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Le classement scratch des 115km
Le profil du parcours de 115km
Les photos
Les données de Pédalator
Article de Vélo Tout Terrain N°36, juillet 2000
Chaud ! Hard !
PROLOGUE En 1999, deux Biker's lassés de la boue et de l'humidité de la région parisienne prenaient la route du soleil, direction Montélimar, pour venir s'entraîner sur les single-track sec et caillouteux de la Sésame VTT (115km) afin de se préparer à la Piste Aveyronnaise du week end suivant. C'est ainsi que Tic-Tac et Pédalator, nos deux compères passionnés de longues distances, découvrirent une belle région avec plein de gens accueillants sur une organisation bien rodée dotée d'un beau parcours, un peu roulant au milieu (comportant quand même 1650m de dénivelé) avec passage de gués, single-track à gogo, montées raides et descentes cassantes. Tout ce qu'ils attendaient se trouvait là, les coups de soleil en plus. L'épreuve ayant été particulièrement apprécié par nos deux compères (et le resto a RIOM lors du retour...), ils décidèrent de la mettre au programme des sorties club de l'année suivante. Le bouche à oreille ayant bien fonctionné, neuf Biker's se retrouvèrent inscrits au départ des 115km de la cuvée 2000 de la course de la Sésame VTT, prêt à en découdre sur leur premier raid longue distance de la saison.
La préparation
| La
Sésame VTT étant notre première grande échéance de
la saison, en terme de course longue distance, il ne faut
pas se rater et une bonne préparation s'impose. Pour
cela, nous avons passé nos longs mois d'hiver à
engranger des kilomètres en vélo de route, de manière
à arriver sur ce type de course avec au minimum 2000
bornes de route dans les jambes. Le passage à l'heure d'été - permettant de rouler plus tardivement - et un temps de travail de 35 heures me donne l'occasion de sauter sur le vélo directement en rentrant du boulot afin d'effectuer deux sorties dans la semaine, en plus de celle du dimanche, pour parfaire mon entraînement en travaillant les bosses. La semaine de l'épreuve, j'effectue une bonne sortie sur route puis une plus cool le mardi, en tournant les jambes sans forcer. Le reste de la semaine c'est repos complet sans remonter sur le vélo en effectuant des séances de vérification de la monture, de l'équipement et stockage des glucides. De bonnes nuits de sommeil viennent compléter le tout. L'alimentation est aussi un point important de la préparation aux raids longue distance. Pour ce faire, il faut stocker des sucres lents, c'est donc trois jours avant l'épreuve que mes repas intègrent des sucres lents comme les pâtes, le riz et les patates avec de la viande blanche et du poisson. Pour les gros raids du style Sésame et Cristalp, je prends aussi du MALTO (OVERSTIM) à raison de 3 doses dans un demi-litre d'eau à chaque repas afin d'augmenter mes réserves glucidiques. Il est préférable de stocker des glucides durant les quelques jours précédant l'épreuve que s'envoyer une méga assiette de pâtes la veille. Une autre technique d'entraînement - dixit les revues médicales sportives de mes parents - consiste à effectuer une grosse charge de travail en début de semaine puis s'alimenter durant trois jours en suivant un régime protide/lipide qui va permettre de favoriser et augmenter le stockage des glucides qui constitueront la base de l'alimentation des jours restants. |
Le voyage aller
| C'est
donc en pleine forme que nous retrouvons notre équipe de
Biker's (Laurent, Franck, Alain, Stéphane, Claude,
Jean-Claude/Tic-Tac et Jean-Marc/Pédalator) à 7h45
devant le local du club de Neauphle (78) en ce samedi 13
mai 2000. Le Biker's Club se déplace en force sur cette
épreuve puisque neuf Biker's ont décidé d'y aller
après avoir été attiré par le récit des aventures de
Tic-Tac et Pédalator sur l'édition précédente de la
Sésame. Marilyne et Eric préférant descendre en train,
nous les retrouverons à Montélimar cet après-midi.
