Plaque de cadre              Le Raid des Verriers
dimanche 11 mars 2001
Randonnée VTT  70km
St Hilaire de Brethmas (30)
   

 Le profil du parcours
 Les données de Pédalator
 Le Budget du voyage
Maillot court et Coups de soleil !
Après quatre mois d’hiver consacrés aux entraînements sur route, je commençais à sentir un peu trop le goudron et mon VTT tout-beau-tout-neuf commençait à trépigner d’impatience dans le salon. Il était temps de passer à l’action en fuyant la grisaille humide de la région parisienne et sa boue hivernale.

Contact pris avec l’ami Nico, nous décidons de tenter l’aventure dans le sud en participant au premier " Raid des Verriers ", une randonnée VTT de 40 ou 70km organisée par le club cyclotouriste de St Hilaire de Brethmas dans le Gard. Normalement on devrait y trouver du soleil, un terrain sec, de la poussière, des cailloux et quoi bien s’éclater en VTT.

J’ai trouvé ce raid au cours de mes balades sur Net à la recherche de sites WEB dédié au VTT. Le club de Saint Hilaire organisait ces dernières années le " Raid AGRIPPA " qui menait les participants jusqu’au pont du Gard, maintenant interdit aux crampons. L’an dernier, j’avais déjà failli descendre faire cette randonnée pour ouvrir ma saison VTT.

En fin de semaine j’envoie un petit mail à l’organisateur afin de me faire une idée sur le type de terrain et son état afin d’emmener l’équipement le plus approprié aux conditions locales. Avec les récentes chutes de neige constatées dans certaines régions du sud il vaut mieux être prudent. Guy Sabatier me répond par un message plutôt rassurant : "Le terrain est fort variable en ce moment. La pluie s'est calmée depuis 3 semaines. Il ne pleut plus qu'une journée par-ci par-là. Les zones à risque seront contournées. La tendance est plutôt aux cailloux et sec. Mais s'il pleut dans les 2 jours précédents il risque d'y avoir quelques dizaines de mètres très grasses. Les pneus boue ne sont donc pas utiles. J'ai fait le parcours dimanche, il n'y avait pas de neige et les ours étaient déjà repartis. "

Prudent par nature et plutôt prévoyant, je prépare mon sac en y glissant quand même une paire de pneus grosse-boue et monte mes MICHELIN WildGripper COMP-S Tubeless sur mon spad, cette configuration de pneumatiques ayant prouvée son efficacité toute cette saison par sa polyvalence sur tous les terrains.

Vendredi soir, toutes mes affaires sont prêtes. J’avale ma plâtrée de nouilles, l’ordinaire du vététiste en partance pour de longues heures de selle, puis passe un coup de téléphone à Nico. Rendez-vous est pris pour samedi matin à 6h45 devant chez lui, le départ étant prévu pour 7h. Nous serons trois pour ce voyage vers le sud.

Il est temps d’aller se laver un peu l’esprit en fuyant la région parisienne et ses bureaucrates qui nous empêchent d’organiser nos épreuves VTT…


Samedi 10 mars

5h30. Réveil bien matinal ce matin (comme le dit si bien Jean-Claude ;  on aurait dû choisir un autre sport...). Sacs et spad une fois chargés dans la quatre-roues-mobiles, direction la maison de Nico à Vélizy. Le ciel est couvert mais il ne pleut pas encore. Le trajet est court à cette heure matinale, sans les bouchons parisiens. J’arrive 15 minutes en avance et retrouve rapidement la maison de Nico. Stéphane, un de ses collègues de travail et membre de la section VTT de RENAULT, nous rejoint à 7h05, alors que nous venons de finir le chargement de l’increvable Break VOLVO 240 (qui affiche allègrement 238000 km au compteur) de Nico. Un Rocky Mountain

Histoire de bien commencer la journée, j’ai amené le petit déjeuner, une boîte de chausson aux pommes/pain aux raisins/pain au chocolat. La route est longue pour atteindre les chaudes contrées.

Au programme, de ce samedi ; atteindre la région de Nîmes où nous devons retrouver Ludo, un copain de Nico, à 14h dans sa maison de Caveirac pour faire un tour de vélo dans la garrigue.

Nous mettrons sept heures pour rallier en voiture la région Nîmoise, malgré un trafic important rencontré sur l’A6 en raison de très nombreux départs aux sports d’hiver.

