J'ai
longuement hésité avant de m'inscrire pour
cette nouvelle édition de la VTTtîcîme
et finalement j'ai rempilé devant l'insistance
d'Alain et Loïc qui voulaient pimenter un peu
nos vacances d'été. Mais cette édition 2001
sera vraisemblablement ma dernière, non pas à
cause de la qualité de lorganisation et
des prestations offertes qui se sont bien
amélioré cette année, mais par lassitude du
parcours.
Jai
participé ces dernières années aux éditions
précédentes de la VTTtîcîme - parcours
Extrême bien sûr - sans jamais retrouver le
plaisir éprouvé lors de ma première
participation alors que cette randonnée VTT
partait du joli petit village de Sixt. Les
quelques modifications apportées aux parcours au
départ des Carroz ne sont plus suffisantes pour
maintenir un attrait suffisant susceptible de me
faire revenir sur cette randonnée.
Voici
donc en exclusivité le récit Pédalatorien
dun nouveau week end aux Carroz.
Laventure
commence une quinzaine de jours avant ce 29
juillet 2001 par deux semaines de vacances en
montagne, bien utiles pour acclimater nos
organismes parisiens à laltitude et aux
longues montées où lusage du grand et du
moyen plateau du pédalier de nos montures se
restreint à quelques rares occasions.
Leffet de cette cure en hypoxie est
particulièrement bénéfique pour
laugmentation des globules rouges - ces
braves bêtes qui transportent loxygène à
nos petits muscles - permettant ainsi
daffronter les sommets sans avoir
limpression de cracher ses poumons au
moindre raidillon. Trois montées en vélo de
route au Col du Galibier, une au Col de la Croix
de Fer et quelques balades VTT en altitude me
serviront dentraînement durant ces deux
semaines daération.
Trois
jours avant léchéance, comme pour toute
autre grande rando ou course, je commence à
mettre un frein à mes sorties
VTT/ROUTE/pédestre tout en stockant de
lénergie par le biais de repas et de
boisson hyper glucidique. Les crozets gratinés
au roblo permettent de changer un peu des
traditionnelles pâtes et sont plus dans
lesprit de la région savoyarde. En plus
cest meilleur !
Le
vendredi après-midi reste consacré au
nettoyage/entretien du spad, à la préparation
du paquetage de week end et au chargement des
voitures. Un dernier dîner version pâtes et
tout le monde au lit.
Samedi
28 juillet 2001:
Soleil
et ciel bleu encrassé par quelques nuages à
tendance orageuse. Le Bikers Band
prend la direction des Carroz. Descente de
Valloire par la route passant par le Col du
Télégraphe pour rejoindre lautoroute à
Saint Michel de Maurienne jusquà
Albertville suivie dune route tortueuse
passant par Megève. Le premier week end
daoût apporte sont lot de nouveaux
vacanciers, ayant visiblement peur de conduire en
montagne, qui se traînent lamentablement et les
deux heures prévues pour rallier Les Carroz se
sont transformées en trois heures.
Le
ciel est très chargé et dun gris très
sombre annonciateur dorage lorsque nous
arrivons enfin aux Carroz. Le scénario de
lan dernier semble se reproduire, sauf
quil avait bien plu les semaines
précédentes, ce qui nest pas le cas cette
année. Les voitures parquées, nous prenons
place à la terrasse du Mont Gelé, un
resto-crêperie Bikers Approved
lors des éditions précédentes. Quelques
minutes plus tard, le tonnerre gronde et la
serveuse suggère que nous prenions place à
lintérieur du resto ; proposition que
nous adoptons volontiers. Le choix se révèlera
plus que judicieux car plusieurs averses se
succèdent pendant notre pause déjeuner et les
récalcitrants qui continuaient à manger sur la
terrasse se replient au fur et à mesure à
lintérieur du resto.
Alors
que nous attendons larrivée de notre
commande, une bande réduite du
VTT Saint Germain, un club dIle
de France voisin, débarque dans le resto avec
Olivier le gagnant de la montée impossible de
lédition 2000 de la VTTtîcîme. Voici un
sérieux prétendant que jaurais à
affronter ce soir. La super complète est
toujours aussi copieuse et aussi bonne, tout
comme le chocolat Liégeois. Va falloir brûler
tout ça.
La
pluie sest arrêtée, le ciel se dégage à
nouveau. Ouf ! Le terrain ne sera pas
transformé en mare à cochon. La troupe repue
remonte en voiture, direction laire
dinscription pour lopération retrait
des plaques de cadre à la salle polyvalente.
Cest le désert lorsque nous arrivons dans
cette grande salle. Les bénévoles attendent le
client. Nous sommes surpris de ce grand vide en
comparaison de la fréquentation de lan
dernier. Le participant aurait-il décidé de
délaisser cette organisation après la séance
boueuse et les petits ratés de lédition
2000 ? Ou bien une météo incertaine ?
