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| A peine une
semaine de passée pour se remettre des 100bornes de
" La Forestière " et il faut déjà remettre le couvert pour " La Gamelle Trophy ", un parcours de seulement 55 petits kilomètres mais généralement assez physique et cassant. L'an dernier, je n'ai pu
prendre le départ de la 12ème édition de
cette belle course car nous avons profité du passage à
100km de La Forestière, raid sur lequel nous n'avions
pas encore posé nos crampons. La pluviosité sarthoise est observée à la loupe toute la semaine précédant l'épreuve. Les infos parentales et quelques échanges d'email avec Ludo de l'équipe organisatrice de Tourisme & Aventure me donnent aussi une bonne indication de l'état du terrain ; l'édition 2001 devrait renouer avec la poussière. Jeudi 20/09 Préparation du
spad. Après la bouillasse de La Forestière, celui-ci
n'a pas trop souffert. Juste à huiler la mécanique et
remplacer la gaine RideOn de frein arrière. Elle aura
fait la saison 2001. Vendredi 21/09 La matinée de
boulot terminée, je prépare mes affaires et prends la
direction de ma province natale en passant par les
petites routes. Une demi-heure de plus mais la campagne
est plus sympa et le pilotage y est moins endormant que
sur l'autoroute, et en plus ça revient moins cher. Samedi 22/09 Le soleil brille,
le ciel est bleu mais le mercure ne dépasse pas les
10°C. Déjeuner rapide
lapin-pâtes puis je file au ciné me faire une
après-midi Vidocq. Pas mal au niveau images,
effets spéciaux. Dimanche 23/09 8h58,
réveil : C'est cool les courses avec départ
l'après-midi, surtout lorsque l'on habite tout proche. Les années
passées, nous étions conviés à nous garer sur un
grand parking dans un champ situé assez loin de l'étang
de Sillé où se tenait l'aire d'arrivée/départ. Cette
année je compte bien me poser sur le parking situé en
face du Lac et j'ai emmené la carte IGN au 25000ème
pour passer par les petites routes pour mener à bien
l'opération. Un vent frais balaye l'air. Je vais
récupérer ma plaque de cadre. Un beau N°10 résultant
d'une inscription envoyée avant même la parution de la
plaquette d'inscription. Avec ce numéro, j'ai droit au
départ en première ligne avec Jérôme Chiotti et
d'autres pointures. Je termine mon
équipement en bourrant mes poches de barres et tubes de
sucres rapides, pas question de s'arrêter aux ravitos. Treize minutes plus tard nous parvenons au bout de la route. Ici commence Rochebrune. Un concentré de cailloux, racines, pentes fortes montantes et descendantes et une super vue sur la forêt de Sillé lorsque l'on se trouve sur le promontoire opposé. La cohorte des randonneurs remonte péniblement avant de redescendre par un sentier un peu technique. Nous faisons
demi-tour. On repère les lignes de départ. Y'a un numéro. " C'est où la correspondance N° de plaque et N° de ligne ? " Au car podium. On y va. Je m'y attendais un peu. Mon beau N°10 me place en première ligne. Pour Loïc c'est moins cool. Comme il a demandé tardivement son inscription, son numéro le place en 4ème ligne ; va falloir qu'il speed un max au départ pour éviter l'engorgement. Retour devant les barrières à attendre la mise en grille. Le soleil commence à réchauffer l'air. Je retrouve PinPin puis la Marie et Francky des Koyotes. Un petit bonjour à Patrice qui se retrouve avec Papy dans la vague de départ du 40km. La barrière
s'ouvre et nous rentrons sur la ligne de départ après
avoir été pointé. J'aperçois Ludo de Tourisme &
Aventure et échange quelques mots avec lui. Les photographes immortalisent la ligne de départ. J'aurais peut être ma tronche à la une du Maine Libre cette année ? On peut rêver.
