La Mantoise
OPEN VTT 78 : 6ème manche

07/07/2002 - Jouy-Mauvoisin (78)

Organisateur : ALMA

XC  3 * 12km


Ma course
Les
données de Pédalator 
Profil du parcours
Les classements
                               

 


C'est plus d'mon âge

Malgré une semaine copieusement. arrosée, c'est sur un terrain sec que s'est déroulée cette nouvelle édition de La Mantoise organisée par notre ami Alain MAS du Club ALMA,
avec l'aide de son copain Gérard Le Toulouse de l'U.S. MAULE VTT. 
Le départ était donné cette année encore depuis le stade de foot de Jouy Mauvoisin (78).

Bien peu de monde sur la ligne de départ de cette 6ème manche de l
'OPEN VTT UFOLEP, la première semaine de vacances de juillet étant en partie responsable de cette baisse de fréquentation pour une épreuve qui rassemblait bien plus de coureurs les années précédentes. Certains coureurs, un peu refroidis par les précipitations abondantes de la semaine, ont peut être aussi préférés faire dans le goudron plutôt que d'avoir à salir leur belle monture... Dommage pour eux, car point besoin de laver le spad à l'issue de cette course.
Température douce, 16°C au départ, et temps idéal. Un ciel se dégageant de plus en plus pour virer au total bleu en fin de matinée, le soleil venant réchauffer les coureurs en pleine action.

Deuxième course depuis le début de saison pour moi, autant dire que le rythme de cette compét' parisienne allait me changer de mon allure 'diesel' des randos longues distances.
Mary et moi arrivons bien assez tôt sur place pour avoir le temps de nous échauffer un peu et de retirer nos plaques en évitant la précipitation du dernier moment.
J'ai pas la pression, pas de stress d'avant départ, simplement l'impression de prendre le départ d'une nouvelle rando.
Je récupère ma plaque, le number 25, donne un p'ti bonjour à Alain MAS et aux différentes connaissances du microcosme vététistiques que l'on croise sur chaque course,
puis nous retournons à la voiture nous préparer avant de partir en séance d'échauffement.
Quelques kilomètres sur la route, en devisant avec les autres Biquets présents au départ de cette course, de petites accélérations pour faire monter le palpitant dans les tours.
Je ne fais pas de reco du circuit, car j'en connais l'essentiel pour avoir participé plusieurs fois à
La Mantoise.
Il est temps de rejoindre le départ et de prendre place sur la pelouse, en première ligne pour moi et juste derrière notre 'mobylette' Eric. Loïc est juste derrière moi.
Gégé et Alain joue du porte-voie pour nous donner les dernières consignes, paraît que y'a des descentes où qu'y faudra faire gaffe.
Dans le coin, c'est plutôt gentillet à coté des descentes que j'ai rencontré lors de mes dernières escapades dans le sud et en Auvergne...
Plus que quelques minutes avant le start. Je démarre le POLAR, prêt à lancer le comptage.

Le départ est donné, ça part à donf comme d'hab. Je suis dans le paquet mais sans trop forcer car il me faut du temps pour mettre ma chaudière en route (et avec les années ce temps s'accroît de plus en plus), en plus nous devons faire un S dans l'herbe et c'est un terrain qui a plutôt tendance à me casser les jambes, donc mollo.
Loïc me passe devant, tandis que Eric caracole déjà en tête.
On sort de la pelouse, petite montée d'un mètre sur un talus, large chemin sur 100m puis à gauche sur la route. Nous roulons un peu en version goudron dans Jouy Mauvoisin. faux plat montant, je dépasse Denis. On tourne à droite, ça descend un peu puis plus rapidement avant de remonter en face. Ici, il faut juste se laisser filer et profiter de l'élan pour remonter le plus haut possible sur son élan, quelques coups de manivelles en plus. Fin du goudron laissant place à un chemin en faux plat montant, un peu de vent dans la tronche (rester planquer derrière). Sol couvert d'un mélange de léger gravier/sable par moment, rouler sur les bords pour plus de rendement.
Fin du chemin, ça bouchonne un peu pour passer une 2 barrières en chicane. Mode gain de temps activé; je préfère la solution enjamber l'obstacle plutôt qu'attendre comme d'autres la libération du passage conventionnel.
Roule ma poule. Nous somme maintenant sur un petit single sympa dans les bois. Je file le train à mon prédécesseur.
Plat au début, le single se met maintenant à descendre en serpentant dans les bois, quelques variations de rythmes avec les virages et de petites dénivellations. Sympa et ludique.
Le single s'élargit un peu et commence à remonter, un petit coup de cul pas très long mais qui casse bien, puis on tourne à droite. Je vois le chemin monter progressivement dans le bois, pas très fort mais vu la tronche du cardio coincé depuis le départ entre 170 et 186bpm, je l'aborde plus calmement, dépasse un concurrent parti sûrement un peu rapidement.
La pente se calme, du plat, tourner à gauche, respirer.
Nouveau single en ligne droite. Un peu de récup, mais pas trop.
Panneau 'danger': ouvrir les yeux ; rien de méchant, juste une barrière à éviter. Je passe à gauche, puis relance.
Le single se met à descendre dans le bois. Terrain présentant un peu d'humidité en surface, gaffe aux quelques racines et cailloux.
Nouveau panneau 'danger', juste pour signaler un petit arbre en travers du chemin. Hop ! par dessus.
Le single commence à descendre un peu plus, le sol se creuse formant une rigole par endroits. Deux racines en travers, passer sur le bord à gauche, la vue s'éclaircie, on arrive à découvert.

