La VTTtîcîme
dimanche 30 juillet 2000
Les Carroz
Randonnée VTT

 Le profil du parcours
 La carte du parcours Extrême (188ko)
 Les données de Pédalator
 Les photos
 La montée impossible : classement, articles
 Communiqué de presse du 31/07/2000
 Réponses des organisateurs aux critiques
Le Raid de l'extrême !
1ère étape: La préparation

Programmée au dernier week end de juillet, l'édition 2000 de la randonnée VTT de la VTTtîcîme partait pour la seconde année consécutive dans la station des Carroz.

Mes trois semaines de grandes vacances ont ainsi été planifiées de manière à prévoir 15 jours d'acclimatation en altitude afin d'aborder cet événement en pleine forme sans être transformé en carpe en quête d'air à la première montée raide.

Lolo étant venu partager pour ces 15 jours mon appart, une location située à Méribel-Mottaret (1700m), c'est en alternant randonnées pédestres et longues sorties VTT que nous nous sommes préparés. Au menu : du dénivelé en commençant par la montée au Col de la Chambre (2800m) puis la longue grimpette [bien raide] vers La Saulire (2700m) tout cela sans prendre une seule remontée mécanique et en restant tout le temps sur le spad. Autant dire qu'après ce traitement les pilotes aux mollets en béton étaient pressés d'en découdre sur cette nouvelle édition de la VTTtîcîme.

Durant ces deux semaines, nous avons croisés à plusieurs reprises, entre les bouquetins et les inévitables marmottes à la démarche si comique, un vététiste du VTT Saint Germain (club voisin) venu passer ses vacances pré-VTTtîcîme à Méribel-Mottaret, tout comme nous. Le monde est vraiment petit !

Le dernier jour avant notre déplacement vers la station des Carroz fut consacré au nettoyage, graissage et autres séances mécaniques afin de redonner un aspect rutilant à nos montures après 15 jours de mauvais traitement en montagne. La constitution d'un stock de glucides conséquent fut aussi l'une de mes priorités durant ces deux derniers jours où le MALTO d'OVERSTIM côtoyait les Crozets gratinés au reblochon...

Le samedi

8h15: Lolo et moi quittons Méribel-Mottaret, direction Moutiers puis Albertville où nous prenons la N212 tortueuse et étroite menant à Mégève pour redescendre vers Sallanches avant d'entamer la remontée vers les Carroz où nous arrivons après 2h30 de route. Du ciel tout bleu avec soleil de Méribel, nous trouvons aux Carroz un ciel parsemé de nuages annonciateur d'averses.

Profitant de notre arrivée matinale, nous nous dirigeons de suite vers le "salon VTT" où les grandes marques finissent de monter leur stand. Le 'bus' VeloVert est déjà en place. MAVIC, SCOTT, SRAM, GIANT, CANNONDALE, HUTCHINSON, MAXIM, OVERSTIM, MICHELIN, COMPEX, PHILAMY sont présents cette année. Un événement comme la VTTtîcîme, qui regroupe 4000 gus fan de VTT, permet à ces sociétés de toucher un maximum de monde en ayant un autre regard que celui de la compétition, ce que semble avoir bien compris MICHELIN (nouveau cette année) qui va s'impliquer de plus en plus sur ces événements de masse.

La structure métallique utilisée par Bruno JANIN pour sa démo de trial est en cours de montage tout comme le grand chapiteau qui accueillera demain soir tous les tartiflettistes.

Un camion s'embourbe et plusieurs mains vigoureuses seront nécessaires pour le sortir de ce mauvais pas. Le terrain est spongieux, gorgé par "l'humidité" résiduelle des orages qui ont arrosés copieusement le coin cette semaine. Ca promet pour demain...

Un graissage de CrossMax UST pour Lolo au stand MAVIC, un petit bonjour à l'ami Dominique du stand CANNONDALE, un brin de causette chez MICHELIN pour essayer d'avoir les nouveaux Tubeless (mince ! y'a rien de neuf en Tubeless avant Noël), puis direction les inscriptions afin de retirer les plaques du Biker's Band. Nous prenons place dans la file d'attente pour le parcours Extrême, le rouge, où une jeune fille vient nous demander si nous voulons bien répondre à un questionnaire sur le futur pneu VTT. Visiblement MICHELIN profite de l'occasion.

Après quelques minutes nous arrivons devant la table des inscriptions du parcours Extrême (500 pré-inscrits) où je commence par retirer les plaques rouges de toute la troupe du Biker's Club: Fred, Jean-Claude et moi-même. Lolo prends la sienne et celle d'Alain puis nous passons à la distribution des cadeaux. Le portable de Lolo bip. C'est Alain qui est en approche finale sur les Carroz. Lolo va l'attendre alors que je vais récupérer les tee-shirts la ½ bouteille d'eau, le Milky-Way, un VéloVert de Mars (l'ai déjà !) et autres pubs sur la région.

En sortie, je retrouve Lolo et Alain qui nous arrive de Louveciennes. Nouveau tour de 'salon' avec Alain. Au stand PHILAMY, nous tombons sur François, un ancien du Versailles Sportif comme Alain et Lolo, maintenant basé près de Lyon. Je me rachète un nouveau Camelbak MULE afin de remplacer l'ancien qui commence à se déchirer.