Fred ne pourra pas se joindre à l'équipe pour cause de
poignet en vrac et Jean-Marie, un pote à Marilyne,
prendra sa place. Laurent et Alain feront route ensemble dans le break de Laurent tandis que Jean-Claude sera le cocher de la diligence puisqu'il va tasser trois Biker's dans sa p'tite Clio, Stéphane, Claude et Franck. Pour ma part, j'emmène Jean-Marie dans mon break 306HDI où je case six VTT plus les sacs. Tout le monde est prêt ? On y va ? C'est le départ ! Direction Montélimar via l'A6. Nous retrouvons Jean-Claude qui nous attend au péage de Fleury en Bière, Laurent et moi ayant pris un itinéraire un poil moins rapide via la N104. Le temps est clément durant le trajet. Nous essuyons juste un petit orage au milieu de la France, histoire de laver le pare-brise transformé en éclateur d'insectes. Une petite pause café/pipi, où Stéphane prends un premier handicap en se faisant à moitié écraser le pouce dans la porte de la Clio par Claude, avant de rejoindre à 12h23 le péage de Villefranche-Limas après 412 km d'autoroute. Vers 13 heures, nous faisons halte à Lyon dans un bistrot dont Jean-Claude a le secret, après avoir un peu 'visité' la ville le temps qu'il retrouve l'endroit (établissement déjà testé et approuvé lors de notre passage à la même période l'an passé). Le Claude se prépare activement à la compétition du lendemain en nettoyant un 'pot' (bouteille typiquement lyonnaise de 46 cl à fond très épais) de rouge. Alors que certains s'attardent sur les quenelles lyonnaises et le riz (riche en glucide), après avoir fumé un clope (sportif !?!), Jean-Claude se jette sur la salade aux lardons tandis que je mets de coté mes principes diététiques pour faire un sort à une bonne brochette de buf accompagnée de frites (les pâtes et le riz commencent à me gaver !). Je termine le repas avec un pt'i noir accompagné d'une assiette de mini tartelettes aux fruits, ayant gardé un bon souvenir de celle prise lors de mon dernier passage ici même. L'assemblée repue remonte en carrosse et reprend la direction de l'autoroute. Au passage près de Chanas, petite halte pour abreuver nos chars à quatre roues dans une grande surface en bord d'autoroute, histoire de gagner quelques dizaines de centimes au litre. La prochaine sortie sera la bonne, à Montélimar sud. Nous passons devant le motel où Jean-Claude et moi avions nos quartiers l'an passé puis nous traversons Montélimar pour nous diriger vers le siège du S.J.V.C. pour y retirer nos plaques de cadres. Il y a 166 participants inscrits sur le parcours de 115km. Nous récupérons nos plaques puis reprenons la direction de l'hôtel Diane de Poitiers, situé à 500m de là, où M. et Mme Derbré nous accueillent très gentiment. Nous y retrouvons Marilyne et Eric arrivés en train dans la matinée, après avoir trimbalé sacs et housse de VTT sur plusieurs centaines de mètres entre la gare et l'hôtel. |
Le samedi après midi
| L'équipe
prend possession des chambres puis décharge les
montures. Petite séance de mécanique. A combien tu
gonfles tes pythons toi ? Le Claude n'a pas touché à
son spad depuis le week end dernier où nous étions dans
le coin pour la Buiscyclette. Bilan : une fourche à
suspension transformée en version toute rigide ! Tandis qu'un petit groupe constitué de Claude, Franck, Laurent, Alain et Stéphane va rouler un peu pour tester la mécanique, le reste de la troupe va se balader en ville. Première étape : descente dans un magasin pour ramener un peu de nougat - la spécialité du coin - où nous aurons même droit à un échantillon gracieusement offert par la maison. Marilyne en ramène un gros sac, je me contente d'une plaque dont le sort sera réglé en quelques minutes. Deuxième étape : direction le centre où Jean-Claude et moi avions repérés l'an passé une bonne petite terrasse. Nous la retrouvons sans peine, après avoir repéré sous un pont le passage à gué (niveau des genoux) que nous devrons emprunter le lendemain. Nous passons la fin de journée à la terrasse en y attendant l'heure du dîner. Pendant ce temps, les autres pédalent. Comme