C'est plus d'mon âge
Malgré
une semaine copieusement. arrosée, c'est sur un terrain
sec que s'est déroulée cette nouvelle édition de La
Mantoise organisée par notre ami Alain MAS du
Club ALMA,
avec l'aide de son copain Gérard Le Toulouse de l'U.S.
MAULE VTT.
Le départ était donné cette année encore depuis le
stade de foot de Jouy Mauvoisin (78).
Bien peu de monde sur la ligne de départ de cette 6ème
manche de l'OPEN VTT UFOLEP, la première semaine de
vacances de juillet étant en partie responsable de cette
baisse de fréquentation pour une épreuve qui
rassemblait bien plus de coureurs les années
précédentes. Certains coureurs, un peu refroidis par
les précipitations abondantes de la semaine, ont peut
être aussi préférés faire dans le goudron plutôt que
d'avoir à salir leur belle monture... Dommage pour eux,
car point besoin de laver le spad à l'issue de cette
course.
Température douce, 16°C au départ, et temps idéal. Un
ciel se dégageant de plus en plus pour virer au total
bleu en fin de matinée, le soleil venant réchauffer les
coureurs en pleine action.
Deuxième course depuis le début de saison pour moi,
autant dire que le rythme de cette compét' parisienne
allait me changer de mon allure 'diesel' des randos
longues distances.
Mary et moi arrivons bien assez tôt sur place pour avoir
le temps de nous échauffer un peu et de retirer nos
plaques en évitant la précipitation du dernier moment.
J'ai pas la pression, pas de stress d'avant départ,
simplement l'impression de prendre le départ d'une
nouvelle rando.
Je récupère ma plaque, le number 25, donne un p'ti
bonjour à Alain MAS et aux différentes connaissances du
microcosme vététistiques que l'on croise sur chaque
course,
puis nous retournons à la voiture nous préparer avant
de partir en séance d'échauffement.
Quelques kilomètres sur la route, en devisant avec les
autres Biquets présents au départ de cette course, de
petites accélérations pour faire monter le palpitant
dans les tours.
Je ne fais pas de reco du circuit, car j'en connais
l'essentiel pour avoir participé plusieurs fois à La Mantoise.
Il est temps de rejoindre le départ et de prendre place
sur la pelouse, en première ligne pour moi et juste
derrière notre 'mobylette' Eric. Loïc est juste
derrière moi.
Gégé et Alain joue du porte-voie pour nous donner les
dernières consignes, paraît que y'a des descentes où
qu'y faudra faire gaffe.
Dans le coin, c'est plutôt gentillet à coté des
descentes que j'ai rencontré lors de mes dernières
escapades dans le sud et en Auvergne...
Plus que quelques minutes avant le start. Je démarre le
POLAR, prêt à lancer le comptage.
Le départ est donné, ça part à donf comme d'hab. Je
suis dans le paquet mais sans trop forcer car il me faut
du temps pour mettre ma chaudière en route (et avec les
années ce temps s'accroît de plus en plus), en plus
nous devons faire un S dans l'herbe et c'est un terrain
qui a plutôt tendance à me casser les jambes, donc
mollo.
Loïc me passe devant, tandis que Eric caracole déjà en
tête.
On sort de la pelouse, petite montée d'un mètre sur un
talus, large chemin sur 100m puis à gauche sur la route.
Nous roulons un peu en version goudron dans Jouy
Mauvoisin. faux plat montant, je dépasse Denis. On
tourne à droite, ça descend un peu puis plus rapidement
avant de remonter en face. Ici, il faut juste se laisser
filer et profiter de l'élan pour remonter le plus haut
possible sur son élan, quelques coups de manivelles en
plus. Fin du goudron laissant place à un chemin en faux
plat montant, un peu de vent dans la tronche (rester
planquer derrière). Sol couvert d'un mélange de léger
gravier/sable par moment, rouler sur les bords pour plus
de rendement.
Fin du chemin, ça bouchonne un peu pour passer une 2
barrières en chicane. Mode gain de temps activé; je
préfère la solution enjamber l'obstacle plutôt
qu'attendre comme d'autres la libération du passage
conventionnel.
Roule ma poule. Nous somme maintenant sur un petit single
sympa dans les bois. Je file le train à mon
prédécesseur.
Plat au début, le single se met maintenant à descendre
en serpentant dans les bois, quelques variations de
rythmes avec les virages et de petites dénivellations.
Sympa et ludique.
Le single s'élargit un peu et commence à remonter, un
petit coup de cul pas très long mais qui casse bien,
puis on tourne à droite. Je vois le chemin monter
progressivement dans le bois, pas très fort mais vu la
tronche du cardio coincé depuis le départ entre 170 et
186bpm, je l'aborde plus calmement, dépasse un
concurrent parti sûrement un peu rapidement.