Nous retirons nos plaques de cadre, le tee-shirt
de la VTTtîcîme 2001 et les cadeaux
traditionnels des sponsors de lépreuve. Le
père Fred ne trouve pas sa plaque
N° 105 ; un autre gus semble
lavoir prise par mégarde. Pas grave, on
lui file un nouveau numéro.
Nous
prenons maintenant la direction du salon VTT où
de nouveaux partenaires ont pris place cette
année. Là aussi, cest presque désert et
bien morose. Rien à voir avec la fréquentation
de lan dernier. Nous pourrons constater que
la situation saméliore au cours de
laprès-midi et surtout le lendemain avec
beaucoup plus de passage. Parmi les marques
représentées, on retrouve les grands comme
MICHELIN, MAVIC, SRAM, RENAULT, BIANCHI, SCOTT,
CANNONDALE, SPECIALIZED mais aussi THULE,
HITENSE, POLAR... Nous arpentons les allées, à
la recherche des nouveautés qui nen
finissent plus darriver (genre S710 de
POLAR
dont 40 des 90 premiers livrés pour
la France sont sur le Tour de France) ou de pneus
Tubeless (non dispo en raison du succès), en
disant un pti bonjour aux connaissances tel
que Fred chez SPECIALITES TA ou Dominique au
stand CANNONDALE. Celui-ci roulera demain avec
nous sur le parcours Extrême et participera au
Grand Raid Cristalp, le 19 août prochain, tout
comme notre président. Le stand VELO VERT est
minimal cette année. LAir Stream et
la Ventraterre ne semblent pas être présent. Je
n'ai même pas aperçu leur boss durant tout le
week end.
Nous
retrouvons Fred qui boite un peu. Lindividu
vient de se tordre la cheville sur un
caillou ! Encore une excuse pour éviter la
grande pédalée du lendemain
Nous
achevons notre petit tour et reprenons les
voitures afin de regagner notre petit hôtel, La Croix de Savoie
, un établissement tranquille, sans
grand luxe mais sympathique avec bonne bouffe,
où nous retournons fidèlement pour la
troisième année consécutive. Nous y
retrouverons quelques têtes connues et
habituées de la place comme les gens de MICHELIN
et dautres participants croisés sur les
grandes organisations VTT. Nos sacs sont
débarqués et nous prenons possession de nos
chambres avec vue sur le balcon des Aravis. Loïc
et Fred dans lune, Alain et moi dans
lautre. Je retourne à la voiture pour
mettre en place ma plaque de cadre et monter sur
mon spad un pneu arrière adapté pour
lépreuve de ce soir.
Séance
repos du guerrier, position
horizontal-on-the-bed. On en profite pour
potasser la feuille de route, distribuée avec le
pack dinscription, sur laquelle sont
mentionnées les diverses consignes et les points
de passage des différents parcours. Cela
correspond à la carte du parcours Extrême que
jai trouvé sur le site WEB des Carroz.
Vers
16h30, jenfile lhabit de lumière (la
belle tenue Bikers enviée par
beaucoup de vététistes), version corsaire et
manches longues en prévision des soirées
fraîches en montagne. Alain fait de même pour
venir roulotter avec moi. Je dois bien
méchauffer pour affronter lépreuve
de la montée impossible. Nous tournons un peu
dans le village puis je grimpe un peu dans les
sentiers permettant de rejoindre le pied de la
piste des Timalets où va se dérouler la montée
impossible. Les prétendants et spectateurs
arrivent déjà sur place. Jy retrouve
François et Olivier, deux autres parigots. Ce
dernier sest préparé une monture
allégée spécifiquement pour lépreuve.
Cadre titane rigide, fourche surbaissée, unique
plateau de 20 dents, cassette XTR 11-34 réduite
aux deux derniers pignons, pneu gonflé à
1 bar et bien cramponné by HUTCH.
Cela respire la recherche de perf.

Fred-la-cheville-foulée,
Alain et Loïc s'étant dégonflés, il ne
restait plus que Pédalator pour défendre
farouchement les couleurs du Biker's Club lors de
cette épreuve de la montée impossible qui va se
dérouler entre 17h30 et 20h. Le terrain étant
sec - cette année - une perf' est envisageable.
Région
montagneuse oblige, mon spad fût modifié en
conséquence pour l'adapter aux pentes à fort
pourcentage. Un petit plateau de 20 dents en
titane vint remplacer le 22 dents d'origine
tandis qu'une cassette XTR 11-34 succédait à la
XT 11-32. Il ne restait plus qu'à monter un pneu
arrière qui arrache afin d'éviter toute perte
d'adhérence intempestive. Un Spike R de
PANARACER, gonflé à 2 bars, était parfaitement
adapté pour cette tâche avec ses crampons très
hauts et très durs. Cest larme
fatale pour les descentes sur neige et les
conditions sévères.