Suivra plus tard une descente assez rapide où les ornières doivent être surveillées, le sol étant parfois jonché de beaux silex acérés, ( endroit où sur une précédente édition de la Mantoise je m'étais par le passé pris une belle gamelle en y laissant un bon bout de bidoche du coude, donc prudence...) , nous débouchons sur une route, passons sous un pont, descendons un peu avant de prendre à droite pour descendre à nouveau toujours sur le goudron. Droite toute, ici commence une bonne remontée dans un chemin ombragé et bien encaissé dont le sol assez caillouteux glisse un peu par endroits avec l'humidité des derniers jours. Je pousse la machine, je dépasse bon nombre de coureurs, la première partie de la montée se termine. Le sol redevient plat sur 25m et nous passons sur un pont au dessus de la voie ferrée avant de remonter pour la deuxième partie de la grimpette, plus calme et moins caillouteuse mais suffisante pour faire des dégâts; les écarts se creusent. Devant moi plus personne, les cadors sont déjà loin, derrière plus personne, la montée a remplie son office.

Sur ce parcours, nous aurons droit à une descente très rapide dans un chemin ombragé au sol couvert d'un mélange d'une sorte de gravier noir, virage à droite en bas, on débouche 100m plus bas sur une route que l'on prends sur 25m avant de reprendre à gauche pour suivre un chemin dont le sol présente par endroits quelques flaques boueuses mais aisément contournables. 
Ce chemin plat sera l'occasion de souffler un peu avant d'attaquer une longue bosse de 1200m en plein soleil, sol un peu en herbe à son début, quelques zones de terre dure au rendement plus élevé par la suite. Virage à droite donnant sur un chemin en faux plat montant. 
Une courte portion plate en lisière de bois pour souffler puis on descend un peu dans l'herbe pour rejoindre un beau single étroit tracé à flanc de pente, serpentant entre les herbes avec de petites montées, des passages descendants, et au final une bonne et courte remontée.
Dix mètres de plat, puis une belle descente rapide, un peu caillouteuse (génératrice d'épaules en vrac pour certains coureur trop généreux sur les éditions précédentes de cette course) et quelques ornières à bien négocier.
En bas, virage à droite toute, on débouche alors sur un chemin rectiligne à travers champ, plat puis en léger faux plat descendant. Une portion longue et rapide où l'on peut sortir le 44x11 et lancer la machine à plein régime.
Au bout de cet 'accélérodrome', virage à gauche pour aborder la remontée vers l'aire de départ, une bosse de 500m où la trace disparaît sous les hautes herbes sur sa première moitié.

Si le parcours de ce circuit de 12km offre des parties assez roulantes, la répétition des longues bosses a vite fait de calmer les organismes lancés dans la bataille et les coureurs qui partent trop rapidement en paye le prix au fil des tours.

Loïc arrêté au premier tour; crevaison, une belle en voyant sa chambre à air à l'arrivée ; une C4 découpée sur plus de 10cm.

Je passe au départ pour la première fois, pointage, encouragement de Robert, je skip le ravito proposé à la volée.

Deuxième tour, dans un single une personne nous demande de ralentir, je calme le jeu, aperçoit plus loin Vincent qui me dit aussi de ralentir. Trois pompiers sont en train de mettre sur civière un coureur. Pas de chance pour lui, pourtant je ne vois pas en ce lieu d'obstacle ayant pu causer sa chute. Traumatisme au cervical, pas grave, Ouf pour lui.
Je repars et relance. J'ai  un autre coureur en vue et tente durant ce second tour de revenir sur lui. Mode 'Target Lock' enclenché.
Si dans les montées j'ai l'impression de m'en rapprocher un peu, l'écart augmente ou reste constant dés que nous roulons sur le plat ou en descente. Pourtant j'ai pas l'impression de traîner. Je l'aurais à l'usure...

