La plque de pédalator                dimanche 2 septembre 2001
La Bourboule (63)

Le Tour du Sancy
Rando/Course VTT 100km
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La Sancy Verte
Rando/Course 50km
Rando/Course 30km


La Sancy Verte vue par Claude
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 Le podium ! 

 

Les grandes vacances sont terminées et les Biker’s encore plus affûtés sont prêts à affronter les épreuves de fin de saison.

Enfin… presque tous les Biker’s, car pour certains la motivation ne semble pas au rendez-vous…

Nous retrouvons donc nos huit Biquets habitués de raids [ Loïc, Fred, Franck, Alain, Jean-Claude/Tic-Tac, Claude/Droopy, Jean-Luc/Papy et votre serviteur Pédalator] pour l’avant dernier gros rendez-vous VTT de cette année, la quatrième édition du Tour du Sancy qui se déroule à la Bourboule.

En dehors de Droopy, qui prudent s’est inscrit pour la rando de 50km, les autres Biquets ont signé pour la course de 100 bornes.

La fin du vendredi après-midi est consacrée à la préparation du sac et au nettoyage sommaire de ma monture, la poussière de l’été étant plus facile et rapide à nettoyer que la gangue de boue hivernale.

Mon portable sonne ; c’est Jean-Luc qui demande conformation de l’heure du rendez-vous. 7h45 ? Oui, Oui. Ah ! Bon, parce que le Jean-Claude doit passer me prendre entre 7h45 et 8h.

Bon, y’a d’la rébellion sur le programme. La motivation...

Tout est prêt, y’a plus qu’a s’coucher tôt pour être en forme pour le week end qui s’annonce. Extinction des feux.

Samedi 01/09/2001 :

Rendez-vous ayant été planifié à 7h45 au local à Neauphle, je ne me presse pas trop et évite d’arriver en avance sachant déjà que nous ne partirons pas à l’heure prévue au programme…

Tout le monde est là. On papote, on charge les sacs et vélos dans les deux voitures, on regarde les photos des vacances et comme prévu notre Tic-Tac se pointe, non pas à l’heure du rendez-vous, mais après l’heure de départ prévue…

Les derniers sacs et vélos sont rangés dans l’Espace puis la troupe démarre, direction Allainville pour y prendre l’Autoroute A10. Ensuite, nous quittons celui-ci pour suivre l’A71 vers Clermont-Ferrand. Nous devisons gaiement sur la mise en place virtuelle de tests ‘d’embauche’ au Biker’s Club, avec parcours de référence (très bosselé naturellement), établissement de catégories de Biquets par niveaux (avec nécessité de repasser tous les ans l’examen), étapes atelier mécanique (dur dur pour Alain…), puis vl’a que le carrosse se met à ralentir fortement. Nous voilà coincé dans un beau bouchon, causé par un accident. On va casser not’ moyenne ! Pas glop ! Et en province y servent plus à manger après midi, déjà qu’on est parti en retard…

La pause dure au moins un quart d’heure, le temps de faire écouler trois files de voitures sur la voie centrale. Nous passons à hauteur du crash. Sur la file de gauche, une voiture avec un morceau d’avant en moins et une Renault où il manque tout le devant. Gros carton, pompiers…

Nous reprenons la route et parvenons à Clermont. Peu après notre carrosse adopte une variante au programme routier initial alors que les autres Biquets suivent l’itinéraire prévu en prenant la sortie 15 au sud de Clermont. Les sommets disparaissent dans de gros nuages sombres. Pas Glop !

Nous arrivons les premiers à La Bourboule vers 13h. Ciel gris pas sympa, pas un chat dans les rues (y mangent tous).

Ne pouvant manger à cette heure ‘tardive’ à l’hôtel, nous attendons le reste de la bande pour descendre manger en ville dans le resto Le Galapagos, un établissement recommandé par le patron.

Une bonne pizza, une tarte chaude aux pommes avec glace cannelle (miam !) et un café ‘suffisent’ à combler mon petit creux.

Nous passons prendre nos plaques de cadre à l’Office du Tourisme. Il y a déjà 100 pré-inscrits au 100 bornes. Le cadeau d’inscription cette année est un espèce de sac triangulaire à porter en bandoulière avec des poches, dont une pour le portable. Dedans, on y trouve quelques pubs locales, un sachet de Nesquik, un bidon publicitaire. Nous récupérons la feuille de route puis nous remontons vers l’hôtel décharger les montures, nos sacs et prendre possession de nos chambres (les ronfleurs regroupés dans la même étable) avant de préparer nos montures pour aller rouler un petit peu, histoire de faciliter la digestion (y’a bien besoin) et d’évacuer les méchantes toxines accumulées par le voyage.