Nous poirotons au soleil en attendant l'heure du départ. Le POLAR indique 28°C au soleil. Finalement, je suis peut-être un peu couvert. J'aurais du éviter les manches longues. On verra bien en fin de parcours quand la fraîcheur du sous-bois reprendra son droit. J'ai déjà testé. La pression monte. Plus que quelques secondes avant le rush. Armement du POLAR, le doigt prêt à topper le start. 5..4..3..2..1. La corne de brume résonne, la meute s'élance. Des avions me passent des deux cotés, je décolle à mon tour. Départ hyper fast comme d'hab. Gros nuage de poussière jusqu'à l'orée du bois où le premier virage cause un petit ralentissement avant que le troupeau reparte de plus belle. Le cardio est passé en quelques secondes de 93 à 180 et l'aiguille va rester collée un bon moment au taquet. On joue des
bordures pour passer les plus lents. Des coups de gueule,
des jurons pour ceux qui se retrouvent bloqués sur une
racine. L'allure est toujours vive ; les sentiers, les allées, les montées et descentes se succèdent à un rythme élevé. Pas trop le temps encore d'admirer le paysage. Pour le moment, c'est nez dans le guidon afin de mettre le plus d'écart possible avec la masse des coureurs poursuivants. Je suis parti un peu vite - plus habitué au start rapide des petites courses - et j'ai un début de point de coté sous les côtes. J'essaye de me calmer mais l'affichage du cardio reste dans les hauteurs Petite descente et j'aperçois en bas un gué avec une zone boueuse tout autour. Les coureurs devant moi évitent de passer tout droit [alors qu'en repassant à cet endroit plus tard ça passait sans problème, au milieu, dans 3cm d'eau]. je les suis. Mauvais plan ; grosses racines humides de ce coté et on doit mettre pied à terre. Un peu de course à pied sur 20m puis je remonte en selle. Remarques de spectateurs placés à cet endroit " ils ont même pas le temps de changer de vitesse ". J'entends aussi un " Allez Neauphle ! " Pas eu le temps de voir l'admirateur. Montée régulière, plateau milieu. Je double. Plus loin, une
belle descente caillouteuse à découvert. Premières
crevaisons. Des mosquitos, normal. Nouveaux sentiers sympa cheminant dans les bois, parfois étroits, en jonglant entre les racines. Je commence déjà à avoir mal au dos, je tire trop fort. Au bout de 12,9km et 37 minutes de course, je reconnais l'approche de l'aire d'arrivée où nous passons une zone technique avec succession de petites bosses et trous -usant- pour repasser sur la ligne de départ avant de rentrer dans le sous-bois. J'ai calmé mon ardeur, il faut en garder un peu sous la pédale sur ce parcours agrémenté de belles petites bosses, rien d'insurmontable mais usantes par répétition. Suite de singles plus ou moins encaissés où l'on peut pédaler à fond en prenant des appuis marqués aux virages, quelques rares grandes allées pour se reposer mais une impression générale de ne pas trouver d'endroits pour se reposer lorsque l'on se donne à fond. Kilomètre 16,99 ; un sentier, une racine mal placée, ma roue avant butte et je me rattrape in extremis. Même scénario 800m plus loin. La fatigue, déjà plus les idées claires. Tiens des lapins roses. Une belle pente, déjà des marcheurs alors que ça passe sur le plateau milieu. Mauviettes. La forêt est bien jolie avec tous ces rayons de soleil passant au travers du feuillage des gros chênes. Une belle descente, peut-être un peu de repos. Le compteur dépasse le 40 mais pas pour longtemps, il faut remonter. Scène identique à trois reprises. Mon dos se manifeste, je cherche des positions de relaxation mais c'est pas évident. Je monte quelques petites pentes en danseuse, cela semble décontracter un peut tout cela. Belle descente dans un sentier encaissé, je taxe un semi-rigide. Trop vite, flèche à droite et rubalise en travers du chemin d'en face. C'était trop beau, il faut remonter et j'ai pas pu anticiper le passage des vitesses. Je suis pas le seul et deux poursuivants arrivent peu après et se payent aussi le freinage d'urgence. Nous voyons en remonter un autre qui n'a pas vu la rubalise et qui est passé dessous. Je lève l'arrière de mon spad pour pédaler manuellement afin de passer la chaîne sur le grand pignon puis je remonte en selle et remonte péniblement le chemin car