Nous prenons ensuite la direction d'un resto Savoyard repéré l'an passé (et approuvé Biker's) pour manger un morceau. Les sportifs se tapent une bierre-clope puis nous passons commande de galette super complète. Plusieurs averses carabinées sévissent alors que nous absorbons nos galettes. Le terrain risque d'être bien crade demain...

Coup de portable. C'est la famille Tic-Tac qui arrive à son tour de la région parisienne. L'assemblée s'agrandit. Les derniers arrivants se jettent sur le menu savoyard, précédé par une bonne bierre du Mont-Blanc, alors que je fait un sort à mon chocolat liégeois.

Le banquet terminé, Alain et Lolo partent en recherche de l'hôtel que je leur ai réservé. Je conduis la famille Tic-Tac dans le nôtre, la Croix de Savoie , un hôtel bien tranquille que nous avions testé l'an passé avec Fred et approuvé Biker's pour sa bonne table. Nous y retrouvons l'ami SPECIALIZED et sa petite famille, un autre vététiste habitué comme nous des grands raids. Fred est déjà arrivé, sa Glof sur le parking et ses affaires dans la chambre que nous partageons. Cette année j'ai pris une chambre avec vue sur le balcon des Aravis. Superbe paysage.

Une fois installés, et après un petit repos, Fred et moi accompagnons Tic-Tac au 'salon VTT' pour qu'il puisse se choisir un nouveau vrai vélo (l'usure des plaquettes de freins en conditions humides commençant sérieusement à le gonfler...) et faire sa provision de produits-qui-va-bien pour demain. Une nouvelle averse et le trio va s'abriter sous la tente OVERSTIM où j'en profite pour refaire mon stock de barres en prenant une boîte complète de 30 Barlixir fruits rouges (très bon aussi allongé sur le canapé devant la télé...). La pluie s'arrête.

Nous quittons notre abri pour rejoindre l'hôtel. Fred et Tic-Tac décident d'y remplacer les pythons montés sur leur spad (en prévision d'un terrain sec...) par un train de pneu plus approprié aux récentes conditions météo: du MICHELIN Wildgripper. Lolo et moi avons déjà pris cette option et les COMP-S Tubeless gonflés à 2 bars ont donnés toute satisfaction sur les chemins de montagne où ils offraient une meilleure accroche et un freinage plus net que le python. Ce choix se révèlera plus que judicieux le lendemain...

Après un bon petit repas, la troupe rejoint les chambres où les lumières ne brilleront pas bien tard dans la nuit, la prévision d'un lever très matinal (pour un dimanche) et la fatigue du voyage ayant le dernier mot.

Dimanche

Nuit agitée. Réveillé dès 3h30.

5h45: Blip ! Blip ! Blip! Debout les gars ! Une grande journée s'annonce. Je saute du lit et file prendre une bonne douche. Fred prends son temps avant d'allumer la lumière. Frais et dispo, j'ouvre les volets afin de déterminer la tenue à adopter pour la journée. De la brume se désagrège dans le fond de la vallée. Le ciel est presque bleu, parsemé par quelques petits nuages pas méchant. La journée s'annonce belle ; ce sera tenue courte pour grande chaleur, sans oublier un coupe vent imperméable et des gants longs car il ne doit pas faire chaud au sommet des platières ( surtout lorsque l'on baigne dans son jus après avoir monté pendant des heures). L'équipement Biker's enfilé, je descends au pt'i déj' où Fred me rejoint quelques minutes plus tard. Tic-Tac, moins matinal, fait son apparition alors que nous avons déjà englouti notre café-croissant.

Notre trio enfin prêt descend aux voitures pour sortir les montures. Une petite gonflette, fixation de plaque pour Tic-Tac, dernier coup d'huile sur la chaîne et la troupe prends le chemin de la ligne de départ. Il doit y avoir un truc de vélo, y'a plein de VTT partout.

Nous prenons place sur la ligne départ, en première ligne pour éviter un éventuel engorgement inévitable à l'approche d'une difficulté technique. Ambiance cool et détendue au départ. J'aperçois les maillots des Koyotes et des VTT Saint Germain, autres clubs de la région parisienne présents comme nous sur cet événement. Une dame de l'organisation , pas très souriante, nous fait remarquer que le mot DEPART est marqué de l'autre coté de l'arche gonflable et que nous somme à contresens du départ. Un grand déplacement s'organise et tout le monde joue des coudes pour ne pas se retrouver en mauvaise place. Fred, Tic-Tac et moi ayant le nez collé sur la barrière de départ, nous avons juste à faire un demi-tour pour nous replacer dans le bons sens et en première ligne. Alain et Lolo arrivent.

Un cameraman et les photographes de Vélo Vert et Vélo Tout Terrain immortalise le troupeau sur starting-block tandis que nous attendons la mise en place de l'hélico.

Le speaker demande à l'assemblée d'effectuer le décompte des 5 dernières secondes. 5 ! 4 ! Mince! y savent pas compter, y'en a qui partent déjà ! Le troupeau s'élance avant que le 3 ne soit énoncé. Je met gaz pour bien me placer, connaissant la topographie du terrain pour le début. Petits chemins descendants en sous-bois et premières flaques de boue ! Petits dérapages sur les racines et pierres mouillées annonçant des descentes chaudes...