 On vide les voitures
Notre base avancée à la Bourboule : l'hôtel LE PAVILLON

   

 On vide les voitures
 Pédalator et Claude

   

 L’air est frais ; le maillot manches longues et le corsaire iront très bien pour garder au chaud nos petits muscles [conseil de maman 0%].
Les Biquets en tenu d’apparat se retrouvent au pied de l’hôtel.
Droopy se fait photographier " avec un vrai Biquet " puis nous décollons.

Nous roulottons en cherchant une route permettant de monter à Charlanne, point de départ de la piste Taillefer.
Après deux tentatives nous parvenons sur la route recherchée.
Un panneau indique : Charlanne 7.5km.
Jean-Luc, prudent, ne veut pas s’embarquer dans une longue balade et nous laisse partir.
La route monte progressivement, avec quelques passages plus prononcés, mais nous roulons en enfilade très tranquillement.

Petite route à gauche et arrêt mécanique pour corriger un jeu dans la Crossmax AR de Loïc. L’axe semble s’être desserré, faudra voir ça à l’hôtel. Droopy qui avait pris un peu de recul dans la côte en profite pour prendre un peu d’avance, surtout qu’une belle pente se profile au loin.

J’essaye de ne pas dépasser 15 km/h (c’est dur).
Un passage plus pentu et je m’arrache sur 500m, debout sur les pédales, amortisseur et fourche bloqués.
Un virage, je me calme et vais faire un tour en sous-bois.
Le reste de la troupe passe, un groupe constitué d’Alain, Franck, Loïc puis le groupetto 100m derrière avec Fred et JC. Claude plus loin.

Nous arrivons à Charlanne où nous rejoignons le point de départ de la piste Taillefer. Je commence à m’y engager mais Jean-Claude préfère que nous redescendions plus sagement par un chemin " normal ", un panneau indiquant que l’usage de la piste est interdit en dehors des compétitions et entraînements de descente. OK, je remonte.
D’autant que les orages des jours précédents ont rendu le terrain, parsemé de pierres et racines, bien glissant.
Certains Biquets se sentent mieux sachant qu’ils vont éviter ce petit passage …

Finalement, nous trouvons un sentier qui retourne vers La Bourboule. Jean-Claude s’échappe. Nous ne le reverrons qu’à l’hôtel. La descente et longue et tranquille mais le terrain est très humide et il faut faire attention aux cailloux glissants. Je roule tout cool, histoire de rien casser –matos/humain- avant demain.

De retour à l’hôtel après cette petite sortie, quelques Biquets préfèrent adopter une monte de pneus plus adaptée au terrain humide, voir gras, que nous risquons de rencontrer demain. Les semi-slick d’été font place aux XL-S/FRONT-S bien cramponné sur le spad de Franck. Jean-Luc préfère remplacer son python et demande à Faby de lui ramener un IRC.

Je garde ma combinaison SCHWALBE Jimmy 2.1’’ UST pour l’avant avec COMP-S 1.95’’ UST à l’arrière, solution éprouvée qui reste plus roulante tout en permettant de passer dans la bouillasse non collante.

Jean-Claude s’inquiète du jeu dans sa suspension arrière.

Les vélos rangés au chaud, nous remontons prendre une bonne douche. Alors que j’en sors, Jean-Claude me montre l’état du boulon de fixation de la vis du hauban de son spad. Plus un seul filet ! Il a enfin une vraie excuse pour ne pas partir demain…

Nouveau coup de téléphone à Faby. Pourrais-tu ramener aussi un boulon ? OK.

Autre séance mécanique pour corriger le jeu de la Crossmax UST du spad de Loïc. Problème. On n’a pas la grosse clé Allen servant à serrer l’axe. On fera sans. Je montre à ces messieurs comment effectuer l’opération.

La troupe part ensuite se dégourdir les jambes en ville. Une visite dans le petit magasin de cycles local, où le gars sympa file à Jean-Claude un boulon pour réparer sa monture = Plus d’excuse pour ne pas prendre le départ demain…

Nous remontons ensuite vers l’hôtel nous vautrer dans les fauteuils du bar où quelques bières [jus de raisin pour l’auteur, car y’a pas d’Ice Tea et de cidre] permettent d’attendre l’heure du dîner. C’est le moment où naissent les grands projets pour la saison prochaine.