s'ils n'allaient pas en avoir assez le lendemain L'hôtel compte un couple de vététistes d'un autre club parisien : les Koyotes. Le monde est petit. Ils viennent participer tout comme nous à la Sésame VTT sur le grand parcours de 115km, mais en rando. Une grande table nous attend dans la salle du restaurant de l'hôtel. Au menu, dîner sportif constitué de crudités, de poulet et pâtes, de fromage blanc ou sec et d'un dessert. Le tout arrosé comme il se doit par une boisson colorée en rouge et sa version sans rien. L'ambiance règne et la soirée est animée. Le Claude se charge de nettoyer joyeusement quelques verres de rouge. J'aurais du lui ramener le carton de trois bouteilles qu'il a acheté lors de notre passage à Buis les baronnies le week end dernier. Il aurait pu en remplir son Camelbak. Cela semble lui réussir étant donné son classement. Nous jetons un sort aux plats (au moins 2 tournées) de pâtes. Alors que certains s'escriment à mettre de coté les quelques gouttes lipidiques (voir à demander une assiette spécialement pour cela sous le regard amusé des bons vivants) recouvrant les pâtes et le poulet, d'autres se jettent sur la peau de poulet grillé sous le regard horrifié des premiers Les gérants de l'hôtel sont aux petits soins pour nous. Je trouve qu'ils répondent très gentiment aux désirs (un peu exagérés à mon goût pour certains d'entre eux) de notre petite troupe de voraces. Le dessert avalé, la troupe remonte préparer son équipement car demain il faudra se lever tôt. Tu mets quoi dans ton Camelbak toi ? Extinction des feux. Il fait chaud dans la chambre. Le sommeil ne tarde pas à venir, la fatigue du voyage aidant. |
Le dimanche
| Bip-Bip.
Bip-Bip. Ma montre me rappelle à l'ordre. Quelle vie !
C'est dimanche et il faut se lever plutôt qu'en semaine
pour aller au boulot. Comme le dit parfois JC, on aurait
du choisir pétanque comme activité. Une bonne douche pour se réveiller puis je descends au pt'i-déj, étape à ne pas manquer si l'on veut terminer le raid. Ensuite direction les voitures où il faut recharger nos montures, mises à l'abri pour la nuit. Le ciel est bleu, température douce, petite brise. Le Top quoi ! Aujourd'hui ce sera tenue tout-en-court. On va enfin bronzer un peu, chose plutôt rare en région parisienne à cette époque de l'année Nos habitués des podiums que sont Marilyne, Eric, Claude et Franck décident pour s'échauffer de rallier en VTT par la route la ville de départ Rochefort-en-Valdaine située à 15km de notre hôtel. Jean-Claude et moi préférons y aller en voiture, non par peur de ces 15 tous petits kilomètres que nous aurions très bien pu faire avec nos cadors mais par expérience de notre état (et celui de notre arrière-train) à la fin de ce type d'épreuve . Le départ doit être donné à 9 heures. Nous arrivons bien en avance à Rochefort où les organisateurs commencent à parquer les voitures dans un champ. L'équipe des motards ouvreurs du circuit est en train de s'équiper. Jean-Claude, notre monsieur moto au club, tente d'échanger sa monture mais cela ne semble pas tenter son homologue qui préfère garder un moteur. Pas de chance. Nous sortons nos montures et préparons notre équipement. Casque, lunettes, gants, ravitaillement liquide et solide, deux chambres à air de rechange, un petit coup d'huile sur la chaîne. Après avoir effectué quelques tours de roue sur la route, je me dirige vers la ligne de départ pour jeter un coup d'il sur l'organisation du site. Podium, arche gonflable, barrières, ligne de départ, tables pour le repas d'arrivée. Le speaker, en canotier, est déjà en action. Je retrouve Bernard, l'organisateur de l'événement, avec lequel j'ai échangé bon nombre de mails en directe ou au travers du forum dédié au VTT sur le Net. Ensuite, je vais m'échauffer en roulant un peu (on aura bien le temps sur 115km ) sur le début du parcours pour prendre connaissance de la configuration du terrain afin d'éviter un éventuel goulot d'étranglement classique sur tout départ de course. Ca monte de suite par un chemin assez large pour