J'aborde le premier passage technique, un concentré de grosses racines en pente avec grosse boue glissante. La première partie passe sur le vélo mais je préfère assurer un passage plus pentu en descendant 10m à pied. Le terrain glisse bien fort. Je remonte sur le spad et poursuit la descente dans le sous-bois. Nous en sortons pour rejoindre une piste menant sur un groupe de maison où nous commençons une remontée par un chemin en faux plat débouchant sur une courte bosse qui se transforme en portage, le terrain étant parsemé de cailloux roulant sous les roues.

Pédalator peu après le départ     Une petite boucle effectuée sur des chemins et en sous-bois nous ramène sur les Carroz que nous traversons rapidement. J'aperçois le père Coste montant dans l'hélico.

Après quelques lacets de goudron, nous quittons la route pour entrer sur un chemin où commence une longue montée qui va nous mener après 12km sur un alpage que nous devons traverser...à pied car les pluies des jours précédents ont transformées cet endroit en un éponge géante avec de beaux trous. J'arrive à le traverser - sans m'enfoncer - en marchant sur les grosses mottes d'herbe tout en évitant les plaques de bouse des bovidés locaux.
Une courte descente nous mène sur un passage très gras ou l'épaisseur du bourbier laisse présager un bon bain de boue jusqu'au genoux pour les étourdis et les trop rapides en descente. J'esquive le piège en passant sur la droite sur le talus puis je remonte sur le spad. Un joli petit single-track en balcon serpente un moment entre les épilobes avant de plonger dans la forêt...

La descente (-1000m) vers Morillon commence par un single-track bien raide, jonché de big cailloux et de racines, le tout baignant dans une boue glissante.
J'arrive à passer sur le VTT ces difficultés en presque totalité, préférant passer à pied 3 passages plus chaud. On ne se bouscule pas dans cet endroit. Merci le TouMou ! Au cours de cette descente infernale, je suis dépassé par deux fois par deux autres vététistes plus téméraires. Je pense à Lolo et Alain, en rigide, peu habitués à rencontrer de telles conditions sur les petites courses régionales. Après 2h05 de chevauchée, j'arrive enfin sur Morillon (680m). Un peu de repos !

Nous suivons un moment les berges du Giffre avant de reprendre un bout de goudron que nous quittons rapidement pour amorcer la longue remontée vers la Croix d'Agy. Toujours pas de ravito ! Heureusement que j'ai chargé mon Chameaubak avec 2 litres car ça tête dure !

    Pédalator encore propre...

Durant une heure vont s'alterner passages bien raides avec portage à la clé et courts passages effectués sur le spad mais tout-à-gauche. Il me semble que nous suivons le même tracé que l'édition 1998. Ensuite, nous retrouvons des pistes plus carrossables à travers bois. Le terrain n'est plus gras et permet de monter sur le vélo, mais cela monte très fort par moment. Une descente s'amorce. Enfin un peu de repos ! Celle-ci est de courte durée. Je reconnais la belle petite montée qui va venir. C'est à cet endroit que nous retrouvons les participants du parcours jaune ou orange. Je commence la montée qui s'effectue entièrement sur le vélo malgré le terrain limite glissant. Merci le Bibendum. Je remonte lentement la cohorte des jaunes/oranges, déjà à pied devant la difficulté, puis débouche sur une piste sèche où j'aperçois le tente du ravito de la Croix d'Agy après 3h27 et 30 bornes. C'est pas trop tôt ! A 200 balles l'inscription, il pourrait y avoir plus de ravito !

Pas beaucoup de monde à ce premier ravito. Moins de 20 rouges sont déjà passés. Va y avoir de l'abandon en perspective étant donné les conditions du terrain et la difficulté technique du parcours...

Je remplit mon Chameaubak a fond (on ne sait jamais...) puis dévore pain d'épice, orange et bananes. Un petit coup d'eau sur les lunettes, histoire de retrouver un champ de vision correcte. Quelques nappes de nuages restent accrochés aux sommets. Il ne fait pas très chaud et je me remet en selle rapidement avant d'attraper froid. A partir de maintenant je connais le programme qui nous attend jusqu'à Flaine car c'est le même parcours que l'année dernière.

Une large piste en faux plat montant permet de se reposer un peu avant d'attaquer la longue montée vers la pointe de Cupoire (1882m). Malgré le fort pourcentage, je dépasse sur mon spad quelques randonneurs pédestres s'étonnant que l'on puisse encore monter jusqu'ici en vélo. Je chemine un moment avec un autre vététiste chevauchant un SPECIALIZED bleu. Il semble avoir de la ressource et nous jouons dans les passages raides à celui qui posera le pied en premier. A ce petit jeu je gagne sur toute la ligne. En approchant de Pré de Saix, il aborde plus rapidement que moi la montée et je lui laisse prendre 200m d'avance, préférant m'économiser pour la suite des festivités. Qui veut aller loin ménage sa monture. Je le retrouverais au 2ème ravito puis à l'arrivée.

Une suite de trois passages très raides nous mène, après 4h50 d'efforts, au ravito de la tête du Pré de Saix (2098m), les 200m du final étant parcouru à pied en poussant le VTT dans une pente où l'on se demande encore son pourcentage. Deux costauds, dont un BIANCHI très affûté, réussissent à rouler 50m de plus avant d'abdiquer. Nouvelle séance banane/orange/pain d'épice et remplissage du ChameauBak puis j'enfile mon coupe vent car une belle descente rapide va suivre pour nous amener à 400m plus bas.