20h passé ; l’hôtesse nous demande si nous avons l’intention de passer à table. C’est vrai que l’on est en province. Debout ! La troupe passe dans la salle du resto.

Potage, salade, pâtes bolo, fromages locaux puis tarte amandes/poires sont avalés en devisant gaiement. Nous sommes les derniers au resto. Nous libérons notre table et rejoignons le salon-bar pour permettre au personnel (pas habitués à servir aussi tard…) de préparer les tables pour le petit déjeuner du lendemain.

La fatigue du voyage aidant, la troupe monte dans les chambres et rejoint les bras de morphée.

Dimanche 02/09/2001 :

Nuit moyenne ; réveillé une première fois vers 5h du mat’ puis à 6h48.

Le réveil de ma montre étant programmé pour 7h30, son bip-bip n’est pas venu déranger mes fragiles oreilles puisque j’investissais la salle de bain vers 7h. Alain déjà réveillé prêt à prendre la suite et le Jean-Claude encore planqué sous les draps, espérant retarder l’heure fatidique le plus tard possible.

Je passe le nez entre les volets, histoire de voir un peu la couleur du ciel et d’avoir une idée de la température extérieure. Ciel presque bleu, air frais supportable. Cuissard court, maillot court et manchettes composeront donc la tenue de cette journée.

Alain-qu’oubli-tout part en recherche d’un rasoir.

L’habit de lumièreÓ enfilé, je descends retrouver le reste de la bande au petit déjeuner (copieux). Jean-Claude sera le dernier à y rejoindre la troupe.

Un verre de jus d’orange, une tasse de café, un croissant et un demi bout de pain-confiture suffisent à combler mon appétit.

Vient ensuite le rituel de préparation du paquetage d’un raid au long cours ; barres énergétiques, tubes de sucres rapides pour les coups-de-pas-bien, coupe-vent imperméable en cas de nuages pas sympa, compteurs, POLAR, 2 litres de boisson énergétique (OVERTSIM N°4 pêche aujourd’hui ), 2 chambres.

Au passage, je glisse un petit bonjour à Faby (Mountain Biker) arrivé de la région parisienne dans la nuit, j’en profite pour lui emprunter sa pompe à pied -de pro- car sur les trois engins emmenés par mes compères, aucune ne fonctionne correctement. Entre celle de JC qui vous envoie un bar de plus que son affichage, celle d’Alain où il manque le capuchon PRESTA et celle de Claude qui ne semble supporter que le SCHRADER, j’aurais mieux fait d’emmener la mienne.

Nous nous retrouvons au pied de l’hôtel. Alain et moi allons tourner un peu les jambes.

On papote avec l'ami M4

   

On revient à l’hôtel récupéré les autres Biquets moins pressés. Nous apercevons l’ami M4 - un habitué des raids que nous retrouvons partout - qui roule pour s’échauffer. Il vient nous rejoindre et nous discutons un peu Transmaurienne, Transvésubienne, PSYLO.
Il a une épaule pas au top et va se tenir tranquille, c’est son test pour la Forestière.

C’est pas tout ça, mais on va rouler car l’heure du départ approche. Un petit bonjour à Christian, du C.T. Rambouillet, qui revient de la Transmaurienne. Puis nous prenons place sur la ligne de départ après avoir écouté les recommandations d’usage. Nous sommes 150 partants au départ de la 4ème édition de cette course de 100 bornes.

9h passé, le président organisateur abaisse le bras et le troupeau s’élance au travers du Parc Fenestre. J’aperçois Droopy – qui partira un peu plus tard pour ses 50 bornes - au coin d’un virage, prêt à nous immortaliser sur le papier glacé.

Départ de Pédalator       Départ de Tic-Tac
Départ de Alain   Départ de Franck     Un gars de chez Manu; Faby ou Phil'

Nous traversons la Bourboule en suivant le quad ouvreur qui modère l’ardeur des plus véloces. Je reviens sur Alain et nous roulons au même niveau. Le quad se range sur le coté à l’entrée d’un large chemin, libérant ainsi le peloton qui s’élance à l’assaut de la première difficulté ; la longue montée vers le Col de Diane.

