La plaque de Jean-Claude  

La Caussenarde

Rando125km

03/06/2001 -  Millau (12)

   La Plaque de Loïc
Epreuve à faire ou à refaire !

Au départ, nous devions être quatre biquets.
Mais pour d’obscures raisons, deux ont déclaré forfait quelques jours avant l’épreuve (
NDWM: on verra quand t'auras une côte brisée...).
Qu’importe, les deux rescapés n’iront pas seuls. C’est donc Nicolas – vététiste soliste de l’extrême – et Claude – néo-luxembourgeois d’adoption et ex-Biquet - qui accompagneront JC, alias Tic-Tac, alias Jean-Claude et votre serviteur à l'assaut des causses aveyronnais

SAMEDI 2 JUIN

Réveil matinal, une fois de plus, en ce premier samedi de juin. J’ai rendez-vous avec Nicolas à 7h30 au local. Le timing est précis et respecté à la lettre (pour une fois). Embarquement du matos dans l’increvable mais gourmande (si, si…) Volvo de mon compagnon de voyage. Le départ est donné vers 7h45.

Les Biquets au départ
Les Biquets au départ

Pendant ce temps, dans une autre dimension, l’inévitable JC et sa famille, dorment toujours…

Le temps passe vite, sur l’autoroute, à force de papoter. La pause du midi (plutôt 13h / 13h30) tombe à point. Nous ne mangerons point avec la famille Potier, vu le retard considérable de ceux-ci…En tout état de cause l’aire de la Lozère est tout à fait sympatoche (pour une aire d’autoroute).

Nous arrivons vers 15h à Millau. 10mn pour trouver l’hôtel. Nico téléphone à Claude pour pouvoir entrer dans le susdit hôtel que je qualifierais d’étroit à l’inverse de la gentillesse des gérants. Quelques minutes d’attente et je découvre – enfin – le fameux Claude. Il semble déjà tenir ses promesses…(" c’est n’importe quoi le tubeless, on gonfle à 4 bars, c’est pas confortable et ça crève tout le temps !").

La fin de journée est occupée au retrait des dossards, du litron de vin du Tarn et autres choses, laps de temps durant lequel le clan Potier nous rejoint. La suite : Recherche désespérée d’un python tubeless à travers les rues de Millau pour Claude, d’un compteur targua pour JC ; dîner à l’hôtel (avec de succulentes pâtes ! ! Et c’est un euphémisme, encore) ; Mise en place des nouveaux pneus, dodo et séance de somnambulisme du Claude. Nico, énergique, le calme derechef. Non mais, y’a quand même 125 bornes demain.

DIMANCHE 3 JUIN

Réveil encore matinal. M’en fout, j’ai mal dormi ! Habillage, petit-déjeuner, enfourchement du spad et nous voilà sur la ligne de départ, pas vraiment aux premières lignes. Nous partons finalement aux alentours de 7h30.

Le début du parcours est plat, le temps de sortir de la ville, ce qui nous permet de nous placer en tête de la vague. Malheureusement, la première côte se pointe et déjà la quasi-totalitéé des concurrents est à pied. Claude et moi slalomons entre les piétons (dont certains me font pitié avec leur vélo et leur accoutrement de descendeurs, si, si…) pour finalement mettre pied à terre quelques minutes à cinq mètres du premier single. Nous voilà sur le causse. Nous longeons la falaise pendant de nombreux kilomètres sur un single de rêve (et d’un !) qui permet à Claude de me distancer quelques temps avant que je ne revienne (comme une bombe ! Soyons modeste, que diable !)(et pis d’abord c’était parce que ma chaîne avait déraillé et pis qu’après je m’étais fait bouchonner ! !). Premier ravitaillement. Claude est rudement content de son vélo qui, pour une fois, marche comme une horloge. JC, encore à la bourre, se pointe 4 ou 5 minutes plus tard, suivi de Nico.