un 4x4 et parsemé de cailloux avant de rejoindre le plateau. Je fais demi-tour et retourne attendre tranquillement le départ sur la ligne. Quelques minutes avant l'heure H, les organisateurs commencent la mise ne grille en appelant l'élite puis la masse des pratiquants. Ayant effectué les inscriptions de bonne heure (comme d'hab.) notre petite troupe de Biker's possède des dossards dans les 30 ce qui nous permet de nous retrouver en bonne position. Marilyne et Eric ont droit à la première ligne puisqu'ils disposent d'un palmarès honorable. La pression monte. Le speaker annonce le programme et Mme le maire de Rochefort se prépare à donner le départ. J'ai la main sur le POLAR, prêt à démarrer. 9h01 : PAN ! La meute est lâchée. Ca part tout de suite bien vite, même un peu vite à mon avis pour une épreuve longue distance, mais l'effet de groupe joue à fond et y'a d'la revanche dans l'air au sein de notre troupe (certains n'ont pas encore digéré ma 15ème place devant eux lors de la dernière compétition ). La première montée s'effectue à un rythme soutenu. M un caillou roule sous ma roue et je dois poser le pied à terre une seconde, détail n'ayant pas échappé à l'il sagace de Tic-Tac. Ca repart. Un peu de plat puis première descente avec son lot de cailloux. Je suis dans la roue de Marilyne qui n'est pas à l'aise dans les parties techniques. Lâche tes freins que diable ! Tention ! Chute ! Un Biker's est déjà au tapis, c'est notre Alain. Ca vaaaa ? Ok pas de casse. Je continue et ne lâche pas Marilyne. Une descente sympa avec virage en S où l'on peut prendre appui sur le bord. Génial. Un peu plus loin, le terrain remonte et nous amène au pied de la première vraie bosse, pas longue mais bien raide comme je les aime. On peut apercevoir les coureurs déjà en train de pousser leur monture jusqu'au sommet. Je passe la petite couronne et remonte au fur et à mesure, toujours sur mon fidèle destrier, la file de marcheurs. J'arrive à la hauteur de Marilyne - qui avait pris un peu d'avance - poussant son vélo en soufflant grave. Je continue à grimper tranquillement. Franck me suit, lui aussi sur sa monture. Pardon ! Pardon ! Un coureur levé du mauvais pied, marchant à coté de son spad, ne semble pas décidé à me faciliter le passage. Tant pis pour lui, je passe sur le coté et parviens au sommet de la bosse vaincue. S'il ne doit en rester qu'un sur son spad, pédalator seul le sera Je retrouve Laurent un peu plus loin dans un petit chemin très caillouteux, genre marches d'escalier, debout sur les pédales à tirer gros tandis que je monte tranquillement assis en tournant les jambes pour m'économiser. Je ne le reverrais qu'en soirée, après avoir eu le temps de raccompagner Eric, Marilyne et Jean-Marie au train Gauche ! Gauche ! Dans une descente passant par les ruines d'un château, nous nous faisons dépasser par un bolide (déguisé en SPECIALIZED de la tête aux pieds en passant par le VTT ) qui attaque énergiquement pour tenter de revenir en tête de course après une crevaison. Durant les 28 premiers kilomètres je reste dans le sillage de Marilyne puis je décide de lever le pied, cette première partie ayant été effectuée un peu trop rapidement à mon avis pour que je puisse tenir ce rythme jusqu'à la fin. Pendant ce temps, Tic-tac s'est mangé une buse en béton au kilomètre 26. Il restera allongé 30 minutes sur le sol à 'pisser son godet de sang', le temps que les secours parviennent à lui et lui fasse découvrir les services d'urgence du coin. Bilan trois points de sutures. Son nouveau vélo va bien, les arbustes ayant stoppés son vol. Le pilote va bien. Le soir même il rentrait sur Paris en conduisant malgré un impressionnant pansement à la jambe. Moins de 15 jours après son vol plané, Il pédalait de nouveau et compte bien prendre sa revanche sur la Piste Aveyronnaise. Cela fait déjà deux fois qu'il ne dépasse pas les 35 kilomètres d'un raid, sa première participation à la Défi Mode Classique en 1999 ayant été abrégée cause plus de freinage. Je rattrape Alain un peu plus loin sur un