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Le Raid des Cadoles |
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DIMANCHE 1er JUILLET
Lever très matinal, vers
5h15, en cette belle première journée de juillet.
Alors quune partie des Biquets est partie dans les Alpes
sadonner à la descente / free-ride, jai décidé de
mon côté de découvrir lAube et plus précisément
Bar-sur-Seine et son Raid des Cadoles, long de 75kms.
Un coup de téléphone durant la semaine m'a permis davoir
de plus amples renseignements sur la rando et notamment le
premier départ à partir de 8h30. La personne, charmante mais
très bavarde, m'indique également que si le dénivelé positif
n'est pas important, le parcours agrémenté de nombreux singles
est tout de même exigeant (" surtout pour des
parisiens " Jesquisse un
sourire ! !). Dans tous les cas, le monsieur est
passionné et cest de bon augure.
Départ 6h de la maison à
bord de la Twingo maternelle. Arrêt à la station service. A86,
N104 puis A5 direction Troyes.
On quitte lautoroute. Il reste 23 kms pour arriver à
destination et je suis largement dans les temps.
Arrivée sur place à 8h15. Je pars confirmer et payer mon
inscription (60F plus 40F pour le repas) prise par téléphone.
Pas de LOIC sur la liste donc inscription (sans repas) sur place.
La gentillesse des gens fait que je passe sur la petite boulette
des organisateurs.
Direction voiture et préparatifs.
J'entend, ou plutôt je perçois, alors une discussion :
" Oh, regarde, le Biker's Club de Neauphle ! ".
Ca ne rigole plus maintenant, c'est la renommée Nationale !
8h45, prêt pour le départ. Il y a un peu de flottement. Je ne
sais pas s'il y a un départ groupé ou pas. Impression bizarre.
Je décide de m'élancer, il est 8h55.
Le début du parcours
longe la Seine quelques hectomètres avant d'escalader, à la
sortie du patelin, un coteau.
Un peu de montagnes russes et c'est le premier single qui se
pointe et pas n'importe quel single : long d'une quinzaine
de kilomètres, il s'achève au premier ravito et me permet de
doubler la quasi-totalité des participants.
C'est un très honnête ravito, tenu une fois de plus par de
sympathiques bénévoles, qui tombe à point : je commence
à avoir faim et mine de rien le single qui a précédé est
assez éprouvant étant donné quil ny a pas de
période de récup'.
Arrêt de dix minutes.
C'est repartit. Je passe
les deux participants juste devant moi. Dorénavant, il ny
a plus quune personne devant moi qui fait le 75 mais qui
est parti une demi-heure plus tôt. Ce sont toujours des singles
très techniques mais en courbe de niveaux qui se succèdent
entrecoupés de larges pistes tantôt montantes tantôt
descendantes.
On rejoint le parcours des 40kms.
C'est alors sur de larges pistes encadrant les vignes à
une allure non modérée : la plaque et une moyenne
oscillant entre 30 et 35 km/h.
Le parcours redescend dans la vallée au deuxième ravito (où
simultanément une fête de leau est organisée).
Je regarde un peu partout : rien qui ressemble à un
ravitaillement.
J'ai parcouru 32 kms, j'ai encore de leau (il commence à
faire très chaud). C'est pas grave, je repart.
Toujours la plaque et
séance de slalom entre les
" quarantenaires ".
Montée sèche. Un malin tente de saccrocher à la roue.
Pas très longtemps ! !
Virage à droite et un nouvel interminable single se présente
entrecoupé de plus ou moins longues parties roulantes. Nous
sommes au pays des cadoles - sorte dabri en pierres
entassées (y'a rien dans le Larousse et jai oublié de
demander aux autochtones) et de petits sentiers techniques les
relient les unes aux autres.
On quitte un moment ces charmants sentiers et les participants du
" 40 " pour une petite descente pas trop
pentue où je roule à vive allure. Y'a des ornières. Freinage
durgence car je ne suis pas dans la bonne. Un peu fort le
freinage et boum ! ! Les quatre fers en lair.