Le chemin de départ est assez plat, permettant de rouler assez rapidement en étalant la meute avant d’arriver sur les premières petites bosses. Vers le cinquième et le huitième kilomètre, il faut jouer du petit plateau [ça passe en 32-32 mais je n’ai pas envie de laisser des watts dés le début] pour passer deux courts raidillons. La sélection commence. Alain passe l’obstacle….à pied…sans avoir essayé de les monter. Je vais te rétrograder de catégorie Biquet moi…

Le chemin se rétrécit, le peloton s’est bien étalé et à la vitesse où nous montons avec Alain les écarts sont déjà importants. Pente un peu plus forte, cailloux, choix de trajectoire. Je reconnais le coin, nous devrions maintenant déboucher sur une partie plus calme. Avant cela, le chemin remonte un peu et devient plus encaissé, avec pas mal de cailloux, pas très propice au roulage. Suivant Alain de trop près, je n’ai pas vu le passage vierge de cailloux partant sur la droite du chemin - où un autre vététiste vient de passer avec succès - et c’est la faute. Alain pose pied puis moi. Cinq mètres à pied, l’occasion de respirer un peu, puis nous débouchons sur une route que l’on traverse afin d’en reprendre une autre en face. Blocage de la suspension, j’ai souvenir que cela dure un ou deux kilomètres. La moyenne remonte, on en profite pour reprendre un peu notre souffle. On passe au Mont-d’Or autour du dixième kilomètre.

Nous nous retrouvons sur un chemin et la montée se poursuit vers le Col de Dyane où le terrain devient plus souple et humide par endroit, parfois agrémenté de large souvenir déposé par les belles Salers qui paissent tranquillement en regardant tous ces intrus bariolés passer devant elles.

Beau paysage. Pour une fois nous n’avons pas la tête dans le brouillard.

Ravito. Je ne m’arrête pas. Trop tôt. J’ai tout ce qu’il faut sur le dos et dans les poches.

Un vététiste roulant près de moi dit que la montée se termine bientôt. Oui, mais moi me souvenir qu’avant y’a un beau petit single serpentant dans la végétation, avec un court passage bien gras…

On monte doucement mais régulièrement. Tiens, ils ont placé un pont pour éviter de se mouiller les pieds dans le ruisseau. Super, on gagne quelques secondes.

Nous parvenons au coin d’habitude bien crade, genre jusqu’au chevilles, mais pas une trace de bouillasse. Super ! Le terrain a été aménagé et remblayé, on peut rouler normalement.

Le single se poursuit, terrain assez sec et plus roulant puis nous parvenons au sommet à 1365m. Belle vue, pas rando = pas arrêt photo.

Le lac chambon vue de la Dent du Marais

   

La descente vers le Lac Chambon va maintenant commencer.
Elle se fait au début sur de grandes pistes larges, virages marqués avec quelques cailloux à éviter, ornières herbeuses. La plaque 44 dents et le pignon de 11. Y’avait longtemps. Je roule car on peut gagner du temps sur cette portion.
Le terrain y est humide et je fais gaffe quand même [ mes deux chutes à Cassis et Montélimar suffiront pour cette saison] à ces cailloux glissants. Cela ne dérange pas trop mon gars Loïc qui revient sur moi et passe devant dès que les caillasses me bloquent l’esprit en me rappelant ma côte fêlée. Dès que ça redevient plus roulant et moins stressant je reviens sur lui.

Virage serré, pierre humides et pompiers attendant le client. Hello ! Pas pour moi messieurs. By !

A 1180m, on remonte sur 50m puis la descente recommence par un chemin plus étroit et plus accidenté. Le balisage est au top ; des affiches sont disposées à chaque ‘difficulté’ : du style " Attention ! Descente rapide " Tu parles Charles ! De la rigolade. Bon, je fais un peu plus attention quand ça se transforme en " Attention ! Descente Dangereuse " mais souvent j’en suis à me demander où sont ces difficultés annoncées.

Loïc repasse devant et file bon train. Faut que je me fasse violence pour décoller mes doigts des freins afin de ne pas le lâcher. C’est un bon lièvre pour moi. On roule bien et le paysage défile. Houps ! Un beau trou évité. Idem un peu plus loin sur une ornière propice au vol plané car idéalement placé en courbe.

Nous passons à Beaune-le-Froid (1093m). Plus de nouvelle d’Alain depuis un bon moment. Malgré son beau ToutMou-tout-neuf, on lui met encore une taule dés que ça descend…

Plus de chemin, retour sur la route à Chambon-sur-Lac où nous traversons le bled pour se diriger vers une large allée qui fait le tour du Lac Chambon (875m). Nous roulons rapidement mais je calme un peu sachant qu’il faudra remonter bientôt.