Je dépasse rapidement deux participants en semi-rigides qui ne semblent pas apprécier les petites pierres. Le compteur atteint 60km/h. Ensuite, il faut emprunter un chemin caillouteux longeant la D106 qui nous ramène, après quelques petits raidillons, au Col de Pierre Carrée (1844m). J'y retrouve l'équipe de Vélo 9 avec Serge Darcel. Ils ont fait la Mégavalanche le samedi et aujourd'hui la VTTtîcîme.

A partir de ce moment commence une belle descente. Trois lacets avec quelques cailloux et racines puis la piste s'élargit et permet de se lâcher avant d'aborder un dernier single-track pentu et très caillouteux menant après trois virages en épingle à la station de Flaine (1600m) où nous attend le 3ème ravito après 5h22 de joyeuse chevauchée. Une estrade est couverte de barquette contenant des rations de ravitaillement. Je refait le plein du Chameaubak, jette un sort à deux petits pains aux raisins, une tranche de pain d'épice et quelques quartiers d'orange puis je prends la direction de la télécabine qui va nous mener au sommet des Grandes platières (2450m). On ne se bouscule pas, à cinq dans la télécabine. J'y retrouve le BIANCHi et son pote. Dix minutes suffisent pour nous emmener la tête dans les nuages. J'enfile mon coupe vent imperméable avant de sortir car il fait plutôt frais. La vue est bouchée par les nuages. Je ne pourrais pas prendre le Mont Blanc en tofo cette année. Allez hop !

En selle pour la longue descente. Celle-ci commence par une portion d'au moins une borne où l'on roule sur du gros cailloux sans espoir de voir le moindre petit grain de terre. Mon T.S. fait merveille et je passe toute cette portion entièrement sur le spad. Cette année il n'y a pas de neige à cet endroit.

La grosse caillasse laisse place à une piste large mais jonchée de caillou, style ballast de chemin de fer. Je commence à dépasser rapidement quelques participants en semi-rigide prêts à investir dans la suspension complète...

La vitesse augmente. La descente me semble plus caillouteuse que l'an passé et de nombreux renvois d'eau ont été creusé en travers de la piste imposant tous les 100m un petit jump où un délestage de la roue avant. Je n'ai pas assez de doigts aux mains pour compter les vététistes en rade sur le bord du chemin en séance de réparation de crevaison. Merci le Tubeless : zéro crevaison sur les 70 bornes de cette rando avec un confort génial et une accroche au top, même sur les cailloux glissants en montée. Une personne du stand MICHELIN - qui crèche dans le même hôtel que nous - me dira le soir avoir rencontré un vététiste ayant crevé sept fois !

Un petit virage à gauche, un à droite et ça repart. Les renvois d'eau s'espacent, les cailloux sont toujours présents et la vitesse augmente. On se rapproche de Flaine pour prendre un petit morceau de goudron avant de passer devant une table de pointage au début d'un pré. Chouette de rouler sur de la moquette.

je négocie le dernier virage menant au Lac de Flaine     Une large piste puis quelques virages bien caillouteux, où Maindru et VTT Mag ont élu domicile pour immortaliser les prouesses techniques des participants, nous mène sur un chemin plat à 1430m.
Ici commence le Lac de Flaine coincé entre deux barres rocheuses imposantes. Superbe paysage. Dommage qu'à l'heure où je passe (13h20) le soleil soit caché par un nuage ou pas encore à sa verticale pour éclairer le coin. De nombreux randonneurs pédestres posent les glacières pour y pique-niquer.
         Un peu de 'plat' pour admirer le lac de Flaine

Le chemin plat se termine rapidement et se transforme en un joli single-track qui longe le lac en montant doucement. Le sol est truffé de cailloux et racines et l'on se fait copieusement secouer le prunier. J'arrive tout de même à franchir ce passage en n'ayant posé pied que deux fois pour rattraper une dérobade du pneu arrière. Après un quart d'heure de ce traitement, nous arrivons au Col du Cou (1501m) où s'amorce une descente bien technique.

Cool au départ, mais avec quelques passages de marches et de bonnes racines, la pente s'accentue par moment. Je dépasse un autre participant qui vient juste de faire un magnifique O.T.B. devant mes yeux. Il repart indemne mais préfère modérer ses ardeurs. Nous descendons vers le Col de la Frête (1347m), toujours sur mon spad sauf à deux passages où des panneaux rouges indiquant un danger demande de passer à pied. Plusieurs équipes de pompiers attendent le client à ces endroits et le long de cette descente bien chaude. Nous passons au raz d'une paroi rocheuse ( grands gabarits baissez la tête...) où je me demande ce qui peut justifier le fait qu'un panneau "DANGER. PASSEZ A PIED" soit posé à cet endroit alors que c'est plat et sans méchants cailloux. Je comprends vite en jetant un coup oeil sur le début d'effondrement du chemin et le précipice impressionnant. Je remonte sur mon fidèle destrier et n'en descendrais plus jusqu'à l'arrivée malgré les passages très très chauds , bien raides et parsemés de cailloux, passés complètement sur l'arrière de la selle. Je double un gamin sans casque. L'inconscient !