La
monture prête, il ne restait plus au pilote
qu'à monter en température. Quelques
montées/descentes le long de la piste en
compagnie dOlivier et François puis une
première tentative, volontairement limitée,
afin de rechercher les meilleures trajectoires et
de se faire une idée de leffort
nécessaire et laffaire était entendue.
Il ne
restait plus quà laisser partir quelques
vagues afin dévaluer les forces en
présence et pour rigoler un peu avant de passer
à son tour à la casserole. Beaucoup de
participants venaient là en bande pour se
marrer, par défit ou pari genre " le
dernier paye sa mousse " ou simplement
pour voir comment ils se situaient par rapport
aux autres, sans esprit de compétition, ce qui a
contribué à la bonne ambiance de la soirée.

La piste des
Timalets
Il
est intéressant à ce stade de comparer les
différentes méthodes et matériels employés
par les participants. Vélo normal et non
modifié ou selle bizarrement retournée
jusquau câble de freins arrière enlevé
(pneu trop gros ? ? ?). Coté
méthode, beaucoup partent trop vite et
sessoufflent bien rapidement avant de
sécrouler sans avoir passé la barre des
150m. Quelques rares coureurs un peu plus
entraînés montent tranquillement et parviennent
sous la barre des 300m, mais très peu arrivent
à dépasser la moquette déposée sur une plaque
de boue avant les 340m car cela commence à
monter plus fortement avant cette zone.
Le
speaker fait monter lambiance et les
caméras suivent les plus vaillants qui
transpirent à grosses gouttes en respirant bien
fort, le tout sous les encouragements du public.
Un costaud parvient quand même à repousser le
record à 421m. Il sécroule et
sallonge sur le sol à la recherche de la
moindre parcelle doxygène. La barre est
haute cette année.
Une
autre vague est au départ. Il me semble y
reconnaître le second de lan dernier, un
jeune adepte du trial, qui se nomme Nicolas
BAISIN. Confirmation rapide dès quil
commence à monter car il adopte de suite des
positions darrêt caractéristique lui
permettant de reprendre son souffle. Il grimpe,
grimpe encore, dépasse le record du jour et
continue jusquau bout (540m) de la piste de
la montée qui nest maintenant plus
impossible. Cest limite dans les règles
demployer le trial pour ce type
dépreuve. Sans cela, il ne pourrait pas
réaliser cette performance.
Finalement
je prends place dans la file dattente en
même temps quOlivier. Notre tour arrive et
nous entrons dans larène avec une
vingtaine dautres prétendants. Je me place
derrière tout ce petit monde, tout comme
Olivier. Le speaker donne le départ. Je ne bouge
pas pendant une bonne minute, en attendant le
départ des autres participants de cette vague,
afin déviter de buter sur un concurrent
tombant à terre. Jy vais. Tranquillement,
doucement, en zigzaguant par grandes boucles pour
ne pas attaquer la pente de face. Olivier
procède de même, un peu plus lentement. La vue
s éclaire devant nous au fur et à
mesure des chutes et abandons. Je passe Olivier
et commence à attaquer les 200m. Mes virages se
font plus courts, je m'avance de plus en plus sur
le bec de selle mais jarrive toujours à
monter en restant assis.

Pédalator en
action, ça commence à grimper
Fait
chaud. Gaffe à éviter les trous dans
lherbe, les quelques cailloux et les
grosses touffes dherbe. J'ai dépassé les
250m, la pente s'accentue, les encouragements
avec. Allez Neauphle ! Les 300m sont un poil
critique car je me suis engagé dans une
trajectoire pas terrible; le terrain est jonché
de paille sur 2m et l'on ne voit pas les pièges
cachés en dessous. J'arrive à me sortir de
cette zone par un coup de reins puis je me remets
face à la pente pour préparer le passage de la
moquette. La seule méthode à ce moment consiste
à monter en trace directe pour traverser cette
étroite zone, en priant qu'il n'y ai pas de
perte d'adhérence sur ce tapis, ce qui ne
devrait pas m'arriver avec les crampons d'enfer
de mon pneu AR. Je m'avance encore un peu plus
sur le bec de selle et réussi à sortir la roue
avant de l'obstacle. Alors que je prépare un
petit virage pour revenir perpendiculaire à la
pente, afin de me ménager une pause pour
reprendre mon souffle, la roue avant butte puis
rebondit sur une put*@&#! de touffe d'herbe
et me déséquilibre. C'est la faute fatale et le
pied vient instinctivement au sol compenser le
déséquilibre. Dommage car j'étais dans un bon
jour, pas encore essoufflé, la suite de la
montée étant plus facile un moment, j'aurais pu
espérer faire un coup de 400 à 500m.