Un Jean-Claude en plaien nature
Un Jean-Claude en plaien nature

Nous repartons ensemble, ou plutôt ils repartent ensemble, tandis que je tape la discute avec un heureux possesseur de Strike 10. Voilà la première descente. JC s’enflamme, rate d’un bon mètre et malgré un superbe freinage, le single qui remonte. Claude me dit " vas-y, passe " et j’entame donc la montée. Nous rejoignons de larges chemins ocres plus roulants où Tic-Tac se déchaîne. On enchaîne les virages à droite puis à gauche.
Un Cannondale se la pète. Sanction immédiate : JC le tasse dans virage suivant. On ne rigole pas avec le Biker’s Club ! C’est ainsi que nous rejoignons le second ravitaillement. Nico, toujours égal à lui-même (un exemple de régularité) arrive à son tour pour nous annoncer que le Claude s’est pris une gaufre au bas de la descente au moment du passage du single. Nous saurons plus tard qu’il y a laissé une clavicule. Nous voilà plus que trois !

Nous repartons donc groupé, pas pour longtemps, puisque Tic-Tac et moi partons en éclairage, avant d’être stoppés par une crevaison lente du nouveau pneu SPE de mon acolyte. Réparation d’une quinzaine de minutes. Nico nous double (" Je m’arrête pas, vous allez me rejoindre ". Tu parles, Charles ! ! ! ) C’est reparti. JC double un gars en bleu qui moi, me bouchonne. Longue descente. Le bleu (si j’ose dire) descend mieux que moi. J’essaie de ne pas lâcher prise et là grosse faute : je ne vois pas arriver une sorte de marche avec des grosses pierres un peu partout sur le côté, et PAF l’arrière du spad rebondit comme une balle sur les pierres qui viennent faire connaissance avec ma jante. " Ouf, heureusement que j’ai du tubeless sinon j’aurai pincé. Ah bah non, tiens ! J’suis crevé ". Réparation avec une chambre à air (le pneu est mort vu que l’un des trous est au niveau de la tringle) pendant 5 à 10 minutes. Va falloir batailler ferme pour revenir sur JC. Le parcours descend alors dans les gorges de la Jonte pour remonter. J’effectue cette grimpette de quelques kilomètres sur un rythme si effréné que les quelques bikers qui tentent de me suivre lâchent rapidement prise (oui, je sais, au royaume des aveugles, le roi est borgne !). Cette montée se compose d’un large chemin très pentu, puis d’une petite route et enfin d’un single où je mets pied à terre qu’à seulement deux reprises (d’une part parce que je ne suis pas trialiste et d’autre part parce que, trois comiques ont décidé de ne pas me laisser passer, alors que d’autres m’encourageaient et ça c’est quand même mieux et en plus super sympa). J’arrive enfin au ravito que JC s’apprêtait à quitter.

Il fait froid (vent et nuages) et JC congelé, décrète que je le rattraperai plus tard donc il s’en va. Arrêt de deux minutes et c’est repartit. Seulement, il va bien me falloir 10 bornes pour – à l’agonie (y’avait qu’a pas faire le malin dans la côte précédente) revenir sur JC. Nous arrivons au ravito ou le choix de faire 100 ou 125 bornes s’impose. The Tic-Tac Family est déjà là ainsi que Nico qui repart illico presto. Une légère bruine nous tombe dessus et je dois dire que je ne suis pas très enthousiasmé à l’idée de faire une boucle supplémentaire de 25 kms. Mais le choix est fait : nous partons sur la boucle mais s’il pleut, demi-tour et on rentre en voiture. JC prend alors les choses en main. Et je suis totalement à l’ouest. Nous ne rencontrons personne sur la première moitié de la boucle où quelques portages s’imposent (" d’abord on n’est pas venu rouler dans la boue ! ! ! ") L’énergie me revient en même temps que le soleil réapparaît (rapport de cause à effet ?).

Le parcours passe près d'un joli prieuré
Le parcours passe près d'un joli prieuré
  Arrêt discute et photo à côté d’un ancien prieuré.

Un groupe revient sur nous.

Nous repartons avec lui. Pas pour longtemps puisque JC se déchaîne une nouvelle fois et lâche, un par un, tous nos éphémères compagnons de route (sauf moi, faut pas rêver !)

Nous arrivons, après 100 kms au point de départ de la boucle des 25 kms où nous retrouvons une fois de plus Nico qui, magnanime, daigne nous attendre cette fois-ci.