Super descente bien technique. J'ai une pensée pour Lolo et Alain qui ne seront sûrement pas de la fête à cet endroit (bizarre cette pensée m'est revenue très souvent depuis ce matin...).

En arrivant sur la Colonnaz (1148m) le relief s'assagit et l'on retrouve une piste montant légèrement où les mimines vont enfin pouvoir se reposer de cette descente infernale. Je rattrape le BIANCHI et son pote qui semble un peu à la ramasse, ne pouvant suivre le rythme de son collègue. La piste nous mène sur une route en goudron (beuark !) que nous devons remonter sur quelques virages avant de la quitter pour passer sur un pont nous ramenant en forêt. Je reconnais le chemin menant à mi-pente de la piste des Timalets annonçant la dernière descente sur les Carroz. Un peu de goudron, une dernière piste et l'aire d'arrivée pointe le bout de son nez. L'arche gonflable et c'est l'arrivée ! après avoir roulé (et poussé) durant 6h07 j'arrive à 14h06, soit un total de 6h49 pour 70,4 km (tiens ! ce n'était pas marqué 55km sur le prospectus ?...) et 3380m de dénivelé positif (dont 850m en télécabine). Belle perf' et en plus je suis en forme et n'ai pas mal aux jambes. Mes 15 jours précédents en montagne ont été bien utiles.

Je prends un peu de bon temps au ravito d'arrivée pour une nouvelle séance orange/banane/pain d'épice puis je fais un petit passage au stand bannette où j'engloutis 2 petits pains aux raisins (miam ! super bon ! Allez un autre pour la route). Je file ensuite sans attendre donner un coup de jet sur mon fidèle destrier avant que l'accès ne soit engorgé pas la foule. Seulement deux personnes devant moi, ça ira vite. Je profite de cette petite attente pour absorber une barre et vider le reste de mon Chameaubak, histoire de faciliter la récupération. La bête ayant retrouvé un aspect un peu plus propre, je reprends le chemin de l'hôtel pour profiter d'une douche chaude bienfaitrice. Le pilote ayant troqué sa gangue de boue contre une tunique plus propre, j'effectue un prélavage de la tenue Biker's et des pompes, au grand désespoir de l'évacuation d'eau de la douche, puis met tout ce petit monde à sécher au soleil sur le balcon.

Alors que je profite de la vue du balcon, Tic-tac arrive...seul. Il a largué le reste du Biker's Band dans les descentes techniques. Un coup de jet sur sa bête (dont il reste encore des plaquettes pour une fois...) puis après une remise au propre du pilote nous prenons la terrasse d'assaut. Holà tavernier ! Envoyer la bière ! La famille Tic-Tac devant reprendre la route vers paris dès ce soir, le Jean-Claude en profite pour jeter un sort à une assiette de charcuteries locales puis à une omelette savoyarde. Je me contente d'un chocolat liégeois, mon carburant préféré. Un groupe de jaune/orange de retour à l'hôtel apercevant l'assiette de charcuterie du Jean-Claude ne peut y résister et ces affamés passent commande de la même gâterie avant même leur douche. Ces sportifs savourent une bierre-clope en relatant leurs exploits de la journée. Ils viennent aussi de la région parisienne comme nous.

Le Fred arrive à son tour. Il a roulé avec Alain et François la majeure partie du temps. Lolo n'est pas encore arrivé.

Les Tic-Tac ayant repris le chemin du retour, Fred et moi partons vers l'aire d'arrivée. Au passage, nous prenons Alain à son hôtel, alors que Lolo enfin arrivé et remis à neuf par deux bierres-clopes charge ses affaires pour reprendre le chemin du retour vers paris. Devant la big foule en attente de tartiflette et ayant trouvé l'an passé la portion un peu réduite, nous préfèront remonter à l'hôtel prendre notre repas. Nous accrochons François au passage . Le repas achevé, Alain et François prennent congé et nous montons dans la chambre pour profiter d'une bonne nuit de sommeil réparateur. Pom ! Pom! Pom! Pom! Bonne nuit les petits...

En résumé, un beau parcours bien technique digne d'un raid. Dommage que la boue s'y soit invitée.

Habitué aux raids longues distances, je m'y suis régalé mais je pense que le niveau de difficulté de cette randonnée a sûrement dépassé les ambitions de bon nombre de vététistes et que les abandons ont été nombreux, ce qui semble se confirmer par tous ceux que j'ai vu redescendre par la route à plusieurs reprise.

Pour la prochaine édition, Je conseil aux organisateurs d'ajouter plus de ravito en y mettant des produits du terroir et de mettre en place de vrai douches (pas 4 jets d'eau froide). A 200 balles l'inscription on se fout un peu du monde. Il y a des rando ou pour 100 balles c'est mieux organisé. Il faudra aussi qu'il revoit aussi le parcours car la partie Croix d'Agy-Flaine était identique et l'on commence à la connaître tout comme la longue remontée depuis Morillon impraticable en majeure partie en VTT.