replat tapissé de cailloux, où son semi-rigide rebondit copieusement de l'arrière-train, alors que je passe plus tranquillement en remerciant ma suspension intégrale. Un single-track avec descente technique assez pentue et en dévers pointe le bout de son nez. Je profite de ce passage technique pour passer Alain et le distancer. Je le reverrais sur la ligne d'arrivée où un écart d'une minute 12 nous sépare. A Châteauneuf du Rhône, ville de départ de l'édition précédente, commence la longue partie plate en plaine qui s'étend du kilomètre 30 au 60ème. Peu intéressante, mais réparatrice, cette portion du circuit peut se transformer en piège car on à tendance à passer sur la plaque pour tirer gros ce qui a pour effet de dilapider une énergie qui se doit d'être préservée pour la seconde moitié du parcours particulièrement bosselée et physique. La présence d'un petit vent permanent n'est pas là pour arranger la chose et il vaut mieux chercher refuge dans un peloton. Je reconnais les sentiers de Châteauneuf puis les berges (sympa, l'herbe est tondue) qui longent le canal en bordure du Rhône qui nous mènent vers le gué de Montélimar repéré la veille au soir. La chaleur étant au rendez-vous, les petits petons sont ravis de prendre un peu le frais. Je traverse les quelques mètres du gué où l'eau arrive aux genoux, un petit courant essayant de nous faire prendre un bain complet. En remontant sur le talus, je m'arrête quelques secondes pour profiter d'un point d'assistance mécanique afin de remettre un coup d'huile sur la chaîne, histoire d'éviter les couic couic quelques kilomètres plus loin. Du coté de Savasse, nous descendons dans une tranchée parsemée de cailloux et quelques morceaux de verre. Par trois fois il faut jouer du cyclo-cross et porter son spad pour enjamber une grosse bute de cailloux grillagés puis on sort par un petit single-track en sous-bois ombragé. Un peu plus loin, du coté de la Coucourde, une flèche de balisage manquée me prive d'un passage ombragé en sous bois en me faisant suivre les berges d'une rivière. Je retrouve le balisage au bout des berges après 2 km. Par moment j'arrive à attraper un paquet de coureurs mais je ne peux pas rester avec eux, soit parce qu'ils roulent un peu vite soit trop lentement. Pas grave, je suis habitué ayant déjà roulé des dizaines de kilomètres complètement seul sur les nombreux raids que j'écume. Nous passons sous des tunnels, mais nous n'aurons pas celui de l'an passé où il fallait presque ramper. Au cours de notre périple nous retrouvons le Zaboul Band qui met l'ambiance en rythmant le passage des coureurs au son du tambour. Sympa. Un petit gué avec sortie boueuse en single-track (je reconnais l'endroit, il est toujours aussi gras). Je retrouve Franck au kilomètre 68. Ca va Franck ? Non ca va pas ! Je me suis gouré trois fois ! Il semble être aussi un peut cuit avant l'heure car il a tiré un peu gros sur la portion plate. Je le passe et continue mon petit bonhomme de chemin, les jambes encore fraîches à cette heure. L'arrière train commence à se manifester et il reste encore 47 bornes à se farcir, et pas les plus faciles. La volonté commence à prendre le relais. C'est elle qui me pousse à aller jusqu'au bout et m'empêche de marcher aux moments où l'on commence à en avoir marre de pédaler et d'être assis durant des heures. Le reste du voyage est une succession de single-track, de montées raides, de descentes techniques avec pierres à gogo (merci le T.S.) à l'ombre en sous bois ou en pleine chaleur. Les ravito se succèdent. Pour certains, les arrêts y sont de plus en plus long. La chaleur est au rendez-vous (on est venu pour ça et on en a pour son argent) et le Camelbak se vide et se remplit plusieurs fois dans la journée malgré ses 2 litres. Tout nouveau gué est le bienvenu et l'on prend un malin plaisir à y plonger les pieds, sauf un tout petit qui se passe sur le vélo malgré un petit talus en sortie. Je passe devant une maison dotée d'une belle piscine - avec bulles - accueillante. Quelle tentation ! Nous sommes