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La Caussenarde |
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Au départ, nous devions être
quatre biquets.
Mais pour dobscures raisons, deux ont déclaré forfait
quelques jours avant lépreuve (NDWM: on verra quand
t'auras une côte brisée...).
Quimporte, les deux rescapés niront pas seuls.
Cest donc Nicolas vététiste soliste de
lextrême et Claude néo-luxembourgeois
dadoption et ex-Biquet - qui accompagneront JC, alias
Tic-Tac, alias Jean-Claude et votre serviteur à l'assaut des
causses aveyronnais
SAMEDI 2 JUIN
Réveil matinal, une fois de plus, en ce premier samedi de juin. Jai rendez-vous avec Nicolas à 7h30 au local. Le timing est précis et respecté à la lettre (pour une fois). Embarquement du matos dans lincrevable mais gourmande (si, si ) Volvo de mon compagnon de voyage. Le départ est donné vers 7h45.

Les
Biquets au départ
Pendant ce temps, dans une autre dimension, linévitable JC et sa famille, dorment toujours
Le temps passe vite, sur lautoroute, à force de papoter. La pause du midi (plutôt 13h / 13h30) tombe à point. Nous ne mangerons point avec la famille Potier, vu le retard considérable de ceux-ci En tout état de cause laire de la Lozère est tout à fait sympatoche (pour une aire dautoroute).
Nous arrivons vers 15h à Millau. 10mn pour trouver lhôtel. Nico téléphone à Claude pour pouvoir entrer dans le susdit hôtel que je qualifierais détroit à linverse de la gentillesse des gérants. Quelques minutes dattente et je découvre enfin le fameux Claude. Il semble déjà tenir ses promesses (" cest nimporte quoi le tubeless, on gonfle à 4 bars, cest pas confortable et ça crève tout le temps !").
La fin de journée est occupée au retrait des dossards, du litron de vin du Tarn et autres choses, laps de temps durant lequel le clan Potier nous rejoint. La suite : Recherche désespérée dun python tubeless à travers les rues de Millau pour Claude, dun compteur targua pour JC ; dîner à lhôtel (avec de succulentes pâtes ! ! Et cest un euphémisme, encore) ; Mise en place des nouveaux pneus, dodo et séance de somnambulisme du Claude. Nico, énergique, le calme derechef. Non mais, ya quand même 125 bornes demain.
DIMANCHE 3 JUIN
Réveil encore matinal. Men fout, jai mal dormi ! Habillage, petit-déjeuner, enfourchement du spad et nous voilà sur la ligne de départ, pas vraiment aux premières lignes. Nous partons finalement aux alentours de 7h30.
Le début du parcours est plat, le temps de sortir de la ville, ce qui nous permet de nous placer en tête de la vague. Malheureusement, la première côte se pointe et déjà la quasi-totalitéé des concurrents est à pied. Claude et moi slalomons entre les piétons (dont certains me font pitié avec leur vélo et leur accoutrement de descendeurs, si, si ) pour finalement mettre pied à terre quelques minutes à cinq mètres du premier single. Nous voilà sur le causse. Nous longeons la falaise pendant de nombreux kilomètres sur un single de rêve (et dun !) qui permet à Claude de me distancer quelques temps avant que je ne revienne (comme une bombe ! Soyons modeste, que diable !)(et pis dabord cétait parce que ma chaîne avait déraillé et pis quaprès je métais fait bouchonner ! !). Premier ravitaillement. Claude est rudement content de son vélo qui, pour une fois, marche comme une horloge. JC, encore à la bourre, se pointe 4 ou 5 minutes plus tard, suivi de Nico.

Un
Jean-Claude en plaien nature
Nous repartons ensemble, ou
plutôt ils repartent ensemble, tandis que je tape la discute
avec un heureux possesseur de Strike 10. Voilà la première
descente. JC senflamme, rate dun bon mètre et
malgré un superbe freinage, le single qui remonte. Claude me dit
" vas-y, passe " et jentame donc la
montée. Nous rejoignons de larges chemins ocres plus roulants
où Tic-Tac se déchaîne. On enchaîne les virages à droite
puis à gauche.