   Pédalator


Profil du parcours

 


Les données de pédalator

  CATEYE POLAR
Temp roulé : 6h07'40" 5h58'
Temp total : - 6h49'
Moyenne: 11,4km/h 11,5km/h
Distance: 70,14km 70,4km
Vitesse max.: 60km/h 56,1km/h
Dénivellé: - +3380m (dont 850 en télécabine)
Départ: - 7h17'
Arrivée: - 14h06' (Le premier : 13h45)

  Pneux : MICHELIN COMP-S Tubeless, gonflés à 2 bars.
                 Confort sur terrain cassant et motricité assurée. 0 crevaison.


Les photos

Le Tic-Tac, en apnée, peu après le départ  Le Tic-Tac, en apnée, peu après le départ

 Le Tic-Tac négociant le virage d'arrivée au lac de Flaine      Un Tic-Tac en balade au bord du lac de Flaine
Le Tic-Tac négociant le virage d'arrivée au lac de Flaine                               Un Tic-Tac en balade au bord du lac de Flaine

Fred peu après le départ  Fred sur le sentier du Lac de Flaine
Fred peu après le départ                                               Fred sur le sentier du Lac de Flaine


La montée impossible (samedi 29/07)

 ARTICLES DE 9feet.com:
Les 29 et 30 Juillet avait lieu aux Carroz la 8 ième édition de la VTTticime ainsi que la fameuse "Montéeimpossible 9feet.com"
Inutile de vous dire que le dernier week-end de juillet a été agité aux Carroz! Imaginez plutôt, près de 4500 bikers se sont retrouvés dans ce charmant village savoyard pour l’incontournable VTTticime. La formule qui a déjà fait ses preuves, 4 parcours au choix Relax, Sportif, Expert et Extrême reste la même que lors des 6 éditions précédentes et sont succès estcroissant chaque année.
Les hostilités ont débutées dès le samedi avec la très spectaculaire « Montée impossible 9feet.com », qui se déroule sur une pente de 30 à 40% et de 540 mètres de long. Le but étant vous l’aurait compris d’aller le plus loin possible sans mettre pied à terre. Et si ça a l’air rude, c’est que ça l’est vraiment, et malgré le terrain rendu glissant par les pluies du matin le record de l’année dernière a été battu par
Olivier Aubert, qui a atteint 345 mètres soit 10 mètres de mieux que lors de la précédente édition. Si vous êtes intéressé par cette épreuve, sachez que toutes les transformations de votre VTT sont autorisées à l’exception des pneus cloutés et des roues de tricycle.
------------------------------------------------------------------------------------------
Les 29 et 30 Juillet avait lieu aux Carroz la 8 ième édition de la VTTticime ainsi que la fameuse "Montéeimpossible 9feet.com".
Sous un soleil qui ne quitta jamais les concurrents,La journée de dimanche se déroula dans le plus pur esprit VTTticime, bonne humeur, et convivialité. Cette édition a cependant permis aux vététistes de tester leur résistance à la boue, très présente sur tous les parcours. La douche collective à l’arrivée fut très appréciée par les sportifs et …les vélos ! En fin de journée sous le chapiteau, en présence de 4500 personnes la tartiflette a clôturé un week-end de sport unique, chaleureux et dont l’organisation est parfaitement huilée. Vivement l’année prochaine !

Classement de la Montée IMPOSSIBLE


Communiqué de presse du 31/07/2000

http://www.carroz.com/vtt/comunic.htm

Beau temps aux Carroz…Pluie de records… !

4071 participants se sont présentés ce dimanche 30 juillet aux départs des différents parcours : extrême, expert, sportif et relax.

Samedi, 17 h 30 - Montée Impossible 9feet.com : Alors que la station se remplit déjà, les 584 inscrits de cette montée infernale tentent de gravir la piste des Timalets longue de 540 m et 40 % de pente en s'élançant doucement par vague de 20.
La plupart "succombe" devant les panneaux 150 m, 200 m, quelques rares à 250 m et 3 seulement dépassent la barre des 300 m.
Le record de l’an dernier est battu : 347 m (contre 340 m)

Dimanche - 6 h : enfin le beau temps - Déjà des centaines d'accros du VTT apprécient un petit-déjeuner servi par de charmantes hôtesses Tonimalt, (4 000 croissants d'un boulanger des Carroz, 7 000 pains sportifs avec café, chocolat ou thé) tandis que l'hélicoptère et 5 Renault Scénic 4x4 emportent par rotations les caméramen, journalistes et photographes dans les airs et sur les parcours.
Depuis 5 h ce matin, une quinzaine de baliseurs, pisteurs et ouvreurs vérifient que le balisage des parcours est toujours en place et sécurisé (4000 flèches, 100 panneaux divers et 12 km de rubalise).
Une soixantaine de médecins, pompiers et secouristes sont répartis sur 12 points de secours.
Quelque 350 bénévoles s’apprêtent à accueillir les participants.
Une centaine de postes de radio assurent toute la journée les liaisons avec le PC Organisation dirigé par le duo Guy Belliard et Florence Pastore.

7 h - Les premiers à s'élancer sont les "extrêmes" et "experts", pour la grande rando, classée "Rando d'or" FFC et "plus belle randonnée d'Europe " tandis que les "sportifs" et "relax" partent un peu plus tard ... grâce matinée oblige !

Au total : 4071 vététistes et leur VTT !

Sponsors et exposants, en place depuis la veille pour le salon du VTT, proposent tests et assistance technique aux vététistes.