Olivier
vient de passer à son tour la moquette et entame
aussi son virage de repos, mais sur la gauche,
quand je le vois brusquement faire un écart et
redescendre un poil pour finir par poser à son
tour le pied au sol à peine un mètre au-dessus
de ma position. Il n'aura pas le record cette
année. Nous reprenons notre souffle quelques
instants puis remontons en selle pour voir
jusqu'où l'on aurait pu espérer aller. Le
caméraman qui se trouvait un peu au-dessus nous
suit, n'ayant pas vu notre pause effectuée plus
bas. La montée est plus cool sur 50m puis la
pente redevient forte avec un sol parsemé de
cailloux qu'il faut éviter absolument, tâche
que j'arrive à réaliser un court instant avant
de me faire avoir par fatigue ou manque de
concentration. Olivier arrive à monter plus de
5m au-dessus de moi en ayant pris une trajectoire
passant sur le coté, dans l'herbe, où il n'y a
presque pas de cailloux. Mais il se fait avoir
par une pierre en revenant sur la piste.
Je
vais retrouver Alain et Loïc puis nous rentrons
à l'hôtel car c'est bientôt l'heure de passer
à table et je commence à avoir faim et soif.
Dîner correct, en dehors des quelques pâtes
insipides et baignant dans l'eau, puis au dodo
car une rude journée est au menu du lendemain.
Dimanche
29 juillet 2001:
5h30
: Bip ! Bip ! Bip ! Ma montre se
manifeste. Difficile de se lever aussi tôt en
vacances, surtout après 15 jours sans réveil.
Hop ! Debout. Rituel matinal ; Rasoir, douche,
passer le museau entre les volets pour définir
la tenue en fonction de l'aspect du ciel. Ciel
dégagé avec un peu de brume dans la vallée.
Tenue Courte. Je retrouve Alain, Loïc et Fred en
bas pour le pt'i déj'. Jus d'orange, deux
croissants (trop gras mais tellement bon), un
café puis j'avale la moitié de mon demi-litre
de 640. Fred-la-cheville-foulée est forfait, il
ira quand même faire un peu de VTT on the road.
On
remonte préparer l'équipement du Biker's
raideur ; Barres énergétiques dans une poche,
tubes de sucres rapides dans l'autre, le
ChameauBak bourré à ras bords avec
2 litres de boisson énergétique spéciale
pour effort longue durée (on ne sait pas à
quelle distance se trouve le 1er
ravito
), coupe-vent imperméable pour les
éventuels changements de temps et pour ne pas se
peler en attendant le départ.
Le
trio de Biker's rejoint les voitures d'où nos
montures sont débarquées, remontées puis
préparées pour une nouvelle aventure. Compteur
en place, pression des Tubeless à 2.4 bars,
un coup d'huile sur la chaîne.
Prêt.
Plus que 20 minutes avant le départ prévu pour
7h. On descend rejoindre l'aire de départ. Les
Carroz, 1100m. Déjà pas mal de courageux
attendent sur la ligne de départ. On s'impose
devant, sur le coté, pour faire un bon départ
afin d'éviter la bousculade du start. Le speaker
rappel les consignes, énonce le menu de la
journée et fait monter l'ambiance. J'aperçois
l'ami Dominique de Cannondale. Nous attendons
l'arrivée de l'hélicoptère de la TV. Celui-ci
arrive enfin. Le speaker nous demande de
décompter depuis 10 pour donner le départ. L'an
dernier, les vététistes ne savaient pas compter
et le troupeau s'était élancé avant le 3.
Cette année, ils semblent savoir compter
4
3
2
1 et ça roule !
Un
petit groupe s'élance à bonne allure, certains
seront repris très tôt dans la première
montée. Rien ne sert de courir
Nous
remontons la route au travers des Carroz. Je
reviens tranquillement sur Alain. Le goudron se
termine rapidement et l'on passe sur un chemin
légèrement descendant puis remontant
progressivement avant d'entrer dans le vif du
sujet par un petit passage un poil plus pentu
dont le terrain un peu caillouteux et
légèrement défoncé a pour conséquence
d'entraîner quelques dérapages/pose de pied
pour certains.
La
montée se poursuit par une piste de plus en plus
raide, ce qui donne lieu aux premières séances
de poussage/portage pour les moins entraînés.
Je ne regrette pas d'avoir monté un plateau de
20 dents et une cassette de 34 dents car je passe
cette première difficulté à l'arraché. La
pente se calme un peu. Virage à gauche, on roule
puis virage à droite et nouvelle pente bien
raide. J'en monte plus de la moitié mais le
terrain caillouteux n'offre pas une très bonne
adhérence et ma roue dérape. Poussage sur 20m
puis de nouveau en selle.
