Le Raid des Cadoles

Rando75km

01/07/2001 -  Bar sur Seine (10)

   

DIMANCHE 1er JUILLET

Lever très matinal, vers 5h15, en cette belle première journée de juillet.
Alors qu’une partie des Biquets est partie dans les Alpes s’adonner à la descente / free-ride, j’ai décidé de mon côté de découvrir l’Aube et plus précisément Bar-sur-Seine et son Raid des Cadoles, long de 75kms.
Un coup de téléphone durant la semaine m'a permis d’avoir de plus amples renseignements sur la rando et notamment le premier départ à partir de 8h30. La personne, charmante mais très bavarde, m'indique également que si le dénivelé positif n'est pas important, le parcours agrémenté de nombreux singles est tout de même exigeant (" surtout pour des parisiens " J’esquisse un sourire ! !). Dans tous les cas, le monsieur est passionné et c’est de bon augure.

Départ 6h de la maison à bord de la Twingo maternelle. Arrêt à la station service. A86, N104 puis A5 direction Troyes.
On quitte l’autoroute. Il reste 23 kms pour arriver à destination et je suis largement dans les temps.
Arrivée sur place à 8h15. Je pars confirmer et payer mon inscription (60F plus 40F pour le repas) prise par téléphone.
Pas de LOIC sur la liste donc inscription (sans repas) sur place. La gentillesse des gens fait que je passe sur la petite boulette des organisateurs.
Direction voiture et préparatifs.
J'entend, ou plutôt je perçois, alors une discussion : " Oh, regarde, le Biker's Club de Neauphle ! ".
Ca ne rigole plus maintenant, c'est la renommée Nationale !
8h45, prêt pour le départ. Il y a un peu de flottement. Je ne sais pas s'il y a un départ groupé ou pas. Impression bizarre.
Je décide de m'élancer, il est 8h55.

Le début du parcours longe la Seine quelques hectomètres avant d'escalader, à la sortie du patelin, un coteau.
Un peu de montagnes russes et c'est le premier single qui se pointe et pas n'importe quel single : long d'une quinzaine de kilomètres, il s'achève au premier ravito et me permet de doubler la quasi-totalité des participants.
C'est un très honnête ravito, tenu une fois de plus par de sympathiques bénévoles, qui tombe à point : je commence à avoir faim et mine de rien le single qui a précédé est assez éprouvant étant donné qu’il n’y a pas de période de récup'.
Arrêt de dix minutes.

C'est repartit. Je passe les deux participants juste devant moi. Dorénavant, il n’y a plus qu’une personne devant moi qui fait le 75 mais qui est parti une demi-heure plus tôt. Ce sont toujours des singles très techniques mais en courbe de niveaux qui se succèdent entrecoupés de larges pistes tantôt montantes tantôt descendantes.
On rejoint le parcours des 40kms.
C'’est alors sur de larges pistes encadrant les vignes à une allure non modérée : la plaque et une moyenne oscillant entre 30 et 35 km/h.
Le parcours redescend dans la vallée au deuxième ravito (où simultanément une fête de l’eau est organisée).
Je regarde un peu partout : rien qui ressemble à un ravitaillement.
J'ai parcouru 32 kms, j'ai encore de l’eau (il commence à faire très chaud). C'est pas grave, je repart.