Partis par vagues de 200 à 300, de 7 h à 12 h toutes les 1/2 h depuis la station des Carroz (1140 m) chacun passera, selon les parcours, par Arâches, Morillon, Agy -St Sigismond puis les crêtes au-dessus des Carroz (2200 m), les Platières (2500 m) au dessus de Flaine : 2km dans la neige !!!..., le lac de Flaine sur la commune de Magland et retour aux Carroz. (1140 m)

L'originalité de la VTTticime est de pouvoir emprunter une ou deux remontées mécaniques selon les types de parcours.

Tout au long des parcours, des points de ravitaillement sont assurés par les bénévoles qui ont procuré dans 16 000 barquettes : 2,5 tonnes de fruits, 16 000 tranches de pain d'épices, 7 000 bouteilles d'eau de Thonon dans 20 000 gobelets.

Nombreux sont ceux venus en famille ou entre amis pour passer une journée inoubliable ainsi que des champions tels que François SIMOND, Antoine DENÉRIAZ, Henri DUVILLARD…

L'ambiance est au beau fixe, comme la météo, enfin ...

Au programme, des paysages magnifiques : alpages, forêts, vallées, crêtes, névés, torrents, et vues splendides sur la chaîne du Mont-Blanc toute proche, et surtout des descentes ! Le paradis et... l'enfer à la fois : chemins boueux, descentes très techniques sur tous les types de terrains de montagne.

13 h 45 - Le premier Extrême franchit la ligne d'arrivée après 70 km, 2100 m de dénivelé positif et 3000 m de négatif... heureusement que la VTTticime est une Randonnée !!!...

Quant aux 4070 autres, ils arrivent entre 13 h 00 à 19 h 30.

Chacun peut alors se doucher, faire garder son VTT, découvrir les nouveautés des fabricants de VTT et d'accessoires, participer aux diverses animations proposées par les stands très dynamiques et applaudir le talentueux champion de VTT Bruno JANIN qui se livre à des accrobaties très spectaculaires.

Dimanche 18 h 30 : 5 poêles géantes de 2m50 de diamètre dégagent les suaves odeurs d'une alléchante tartiflette géante, qui va réconforter les 4 000 vététistes (1,2 tonne de pommes de terre, 300 kg d'oignons, 1500 reblochons, 150 kg de lardons, etc.)

Puis 4 000 yaourts aux fruits préparent les papilles de nos convives à la découverte d'un gigantesque gâteau, aussi beau que délicieux, préparé et découpé en 4000 parts, avec art, par les patissiers de la station des Carroz.

Tous les convives réunis sous un immense châpiteau redécouvrent en images sur écran géant un digest des somptueux paysages rencontrés durant la journée.

Créée en 1994, la VTTticime, pour sa 7ème édition, est devenue un rendez-vous incontournable pour les vététistes qui viennent de toutes les régions de France pour participer, et même de l'étranger : Angleterre, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Belgique.


Réponses des organisateurs aux différentes critiques

---

A l’attention des participants de la VTTticime 2000 parcours
EXTREME & EXPERT

Depuis que la VTTticime est terminée nous recevons des mails et des réponses au questionnaire remis au moment des inscriptions.
Beaucoup critiquent l’éloignement du premier ravito et la précarité des douches……
Nous sommes d’accord et réellement désolés.

Ces 2 critiques n’existeront plus l’an prochain …… Promis !

Pour les autres critiques chacun en a sa perception : positive (largement majoritaire), négative pour certains
Il est normal qu’en tant qu’organisateur nous puissions nous expliquer, nous excuser ou nous justifier .

Première partie du parcours, …galère !

Les parcours extrême et expert avaient pour but de tendre vers un nouveau rapprochement vers la vallée du Giffre. Il s’avère que les mauvaises conditions météo ont rendu le terrain très difficile, voire impraticable, même en descente. La descente sur Morillon qui aurait dû se faire sans souci s’est faite à pied pour la plupart et a donc retardé et décalé en temps le premier ravitaillement. Par beau temps, il aurait été peu judicieux d’implanter un ravitaillement en pleine descente.
La réconciliation avec la vallée du Giffre impliquait une certaine diplomatie de notre part, et ainsi nous contraignait à accepter le souhait de Morillon , à savoir la traversée du village par les vététistes, ce qui devait être de la descente et ne pas poser de problème en théorie.
La réalité en a été tout autrement.

Premier ravitaillement trop loin du départ et insuffisant

Il est évident que l’on se base ici sur le premier ravitaillement uniquement. Il faut garder à l’esprit qu’avec du beau temps, la descente sur Morillon n’aurait posé aucune difficulté et n’aurait donc pas retardé et décalé en temps le premier ravitaillement. Par beau temps, il aurait été peu judicieux d’implanter un ravitaillement en pleine descente.
Quant au contenu des ravitaillements (tomme de Savoie, oranges, bananes, raisins secs, pain d’épice, eau, +pains sportifs ajoutés au ravitaillement à Flaine), ils étaient rigoureusement les mêmes que l’année dernière, et personne ne s’en était plaint en 1999, Peut-être ont-ils été mal gérés cette année, et croyez-nous, nous le regrettons.
Certains d’entre vous ont en effet peut-être abandonné avant la fin sans aller jusqu’aux ravitaillements des Carroz et de Flaine. Seul le point de ravitaillement de Morillon a manqué de victuailles.
Sur nos documents, il est explicitement mentionné qu’ils ne correspondent pas à un véritable repas, et que les vététistes doivent emmener leur repas de midi. De plus les vététistes confirmés (experts et extrêmes) emportent généralement des produits énergétiques et boissons d’appoint
(N.D.W.M : j'en connais...).
Enregistré !…. l’an prochain nous reverrons les emplacements des ravitos

Où étaient les secours ?