je tire trop gros au début. Profil plus cool, on arrive à rouler un peu et la moyenne augmente avec des chemins et allées large où la plaque fait merveille. Nous sortons un moment de la forêt pour rouler sur un chouilla de goudron et de chemins non loin de Condé puis nous remontons un chemin pierreux en plein soleil. Je rattrape puis dépasse des coureurs déjà plus très frais. " T'as combien de kilomètres au compteur ? " Je lui réponds un " Je ne sais pas. J'ai pas mis le compteur " car j'ai pas le temps (et le terrain accidenté à ce moment ne s'y prête pas trop) d'appuyer sur le bouton qui va bien du POLAR pour faire apparaître la distance. De toute façon mon gars, à cet endroit y doit bien te rester 20 bornes à souffrir... Nous commençons la remontée vers le Saut du Cerf, en passant à un moment par un sentier en dévers sur une terre de bruyère très meuble qui nous mène sur une descente bien pentue dont je fais la première partie sur le spad mais au premier virage je décide de poursuivre pédibus les 20m restants lorsque je constate que les freins ne servent plus, le pneu n'ayant plus aucune accroche sur cette terre. Un coureur plus téméraire passera l'obstacle sur le spad. Une montée à découvert au soleil nous mène au Saut du Cerf puis nouvelle descente avant de remonter en suivant un petit sentier en lacets aux virages très serrés, mais qui se passe tout sur le spad ; je double des pédibus. Des spectateurs, nous arrivons à Rochebrune. Un petit tour sur le promontoire donnant une très belle vue puis on plonge dans un sentier au début lézardé de grosses racines mais ça passe sur le spad. Un gus me laisse passer. Le sentier suit la pente en descendant avec des virages en épingles, des racines et des cailloux. J'arrive à presque tous les passer sur le vélo en dehors de deux virages sur la droite. Toujours mon mauvais coté. Descente terminée, on suit un chemin où il faut zigzaguer entre les cailloux avant d'arriver à un gué avec de gros cailloux humides et un pont en rondins complètement défoncé. J'opte pour le passage à pied pour éviter la glissade imprévue. Maintenant il faut remonter jusqu'au point où se termine la route que j'ai montrée à Loïc lors de l'échauffement. Petit plateau. Je monte tranquillement, dépasse des pédibus. Un passage plus sec, je m'avance sur l'avant et passe sans problème alors que d'autres coureurs parvenus jusqu'ici sur leur vélo préfèrent la séance marche. Lopettes. Montée terminée, on suit maintenant un petit chemin sentier étroit et bien parsemé de beaux cailloux. Une marche caillouteuse, je la reconnais mais ce ne sera pas encore cette fois ci que j'arriverais à la passer. La pente s'accentue et nous descendons avec des virages en lacets serrés, des racines placées où il faut. Un vététiste me laisse passer, je trace et passe tout sur le spad jusqu'au dernier virage en dévers avec les racines dans le mauvais sens. A pied quelques mètres. Nous sommes maintenant au fond de la gorge, terrain gras avec les ruisseaux. Je cherche un passage évitant le bain de mélasse mais y'a pas le choix. Plouf ! Beuark ! Dix mètres, le bourbier se termine. Maintenant va falloir remonter. Dans la pente je m'aperçois que le POLAR vient de s'arrêter. J'ai du appuyer sur le Stop lorsque j'ai buté sur les pierres en bas. ReStart. La petite bosse se termine, j'y ai encore largué des pédibus. Descente rapide, tout à coup un bruit dans la roue avant, genre rayon out mais plus sourd. Je m'arrête sur le bord, regarde la roue. Tous les rayons sont en place, pas de branche coincée. Je roule 5m, même bruit. Nouvel arrêt. Je constate que le rilsan qui tenait le capteur de vitesse POLAR a cédé et cogne contre les rayons. Je tire celui-ci, le tord puis le coince. En selle. On traverse la route forestière, un chemin mène à un ravito où des bénévoles nous présentent boisson, quartiers d'orange et autres trucs solides. Merci, rien pour moi. Je trace alors que des coureurs moins frais s'arrêtent. Nous cheminons dans le bois, on passe près du Cul d'Oison puis nous suivons une allée avant de la quitter pour traverser de nouveau la route forestière. En face une pente assez longue et sympa où les spectateurs nous encouragent. Je dépasse encore des coureurs et largue à nouveau