Toujours la plaque et séance de slalom entre les " quarantenaires ".
Montée sèche. Un malin tente de s’accrocher à la roue. Pas très longtemps ! !
Virage à droite et un nouvel interminable single se présente entrecoupé de plus ou moins longues parties roulantes. Nous sommes au pays des cadoles - sorte d’abri en pierres entassées (y'a rien dans le Larousse et j’ai oublié de demander aux autochtones) et de petits sentiers techniques les relient les unes aux autres.
On quitte un moment ces charmants sentiers et les participants du " 40 " pour une petite descente pas trop pentue où je roule à vive allure. Y'a des ornières. Freinage d’urgence car je ne suis pas dans la bonne. Un peu fort le freinage et boum ! ! Les quatre fers en l’air.
Tout va bien c'est repartit, mais je commence à manquer sérieusement d’eau (50 kms de parcourus) et aussi un peu de jambe. Je gère tranquillement jusqu'à la montée impossible (réellement impossible celle-là : 45° avec gravillons et marche. Même à pied elle est rude ! !.) Bonheur ! En haut, un " porteur d’eau " m'attend. Remplissage du bidon. Discussion (" un prochain ravito à 5 ou 6 bornes ") et roulez jeunesse !
Encore un large chemin puis de petits singles et je débouche sur une énorme croix en pierre où plusieurs personnes semblent pique-niquer.
J'aperçois même un Cannondale. Mais pas de ravito (56 kms). On ne me dit rien, donc je ne m’arrête pas. Enfin si. Quelques dizaines de mètres plus loin alors qu'un nouveau single se profile, ma roue avant se dérobe au contact de gravillons cachés sous les herbes épaisses. Et boum ! Nouvelle chute avec cette fois-ci quelques égratignures sur le côté droit. La roue arrière du spad tourne encore quand je me relève.

La suite n’est une fois de plus qu'une suite de grands chemins blancs et de singles plus ou moins rapides.
Je me rend compte plus loin que nous avons rejoint le parcours des 40 (" qu'est ce qui fait là celui-là à bouchonner ? ").
Arrêt au cimetière pour faire le plein d'eau. La fin approche.
Une dernière bifurcation invite les randonneurs du 75 et du 40 à gravir une piste caillouteuse en forêt.
Je dépasse comme un avion (25km/h) trois randonneurs (10km/h à tout casser) avant que le pourcentage ne s'accentue.
Cibles droit devant. Je passe le 24 dents (parce que ça monte quand même un peu) et dépasse les trois gars dont un essaie une fois de plus de s'accrocher (je sens son souffle rauque derrière moi ! !).
Je tombe dent par dent pour finalement avoir sa peau. Non mais !
Longue descente vers Bar sur Seine avant l'arrivée finale où absolument personne ne m'attend !

Je retrouve le biker qui était partit avant moi. Lui aussi n'a pas vu de ravitaillement, mis à part le premier.
Pour le groupe qui arrive quelques dizaines de minute plus tard, re-belote.
Le fin mot de l’histoire (aux dernières nouvelles) le voici : les préposés aux ravitos ont été surpris de la rapidité des concurrents.
Quand on sait que l’on passait vers 11h / 11h 30 au troisième, ça laisse rêveur. Bref, je me renseigne pour pouvoir récupérer mes canettes de soda (vu que y'a personne, ce ne fut pas une mince affaire), je discute quelques temps avec mon unique prédécesseur (qui roule sur SPE) et je repart à bord de ma Twingo (d’abord dans le mauvais sens, une spécialité chez moi).

En résumé, je dirais que le parcours, bien que pas particulièrement difficile (du point de vue du dénivelé), est assez sensationnel avec quasiment 40 ou 45 bornes de singles.
L'accueil, quand il y a quelqu'un, est aussi très chaleureux.
Par contre, et c'est un énorme point noir, la qualité des ravito est tout à fait déplorable, surtout rapporté au prix de l’inscription. Les organisateurs s'étonnent qu'après 4 ou 5 éditions le nombre des participants n'augmente pas.
Je pense qu'ils ont oublié un paramètre important : les randonneurs non-occasionels (qui forme tout de même l’essentiel du peloton ) qui partent pour faire 75 ou 40 kms, se lèvent tôt, pédalent tôt et n'attendent pas 15 ou 16h une éventuelle remise de prix.
C'est dommage, car sinon c'est une rando qui vaut vraiment le coup.

Loïc     09/07/2001

Les données de Loïc

  POLAR
Temp roulé : 4h14'03"
Temp total : 4h29'36"
Moyenne: 17,94km/h
Distance: 75,96km
Vitesse max.: 58,0km/h

Dernière mise à jour : lundi 09 juillet 2001 22:16


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