Le Sanglier

dimanche 12 août 2001

La Roche des Arnauds (05)

Rando VTT 63km


SAMEDI 11 AOUT

Après une semaine passée à buller (à cause de la fatigue et du temps - les seuls trois jours de mauvais temps sur les Hautes-Alpes, j’y étais !) du côté d’Embrun (mis à part la veille où j’ai été me faire une superbe petite rando perso de 60 bornes du côté de Risoul/Vars - sites que je recommande) me voilà prêt, la voiture chargée, pour partir en direction de la Roche des Arnauds (15/20 bornes à l’Est de Gap) pour la rando " le Sanglier " longue de 63 kms.

Petit arrêt au Géant de Gap pour les nourritures terrestres et me voilà au camping de la Roche.
M...veulent pas de moi pour une nuit ! ! Maudits Hollandais (qui pullulent dans le coin) parce qu’il me semble bien que les gérants en sont... Faiblesse humaine.
Cinq kilomètres plus loin, le sympathique camping des
Sérigons m'accueille très aimablement malgré l'heure tardive (20h30). Je plante la tente, je mange, j’écoute le foot à la radio (je promets aux vététistes intégristes de ne plus recommencer !) et finalement je m'endors assez tardivement.

Le Camping des Sérigons

DIMANCHE 12 AOUT

Réveil matinal en ce beau dimanche d’août (voilà, ça c'est la phrase rituelle. Sans elle, on ne peut commencer quelconque récit...). Il est - quand même - 6h15. Le petit déjeuné est rapidement ingéré. L'enfilage de " l’habit de lumière " (marque déposée) est tout aussi rapide si bien que me voici filant dans mon automobile vers le lieu de rassemblement.
Je n'ai pas eu le courage de venir à vélo, surtout que, sans en avoir l'air, ça pèle sérieux ce matin ! ! !

L’inscription est passée avec succès pour la modique somme de 10 euros (donc 65FF - c'est moins modique, mais ça reste acceptable). Petite discussion avec les traceurs des parcours : " alors attention Hein ! le noir il est vachement dur, etc, etc. " C'est marrant, ça, on y a droit à tous les coups. Bon, 1900m de dénivelé pour 63 kms, ça reste faisable quand même.
Retour à la voiture. Je croise deux Endorphin.

Le dernier départ doit s’effectuer à 7h30. Je pars à 7h32.
La difficulté majeure se situe d'entrée : un col d'une dizaine de bornes minimum, le col de Conode (1789m),
avec pas moins de 850m de dénivelé positif à avaler. Les deux premiers kms sur bitume ne se passent pas trop mal.
Une grande piste s'y substitue, tantôt très pentue, tantôt beaucoup moins. Là, pour moi ça va vachement moins bien, surtout quand ça monte fort. Comme par hasard...
Après quelques kilomètres le parcours rouge bifurque à gauche en descente tandis que le noir emprunte la large piste de droite qui propose un pourcentage relativement important. Les tendons tirent toujours. Une pause s'impose. C'est le problème quand on part à froid sur un long col. Après 1 minute d'arrêt, c'est repartit. Et là, changement de programme : plus de vilaines douleurs (que des bonnes...). La vitesse augmente de 2km/h. Le col apparaît enfin, alors que je reviens sur une demi-douzaine de participants (y'en a un qui est revenu sur moi, mais bon c'est le champion de Provence vétéran - si j'ai bien compris - alors bon on en parle pas trop...).
Des bouteilles d’eau sont adossées sur la croix qui symbolise le col. Je bois un verre et je repars juste avant la dizaine de vététistes qui aurait risqué de me bouchonner sur le single qui suit.

Le single qui suit, parlons-en justement. Une merveille. Tout d’abord à flanc de montagne où quelques passages très aériens (coucou PEDALATOR) m'obligent à porter le vélo (coucou Loïc...), puis vertigineux, sinueux, majestueux, fabuleux, sirupeux (Ah ! Non ça, ça ne colle pas !) pour rejoindre une piste plus large et le premier vrai ravito.
Que du bonheur ! ! ! Pilotes approximatifs, s'abstenir...

Ce premier ravitaillement est, au même titre que seront les deux prochains, en tous points parfait.
Dans le désordre : pâtes de fruits, fromages, fruits, gâteaux, eau, banga, sandwichs, saucisson et j’en oublie sûrement.
Séance photo et bavardages. Je donne même le nom du présent site Internet à un autochtone organisateur en lui disant qu'un compte rendu y sera inscrit dans peu de temps (sic).
Alors que je m'apprête à quitter ce premier point d'eau, qu'elle ne fut pas ma surprise de rencontrer Laurent de Barcelonette (04) avec qui j’avais déjà roulé l'année dernière sur une autre rando. Il est accompagné de son pote Jean-Louis. Je décide de finir la rando avec eux.