plusieurs à penser la même chose : jeter le VTT pour s'y plonger. Mais l'arrivée n'est plus très loin. Courage. Dans le coin de Portes en Valdaine, une belle et looongue ascension sur une piste large, parsemée de cailloux (renvoyant bien la chaleur ), nous mène sur un ultime ravitaillement où les kiwi et quartiers d'orange sont avalés à la chaîne. Tiens en parlant de chaîne, il est temps de lui remettre un pt'i coup d'huile car couic-couic se manifeste de nouveau. Les bénévoles tenant ce ravitaillement nous montre la croix au sommet (fichtre ! tout cela à monter encore !) en nous indiquant qu'après c'est la dernière descente. Tu parles ! Il y a encore trois petite bosse derrière. Je remonte tranquillement sur le spad et entame la montée sur la croix. Au début c'est cool, sur une piste assez large puis le chemin se rétrécit et devient bien raide. J'ai encore les jambes et parviens à monter les 8/10 de cette très belle bosse. Pour certains compagnons de route, c'est la montée au calvaire qui se passe entièrement à pied. Les crampes commencent à faire tout doucement leur apparition. Y'a longtemps que cela ne m'était pas arrivé, la chaleur n'étant pas là pour arranger les choses. Une belle descente rapide permet de récupérer un peu avant de repartir, du coté de la Touche, pour une nouvelle séance de petit plateau. Nouvelle descente puis petite remontée sur le bitume avant de retrouver un chemin pour monter au château de Rochefort en Valdaine où la dernière descente pointe le bout de son nez. Je reconnais le chemin par où nous monté ce matin. L'arrivée n'est plus très loin. Ouf ! Dernier kilomètre sur la plaque, un pt'i coup d'oeil pour voir si pas de poursuivant à larguer, puis c'est - enfin - la ligne d'arrivée ! J'ai bouclé mes 121km en 7h18 soit 1h08 de plus que l'an passé mais il faut dire que le parcours s'est pris 300m dénivelé en plus et qu'il est plus corsé. Je termine 44ème cette nouvelle édition de la Sésame, bien rincé, les bras rouges de soleil (l'arrière-train aussi doit être rouge ) mais bien content. Alain arrive 1'12" après. Un peu plus et il me rattrapait ! Nous cherchons un peu à l'ombre pour vider quelques bouteilles d'eau puis je retourne à la voiture me changer. Je vois tic-tac avec un gros pansement à la jambe. Eric, Marilyne, Jean-Marie et Claude sont bien arrivé. Franck arrive une demi-heure après nous. Stéphane flirt avec le fond du classement, à près d'une heure 40 de notre passage sur l'aire d'arrivée. Laurent n'est toujours pas arrivé. Je vais chercher mon plateau repas et retrouve Alain en train de jeter un sort au sien en lorgnant sur la bière bien fraîche du voisin. C'est bien sympa de se restaurer à l'ombre après avoir dégouliné des heures durant sous le casque. Je ramène avec Jean-Claude (qui arrive quand même à conduire) nos cadors Eric, Marilyne et Jean-Marie à l'hôtel pour qu'ils puissent se changer et préparer leurs sacs avant de reprendre le train. Ensuite direction la gare où ils devront patienter un bon moment avant de pouvoir attraper le train qui les ramènera sur Paris. Nous retournons sur Rochefort en Valdaine récupérer le reste de la troupe. Le parking commence à se vider lorsque nous y arrivons. Laurent est enfin arrivé ! Désormais il va se consacrer à la Rando La troupe remonte en voiture et retourne à l'hôtel profiter d'une bonne douche avant de se jeter sur une bonne bière. Quelle journée ! Jean-Claude, Stéphane et Franck doivent faire leurs sacs car ils doivent remonter sur Paris ce soir. Alain, Laurent, Claude et moi avons planifié notre retour le lendemain. Nous partons à la recherche d'un resto en direction duc entre de Montélimar. Tiens un chinois, c'est pas mal d'autant plus que nous ne souhaitons pas marcher des kilomètres et qu'il commence à se faire tard (on est en province et ça ferme tôt chez ces gens là ). Le repas est bien apprécié mais la fatigue commence à se faire sentir et nous rentrons directo à l'hôtel pour aller au pieu. A demain. |
Lundi
| Beau
temps. La forme est au rendez-vous. Pas mal aux jambes.