Un Cannondale se la pète. Sanction immédiate : JC le tasse
dans virage suivant. On ne rigole pas avec le Bikers
Club ! Cest ainsi que nous rejoignons le second
ravitaillement. Nico, toujours égal à lui-même (un exemple de
régularité) arrive à son tour pour nous annoncer que le Claude
sest pris une gaufre au bas de la descente au moment du
passage du single. Nous saurons plus tard quil y a laissé
une clavicule. Nous voilà plus que trois !
Nous repartons donc groupé, pas pour longtemps, puisque Tic-Tac et moi partons en éclairage, avant dêtre stoppés par une crevaison lente du nouveau pneu SPE de mon acolyte. Réparation dune quinzaine de minutes. Nico nous double (" Je marrête pas, vous allez me rejoindre ". Tu parles, Charles ! ! ! ) Cest reparti. JC double un gars en bleu qui moi, me bouchonne. Longue descente. Le bleu (si jose dire) descend mieux que moi. Jessaie de ne pas lâcher prise et là grosse faute : je ne vois pas arriver une sorte de marche avec des grosses pierres un peu partout sur le côté, et PAF larrière du spad rebondit comme une balle sur les pierres qui viennent faire connaissance avec ma jante. " Ouf, heureusement que jai du tubeless sinon jaurai pincé. Ah bah non, tiens ! Jsuis crevé ". Réparation avec une chambre à air (le pneu est mort vu que lun des trous est au niveau de la tringle) pendant 5 à 10 minutes. Va falloir batailler ferme pour revenir sur JC. Le parcours descend alors dans les gorges de la Jonte pour remonter. Jeffectue cette grimpette de quelques kilomètres sur un rythme si effréné que les quelques bikers qui tentent de me suivre lâchent rapidement prise (oui, je sais, au royaume des aveugles, le roi est borgne !). Cette montée se compose dun large chemin très pentu, puis dune petite route et enfin dun single où je mets pied à terre quà seulement deux reprises (dune part parce que je ne suis pas trialiste et dautre part parce que, trois comiques ont décidé de ne pas me laisser passer, alors que dautres mencourageaient et ça cest quand même mieux et en plus super sympa). Jarrive enfin au ravito que JC sapprêtait à quitter.
Il fait froid (vent et nuages) et JC congelé, décrète que je le rattraperai plus tard donc il sen va. Arrêt de deux minutes et cest repartit. Seulement, il va bien me falloir 10 bornes pour à lagonie (yavait qua pas faire le malin dans la côte précédente) revenir sur JC. Nous arrivons au ravito ou le choix de faire 100 ou 125 bornes simpose. The Tic-Tac Family est déjà là ainsi que Nico qui repart illico presto. Une légère bruine nous tombe dessus et je dois dire que je ne suis pas très enthousiasmé à lidée de faire une boucle supplémentaire de 25 kms. Mais le choix est fait : nous partons sur la boucle mais sil pleut, demi-tour et on rentre en voiture. JC prend alors les choses en main. Et je suis totalement à louest. Nous ne rencontrons personne sur la première moitié de la boucle où quelques portages simposent (" dabord on nest pas venu rouler dans la boue ! ! ! ") Lénergie me revient en même temps que le soleil réapparaît (rapport de cause à effet ?).