Les pluies récentes ont fait remonter le niveau du lac car à plusieurs reprises il faut se serrer contre la végétation pour glisser les pneus sur les 20cm de rivage encore sec. Au 26ème kilomètre ça passe plus. Nous préfèrons monter à pied par-dessus de grosses racines plutôt que d’essayer de passer dans une eau, peu profonde, dont on ne voit pas le fond en raison de sa couleur sombre.

Nous quittons le bord du lac au niveau de la plage pour suivre un chemin [c’est bien de connaître ; j’ai tourné par souvenir sans avoir besoin de chercher la flèche] puis une petite route montante.

Un virage à gauche pentu puis on se retrouve sur un beau chemin cheminant à l’ombre des pins en pente légère. Bien agréable. Dans mes souvenirs il devrait y avoir bientôt un virage à droite avec descente un poil plus prononcée dans le sous-bois, le long d’un escalier en rondins. J’ai encore bon. Bonjour messieurs les pompiers.

On roule sur l’herbe maintenant pour rejoindre une route que l’on traverse afin de retrouver un chemin en face. Nous devons être à Murol (850m), un bled ayant un fromage spécifique orange, pas très typé à mon goût. Moi préférer le St Nectaire [le vrai d’Auvergne. Pas le truc sans saveur d’AUCHAN]

On chemine sur un large chemin entre des champs puis ça commence à remonter.

Sentier encaissé, à l’ombre, sol caillouteux obligeant par moment à choisir sa trajectoire. L’humidité engendre quelques dérapages intempestifs mais ça se monte sans problème. J’ouvre la voie, Loïc dans l’aspiration. On rattrape un concurrent en apnée qui semble avoir pris un départ un peu trop rapide. Pardon, merci. La lumière se fait plus vive et l’on sort du chemin pour revenir à la civilisation au village Le Breuil (1060m) où les bénévoles attendent que des clients daignent s’arrêter à leur ravito [because les premiers de la course c’est pas dans leur habitude].

Allez, celui-là je pose le spad car y commence à faire soif. Loïc idem.

Bonjour messieurs. Quoi qui y’a de bon chez vous ?

Deux quartiers d’orange, un peu d’eau, un bout de gâteau me suffisent. On ne s’attarde pas trop car nos poursuivants se ramènent.

L’arrêt n’a duré que 2’30’’ et le duo remonte en selle. A l’assaut !

Un chemin descendant bien sympa avec quelques petites pierres. Loïc repasse devant, un C’DALE bleu semi-rigide me passe sur la gauche – y descend bien l’animal local – et nous arrivons à un ruisseau à gué où je préfère assurer en passant à pied en essayant de viser les grosses pierres pour ne pas me geler les pieds un bout de chemin. Le local passe au mollet sur le vélo et Loïc essaye à son tour la méthode ça-passe-où…mais bute sur une pierre et j’aperçois une belle branche sortir de l’eau et venir dans sa roue arrière. Loïc se rattrape et termine la traversée à pied puis s’arrête sur le coté pour constater les dégâts. Je pose le pied trente secondes et regarde l’arrière de son SCOTT. Moche : la patte de dérailleur est tordue. Il me dit de continuer car il pense que la course est morte pour lui. Je remonte en selle et m’exécute sachant qu’il y a du monde pas loin au ravito du dessus pour l’aider si besoin.

Je monte maintenant sur un chemin un peu encaissé et caillouteux au début, qui va en se rétrécissant en se transformant en single-track montant en sous-bois bien sympa. Les cailloux disparaissent, quelques racines les remplacent. Petite bosse sympa, où je passe un coureur déjà plus très frais.

Le chemin se termine et l’on plonge maintenant vers Besse-en-Chandesse (1018m). Déjà 40 bornes au compteur, je vais me calmer un peu maintenant pour ne pas exploser car cette première partie du parcours s’est effectuée plutôt rapidement.

Une remontée d’environ 5km pour 280m de dénivelé positif nous attend maintenant. Au sommet, l’altimètre indique ses 1290m. L’air est plus frais à cette altitude, d’autant que quelques petits nuages cachent le soleil. Kilomètre 46 ; Je m’arrête quelques secondes pour remettre un peu d’huile sur une chaîne qui commence à couiner avec tous les petits passages humides déjà rencontrés.