Tout va bien c'est repartit, mais je commence à manquer
sérieusement deau (50 kms de parcourus) et aussi un peu de
jambe. Je gère tranquillement jusqu'à la montée impossible
(réellement impossible celle-là : 45° avec gravillons et
marche. Même à pied elle est rude ! !.)
Bonheur ! En haut, un " porteur
deau " m'attend. Remplissage du bidon. Discussion
(" un prochain ravito à 5 ou 6 bornes ") et
roulez jeunesse !
Encore un large chemin puis de petits singles et je débouche sur
une énorme croix en pierre où plusieurs personnes semblent
pique-niquer.
J'aperçois même un Cannondale. Mais pas de ravito (56 kms). On
ne me dit rien, donc je ne marrête pas. Enfin si. Quelques
dizaines de mètres plus loin alors qu'un nouveau single se
profile, ma roue avant se dérobe au contact de gravillons
cachés sous les herbes épaisses. Et boum ! Nouvelle chute
avec cette fois-ci quelques égratignures sur le côté droit. La
roue arrière du spad tourne encore quand je me relève.
La suite nest une
fois de plus qu'une suite de grands chemins blancs et de singles
plus ou moins rapides.
Je me rend compte plus loin que nous avons rejoint le parcours
des 40 (" qu'est ce qui fait là celui-là à
bouchonner ? ").
Arrêt au cimetière pour faire le plein d'eau. La fin approche.
Une dernière bifurcation invite les randonneurs du 75 et du 40
à gravir une piste caillouteuse en forêt.
Je dépasse comme un avion (25km/h) trois randonneurs (10km/h à
tout casser) avant que le pourcentage ne s'accentue.
Cibles droit devant. Je passe le 24 dents (parce que ça monte
quand même un peu) et dépasse les trois gars dont un essaie une
fois de plus de s'accrocher (je sens son souffle rauque derrière
moi ! !).
Je tombe dent par dent pour finalement avoir sa peau. Non
mais !
Longue descente vers Bar sur Seine avant l'arrivée finale où
absolument personne ne m'attend !
Je retrouve le biker qui
était partit avant moi. Lui aussi n'a pas vu de ravitaillement,
mis à part le premier.
Pour le groupe qui arrive quelques dizaines de minute plus tard,
re-belote.
Le fin mot de lhistoire (aux dernières nouvelles) le
voici : les préposés aux ravitos ont été surpris de la
rapidité des concurrents.
Quand on sait que lon passait vers 11h / 11h 30 au
troisième, ça laisse rêveur. Bref, je me renseigne pour
pouvoir récupérer mes canettes de soda (vu que y'a personne, ce
ne fut pas une mince affaire), je discute quelques temps avec mon
unique prédécesseur (qui roule sur SPE) et je repart à bord de
ma Twingo (dabord dans le mauvais sens, une spécialité
chez moi).
En résumé, je dirais que
le parcours, bien que pas particulièrement difficile (du point
de vue du dénivelé), est assez sensationnel avec quasiment 40
ou 45 bornes de singles.
L'accueil, quand il y a quelqu'un, est aussi très chaleureux.
Par contre, et c'est un énorme point noir, la qualité des
ravito est tout à fait déplorable, surtout rapporté au prix de
linscription. Les organisateurs s'étonnent qu'après 4 ou
5 éditions le nombre des participants n'augmente pas.
Je pense qu'ils ont oublié un paramètre important : les
randonneurs non-occasionels (qui forme tout de même
lessentiel du peloton ) qui partent pour faire 75 ou 40
kms, se lèvent tôt, pédalent tôt et n'attendent pas 15 ou 16h
une éventuelle remise de prix.
C'est dommage, car sinon c'est une rando qui vaut vraiment le
coup.
Loïc 09/07/2001
| POLAR | |
| Temp roulé : | 4h14'03" |
| Temp total : | 4h29'36" |
| Moyenne: | 17,94km/h |
| Distance: | 75,96km |
| Vitesse max.: | 58,0km/h |
Dernière mise à jour : lundi 09 juillet 2001 22:16