On
peut maintenant rouler sur une piste plus plane,
mais pour un court moment car la pente s'accentue
et je me retrouve déjà sur le pignon de 34. Mes
15 jours de vacances de montagne sont
bénéfiques car j'arrive à respirer assez
calmement. J'ai rattrapé puis dépassé le père
François FORGE, qui crache ses poumons. Il perd
un capuchon de Ventoline. Serait-il asthmatique
l'animal ?
Il s'accroche mais peu à peu je
gagne du terrain et creuse l'écart,
tranquillement sans forcer.
On
monte maintenant dans un alpage puis sur une
piste avec quelques passages un peu plus raides.
La montée s'est effectuée à l'ombre mais les
rayons du soleil commencent à rajouter des
calories à celles déjà dégagées par tous les
muscles en action. Nous passons sous la Tête de
Cupoire avant de passer au chalet des Biollaires,
vers 1820m, point culminant de notre première
grosse grimpette. Belle vue.
 |
|
Un petit coup de descente
rapide sur une piste large puis par un
sentier plus pentu avec quelques passages
nécessitant de se calmer un peu.
Le sentier devient plus étroit et passe
dans un joli coin fleuri où 2
photographes de MAINDRU nous
immortalisent la tronche.
Sourire. |
|
 |
Un petit coup de descente sur un
sympathique sentier avec passage de
ruisseau puis ça commence à monter (les
pignons avec). Dérapage de la roue
arrière entraînant un pied à terre
pour une courte mais intense séance de
portage dans les racines et un sol meuble
un peu défoncé. Plus monter.
On peut rouler entre les racines puis sur
un sentier plus cool.
Peu après
vient la descente, visiblement tracée
spécialement pour nous par endroits, sur
un étroit sentier serpentant dans un
pré en forte pente.
Tout en arrière, le ChameauBak ayant
tendance par moment à vouloir me passer
par-dessus.
Par moment, on tente de freiner mais ça
continue à descendre tout seul.
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Dans ces conditions, mes COMP-S
semblent offrir une meilleure adhérence en
comparaison des Pythons de mes prédécesseurs.
Gaffe à éviter les trous cachés dans l'herbe.
Je passe deux collègues peu à l'aise dans ce
passage. La pente se calme, on revient sur une
piste qui se dévale rapidement. Oups ! Freinage
d'urgence pour éviter une ornière et repasser
au centre du chemin. Balisage où es-tu ? A
droite dans le pré. Pas de trace, je rentre dans
une demi conduite bétonnée qui descend
rapidement avec quelques pierres à éviter.
Ralentir, fin de la rigole en béton. Remonter
sur l'herbe et poursuivre la descente dans le
pré en forte pente avec des cailloux planqués
dans l'herbe. Le relief se calme, pour le moment
on s'est bien amusé. On remonte un peu, dans un
chemin ombragé que nous avons du emprunter en
descente l'an dernier.
Nous
passons sur une route, au niveau du Plateau de
Saix, à Samoëns 1600. Ambulance de pompiers
attendant le client. Bonjour messieurs. Descente
dans les bois puis on débouche sur la route.
Longue descente - chiante et sans intérêt - sur
la route pour arriver dans la vallée à Samoëns
où se trouve un premier ravito. Courte pause,
moins d'une minute, sans lâcher le spad. Un
quartier d'orange, un verre de boisson X et en
route. J'aperçois Loïc qui arrive au ravito
lorsque je passe sous le pont.
Nous
suivons le Giffre un bon moment, d'abord sur un
petit sentier avec quelques racines puis sur de
larges pistes planes et rapides où l'on roule
sur la plaque avec un petit groupe. Je retrouve
l'ami Dom'Cannondale à ce moment. Il est perché
sur son Raven. Passage de la passerelle
permettant de traverser le Giffre. Très beau
coin. De la brume semble flotter au-dessus des
eaux. Nouvelle portion de piste large puis le
chemin rétrécit pour cheminer près de Morillon
en sous-bois avec quelques passages de racines et
des Pif-Paf bien sympathiques.
Mais
le temps du repos est terminé et passé Morillon
nous voilà à nouveau en train de repasser sur
le plateau intermédiaire, puis sur le petit avec
l'amorce d'une nouvelle montée sévère. La
motivation de certains semble s'être émoussée
car les séances de poussage/portage sont de
retour, l'ami Dom' qui montait si bien s'est
aussi mis à la marche. Le Pédalator ne cède
point et se joue du terrain en poursuivant
inlassablement la montée. Celle-ci s'effectue à
l'ombre dans un sentier longeant la Perrière,
un petit torrent, pour notre plus grand plaisir.
Après une bonne partie raide, la pente redevient
acceptable et l'on chemine maintenant sur des
pistes plus roulantes. Nous suivons maintenant
l'itinéraire de l'an dernier. Je reconnais le
début d'une nouvelle portion plus raide.