Un coup de descente sur piste rapide, puis nous longeons le bord d’une route avant de la traverser pour reprendre un chemin nous amenant au pied d’un lieu sympathique que je reconnais de suite ; la petite bosse aux calvaires montant vers Super-Besse. Cool, y’en a pour un moment. Je reviens sur trois autres vététistes.

La montée commence, petit plateau de rigueur. Des cailloux, des trous, de petites marches et une bonne pente négociée sous les 6km/h. Tout ce qu’il faut pour transformer ce jouli coin en calvaire pour le gars qui est déjà fatigué. J’ai rattrapé et dépassé mes collègues mais je commence à sentir un léger début de crampe au-dessous de la cuisse droite. Mince. Pas maintenant ! Je change de position en me mettant un peu plus en arrière, je passe au pignon supérieur et monte plus calmement en massant l’endroit douloureux. J’augmente aussi la fréquence de mes prises de boisson énergétique car l’hydratation est importante pour lutter contre les crampes. L’épisode crampe se termine et la montée avec.

Nous roulons maintenant sur un plateau, en passant près d’une chapelle où une sono externe permet d’entendre les dernières recommandations d’un curé à ses ouailles. Marrant. Tourner de droite puis légère montée menant à une piste en herbe où le rendement est pas top du tout. Tourbe + pluies récentes = t’avance pas. Bon, cela ne dure pas longtemps et on redescend. J’aperçois en bas les grandes tours de Super-Besse (1280m), Chouette y’a ravito à cet endroit d’après mes souvenirs. Commence à en avoir besoin. On traverse la route, puis 200m sur piste herbeuse et la table du ravito apparait. Repos pour le spad et le pilote. Bonjour messieurs (chaudement couverts avec la température fraîche à cette altitude), y’a quoi de bon chez vous ? Du thé chaud si vous le désirez. Très bonne idée, ça va me réchauffer un peu. J’en profite pour absorber un tube de sucres rapides pour me refaire un peu, en prévision de la suite des festivités. J’avale quelques morceaux de banane, pain d’épice, quartiers d’oranges et deux godets de liquide sucré, sans me presser pour récupérer un peu car j’ai seulement 52 bornes au compteur et un petit coup de fatigue passagère. La pause a duré 3’45’’. Deux poursuivants se pointent, il est temps de re-décoller. En selle.

Je roule sur une vague piste toute herbeuse au sol humide rendant le rendement à ch*@# ! et en plus ça monte un peu. Enfin, retour sur un sol plus dur ; petit chemin qui monte puis piste plus roulante et maintenant une portion de route montante régulièrement. Je reconnais l’endroit, y’en a pour un petit moment. Un terrain idéal pour notre routier. Blocage des suspensions puis je me cale dans un rythme tonique, tête baissée à regarder la chaîne défiler sur la casette, mais sans trop envoyer car l’an dernier je me suis un peu brûlé à cet endroit en ouvrant la route à un petit groupe.

Le sommet arrive, je crois que c’est La Geneste (1350m). Maintenant nous devrions avoir une longue descente très rapide sur la route -44x11 et on aimerait bien avoir une galette de 48- avec de grands virages. Je passe la plaque, revient sur le premier pignon et commence à rouler. Le compteur affiche 59km/h lorsque j’aperçois au premier virage un gus de l’organisation qui indique la gauche. Changement de programme, ralentir, enlever la plaque, déblocage de la suspension, anticipation en remontant quelques pignons. Un chemin caillouteux sur quelques mètres puis une piste herbeuse montant un court instant, suivie par une longue descente sur des pistes larges au sol dur.

La pédalée infernale se termine car je reconnais l’endroit. On devrait maintenant prendre à gauche un petit chemin montant dans les bois avec un bon coup de cul au départ. J’ai encore bon. Peit plateau sur 100m puis retour sur un chemin plus large montant avant de descendre un peu pour remonter à nouveau, pour descendre encore avant de remonter encore. Genre d’endroit bien cassant ceux ayant leurs ressources au niveau critique.

Vient ensuite un passage technique sur un chemin parsemé de gros cailloux où il faut jouer de la maniabilité. En descente légère au début, puis remontant légèrement avant de descendre plus fort pour arriver sur un petit ruisseau où l’on passe à gué. Pied à terre ; j’y vais mollo en regardant où je pose les pieds car les pierres sont vertes par endroit, signe de glissade pour un biker trop pressé. Il faut maintenant remonter pédibus sur quelques mètres car de grosses dalles de pierre empêchent le roulage. Le chemin technique se termine et une descente rapide sur la route nous amène au ravito de Chastreix (1040) où je m’arrête 2’15’’ car il est temps de remettre un peu d’eau dans le ChameauBack.