Cette partie du parcours est tout simplement un rêve : enchaînement de singles, de légères montées et de belles descentes.
Nico part fort dans la première descente : il descend bien, le bougre.
Je tente de le suivre tant bien que mal en trajectant à mort comme diraient certains mais en bouchonnant quand même le Tic-Tac qui a des fourmies dans les jambes.

Pas pour longtemps : le dernier ravito n’est pas loin, mais il est en haut d’une belle…route bien goudronnée où je lâche mes deux compères et surtout un JC dans une mauvaise passe.

Si nous avions eu froid durant une bonne partie de la rando, à partir de maintenant il fait carrément chaud et les maillots en Coolmax sont les bienvenus.
L’arrêt est, cette fois-ci, un peu plus long, histoire de correctement recharger les batteries avant le rush final.

De grands chemins plus ou moins vallonnés et de sympathiques singles se succèdent à un rythme cool et ce jusqu’à un gros coup de cul pierreux où Nico lâche prise. Encore quelques singles où JC me dira plus tard ne pas avoir mis le pied à terre parce que je lui collait la roue arrière…(Quand on veut, on peut ! !). C’est maintenant qu’intervient le moment d’anthologie du parcours : une descente hyper pentue, certes large dans l’absolu, mais en fait composée d’une trace au centre gravillonneuse encadrée par de gros cailloux bien casse-gueule. Le problème c’est que l’erreur se paie cash dans ce genre d’endroit. Pas un seul vététiste sur son spad et je me sens bien faire comme eux ! ! Que nenni : Tic-Tac n’hésite pas et entame la descente. Bon, ben va falloir y aller, alors ! C’est parti, slalom entre cailloux et participants à pied pas tous bien placés et conscients (un maillot à pois sans casque…).


Ravitaillement à la volée pour Jean-Claude
  Deux petits tout droit rattrapés de justesse et nous arrivons enfin dans la vallée où un arrêt cueillette de cerises s’impose.

Le meilleur grimpeur à pois nous repasse. Nous repartons. Je me sens plutôt bien (l’effet psychologique de la fin de parcours).

Toujours est-il qu’une petite côte se pointe : je laisse sur place JC. Ah m…, ça continue. Pas grave, même pas mal aux jambes. A chaque vététiste passé, je tombe une dent. Pour rigoler. ça monte toujours. Ah tiens, notre Richard Virenque est une nouvelle fois à pied… Une dernière belle descente enquillée à fond et c’est le retour sur Millau.
La foule est là qui nous acclame. (
NDWM: ça va les chevilles?...)
Zut, j’ai pas pris le bon côté des banderoles. Demi-tour et retour dans le bon chenal. Pas grave, l’ami JC s’est quand même pris ses deux minutes.
Nico ne tarde pas, toujours régulier et fringant.

Il est temps maintenant de prendre des nouvelles de Claude. Il n’est pas passé inaperçu et nous sommes vite rassurés : il est à l’hôpital. Nico et moi partons manger tandis que JC retourne à l’hôtel prendre une douche. Claude puis plus tard JC nous rejoignent. Un petit tour du côté des photos et nous rentrons à l’hôtel. Douche, repas dans une pizzeria du coin, dodo. Fin de journée.

LUNDI 4 JUIN

Réveil vers 7h30, il me semble. Nous déjeunons rapidement, chargeons la voiture. Nous sommes prêt à partir vers 9h alors que JC dort toujours. Nous quittons Millau heureux de notre week-end.

A75. Coup de téléphone. Jean-Claude au bout du mobile. Il nous apprend que Claude est franchement déçu de la chauffeuse promise par son assurance pour rentrer chez lui : ce serait plutôt, côté mensuration 90-100-90 et surtout elle aurait la moustache et du poil aux pattes…Une belle histoire d’amour qui prend fin !6.

Loïc     09/07/2001

Les données de Loïc

  POLAR
Temp roulé : 8h05'41"
Moyenne: 15,4km/h
Distance: 124,6km
Vitesse max.: 55,6km/h

Dernière mise à jour : mardi 10 juillet 2001 08:27


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