Voyage effectué sans escale, à l’exception d’une seule une petite halte à l’abreuvoir-pour-voiture requise par la goulue-mobile de l’ami Nico. Le bac à glaces de la station service étant particulièrement appétissant, je m’offre un Double Magnum chocolat, l’occasion de renouer avec les traditions de nos grandes migrations vététesques. Nico absorbe un truc appelé ‘café’ provenant du synthétiseur de boissons et nous jetons un sort aux derniers éléments de la boîte-petit-déjeuner.

11h16 : nous arrivons au péage de Villefranche. Il pleut encore, sans discontinuer depuis Paris. Un trou de ciel bleu dans un plafond bien plombé laisse filtrer un rayon de soleil et nous redonne espoir un court instant.

11h45 : Nous passons Lyon, où il pleut encore, mais le ciel commence à s’éclaircir. Nous traversons des régions plates complètement inondées, puis la région de Montélimar où nous devons revenir en force le 13 mai pour participer à la Sésame VTT.

Nous arrivons enfin à Caveirac un peu après 14h. Bon Timing. Le ciel est dégagé par endroits mais quelques plaques de nuages bien sombres s’approchent. La température est douce.

Les spads sont rapidement débarqués de la voiture et nous sautons illico dans notre tenue de vététistes, juste le temps d’absorber un café. Le pastis sera pour le retour. Le petit chien de Ludo me pique une pompe et se tire avec. Je retrouve l’objet du délit et complète mon équipement. Un coupe vent imperméable, en prévision d’une petite rincée, couvrant la première sortie d’un maillot manches courtes oublié au fin fond de l’armoire depuis maintenant quatre mois.

La troupe prend tranquillement la direction de la garrigue. Trois parigots et deux locaux. Ludo chevauchant un T.S. KONA, la monture locale puisque CHAPAK qui en était l’importateur siège dans la région. Ludo va nous piloter dans sa garrigue où le single-track est roi. Les pluies diluviennes des jours précédents ont transformées certains chemins en ruisseaux et nos pompes sont rapidement trempées. Par moment nous traversons des ‘Valédas’, ruisseaux où l’eau se trouve au niveau des moyeux. Le copain de Ludo décide, bien involontairement, d’y prendre un bain. Il nous laisse continuer notre virée et rentre avant d’attraper la crève.

Après une première partie assez plate, nous attaquons des successions de petites bosses puis descentes en single-track tortueux ou l’on passe son temps à freiner, relancer, éviter de s’accrocher le cintre dans les buissons. Un régal.

               Ludo nous fait passer par la Combe obscure où dans mon empressement à descendre les virages en pif-paf le plus rapidement possible, talonné par Nico, une pierre un peu plus glissante corrige ma trajectoire qui se solde par un tout droit dans la végétation. Du calme.

On repart. J’évite au tout dernier moment un petit arbre planté juste au bord du single, près à retenir un guidon au passage.

Nico l’aperçoit trop tard et seul un freinage d’urgence lui évite l’embrassade.

Stéphane qui nous suit un peu plus loin, handicapé par un son carbone semi-rigide, apprécie la longue trace de freinage laissée par Nico.

               Ludo nous montre ensuite ‘le coin à touristes’ ; une ancienne bergerie où une source s’écoule sur une longue canalisation en pierre qui permettait aux moutons de s’y abreuver. Un beau platane, seul gros arbre du coin, profite de la présence d’eau pour y étancher sa soif. Il procure en ces lieux secs (pas aujourd'hui…) l’ombrage si apprécié en ces régions chaudes. L’intermède culturel étant terminé, nous reprenons nos montures et partons découvrir un coin beaucoup plus caillouteux, alors qu’une petite pluie commence à tomber. Je ne regrette pas d’avoir monté la biellette offrant 90mm de débattement sur mon spad. Stéphane et son carbone ne sont pas à la fête, surtout sur les chemins complètement empierré ou il ne subsiste aucune parcelle de terre. Comme dit Ludo ; " Si les cailloux valaient de l’or, nous serions riches ".
La pluie s’est arrêtée.

Au retour, nous passons devant une " Capitelle ", sorte de cabane en pierres servant d’abri aux bergers et aux gens qui venaient travailler là. Par moment il faut jouer de la technique et zéro-pied-poser pour escalader les ‘Clapas’, ces énormes tas d’épierrement constitués par toutes les pierres extraites des sols pour en faciliter l’exploitation. Une courte descente bien raide et caillouteuse se présente devant nous. La pluie sur les pierres plus la petite terre glissante me suggère d’écourter ma tentative de passer sur le spad et c’est à pied que je préfère passer les 3 mètres un peu plus chauds. Nous remontons après avoir traversé le lit d’un ruisseau complètement sec dont le fond n’est qu’un lit de grosses pierres.