Le parcours 100 bornes doit rejoindre celui des 50km à cet endroit car il y a affluence et l’on y retrouve une population de randonneurs faisant honneur aux mets disposés sur la table, tout cela dans la bonne humeur. Je me fraye un passage parmi ces ‘non-pressé’ et attrape de quoi me restaurer et me ré-hydrater. Des sachets de gel PowerBar au chocolat sont à dispo. Je connais bien les barres – genre étouffe chrétien- mais pas le gel. J’essaye. Miam, pas mal ! C’est plus facile à avaler qu’un aliment solide lorsque l’on commence à fatiguer. Pas de temps à perdre, en selle !

Je rattrape le gus en C’DALE bleu et roule un moment avec lui. Nous descendons sur la route par moment. Pas très VTT mais tellement reposant à ce moment, surtout qu’il ya des passages rapides où la plaque fait merveille.

Nous remontons des randonneurs du 50 bornes dont certains sont déjà à pied au moindre petit dénivelé. Nous remontons la cohorte à vive allure. Ayant déjà 80 kilomètres dans les pattes, nous arrivons quand même à les dépasser au double de leur vitesse.

Nous remontons maintenant sur un chemin où je passe à coté d’un gus déguisé en combi DEFI MODE toute rose, le spad les roues en l’air, les mains en train d’essayer de réparer sa chaîne. Il nous repassera un peu plus tard.

Petite montée puis courte descente rapide nous amenant à La Tour d’Auvergne (960m) où l’on se paye le tour complet du lac sur l’allée-spéciale-poussette.

Le tour se termine, nous remontons maintenant par un chemin en sous-bois avec quelques petits passages plus raides où le compteur passe parfois à 4 km/h. Ca se calme maintenant et on roule à nouveau sur une piste forestière. Gauche. Mince ! Un bourbier gras à négocier sur quelques mètres. Fichtre ! Y’a aucun rendement et ça colle grave. Le spot-qui-colle est passé et nous roulons maintenant sur des chemins en sous-bois dont le sol est recouvert de mousse vert tendre très joli mais rendement à ch* !@# et ça casse les jambes un max. Je rame en sortant même le petit plateau par moment. La mousse laisse la place aux herbes ; C’est guère mieux mais on peut rouler plateau milieu mais ça use. Très joli le bois de La Roche mais à éviter après les pluies…

J’aperçois un maillot aux couleurs Biker’s à 100m devant. Etant donné qu’aucun biquet ne m’a doublé, ce ne peut être que l’ami Claude engagé sur le 50km. Il est en pleine séance mécanique avec le gus DEFI MODE en combi rose. Petit bonjour-ça-va au passage. Puis je poursuis mon chemin.

Nous quittons le couvert pour rouler sur un sentier herbeux en faux plat montant. Rendement pas top mais plus facile car au soleil le terrain a séché un peu plus. Le gars devant moi commence à en avoir plein le c… et demande la distance restante.

La descente tant espérée arrive. Plus que quelques kilomètres avant la Bourboule. Sentier ombragé rapide au début puis pente plus soutenue dans un chemin parsemé de big cailloux, le tout avec l’humidité du sous-bois et de petits ruisseaux rendant la scène assez glissante. Je fais gaffe et zig-zag entre les pédibus. On apprécie à ce moment le TouMou.

La séquence cailloux se termine, nous arrivons sur la Bourboule. Route - à fond - puis entrée dans le Parc Fenestre où l’on fait 100m en bordure puis c’est la ligne d’arrivée sous le grand soleil. Stop the POLAR.

Je respire un peu, boit un coup, mange une barre puis papote avec mes collègues de route. J’ai fait un bon temps cette année, maximum 15 au scratch. En forme le Biquet !

Franck arrive un peu plus de six minutes après moi. Il a bien géré sa course en se ménageant au début pour terminer plus fort au final. On cause un peu puis direction l’hôtel pour prendre une bonne douche avant que le reste des Biquets n’arrive. Instant de bonheur.