Commence à faire chaud. Trop raide et plus
d'adhérence. Pied à terre sur quelques mètres
avant de retrouver une portion plus roulante.
Succession
de quelques passages bien raides qui se passe sur
le vélo, mais à l'arraché sur le bec de selle,
puis la pente redevient plus sympa. On commence
à descendre dans un chemin bordé d'épilobes.
Joli, mais faire gaffe aux pierres cachées sous
l'herbe encore humide de rosée. La courte
descente se termine et il faut déjà songer à
remonter, mais pas pour longtemps car je
reconnais le passage; nous arrivons au ravito de
la Croix d'Agy. Encore un effort et j'aperçois
la tente. Pas grand monde, seulement deux
vététistes. J'ai pas du beaucoup traîner.
C'est
le moment de respirer un peu et de bien reprendre
des forces car la vraie montée commence
après
Remplissage
du DosDeChameau. Pas mal le ravito cette année;
Les organisateurs semblent avoir pris en compte
les demandes des participants de l'an dernier car
en plus du pain d'épice, des oranges et du très
bon petit pain aux raisins on trouve cette année
du saucisson et de la tome de Savoie. Il y a
même de la boisson énergétique Hi-Tense pas
très sucrée et bien agréable au goût. Un bon
point. C'est quand même moins riche qu'à la
Free-Ride.
Loïc
arrive quelques minutes après moi, alors que je
reprends des forces. Philippe, un ancien Biker's
portant encore notre beau maillot, arrive peu
après. En forme l'ami ! Dom'Cannondale arrive à
son tour, bouffe un peu et repart illico.
Douze
minutes plus tard, Loïc et moi remontons en
selle. Nous cheminons tranquillement sur une
large piste, plate par moments, mais parfois
agrémentée de quelques passages plus nerveux.
Un coup de rapide descente avant d'attaquer le
début de la remontée. Le parcours des Experts
rejoint le parcours Extrême à ce moment.
Une
bonne montée, les plaques rouges sur le vélo,
les oranges à pied puis nous évitons un passage
raide et gras de l'an dernier en le contournant
par une piste moins hard qui se monte plus cool
sur le spad. La montée se poursuit sur une large
piste où nous doublons pas mal de marcheurs.
Pourtant ça se monte sur le spad si on y met de
la bonne volonté
 |
|
Nous
arrivons maintenant au pied de la vraie
difficulté, la montée finale vers la
Tête du Pré de Saix , au-dessus des
2000m. Petite pause devant le mur
pour souffler un peu et absorber un tube
de sucre rapide. Nous allons devoir
affronter trois paliers successifs bien
raides.
|
Loïc
s'élance, je le suis. Alain arrive au moment où
nous attaquons l'avant dernier palier. Nous
montons en vélo, lui aussi vite à pied. Dernier
passage. Tout le monde sur le spad. Alain
décroche en premier. Loïc continue quelques
temps avant de se mettre aussi à la marche. Mon
plateau de 20 dents me permet de monter encore
100m puis la fatigue aidant j'opte à mon tour
pour la solution pédestre. Une bonne centaine de
mètres à pousser et nous arrivons enfin au
Ravito de la Tête du Pré de Saix. Il est
presque 11h30. Pas de biquette cette année mais
une très belle vue sur le paysage avec un Mont
Blanc bien dégagé à ce moment. Le Talki d'un
bénévole crachote un message annonçant que le
premier vient de passer le Col de Frête, donc 20
bornes devant nous !
|
Un coup d'eau sur la tronche
pour rafraîchir et faire baisser la
température de la bouilloire. Le pied. Alimentation
sommaire; pas très faim.
Bien
boire.
On
aperçoit une dizaine de vététistes en
train de remonter la pente en face.
Bougez pas les gars, on arrive bientôt.
|
Huit
minutes plus tard, nous remontons en selle pour
commencer la descente rapide, mais courte, sur la
large piste menant au Col de Vernant à 1850m. On
profite de l'élan pour grappiller quelques
mètres d'effort en moins dans le début de la
remontée vers Les Grands Vans. Petit plateau de
retour en action, passant de 52km/h à 3.8 km/h.
Cinq minutes de montée puis vient un passage
trop caillouteux peu propice au roulage. Poussage
sur 10m puis retour en selle. Je roule à
nouveau, Alain marche à nouveau. La montée se
poursuit sur une pente un peu moins forte.