Nous nous retrouvons sur les hauteurs et prenons le chemin du retour par de larges pistes. La nuit commence déjà à tomber. Nous avons passé presque trois heures dans cet endroit au relief peu prononcé (petit plateau pas utilisé) mais assez technique et physique pour que des toiles d’araignées recouvrent mon grand plateau.

Une bonne douche (pilotes et spads), l’apéro, puis nous prenons la direction d’Alès pour rejoindre notre hôtel situé sur la route de Nîmes à Saint Hilaire de Brethmas. Nous l’atteignons peu après 8h15. Nous sommes les seuls clients. Cool. Juste le temps de poser nos sacs dans la chambre et nous passons à table. Commence à faire faim. Le feuilleté de chèvre chaud remporte tous les suffrages. Nico et Stéphane optent pour une viande de taureau et pâtes. Je préfère prendre un pavé de poisson et ce qu’il faut de pâtes pour augmenter les réserves glucidiques nécessaires à l’effort qui nous attend demain. La tarte maison aux fruits rouges est ensuite adoptée par l’assemblée.

Nous déchargeons les montures puis passons un petit coup d’huile sur la chaîne pour éviter la rouille. Après avoir bourré les pompes de papier journal dans l’espoir qu’elles soient sèchent demain matin (heureusement j’en ai une autre paire !) , squatté la totalité du radiateur poussé au max pour tenter d’assécher gants et semelles, préparé l’équipement du lendemain, le trio se couche après cette longue journée bien humide remplie.

  CATEYE
Temp roulé : 2h52'24"
Moyenne: 12,5km/h
Distance: 35,97km
Vitesse max.:  40,5km/h
ODO: 59

Dimanche 11 mars

6h15 ; C’est pas normal de devoir se lever à cette heure un dimanche matin ! Toilette rapide. Sauter dans la tenue de vététiste. Faire un tour dehors. Ciel presque dégagé et soleil timide mais une plaque de nuages bien sombres et pas sympa arrive par l’ouest. Mettre un truc imperméable dans le Camelbak. La température est assez douce. Ce sera maillot manches courtes, le premier de la saison, avec un petit coupe vent pour la fraîcheur matinale.

Les pompes et gants de Nico sont encore humides de la virée d’hier. Beuark ! On ne me la fait plus et j’apprécie le doux confort de mes bottes SIDI bien sèches et de ma seconde paire de gants…

Nous prenons le petit-déjeuner, café et deux croissants pour bibi. J’absorbe en plus un demi-litre de 640, boisson énergétique très calorique servant à constituer des réserves glucidiques qui seront utilisables après quelques heures d’effort. La chambre est rapidement débarrassée puis Nico emmène la voiture avec nos affaires de rechange sur le lieu de départ alors que Stéphane et moi prenons le même chemin en vélo. L’hôtel étant situé à 2km du point de départ, la distance permet de nous échauffer tranquillement.

Nous arrivons ainsi à Saint Hilaire de Brethmas, commune de 3470 habitants, sur le stade où nous devons retrouver à 8h des copains de Nico, dont Ludo notre guide de la veille et Bernard l’organisateur de la Transcévennole. En attendant, Nico récupère nos plaques de cadre. Le ciel se couvre de plus en plus. J’aime pas ça..

La troupe enfin regroupée prend le départ 8h20 et notre convoi s’ébranle tranquillement. On la joue cool, c’est une rando (c’est un truc où l’on prend le temps de s’arrêter aux ravitos, où l’on peut laisser le cardio à la maison). Après avoir traversé le village, nous entrons sur un chemin déjà crade. Ca promet….

Le parcours des 25 premiers kilomètres est relativement plat (seulement 260m de dénivelé) et peu intéressant car il emprunte des allées larges ou de petites routes en passant par moment à travers les vignes. On traverse de temps en temps des portions de bois par des petits sentiers où quelques cailloux viennent donner un peu de piment. Pas mal de boue dans l’ensemble mais celle-ci est peu épaisse, assez liquide et peu collante permettant de rouler sans problème. Elle suffit cependant à mettre sur les bords du chemin des vététistes visiblement peu habitués à rouler dans cet élément et qui accusent le coup de fatigue.