Troisième tour, dans la remontée sur le chemin encaissé et pierreux je reviens sur mon vététiste cible, enlève une dent au passage -histoire de l'achever moralement- et file comme le vent  (enfin presque)  - laissant celui-ci loin derrière moi,  sur le plateau je n'ai plus rien au loin dans mon champ de vision.
Un peu plus tard, j'aperçois Loïc au pied de la longue montée. Petit plateau, je préfère tourner les jambes rapidos au lieu de tirer de la braquasse. Et vas y que je te remonte le radiateur pour la dernière fois, en plus le soleil commence à bien donner maintenant. Loïc me dira à l'arrivée que j'avais plutôt l'air de me promener d'après mon expression faciale comparée à celles de mes prédécesseurs bavant allègrement au même endroit, mais j'ai de plus en plus de mal - et de moins en moins envie - à me faire vraiment mal, trop habitué à gérer mes efforts sur les raids longues distances. 
La première partie de la bosse se termine, virage à droite et début du long faux plat. une nouvelle cible en vue et en rapprochement, y'a d'la fatigue dans l'air pour certains. Je repasse le plateau milieu, enlève plusieurs dents de pignons, attrape les bar-ends et commence à tirer dessus. L'écart diminue, s'amenuise, fond au soleil et c'est dans la poche, un de moins.
Alors que j'en termine avec le petit single, j'entends une voie familière, celle d'Olivier de VTT SAINT GERMAIN, qui revient après un arrêt mécanique imposé. Nous prenons maintenant la descente piégeuse, je file, lui derrière. Droite toute, le chemin roulant; je relance, envoie la plaque et donne les watts. Olivier me passe à mi-chemin. Dans les courses sans dénivelé prononcé, il est généralement un ton au dessus de moi et je n'arrive qu'a maintenir un écart constant. Fin du chemin, gauche toute pour la dernière remontée vers le stade. J'ai l'impression un moment de revenir sur Olivier qui n'est qu'à 50m mais ce ne sera pas pour cette fois, la pente n'est pas assez forte pour que je refasse mon retard et il me collera 23 secondes.

Droite, entrée sur la pelouse du stade, deux virages sur l'herbe, personne derrière, la chicane d'arrivée. Ouf ! Terminé.
Stop The POLAR. Je reprends mes esprits. Dur , Dur ces petites courses, je n'ai plus le rythme pour cela mais j'arrive quand même à me classer 16ème au scratch, 5ème en Sénior B, pas trop mal pour un gars qui ne fait que de rares compétitions. J'ai la forme et l'endurance en ce moment. 

On papote avec les copains, j'avale un petit pain au raisin gracieusement offert au ravito d'arrivée par l'organisation. Y'a même de la Kro ! Royal.
Je discute avec Didier de Chaville, un listard de VTTNet.
De retour à la voiture, après avoir parlé un peu du X.O. avec Sébastien un représentant de  VELO VERT, on se change, range les vélos et je passe ma carte IGN à Didier (qui prépare un CantalNet et est donc assez intéressé par le parcours que j'ai relevé en partie dimanche dernier lors de la Green Valley Adventure) .
Mary et Eric se rendent à la remise des prix. Mary se classe première féminine (Bravo La Koyote !), gagne un beau bouquet, un bon de réduction  pour faire un tour dans le BoutiCycle d'Alain et une  coupe (pourquoi les coupes de filles sont toujours minuscules ?). 
Eric quant à lui se classe 1er Sénior
 B et revient aussi avec sa coupe et son bouquet.
Nous passerons ensuite le début d'après-midi sur place à pique-niquer sur l'herbe sous le chaud soleil -j'en ai encore un souvenir dans le coup- avec Mary, Loïc et Eric, jetant un sort au pâté et saucisson ramené d'Aurillac, au taboulé,  et 'quelques' chips, puis un p'ti yaourt.
Je vous rassure tout de suite; notre Eric du Clan 0% n'a pas touché à ces trucs bien gras...

Allez, repos maintenant. Dans une semaine c'est les grandes vacances à Risoul 1850. Enfin façon de parler car il va falloir que je roule un peu pour préparer ma
Swiss Bike Master (XC 120km / 5000m) du 21  juillet prochain.

     Pédalator   08/07/2002

Profil des 3 tours du parcours


Zoom sur un tour


Les données de Pédalator

  CM414 Alti M POLAR S710
Temp roulé : 1h48'26" 1h47'59"
Temp total (incluant arrêts ravitos...): - 1h47'59"
Moyenne: 20,1km/h 20,3km/h
Vitesse max.: 53,9km/h 53,9km/h
Distance (2030mm): 36,47km 36,4km
Dénivelé (2600m annoncés): 791m 885m
Départ : - 9h29
Température (°C) Min/Moy/Max: 16/19/23 20/22/26
(au poignet)
FC Moy/Max: - 177/193
Période échantillons: 20 sec. 5 sec.
Fichiers échantillons : TUR HRM

  Pneux :
     AV = SCHWALBE Jimmy Light UST,  2.10", gonflé à 2.4 bars.
     AR = MICHELIN COMP-S UST, 1.95",           gonflé à 2.4 bars.


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