La pente se calme, du plat, tourner à gauche, respirer.
Nouveau single en ligne droite. Un peu de récup, mais
pas trop.
Panneau 'danger': ouvrir les yeux ; rien de méchant,
juste une barrière à éviter. Je passe à gauche, puis
relance.
Le single se met à descendre dans le bois. Terrain
présentant un peu d'humidité en surface, gaffe aux
quelques racines et cailloux.
Nouveau panneau 'danger', juste pour signaler un petit
arbre en travers du chemin. Hop ! par dessus.
Le single commence à descendre un peu plus, le sol se
creuse formant une rigole par endroits. Deux racines en
travers, passer sur le bord à gauche, la vue
s'éclaircie, on arrive à découvert.
Suivra plus tard une descente assez rapide où les
ornières doivent être surveillées, le sol étant
parfois jonché de beaux silex acérés, ( endroit où
sur une précédente édition de la Mantoise je
m'étais par le passé pris une belle gamelle en y
laissant un bon bout de bidoche du coude, donc
prudence...) , nous débouchons sur une route, passons
sous un pont, descendons un peu avant de prendre à
droite pour descendre à nouveau toujours sur le goudron.
Droite toute, ici commence une bonne remontée dans un
chemin ombragé et bien encaissé dont le sol assez
caillouteux glisse un peu par endroits avec l'humidité
des derniers jours. Je pousse la machine, je dépasse bon
nombre de coureurs, la première partie de la montée se
termine. Le sol redevient plat sur 25m et nous passons
sur un pont au dessus de la voie ferrée avant de
remonter pour la deuxième partie de la grimpette, plus
calme et moins caillouteuse mais suffisante pour faire
des dégâts; les écarts se creusent. Devant moi plus
personne, les cadors sont déjà loin, derrière plus
personne, la montée a remplie son office.
Sur ce parcours, nous aurons droit à une descente très
rapide dans un chemin ombragé au sol couvert d'un
mélange d'une sorte de gravier noir, virage à droite en
bas, on débouche 100m plus bas sur une route que l'on
prends sur 25m avant de reprendre à gauche pour suivre
un chemin dont le sol présente par endroits quelques
flaques boueuses mais aisément contournables.
Ce chemin plat sera l'occasion de souffler un peu avant
d'attaquer une longue bosse de 1200m en plein soleil, sol
un peu en herbe à son début, quelques zones de terre
dure au rendement plus élevé par la suite. Virage à
droite donnant sur un chemin en faux plat montant.
Une courte portion plate en lisière de bois pour
souffler puis on descend un peu dans l'herbe pour
rejoindre un beau single étroit tracé à flanc de
pente, serpentant entre les herbes avec de petites
montées, des passages descendants, et au final une bonne
et courte remontée.
Dix mètres de plat, puis une belle descente rapide, un
peu caillouteuse (génératrice d'épaules en vrac pour
certains coureur trop généreux sur les éditions
précédentes de cette course) et quelques ornières à
bien négocier.
En bas, virage à droite toute, on débouche alors sur un
chemin rectiligne à travers champ, plat puis en léger
faux plat descendant. Une portion longue et rapide où
l'on peut sortir le 44x11 et lancer la machine à plein
régime.
Au bout de cet 'accélérodrome', virage à gauche pour
aborder la remontée vers l'aire de départ, une bosse de
500m où la trace disparaît sous les hautes herbes sur
sa première moitié.
Si le parcours de ce circuit de 12km offre des parties
assez roulantes, la répétition des longues bosses a
vite fait de calmer les organismes lancés dans la
bataille et les coureurs qui partent trop rapidement en
paye le prix au fil des tours.
Loïc arrêté au premier tour; crevaison, une belle en
voyant sa chambre à air à l'arrivée ; une C4
découpée sur plus de 10cm.
Je passe au départ pour la première fois, pointage,
encouragement de Robert, je skip le ravito proposé à la
volée.
Deuxième tour, dans un single une personne nous demande
de ralentir, je calme le jeu, aperçoit plus loin Vincent
qui me dit aussi de ralentir. Trois pompiers sont en
train de mettre sur civière un coureur. Pas de chance
pour lui, pourtant je ne vois pas en ce lieu d'obstacle
ayant pu causer sa chute. Traumatisme au cervical, pas
grave, Ouf pour lui.
Je repars et relance. J'ai un autre coureur en vue
et tente durant ce second tour de revenir sur lui. Mode
'Target Lock' enclenché.