Quelques gouttes de pluie, une au mètre cube, viennent nous emmerdouiller un peu pendant quelques temps mais cela ne dure pas longtemps. Le ciel se dégage peu à peu.

Une petite bosse montant dans les vignes permet d’envoyer un peu les watts. Une petite descente permet ensuite de débourrer les crampons. Nous suivons un petit chemin d’où nous pouvons apercevoir un joli Mas isolé en pleine campagne et Nico se voit bien y séjourner en vacances, voire même à l’année.

Après avoir traversé une ‘grande’ route, nous cheminons un moment à travers les vignes. Nous montons régulièrement et débouchons au pied d’une petite montée goudronnée qui nous amène dans le village où nous attend le premier ravitaillement. Il est 10h06. Une assistance mécanique permet aux malchanceux de contourner les problèmes mécaniques. Des seaux d’eaux sont mis à disposition de ceux qui voudraient commencer le nettoyage de leur spad, mais sans tuyau, l’opération devant se faire au pinceau.

Le ravitaillement à ce moment est assez complet et l’on peut y trouver des sandwichs au sifflard (ça marche pour moi ) ou au pâté en plus des traditionnelles oranges/pain d’épice/fruits secs.

Le reste de la bande arrive un peu après, déjà fatigués, alors que nous profitons du soleil. C’est pas encore la grande chaleur.

10h32 : Nico, Stéphane et moi quittons le ravito, direction parcours 70km. Les ‘Tarlouzes’ du sud se rabattent sur le 40km, la petite boue ayant accomplie son lent et sournois travail de sape au moral. Petits joueurs ! Dommage pour eux car la boucle de 25 km qui suit est un vrai régal et complètement sèche.

Je trouvais le coin plutôt plat, sans dénivelé important et nous commencions à nous demander si le déplacement était justifié, mais la suite de notre périple va changer notre point de vue sur la chose. La boue a disparue et c’est maintenant sur des chemins secs que nous cheminons. Petite montée puis petite descente avant de rentrer sur un coin de garrigue dans lequel nous montons régulièrement un bon moment par un single-track bien sympa ensuite une longue descente bien caillouteuse permet au T.S. de s’exprimer. C’est l’occasion de se tirer la bourre avec Nico. Stéphane est décroché, le carbone de son spad n’étant pas en harmonie avec le terrain local. Nous remontons ensuite pour atteindre un poste de pointage où l’on peut choisir l’option 50km ou 70km. Pas de réflexion, le trio oblique à gauche dans le 70 bornes. Le chemin est déjà plus clair et les clients se font très rare sur ce parcours. Le soleil commence à chauffer, le moral est au beau fixe. Une descente va nous mener au pied d’une longue montée complètement empierrée. L’idéale pour nos ToutMou. J’avale la montée à vive allure, Nico dans ma trace. Nous remontons des vététistes en bataille avec leur rigide. Certains préfèrent l’option pédibus et nous devons jouer de l’avertisseur vocal pour nous frayer un passage. La montée se poursuit maintenant à découvert et la réverbération du soleil sur les cailloux contribue largement à l’augmentation de la température sous le casque. Mon nouveau spad est au top et la suspension plus efficace que celle de mon précédent M4. Je vais garder l’option débattement 90mm. J’ai l’impression que le triangle arrière est plus rigide. Une bombe, la fourche SID étant en parfaite harmonie avec l’arrière. Les entraînements d’hiver sur route m’ont été profitables, améliorant ma vélocité. La longue montée se termine. Fait Chaud. Je m’arrête pour enlever le coupe vent et faire briller mon maillot manches courtes au soleil. Le pied. Nico et Stéphane arrivent peu après.

Nous roulons un peu sur de grandes allées plates. Une longue descente bien technique et très caillouteuse, en virages serrés au départ, avec des passages plus raides offre de nouveau l’occasion de montrer à Stéphane la suprématie du ToutMou. Un régal.

Après la descente, une nouvelle longue montée toute caillouteuse se présente devant nous. Elle monte entre les sapins, cette ombre bienvenue permettant de réduire la pression de la chaudière-sous-casque. Peu avant d’arriver au sommet, je montre à Nico deux chemins latéraux avec mono-trace sur une pente hyper raide (petit plateau au panier) propice aux exploits des amateurs de saut ou de descente. Nous, on va tout droit. Portage évité. Une descente, un gué (où le gentil organisateur a disposé des palettes en bois pour que nous n’ayons pas à barboter jusqu’au genoux) puis nous parvenons au poste de pointage où nous sommes passé au début de cette boucle. Nous prenons à droite pour le retour. Nous avons fait 600m de dénivelé positif sur cette boucle de 25km.