En ce qui concerne les secours, la gestion de toute la sécurité est confiée comme depuis plusieurs années au Centre Départemental de Secours et Incendie qui, en concertation avec les centres de secours locaux, détermine les points de secours à mettre en place. Ces derniers figurent sur la feuille de route et sont étudiés de manière à optimiser aux maximum les interventions. Certaines portions du parcours ont été jugées sans danger majeur, il est vrai que les points de secours étaient beaucoup plus nombreux sur la fin du parcours, notamment sur la partie lac de Flaine, Col de Cou, Col de Frête, la Colonnaz, ceux qui se plaignent du manque de secours n’ont sans doute pas terminé le parcours!  (N.D.W.M : et TOC ! )
Nous disposions de 2 hélicos sur la manifestation, 17 postes de secours (60 pompiers, médecins et secouristes) une vingtaine de véhicules, ce qui a permis de prioriser les secours, donc difficile d’accepter de s’entendre dire qu’on a lésiné sur les secours cette année. Budget 60 000 F !

Pourquoi ne pas avoir modifié les parcours compte-tenu des conditions météo ?

C’est effectivement la réflexion qui apparaît en premier lieu. Il n’est pas évident de modifier les parcours au dernier moment. En effet, de nombreux facteurs sont à prendre en considération. En premier lieu, il faut savoir que notre organisation est tributaire des remontées mécaniques avec toutes les " contraintes " qu’elles imposent (emplacement, débit…)
L’hypothèse de la modification des parcours n’est pas réalisable pour d’autres raisons liées au balisage, impossible à modifier au dernier moment, aux autorisations (traversées des terrains…), à l’implantation des points de secours (avalisés par le Centre Départemental de Secours & Incendie et la Préfecture), et toutes autres raisons du genre traversée de parcs à animaux, propriétés…
Les parcours n’ont effectivement pas pu être modifiés mais comme ils étaient travaillés en étoile, ils permettaient à la rigueur, le retour aux Carroz par la route. Il aurait été dommage de les modifier pour la majorité des vététistes qui sont allés jusqu’au bout et qui ont pu profiter pleinement des ravitaillements suivants et du tracé magnifique que représente le passage par le Lac de Flaine, un itinéraire que la VTTticime n’avait encore jamais emprunté depuis sa création.

Les distances annoncées sont inexactes

Au moment où les documentations ont été éditées, toutes les autorisations n’avaient pas été obtenues, ce qui explique que nous sommes repartis sur la base du kilométrage de l’année dernière en précisant que les données n’étaient pas contractuelles. (cf bon d’inscription) donc 1000 excuses (N.D.W.M : Non ! Non ! 70km c'était très bien !)

4000 personnes dans la boue méritent des douches…

Nous sommes en effet bien penauds que les douches n’aient pas fonctionné. La nouvelle salle de sports initialement prévue être terminée ce printemps, ne le sera qu’en octobre, donc l’an prochain ce réel problème (accentué par la boue ) sera réglé car de confortables douches vous accueilleront. (N.D.W.M : Pas difficile de louer des douches mobiles !)

A notre décharge …..

UN RAPPEL : Définition du mot " EXTREME ", selon le dictionnaire LAROUSSE
" qui est au degré le plus intense. Sports extrêmes : où le danger est associé à un effort physique intense, à la limite des capacités humaines. "

sans doute certains se sont-ils surestimés ! Le questionnaire de l’année dernière avait révélé que le parcours extrême n’était pas suffisamment difficile...
Ceux qui ont roulé avec des TS de 15 à 17 kilos n’avaient certainement pas le matériel adapté. Enfin la montagne n’offre pas toujours des conditions idéales comme en 1999…

Pour ceux qui prétendent qu’on s’en est mis plein les "fouilles "

A noter : l’inscription à la VTTticime comprend : le petit-déjeuner (café, croissants, pains au chocolat), les ravitaillements, le forfait remontées mécaniques, le tee-shirt souvenir, et cadeaux divers offerts par les partenaires, les animations et le salon du VTT, la Montée Impossible, la soirée tartiflette avec gâteau géant & vin à volonté, le tirage au sort en soirée de divers lots de valeur, consigne à vélos gratuite, réalisation d’un film (disponible en septembre)…
Le tout indissociable, c’est la particularité de la VTTticime.

Très sérieusement les organisateurs ne se remplissent pas les poches !
Budget de la VTTticime 2 MF
Recettes : inscriptions ---> 600 à 650 KF et sponsoring -> 1 MF

Ceux qui organisent des évènements comprendront.

Soyez assurés que nous ferons tout pour améliorer certains points pour l’édition 20001

SPORTIVEMENT VÔTRE DE LA PART DES ORGANISATEURS


Dernière mise à jour : samedi 23 septembre 2000 12:48

retour page des sorties Biker's Club
retour page d'accueil Biker's Club