![]() Le parcours passe près d'un joli prieuré |
Arrêt discute et photo
à côté dun ancien prieuré. Un groupe revient sur nous. Nous repartons avec lui. Pas pour longtemps puisque JC se déchaîne une nouvelle fois et lâche, un par un, tous nos éphémères compagnons de route (sauf moi, faut pas rêver !) Nous arrivons, après 100 kms au point de départ de la boucle des 25 kms où nous retrouvons une fois de plus Nico qui, magnanime, daigne nous attendre cette fois-ci. |
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Cette partie
du parcours est tout simplement un rêve :
enchaînement de singles, de légères montées et de
belles descentes. Nico part fort dans la première descente : il descend bien, le bougre. Je tente de le suivre tant bien que mal en trajectant à mort comme diraient certains mais en bouchonnant quand même le Tic-Tac qui a des fourmies dans les jambes. Pas pour longtemps : le dernier ravito nest pas loin, mais il est en haut dune belle route bien goudronnée où je lâche mes deux compères et surtout un JC dans une mauvaise passe. |
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Si nous avions eu froid durant une
bonne partie de la rando, à partir de maintenant il fait
carrément chaud et les maillots en Coolmax sont les bienvenus.
Larrêt est, cette fois-ci, un peu plus long, histoire de
correctement recharger les batteries avant le rush final.
De grands chemins plus ou moins vallonnés et de sympathiques singles se succèdent à un rythme cool et ce jusquà un gros coup de cul pierreux où Nico lâche prise. Encore quelques singles où JC me dira plus tard ne pas avoir mis le pied à terre parce que je lui collait la roue arrière (Quand on veut, on peut ! !). Cest maintenant quintervient le moment danthologie du parcours : une descente hyper pentue, certes large dans labsolu, mais en fait composée dune trace au centre gravillonneuse encadrée par de gros cailloux bien casse-gueule. Le problème cest que lerreur se paie cash dans ce genre dendroit. Pas un seul vététiste sur son spad et je me sens bien faire comme eux ! ! Que nenni : Tic-Tac nhésite pas et entame la descente. Bon, ben va falloir y aller, alors ! Cest parti, slalom entre cailloux et participants à pied pas tous bien placés et conscients (un maillot à pois sans casque ).
![]() Ravitaillement à la volée pour Jean-Claude |
Deux petits tout droit
rattrapés de justesse et nous arrivons enfin dans la
vallée où un arrêt cueillette de cerises
simpose. Le meilleur grimpeur à pois nous repasse. Nous repartons. Je me sens plutôt bien (leffet psychologique de la fin de parcours). |
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Toujours est-il quune petite
côte se pointe : je laisse sur place JC. Ah m
, ça
continue. Pas grave, même pas mal aux jambes. A chaque
vététiste passé, je tombe une dent. Pour rigoler. ça monte
toujours. Ah tiens, notre Richard Virenque est une nouvelle fois
à pied
Une dernière belle descente enquillée à fond et
cest le retour sur Millau.
La foule est là qui nous acclame. (NDWM: ça va les chevilles?...)
Zut, jai pas pris le bon côté des banderoles. Demi-tour
et retour dans le bon chenal. Pas grave, lami JC sest
quand même pris ses deux minutes.
Nico ne tarde pas, toujours régulier et fringant.
Il est temps maintenant de prendre des nouvelles de Claude. Il nest pas passé inaperçu et nous sommes vite rassurés : il est à lhôpital. Nico et moi partons manger tandis que JC retourne à lhôtel prendre une douche. Claude puis plus tard JC nous rejoignent. Un petit tour du côté des photos et nous rentrons à lhôtel. Douche, repas dans une pizzeria du coin, dodo. Fin de journée.
LUNDI 4 JUIN
Réveil vers 7h30, il me semble. Nous déjeunons rapidement, chargeons la voiture. Nous sommes prêt à partir vers 9h alors que JC dort toujours. Nous quittons Millau heureux de notre week-end.
A75. Coup de téléphone. Jean-Claude au bout du mobile. Il nous apprend que Claude est franchement déçu de la chauffeuse promise par son assurance pour rentrer chez lui : ce serait plutôt, côté mensuration 90-100-90 et surtout elle aurait la moustache et du poil aux pattes Une belle histoire damour qui prend fin !6.
Loïc 09/07/2001
| POLAR | |
| Temp roulé : | 8h05'41" |
| Moyenne: | 15,4km/h |
| Distance: | 124,6km |
| Vitesse max.: | 55,6km/h |
Dernière mise à jour : mardi 10 juillet 2001 08:27