Je retrouve nos lascars au petit déjeuner où nous
dévorons la corbeille de pain. On peut avoir du rab ? Il faut maintenant songer à plier bagage et quitter cette région bien accueillante. En voiture, direction Paris. L'estomac d'Alain criant famine depuis 11 heures, il me passe un coup d'portable pour demander 'kantaiskonmange'. Je propose que l'on s'arrête à la prochaine aire dotée d'un resto. Plan accepté. A 12h32 je rentre sur l'aire de Lochères où je m'arrête pour abreuver mon véhicule de gasoil en attendant Laurent et Alain. 12h58: le buffet du Relais de l'Auxois, est pris d'assaut par nos quatre affamés. Une tarte aux framboises pour moi. Le temps devient plus lourd à l'approche de la région parisienne. |
La semaine suivante
| On se traîne durant une semaine. On dort, on n'a plus envie de remonter sur le VTT. On pèle. Je commence à revenir dans un état normal le mardi où je reprends le vélo de route pour aller tourner un peu les jambes. Que la selle est dure |
Voila un bien beau gros week end. Nous l'attendions depuis un bon moment et nous n'avons pas été déçus. La prochaine édition risque fort de tenter de nouveau nos Biker's avides de kilomètre.
Pédalator
SCOOP : la commune de PUYGIRON sera le lieu d'accueil de la SESAME VTT 2001
Profil du circuit de 115km : 1950m

les photos de la journée

Rochefort-en-Valdaine 15' avant le départ
Maryline sort du tunnel...

PEDALATOR encore frais...
Eric à
l'action
Encore Eric 
Claude dans ses oeuvres
Claude en chasse 
Franck en balade
Quelle chaleur... 
Le départ de
Rochefort-en-Valdaine
Le gué de Montélimar 
Le même
gué
Le Zaboul
Band met l'ambiance !

Le podium avec notre Maryline qui
termine 1ère féminine
(et bernard BENOIST , l'organisateur sur sa droite)

Le podium de ces Dames: Bravo !
| POLAR | |
| Temp roulé : | 6h48'59" |
| Temp total : | 7h12'50" |
| Moyenne: | 17,8km/h |
| Distance: | 121,1km |
| Vitesse max.: | 51.6km/h |
| Dénivellé: | 1950m |
| Départ: | 9h01'18" |
| FC max/moyenne | 182/147 |
| Altitude max/moyenne | 450/200 |
Le budget:
JML J.C. Péages Aller 212F 212F Péages Retour 223F 213F Gazoil Aller 231,30F 224F Gazoil Retour (+ trajets locaux) 295,60F 200F Hôtel samedi soir 1/2 pension 195F Hôtel dimanche soir (chambre 2p.) 200F - Petit déjeuner lundi 30F -
Dernière mise à jour : dimanche 06 août 2000 18:40
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