200 mètres après le ravito, une autre descente hyper technique se présente.
Nous slalomons entre les participants à pied. Laurent prend le large (il descend toujours aussi bien, le bougre ! ! Je me souviens avoir pris au moins 5 minutes dans la première descente l'année dernière) tandis que Jean-Louis - qui reprend le VTT après une hernie discale - se bûche une première fois (une petite). Je passe devant et rejoins Laurent juste après avoir passé un torrent. Jean-louis se pointe un peu plus tard. Il s'est gaufré une deuxième fois (moyennement). Nous repartons.

Le parcours est plat pendant quelques kilomètres mais pas inintéressant. Petits singles entrecoupés de beaux chemins en sous-bois. Nous traversons le camping où je me suis posé. Nous avons parcouru une vingtaine de kilomètres.
Retour " ambiance Sésame " en traversant la rivière le Petit Buëch avant de déboucher sur le deuxième ravitaillement.

Jean-Louis, un peu à court de forme, nous dit de partir, de ne pas l'attendre. Ce que nous faisons.
Nous ne reverrons plus notre compère.

Le parcours est vraiment sensationnel. Nous enchaînons les montées sur larges chemins avec les descentes techniques sur des singles de rêve mais aussi de sèches montées sur sentiers relativement étroits avec des descentes rapides où nos deux semi-rigides pourrissent sans problème des tout mous (mazette ! quel intérieur...). Du joli travail quoi ! !
Bon d’accord, c'était peut-être leur pilotage qui était " tout mou ".

Deuxième ravito. Longue pause pour attendre Jean-Louis qui n'arrive désespérément pas.

Nous continuons finalement notre petit bonhomme de chemin, sans voir sur la gauche la bifurcation.
Le chemin monte, d'abord large où il offre une superbe vue (clic clac c'est Kodak) puis après une partie en sous-bois plate, il reprend de la pente et va en rétrécissant de plus en plus jusqu'à se confondre avec le lit d’un torrent puis disparaître.
Pt'êt ben qu'on s'est planté, non ? Un petit peu d'exploration. Non, vraiment ce n'est pas par-là.
Juste le temps de chercher mes lunettes qui ont joué les filles de l'air et nous rebroussons chemin.
Il aurait été dommage de rater le - je sens que je me répète - magnifique single à profil descendant, très technique aussi,
qui nous mène jusqu’au Petit Buëch devenu torrent à cet endroit.
Deux options s'offrent à nous pour le traverser : emprunter le minuscule pont (deux lattes de 15/20 cm de large) suspendu (donc qui bouge) ou bien traverser par le lit entre les rochers. Je choisis la première option - Quelle conn... ! Ce p... de pont n'arrête pas de bouger et surtout les deux lattes s'inclinent à gauche. Autrement dit, très casse-gueule. Bref grosse frayeur.
Laurent a lui choisi - intelligemment - l’autre voie. Le parcours remonte alors et emprunte un sentier très caillouteux et technique. Ici, c'est mon domaine. Laurent monte presque aussi vite que moi, mais......à pied.
Nous rejoignons une petite route bien pentue écrasée de soleil. Fatigue plus chaleur suffocante. Cocktail détonant.
Je roule aussi vite que sur le sentier précédent - Un chemin prend la suite pour nous mener sur le Serre la Pigne.

C'est une fois de plus un rapide single qui nous est proposé. J'ai pris la tête. Freinage d’urgence. Mauvaise direction. Hop, appui sur la roue avant, on bascule l'arrière du spad, changement de direction et c'est repartit (meuh non, c't'une blague...).
C'est repartit quand même mais sur La Roche des Arnauds (déjà) qui se présente alors que nous n'avons fait que 52 kms (avec 2 kms en trop).

12h30. Remise de la plaque, prise du tee-shirt (un beau vert...) et direction buffet, encore mieux achalandé que les ravitos auxquels j'accorde la note maximale et théorique de 5 étoiles.
Nous discutons en attendant Jean-Louis. 1/2 heure passe, pas de Jean-Louis.
Au bout d'une heure, Laurent part aux nouvelles. Résultat : il est à l'hôpital de Gap avec une petite ? ? fracture de la clavicule due à une troisième boîte (une grosse, celle-là).
Finalement je retourne à la voiture puis au camping. Douche, pliage de la tente et départ à 15h30 vers Beynes que j’atteindrai à 23h30. Dure journée...

Loïc à l'arrivée
Loïc à l'arrivée

Un parcours sensationnel, des ravitaillements à la hauteur, un accueil sympathique, de belles bikeuses.
Bref une super rando, seulement un peu courte, même si pour la forme du moment ces 52 kilomètres furent suffisants.
Le seul point noir est d’ailleurs ici : entre 63 et 50 kms (vérifiés auprès d'autres participants) il y a quand même une sacrée différence...

LOIC


Les données de Loïc

Temp: 4h00'50
Moyenne: 13,0km/h
Distance: 52,1km
Vitesse max.: 50,8km/h

La ROCHE DES ARNAUDS : 848 habitants

Site WEB consacré à ce village : http://www.multimania.com/michelclement/


Dernière mise à jour : samedi 29 septembre 2001 19:52

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