Si dans les montées j'ai l'impression de m'en rapprocher
un peu, l'écart augmente ou reste constant dés que nous
roulons sur le plat ou en descente. Pourtant j'ai pas
l'impression de traîner. Je l'aurais à l'usure...
Troisième tour, dans la remontée sur le chemin
encaissé et pierreux je reviens sur mon vététiste
cible, enlève une dent au passage -histoire de l'achever
moralement- et file comme le vent (enfin
presque) - laissant celui-ci loin derrière
moi, sur le plateau je n'ai plus rien au loin dans
mon champ de vision.
Un peu plus tard, j'aperçois Loïc au pied de la longue
montée. Petit plateau, je préfère tourner les jambes
rapidos au lieu de tirer de la braquasse. Et vas y que je
te remonte le radiateur pour la dernière fois, en plus
le soleil commence à bien donner maintenant. Loïc me
dira à l'arrivée que j'avais plutôt l'air de me
promener d'après mon expression faciale comparée à
celles de mes prédécesseurs bavant allègrement au
même endroit, mais j'ai de plus en plus de mal - et de
moins en moins envie - à me faire vraiment mal, trop
habitué à gérer mes efforts sur les raids longues
distances.
La première partie de la bosse se termine, virage à
droite et début du long faux plat. une nouvelle cible en
vue et en rapprochement, y'a d'la fatigue dans l'air pour
certains. Je repasse le plateau milieu, enlève plusieurs
dents de pignons, attrape les bar-ends et commence à
tirer dessus. L'écart diminue, s'amenuise, fond au
soleil et c'est dans la poche, un de moins.
Alors que j'en termine avec le petit single, j'entends
une voie familière, celle d'Olivier de VTT SAINT
GERMAIN, qui revient après un arrêt mécanique imposé.
Nous prenons maintenant la descente piégeuse, je file,
lui derrière. Droite toute, le chemin roulant; je
relance, envoie la plaque et donne les watts. Olivier me
passe à mi-chemin. Dans les courses sans dénivelé
prononcé, il est généralement un ton au dessus de moi
et je n'arrive qu'a maintenir un écart constant. Fin du
chemin, gauche toute pour la dernière remontée vers le
stade. J'ai l'impression un moment de revenir sur Olivier
qui n'est qu'à 50m mais ce ne sera pas pour cette fois,
la pente n'est pas assez forte pour que je refasse mon
retard et il me collera 23 secondes.
Droite, entrée sur la pelouse du stade, deux virages sur
l'herbe, personne derrière, la chicane d'arrivée. Ouf !
Terminé.
Stop The POLAR. Je reprends mes esprits. Dur , Dur ces
petites courses, je n'ai plus le rythme pour cela mais
j'arrive quand même à me classer 16ème au scratch,
5ème en Sénior B, pas trop mal pour un gars qui ne
fait que de rares compétitions. J'ai la forme et
l'endurance en ce moment.
On papote avec les copains, j'avale un petit pain au
raisin gracieusement offert au ravito d'arrivée par
l'organisation. Y'a même de la Kro ! Royal.
Je discute avec Didier de Chaville, un listard de VTTNet.
De retour à la voiture, après avoir parlé un peu du
X.O. avec Sébastien un représentant de
VELO VERT, on se change, range les vélos et je
passe ma carte IGN à Didier (qui prépare un CantalNet
et est donc assez intéressé par le parcours que j'ai
relevé en partie dimanche dernier lors de la Green
Valley Adventure) .
Mary et Eric se rendent à la remise des prix. Mary se
classe première féminine (Bravo La Koyote !), gagne un
beau bouquet, un bon de réduction pour faire un
tour dans le BoutiCycle d'Alain et une coupe
(pourquoi les coupes de filles sont toujours minuscules
?).
Eric quant à lui se classe 1er Sénior B et revient aussi avec sa
coupe et son bouquet.
Nous passerons ensuite le début d'après-midi sur place
à pique-niquer sur l'herbe sous le chaud soleil -j'en ai
encore un souvenir dans le coup- avec Mary, Loïc et
Eric, jetant un sort au pâté et saucisson ramené
d'Aurillac, au taboulé, et 'quelques' chips, puis
un p'ti yaourt.
Je vous rassure tout de suite; notre Eric du Clan 0% n'a
pas touché à ces trucs bien gras...
Allez, repos maintenant. Dans une semaine c'est les
grandes vacances à Risoul 1850. Enfin façon de
parler car il va falloir que je roule un peu pour
préparer ma Swiss Bike Master (XC 120km / 5000m) du
21 juillet prochain.
Pédalator
08/07/2002
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