent : " Eh ben on voit votre
maillot partout, à la Sésame, la Forestière
Vous
êtes partout ! ". Je discute un peu avec eux puis
je re remonte en selle pour suivre un petit chemin à
couvert qui monte lentement au début mais de manière
plus marquée ensuite. Une personne assise en bord du
chemin m'indique la proximité du sommet et d'un nouveau
ravito à Pouzol. Je m'y arrête un bon moment pour jeter
un sort à deux brioches Pasquier aux abricots. C'est pas
trop sucré et très bon.
Une courte mais rapide descente va suivre pour nous mener
à Bonnac. De nouveau il faut remonter un moment vers la
Croix d'Astri avant de pouvoir se payer une courte
descente très rapide où les freins ne servent à rien.
La montée recommence mais plus raide que les autres. Je
lutte moralement pour tout passer sur le vélo mais une
marche m'oblige à poser le pied et marcher sur 5m. Je
repars et parviens au ravito de La Besseyre après 75
bornes Nouvelle longue pose brioche-saucisson-cantal puis
j'aborde une descente qui nous amène au pied d'un tunnel
permettant de passer sous l'autoroute A75. Je roule sur
une piste large et plate qui longe un moment l'autoroute.
La forme revenant, j'arrive à, passer la plaque et à
embrayer un peu pour changer du petit plateau. Je
reconnais l'endroit mais pense aux deux belles bosses
qu'il me reste à gravir avant l'arrivée
Je remonte un moment sur une route régulière où
j'arrive à monter plateau milieu sur un bon rythme. Mon
coup de pompe du milieu de parcours disparaît et la
forme revient. Je roule seul depuis un moment et toujours
personne à l'horizon. Il y a vraiment des écarts
énormes cette année entre les coureurs. Je quitte la
route pour aborder un petit chemin sur la gauche. Le
départ est raide et un peu défoncé, ce qui m'oblige à
poser pied à terre sur 5m avant de pouvoir remonter en
selle pour attaquer la suite du programme ; une nouvelle
bosse qui monte un bon moment à découvert. Je l'avais
oublié celle-là mais je l'ai vite reconnue
Ca
monte bien fort mais ça passe. J'arrive enfin à Sargues
où un nouveau ravito me permet de faire une courte
pause.
Nouvelle descente puis j'arrive dans le fond d'une
vallée où coule l'Alagnonnette, une petite rivière que
nous suivons un moment. Le terrain devient crade, les
plaques de boue et les racines apparaissent. Alternance
de passage roule puis marche. Ca se calme enfin et
redevient roulable un moment avant d'arriver devant un
premier gué. Gasp ! Il va falloir que je mouille les
pieds. Ah Non ! A force de grands écarts et autres
contorsions entre les gros cailloux j'arrive à traverser
cette difficulté sans mettre le pied dans l'eau. Je
remonte en selle pour quelque instants avant de tomber
sur un nouveau gué. Mince ! Y'a moins de cailloux pour
le traverser. J'arrive à le traverser mais en ayant un
pied mouillé. De nouveau ça roule mais un troisième
gué se présente. Je remouille le même pied -c'est
froid - puis je repars. Ca se calme et j'aperçois un
panneau " Arrivée 15km " au pied d'un petit
chemin qui monte bien. Ca se monte sur le vélo jusqu'à
un moment où de grandes plaques de pierre imposent une
autre stratégie. Petit portage puis je remonte pour
profiter d'une courte descente qui mène au pied de la
longue bosse de Verneyrole. La piste monte en lacets,
sous le soleil, un long moment et il faut prendre son mal
en patience. Un vététiste arrive à ma hauteur et me
demande s'il y a encore beaucoup de gâterie de ce genre.
Je le rassure, c'est la dernière et il reste juste un
put
de portage. Nous roulons ensemble un moment. Le
Sommet approche, une piste en faux plat montant y mène
à un ravito où j'y apprends que le tout dernier portage
a été supprimé pour raccourcir la distance. Ouf !
Celui-ci était vraiment raidos.
Encore une belle descente. Je me lâche, passe la plaque
et embraye un bon coup. Je dépasse comme un boulet un
vététiste qui se fait secouer le prunier sur un passage
plus caillouteux. Merci le T.S ! Je reconnais l'endroit
et me calme un peu car il va bientôt falloir remonter un
court instant sur la route. Virage à gauche, à droite,
passe sur le pont. J'enlève la plaque et bloque
l'amortisseur. Je mène un bon train et arrive à Chalet.
Maintenant ça va descendre et plus remonter !

La chapelle et vue plongeante sur
Massiac |
|
Je rentre sur le
chemin qui longe la chapelle. Celui-ci est
étroit et parsemé de cailloux avec des passages
plus raides par moment mais tout se passe sur le
vélo, même les deux marches caillouteuses. Le
terrain est tout sec, un vrai régal.
La descente se termine, le sol devient plat.
Un petit passage au travers d'un champ puis je
passe sur le pont au-dessus de l'Alagnon et
tourne à gauche pour me retrouver sur la large
piste défoncée menant à l'arrivée.
Un panneau indique arrivée 1km. C'est du
goudron, un faux plat que j'avale sur la plaque
sans sourciller mais en jetant un oeil derrière
moi pour ne pas me faire griller une place. Pas
de poursuivant cette année.
|
L'arche se profile au loin.
J'accélère et passe en fin cette ligne d'arrivée,
après 99 bornes et 3430m de dénivelée positif cumulé,
finisher de Massiac pour la 3ème année, mais bien
rincé.
Franky est déjà arrivé.
Je respire un peu puis direction l'hôtel pour reprendre
un aspect plus présentable. J'y retrouve Marilyne et
Alain. Emmanuel est déjà arrivé, il a préféré
s'arrêter au 50km.
Je me débarrasse rapidos de mes guenilles et file illico
dans la douche où je reste à glander plus de 10 minutes
sous le jet bouillant. Enfin propre et frais, je retourne
avec les autres à la remise des prix où Marilyne, en
tant que première féminine (comme d'hab.), prend place
à coté des autres vainqueurs. Elle repart avec un
téléphone portable et une corbeille de spécialités
locales.
Nous retournons dans le gymnase pour avaler un Aligot
bien mérité. Jean-Claude arrive enfin. Pour une fois,
il a réussi à faire plus de 30 bornes sans avoir de
problème avec ses freins à disque, juste deux
crevaisons. Marilyne palabre avec le premier puis
échange son téléphone portable (elle en a déjà
gagné récemment) contre une meule de cantal.
JC, Alain et Marilyne rentrent sur Paris dans la soirée.
Je reste pour la nuit à Massiac avec Emmanuel. Avant
d'aller dîner, je me repose un peu. La fatigue commence
à se faire sentir. Le dîner terminé (un potage pour
les sels minéraux, un confit de canard pommes
forestières et un fromage blanc), nous montons dans la
chambre où je m'affale rapidement dans mon plumard.
Emmanuel regarde le film du dimanche soir. Je ne l'ai
même pas entendu se coucher, le sommeil m'étant tombé
dessus en moins de cinq minutes
Une belle épreuve cette année mais plus physique que
les éditions précédentes. Le terrain permettant de
rouler plus fort. L'organisateur me dira par la suite que
la prochaine édition disposera d'un nouveau parcours et
devrait permettre à plus de gens de pouvoir le terminer.
Donc RDV à l'année prochaine.
Pédalator 15/10/2000
|