un gus qui tente de me suivre. On tourne à droite, descente courte, puis à gauche pour remonter un peu avant de de suivre un chemin un peu tape cul le long d'un grillage. Je dépasse une charmante demoiselle ; C'est con on est en course, pas le temps de folâtrer. Nous suivons des chemins qui nous rapprochent un peu de la civilisation en passant près d'une ancienne carrière, puis au bord de l'étang des Molières. Nous longeons l'étang de Sillé sur la large allée bien roulante où j'aperçois la marie des Koyotes. Elle passe la plaque et accélère croyant larrivée proche et me distance un peu [ j'ai les cuisses qui ont du mal à suivre les rythmes élevés maintenant]. Spécialité de la Gamelle ; tu crois que t'as terminé en te rapprochant de l'aire d'arrivée où tu entends les bruits de spectateurs et de sono mais il te faut repartir pour un dernier petit tour dans le bois avec les petites bosses qui vont bien... Je rattrape la Marie peu après avoir quitté l'allée ultra roulante. " Appui sur les pédales la Marie ! " On traverse la route, raidillon en face. Petit plateau. Je passe sur la gauche. Des spectateurs nous encouragent. Raidillon terminé avec succès, pas la même chose pour la Marie qu'a coincée au milieu. By ! Le parcours serpente dans le sous bois. Tiens un maillot Biker's, c'est papy. " Ca va ? " " Nan ! J'ai des crampes depuis 25 bornes" Je passe. On roule à proximité de l'étang du Moulin avant de retomber sur une partie de la boucle initiale. Donc re-traversée du gué. Le coureur derrière moi : " qui tente le passage ? ". Je tente le milieu cette fois, doucement, ça passe sans aucun problème ; l'eau noire n'est profonde que de 3cm et le sol est plat. On se tape la petite remontée en face, puis une autre plus pentue où je dépose à nouveau des coureurs explosés. Un chien me dépasse à gauche en trombe. Quel con ! De nouveau le
sentier aux racines, je bute à nouveau et bloque sur la
même racine. M... La zone technique avec bosses et trous, c'est le final. Personne derrière, ça va. Avant dernier virage, un gus devant moi roule tranquille. Pardon ! Y bouge pas le couillon et il accélère en plus. Le dernier virage en épingle passé, je pousse le moteur et largue l'imprudent pour foncer vers la ligne d'arrivée. Ouf ! Terminé, j'en ai plein le dos. La Gamelle est vraiment une super course sur un superbe parcours mais très cassant, même avec mon TouMou ça tabasse dur. Un coureur en semi-rigide qui me suivait à distance depuis un moment n'a pas pu me reprendre, il me dit avoir bien dégusté surtout dans un des chemins tout défoncés. Je me repose un peu, puis direction le ravito ou j'avale un godet de Coke, un de jus d'orange et dévore un petit pain au chocolat. François Forge arrive à son tour. Il m'avait doublé au début puis je l'ai passé dans une descente où il a crevé. Loïc arrive douze
minutes après moi, avec des crampes. C'est pas tout ça
mais il faut maintenant songer à s'en retourner dans
notre région parisienne. Je lance une machine à linge, je dévore, un bout de Capital à la TV puis dodo avant la fin. Pédalator 24/09/2001 |

Le
scratch 25km
Le
scratch 40km
Le scratch 55km
| POLAR S710 | MIN. | MAX. | MOY. | |
| Temp roulé : | 1h58/1h03'54" | |||
| Temp total : | 3h02' | |||
| Vitesse : | 44,6km/h | 17,6/18,9km/h | ||
| Distance: | pb
capteur arrêt à 36,6km |
- | - | - |
| Dénivellé positif: | 1630m 1105/525m |
|||
| Altitude: | - | 115m | 291m | 185m |
| Départ: | 13h | |||
| Température: | 14°C | 28°C | 15,5°C | |
| FC (37 ans): | 191/183bpm | 178/172bpm |
Suite à arrêt imprévu -caillou glissant - du POLAR peu après Rochebrune, les relevés ont été scindés en deux parties.
Le rilsan servant à fixer le capteur de vitesse n' a pas supporté le sol cassant. Arrêt du relevé à 36,6km.
Couple de chiffres A/B :
A = Parcours jusqu'à Rochebrune [13h-14h59]
B = Fin du parcours
Pneumatiques
: [ 0
crevaison ]
AV : SCHWALBE modèle Jimmy
Tubeless, 2.1'' gonflés à 2,4 bars.
(2055mm)
AR : MICHELIN modèle COMP-S
Tubeless, 2.1'' gonflés à 2,4 bars.

Patrice
en plein travail

Patrice

Pascal
et
Dominique

Loïc
![]() Pédalator |
![]() Pédalator se rattrape in extremis... 17Km : dans la descente vers l'étang de Jouteau |

Jean-Luc
Dernière mise à jour : vendredi 28 septembre 2001 19:17