Notre périple nous ramène au ravitaillement principal (celui au bout des 25km), dont les tables ont été largement nettoyées par l’armada des vététistes. Un point à améliorer car le choix n’est plus très varié lorsque l’on fait le 70km. Il est 12h18, le soleil brille. Nous restons un bon quart d’heure au ravito, le temps de faire le remplissage du Camelbak et d’avaler quelques gâteries.

Un 4x4 de l’organisation, équipé d‘une grande remorque permettant d’y ranger une bonne dizaine de VTT, ramène les vététistes déclarant forfait pour la suite du parcours.

Nico et Stéphane commencent à accuser le coup. Aucun pb pour bibi dont les jambes ne présentent encore aucun signe de fatigue. Nous repartons tranquillement, il nous reste 20 bornes pour rentrer. J’espère que le retour sera plus sec que la portion initiale de ce parcours.

Ca commence mal. Nous suivons plusieurs chemins bien crades avec ce qu’il faut de boue liquide, puis le terrain s’assèche. Une dernière bosse au sol empierré est avalée rapidement en passant entre les pédibus-dimanchus-vététitus-épuisatus puis une petite descente rapidos. Nous suivons une ancienne voie ferrée (sans ballast…) puis descente rapide. Le parcours nous méne ensuite sur un court passage technique à travers bois avec virages particulièrement serrés et ruisseau propice au planté de roue avant. Le profil redevient plus calme. Nous traversons des villages, un chemin caillouteux, un petit bois où le chemin serpente - Nico y gagne une crampe - avant de revenir sur de larges allées qui vont nous ramener sur Saint Hilaire que nous atteignons sous un chaud soleil à 13h51 après 5h31 d’une belle balade qui valait bien le déplacement, ne serait-ce que pour le dépaysement.

Nous attendons patiemment au soleil dans la file devant les jets de lavage pour redonner une nouvelle jeunesse à nos montures. Je découvre alors mon premier coup de soleil de la saison, mes avants bras - habituellement planqués sous trois épaisseurs - ayant troqué leur couleur cachet d’aspirine par un début de coloration.

Stéphane ayant négocié l’utilisation des douches, notre trio file profiter de l’occasion pour se refaire une beauté. Elle est chaude ! Royal !

Ayant retrouvé un aspect humain, nous retournons dans la grande salle pour récupérer l’inévitable tee-shirt souvenir et dévorer un morceau avant de reprendre la route pour notre région parisienne. Un stand permet de déguster le rouge du coin. J’avale trois sandwichs au pâté. Un peu de salé dans ce monde de sucrerie est le bienvenu. J’en rajoute une couche avec des chips.

Nous reprenons la route, direction Paris, laissant le soleil et la chaleur dans le sud. Snif.

Après un détour dans Lyon – donc ralentissements - pour cause de Tunnel sous Fourvière fermé et deux courtes haltes (et un Magnum chocolat) pour étancher la soif du pilote et de son carrosse, nous arrivons à Vélizy peu après 23h, sous une petite pluie. Joie de la région parisienne.

Demain y’a boulot.

A noter sur le carnet de bord :
   * éviter ce coin au mois de mars, il semble être un peu humide…
   * ne pas croire le local prétendant ne pas savoir ce qu’est un pneu boue…
   * Petit plateau : zéro

     Pédalator   12/03/2001

    


Profil du parcours 70km


Les données de pédalator

  CATEYE POLAR
Temp roulé : 4h32'14" 4h30'
Temp total : - 5h31'02"
Moyenne: 15,3km/h 15,5km/h
Distance: 69,77km 69,9km
Vitesse max.:  46,5km/h  44,3km/h
Dénivellé: - 1030m
Départ: - 8h20'

  Pneux : MICHELIN COMP-S Tubeless (modèle 2001, tringles souples), gonflés à 2.4 bars.

Une Capitelle


Le Budget

Pour trois personnes dans un véhicule de luxe et de collection:

  Payé
Péages 502F
Essence 1122F

Dernière mise à jour : samedi 14 avril 2001 08:15


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