Alain
est vite remonté sur son spad... |
|
Loïc
parvient au sommet des Grands Vans, à
2170m, puis je le rejoins à mon tour
après un final un peu plus raide qui
voit Alain de nouveau pédibus. Loïc sort
l'appareil photo pour fixer le Alain sur
la pellicule avec le beau paysage en
arrière plan, mais trop magnanime il lui
demande d'essayer de remonter sur le
vélo avant
|
Ces 50 premières bornes regroupent
la partie la plus importante de montées du
parcours et maintenant vient le temps de la
descente vers Flaine qui se trouve 560m plus bas.
Cette descente se fait sur une large piste de ski
dont le sol est parsemé de pierres fuyantes,
donc négociée avec prudence, et n'offre pas
beaucoup d'intérêt. J'aurais préféré, tout
comme Loïc qui fait la descente juste devant moi
(on a encore largué Alain
), de redescendre
par un petit single serpentant dans les bois ou
dans les Alpages. Dix minutes plus tard, nous
parvenons à Flaine où se trouve le ravito. Pas
grand monde. Alain arrive à son tour, puis le
père Dom'Cannondale qui s'est gouré à un
moment et s'est retapé une partie de la descente
du début.
Pause
miam/glou-glou au soleil durant 10 minutes. Alain
ne semble pas motivé par la montée puis
redescente aux grandes platières. Il va nous
attendre ici alors que Loïc, Dom, moi et un
compagnon de route montons dans le
téléphérique qui va nous emmener en moins de
12 minutes aux Grandes platières, à 2430m. Nous
traversons les nuages, on n'y voit rien puis ça
se dégage à la gare d'arrivée. Température en
baisse, coupe-vent sur le dos.

Les Platières

Pédalator
au sommet des Platières |
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En selle
! On roule sur une mer de gros cailloux.
Pas bien longtemps, car un premier névé
se présente. Tentative de roulage dessus
mais la neige est trop molle et ça
tourne dans du beurre.
Marche forcée sur quelques dizaines de
mètres, les pieds au frais puis on roule
à nouveau sur la caillasse sur 100m
avant de se retaper un nouveau névé.
Le scénario se reproduit plusieurs fois.
Il y a beaucoup de neige cette année.
Le père Dom' se paye une glissade et
s'étale dans la neige.
Nouveau névé plus long, le balisage
nous envoie sur la droite alors que le
chemin est visible en face. On suit
bêtement pour s'en rendre compte après.
Nous parvenons sur le chemin enneigé en
son milieu mais permettant de rouler sur
les bords. |
Par contre, coté freinage,
c'est plus ça.
La gomme des patins des V-brake, qu'ils
soient AVID ou SHIMANO n'est pas en bon
terme avec la neige et il va falloir à
Loïc et moi au moins 500m avant de
retrouver un freinage presque normal
alors que nos deux compères en frein à
disque ne semblent pas perturbés par
l'or blanc.Nous abordons la descente
qui va nous ramener à Flaine via la
piste très empierrée qui part sous
Tête Pelouse pour passer par Balacha.
Une dizaine de renvoi d'eau nécessitent
une attention soutenue lors de la
première partie de la descente car
certaines de ces ornières bien creusées
peuvent faire décoller un étourdi ou
provoquer une crevaison par pincement
(m'en fout because Tubeless).
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Loïc
sortant du brouillard au sommet des
Platières |
Nous revenons sur l'un de nos
compères de route que nous dépassons avant
d'arriver sur Flaine. Une rapide portion de
goudron puis nous parvenons au contrôle où
Alain nous attendait. Nous repartons ensemble.
Descente
rapide sur l'herbe puis petit coup de cul montant
avant de redescendre par un chemin en descente
menant au Lac de Flaine où l'on rejoint un
sympathique sentier parsemé de cailloux
enfoncés dans le sol où le ToutMou est bien
appréciable. Je suis Loïc qui ouvre la voie.
Personne devant. Pendant quinze minutes nous
remontons les 80m de dénivelé à bonne allure,
sans avoir besoin de mettre le pied à terre
malgré quelques petits passages techniques, et
nous rattrapons le père Dom' avant d'arriver au
Col du Cou. Déjà plus d'Alain en vue. La
descente vers le Col de la Frête commence, dans
un sentier bien sympa longeant la paroi
rocailleuse avec ce qu'il faut de racines, de
cailloux, de petites marches et de passages avec
le vide sur la droite. Nous rattrapons quelques
vététistes en séance pédestre. Le père Dom'
s'évade à nouveau. Je suis Loïc mais des
erreurs de trajectoire m'obligent à poser pied
pour me rattraper par deux fois. Un passage bien
humide, sur des pierres rendues glissantes, est
jugé trop chaud et nous marchons sur 20m avant
de remonter en selle.
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Nous parvenons à la
Colonnaz où une large piste permet de se
reposer un peu.
Cela monte doucement jusqu'à ce que l'on
revienne sur la route D106 montant vers
Flaine.
Un passage permet d'admirer la vallée en
contrebas par une vue plongeante bien
impressionnante.
