Sujet: Résumé de la Forestière 19.09 17h40 Auteur: Alexandre Trajan Bonjour à tous, Voici un petit résumé de mon week end forestière. Départ de Strasbourg samedi matin avec la bande des Sangliers Roulants, on arrive à Oyonnax dans l'après-midi, on plante nos tentes au camping de Chancia (camping au bord du lac dans un très chouette cadre malgrés les *%`%$°@&# qui nous ont empêché de dormir) On va voir le salon, et là grosse déception, c'est plutôt nul. Il y a peu de stand, dans un hall mal éclairé, et un animateur du style aumonier. On prend nos dossards, on bave un peu devant les quelques stands (notament la gamme 2002 des X-Control et le Scott G-Zero Strike), et on retourne au camping pour faire la popotte et se reposer un peu. Dimanche, réveil 5h pour être au départ des bus à 6h15. On charge les vélos dans un semi-remorque avec un carton entre deux vélos pour les protéger, puis on prend le bus qui nous mène à Lamoura pour le départ de notre rando de 85km. Le ciel est bas et sombre, rien de bien réjouissant. Arrivée à Lamoura, on retrouve Julien du NG qui se joint à notre groupe pour prendre le départ. On fait partie de la dernière vague car on s'y est pris tard pour les inscriptions. Il y a 1000 gus qui font la queue devant nous pour partir toutes les 5 minutes par vagues de 200. Départ sympatique sous la pluie qui tombe doucement au rythme de la Chauvauchée des Walikirie de Wagner (vous savez, la même que dans Apocalypse Now), sous les applaudissement des spectateurs. Après quelques centaines de mètres de goudrons puis de piste, on attaque une montée dans de la boue comme je n'en ai jamais vu (et pourtant, je n'habite pas à Draguignan). Ca colle, en moins d'un km, la boue est partout, les roues frottent, tout le monde s'arrête tous les 200m pour débourer et on finit par pousser les vélos avec la roue arrière bloquée, sous une pluie qui redouble. Une boucle de 8km nous ramène à Lamoura pour la suite du parcours. Il y a moins de boue, mais cela reste franchement gras. On seprend alors une méchante averse de grésils qui rebondissent sur le casque. Pas glop, au moins, cela mouille moins que la pluie. On continue les parcours, à chaque montée un peu raide, passage un peu technique avec des racines cachées sous la boue, descente un poil raide, on est obligé de passer à pied car il y a toujours quelqu'un qui bloque le passage parce qu'il n'est pas à l'aise. Bref, ça roule pas, on est tous à la queue leu leu dans la boue jusqu'aux oreilles et sous la pluie. Ce qui est pénible, c'est qu'on ne oeut pas rouler ensemble avec les potes, il y a beaucoup trop de monde autour de nous. On arrive au premier ravitaillement, sur la fin on arrivait mieux à rouler. On mange un peu, du fromage, du thé, du pain d'épice, rien d'extraodinaire. Les 1000 gus devant nous ne nous ont pas laissé grand chose. On se prend une autre averse de grésil. Je prends mon portable inquiet par la situation météo (de si fortes averses le matin me laissent présager de l'orage de grêle l'après-midi), et j'appelle les collègues de la météo de strasbourg pour savoir ce qui nous attend. Ce n'est pas réjouissant, traîne de nord-ouest active qui bloque sur le Jura, toute la journée avec une courte acalmie. On continue et on s'aperçoit que l'on est au départ de la rando des 70 km, et que les chemins sont encore plus encombrés. C'est marrant parce que eux qui viennent de partir sont tous propres alors que nous sommes couverts de boue de la tête aux pieds. L'acalmie arrive, il ne pleut presque plus mais il est impossible de rouler tant il y a de monde. On arrive à un grande montée que l'on fait tous à pied parce que c'est bien trop raide et gras. On arrive en haut au bout de 40 minutes environ, et on repart sur nos vélos. Il est toujours impossible de rouler, on met très souvent pied à terre, on attends parfois parfois 5 bonnes minutes devant un petit goulet technique, certains s'énervent et font du forcing, d'autres descendent à vélos dans despassages gras où tout le monde ets à pied, il s'en suit des téléscopages, des enguelades, des grognements, mais globalement, l'ambiance est qund même assez bonne entre les cyclistes. On sort des blagues, la boue c'est bon pour la peau... Il y a aussi pas mal de spectateurs qui de raréfient avec la pluie mais qui sont sympas en nous encourageant de bon coeur, parfois avec des cloches, des chansons paillardes et d'autres trucs marrants. On arrive à un autre ravitaillement, cela fait 35 km qu'on roule, il nous en reste 50, on est trempés, la pluie redouble, il n'y a presque plus rien à manger, on en a tous marre de faire les zouaves dans la boue à ne pas pouvoir rouler, être obligés de passer les passages intéressants à pied (on a du marcher en tout 10 à 15 km...), de se faire doubler à ras le cuissard, Jérémie s'est fait percuter deux fois car il y va doucement dans les descentes. On décide donc d'abandonner. Damien et Julien sont devant, ils ont visiblement envie de finir. C'est là que le calvaire commence car il y a énormément d'abandon t l'organisation ne l'avait pas du tout prévu. Des bus vont venir nous chercher, on les attends... On fait la queue pour nettoyer les vélos, 2 jets d'eau pour 100 vélos, ensuite on met tous les vélos dans un coin, un camion va venir les chercher. Et on attends. Un bus arrive, il est pris d'assaut, on arrive pas à monter dedans, alors on continue à attendre, on est mouillé et on a froid? Aucun bus ne vient. Les vélos ont été emporté, on est donc coincé (on aurait pu faire 35km de route pour rentrer). En fait tous les bus sont remplis au ravitaillement suivant où la majorité des gens ont abandonné (en fait beuacoup ont été neutralisés, les conditions rendant la progression trop lente). On attend, on attend. Ils nous font finalement monté dans la remorque d'un camion de 30m3 pour nous amener là où sont regroupés tous les vttistes. 10km come du bétails à ne pas voir quand ça tourne et quand ça freine... L'organisation a pris des risques sur ce coup là... On arrive à la Pesse, et on attend à nouveau. Les bus arrivent et sont remplis en moins de 2. Les vélos sont laissé presque à l'bandon, n'importe qui aurait pu se servir en Raven, FSR Comp, X-Control, G-Zero, Sunn Neuro et tous les autres beaux vélos qui trainaient par centaines. A l'arrivée, c'était encore pire, les vélos étaient débarqués à Oyonnax à la criée, à mon avis il y en a plein qui ont disparu. Heureusement, un de nos potes a pris le premier bus et a pu réceptionner nos vélos. Nous sommes arrivés à 19h à Oyonnax, soit 5h après avoir abandonné... Autant dire que je ne viendrai pas l'an prochain. La Forestière peut être sympa, mais sur un sol sec et à condition de partir dans les deux premières vagues de chaque rando. C'était mapremière expérience de randonnée de masse, je trouve que cela dénature complètement le vtt. L'ambiance y est plutôt bonne, mais il est impossible de rouler avec ses potes, voir de rouler tout court. A priori, la free-raid était beucoup mieux réussie. C'est Thomas Ditsch qui a gagné la course des 100km en 4h40 à 21,29 km/h de moyenne (soit 1h de plus que l'an dernier) Voilà, vu la tartine, je ne relis pas... _______________ Alexandre Trajan http://ccaa.agat.net/ Enlever le hic pour m'écrire