En dehors de Fred qui termine 40 minutes derrière Franck, la course ne semble pas s’être aussi bien passée pour nos autres Biquets puisque deux d’entre eux ont goûté au bus ramenant les abandons à la Bourboule. Alain en premier, après avoir encore crevé en Tubeless et cassé sa chaîne en trois morceaux - merci TREK -, puis Papy qui s’est fait son coup de fatigue-plus-vouloir-pédaler après deux crevaisons. Notre Jean-Claude termine quant à lui en pignon fixe après avoir tordu la patte de cadre. Loïc arrive ensuite, aussi en pignon fixe.

Tout le monde ayant retrouvé un aspect plus propre, nous retournons au parc profiter de la Pasta-Party comprise dans l’inscription. Plateau repas trés correct, avec du cantal local. Tout cela est dévoré rapidement puis je vais voir les classements avec Franck. Je suis 13ème et Francky 14ème. Les quinze premiers scratch étant récompensés, nous passons sur le podium où je reçois la casquette MICHELIN (normale en Auvergne), le bouquin ‘un siècle d’histoire du Bibendum’ et un Tee-Shirt XL (je mets du S…).

Il est maintenant temps de retourner à l’hôtel charger les voitures pour nous en retourner dans notre région parisienne.

Mauvaise stratégie en arrivant sur Clermont où l’on se tape le bouchon des retours de week end mais nous rattrapons du temps en jouant de la carte pour passer par Gerzat.

Traffic dense à l’approche de paris.

Arrivée at-home peu avant minuit, tout posé en vrac et gros dodo.

Lundi 03/09/2001 :

Qui a inventé les escaliers…

    Pédalator 10/09/2001


BALISAGE10/10
  Avec des cartons portant une croix sur les directions à ne pas prendre,
  de grosses flêches bien visibles et de couleurs différentes pour les 3 parcours,
  des panneaux prévenant du moindre danger (
excessif pour un chevronné mais surement très
  bien pour les autres).

SECURITE9/10
  Nombreux pompiers placés aux endroits stratégiques, même en pleine forêt.

RAVITO9/10
  En tant que compétiteur autonome et ne s'arrêtant que très peu, je n'ai rien à redire.
  Très bonne idée le Thé chaud au ravito de Super Besse. Cela change des autres boissons.
     En plus, à ce moment et à cette altitude il faisait un peu frais.
  Saucisson, fromage, madeleines, pain d'épice, pain, quartiers d'orange, bananes,
  abricots secs, gâteaux secs, chocolat.
  Très bien aussi le gel PowerBar (chocolat) au ravito de Chastreix.
  Bénévoles très sympa.

PARCOURS7/10
  Trop de route.


Profil du parcours 100km



Les données de pédalator

  POLAR P. Brain
Temp roulé : 5h27' 5h18'20"
Temp total : 5h34'03" -
Moyenne: 18.0km/h 18.0km/h
Distance: 96,4km 95,7km
Vitesse max.: 60,7km/h 62,7km/h
Dénivelé: +2170m nombre débile
Départ: 9h08' -
Arrivée: 13h47' -

 Fichier POLAR Xtrainer+01090201.hrm

 Pneux :
       AV : SCHWALBE Jimmy Light Tubeless , 2.1", gonflé à 2.4 bars.
       AR : MICHELIN Comp-S Tubeless , 1.95", gonflé à 2.4 bars.
       0 crevaison !!!


Les éditions précédentes

DATE EDITION DIST. MOY. Déniv. Temps Parcours
30/08/1998: 1ère 87,9km 16,1km/h 2280m 5h28/5h44 [95km]
22/08/1999: 2ème Pédalator était au Grand Raid Cristalp
26/08/2000: 3ème 99,6km 17,9km/h 2390m 5h48/5h58 [100km]
02/09/2001: 4ème 96,4km 18,0km/h 2170m 5h27/5h34 [100km]

Les Classements

 Classement scratch 100km   [ 83429 octets]
 Classement scratch 50km   [ 128432 octets]
 Classement scratch 30km   [ 50787 octets]
 Classement scratch 8km      [18999 octets]


Les dépenses

  (FF)
Péages Allainville -> Clermont-Ferrand: 165F
Péages Gerzat -> Allainville 157F
Gazoil A/R (Espace 4 personnes) 608F
Pizzeria samedi midi 115F
Chambre Hôtel samedi soir 126,67F
Dîner Hôtel samedi soir 85F
Petit déjeuner dimanche matin 45F
Apéro 126F

Dernière mise à jour : lundi 10 septembre 2001 20:17

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