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Loïc
trés concentré au passage de la
passerelle |
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Il
faut maintenant remonter un peu sur la route, en
plein soleil, puis par un petit chemin menant sur
une passerelle qui nous amène par un chemin à
mi-hauteur de la piste des Timalets où nous
pouvons redescendre vers les Carroz. Un peu de
route au travers du village et nous parvenons,
sous le soleil, sur l'aire d'arrivée à 13h39
pour l'ultime pointage. De charmantes hôtesses
nous offre une canette d'AQUARIUS, une nouvelle
boisson du groupe Nestlé.
Nous
papotons un peu avec Dom' qui se fait mettre en
boîte par le speaker car il avait parié arriver
avant midi. Il a juste 1h40 de retard
Alain
arrive un quart d'heure après, alors que Loïc
et moi reprenons quelques forces au ravito
d'arrivée (un peu radin à mon goût ce dernier
ravito). Malgré son beau TouMou tout neuf il se
fait encore larguer dans les descentes
Nous
remontons ensuite à l'hôtel pour une douche
bienfaitrice avant de redescendre se balader dans
le salon et regarder la démo de Trial, histoire
d'attendre les 18h30, moment où nous pourrons
goûter à la tartiflette. Quelques gouttes
tombent épisodiquement malgré le ciel bleu,
rien d'alarmant. Par contre, dans les sommets ça
se couvre et le tonnerre gronde. Certains
vététistes qui arrivent seulement maintenant
ont écopé de la pluie sur la fin du parcours.
Nous
prenons place dans le début de la file d'attente
en attendant l'ouverture. Sage précaution
lorsque nous verrons la longue file d'attente une
fois notre repas achevé. C'est enfin l'heure des
fauves. On chope un plateau, un set de couverts
plastoc, un yaourt, un peu de salade verte puis
chacun passe près des grandes poêles où mijote
depuis bien longtemps les ingrédients de la
tartiflette ( reblochon, patates, lardons ) pour
recevoir une louche (une seule) de la mixture.
Puis nous prenons place à l'ombre du chapiteau
pour avaler notre pitance. L'affaire est vite
réglée et nous retournons à l'hôtel où un
vrai dîner comblera les grandes faims.
Alain,
Loïc et moi redescendons en voiture vers 21h
pour assister à la projection du film de la
journée. Le chapiteau est plein et le groupe des
Choucas met l'ambiance alors que les participants
se partagent le très grand gâteau confectionné
spécialement pour l'occasion. Des clips de pub
des sponsors défilent sur l'écran géant. Un
tirage au sort est organisé où des lots offerts
par les sponsors sont distribués. Puis c'est le
générique de début. Le silence se fait et
chacun savoure les images de la journée. Cela
commence par la montée impossible avec pas mal
de rires lorsque les prétendants s'écroulent ou
lorsqu'un groupe reconnaît l'un des siens.
Viennent ensuite les images prises par les
caméramans disséminés le long des différents
parcours et par l'hélicoptère. Quelques timides
Ouhhh! émis par les plaques rouges (parcours
Extrême) ponctuent les moments où l'on voit des
vététistes remontant les pentes sur les
télésièges. Chaque gamelle filmée est
chaudement applaudie tout comme l'image d'un
très jeune vététiste. Vient un rapide passage
où nous reconnaissons les couleurs du Biker's
portées par Loïc alors que nous roulions sur la
piste après la Colonnaz. Le film se termine, la
nuit est tombée et chacun retourne dans ses
quartiers, nous avec en remontant vers l'hôtel.
Lundi
30 juillet 2001:
Le
ciel est bien dégagé. Un bon petit déjeuner
nous aide à combler la faim engendrée par nos
efforts de la journée précédente.
Je
dépose Loïc au garage pour qu'il puisse acheter
un gros bidon d'huile car il n'en a plus une
goutte dans sa voiture par suite d'une fuite. Le
garagiste nous conseille de passer à la
concession aux chevrons située à UGINE. Peine
perdue, pas de pièces et pas le temps d'y
regarder. Nous irons donc à celle de Saint
Michel de Maurienne où un gars sympa jette un
il et demande à son mécano de resserrer
deux vis. En voyant sa clé tourner plusieurs
fois, je pense que la source de la fuite se
trouvait bien à cet endroit. Un coup de
nettoyeur haute pression pour retirer l'huile
disséminée sur le moteur et nous reprenons la
route en direction de Valloire où nous nous
reposons en nettoyant les spads avant d'aller
faire une petite séance de décrassage de 14
bornes en vélo de route entre Valloire et le Col
du Télégraphe.
Week
end bien sportif avec météo clémente, bonne
ambiance et organisation ayant fait de réels
progrès cette année. On reste quand même sur
notre faim au niveau du parcours jugé peu
ludique.
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