Agréable promenade
Alors
que nos randonneurs avaient prévus de se donner
rendez-vous à 8h30 à notre local de
Neauphle-le-Château pour leur première sortie VTT
d'après grandes vacances, j'avais envie de poser mes
crampons sur des territoires où nous n'avons pas souvent
l'occasion de rouler.
Plusieurs
rando VTT étant organisées ce dimanche 8 septembre
2002, nous avions le choix entre La
Chaillotine en
forêt de Fontainebleau, mais celle-ci bien était trop
roulante à mon goût (en raison de la protection du
massif forestier se traduisant par des parcours restant
trop souvent sur les grandes allées), ou La Ballancourtoise dans l'Essonne, mais bien
qu'intéressante et dotée de beaux et longs
single-tracks j'y avais déjà été un bon paquet de
fois et le besoin de (re)découvrir un autre coin me
décida plutôt pour La Tabernacienne, à Taverny (95),
malgré un grand parcours annoncé à 45km, une distance
un peu courte pour notre troupe de gros rouleurs.
Ayant
programmé un rendez-vous sur place à 8h, ou 7h au local
pour ceux préférant effectuer le trajet en groupe,
quelques Biquets rebutés par cette heure bien matinale
pour un dimanche (et/ou par les prévisions météo
franchement pessimistes) préférèrent dénigrer
l'invitation. C'est donc en comité réduit que nous nous
sommes retrouvés sur cette rando VTT.
Ciel
un peu gris, mais avec espoir d'amélioration, au lever.
Le paquetage VTT est préparé puis Mary et moi prenons
la direction du local, croisant au passage Yann qui en
revenait, n'y ayant vu personne à 7h. Nous
n'avions que 5 minutes de retard sur l'horaire du RDV.
Yann fait demi-tour et nous le retrouvons au local où
nous attendons d'éventuel d'autres Biquets. Ne voyant
personne d'autre arriver, à 7h10 nous prenons la
décision de mettre les voiles en direction de Taverny.
Un
petit détour chez moi pour récupérer le sac-à-flot'
que Mary à oublié sur la gazinière . . .et nous
arrivons à Taverny en 40 minutes, la circulation en Île
de France étant des plus calme le dimanche matin. On
rame un peu dans Taverny à la recherche du lieu de
départ, ne trouvant pas de balisage indicateur, jusqu'à
ce que Yann obtienne les infos qui vont bien auprès de
vététistes qui s'y rendaient aussi.
Nous parvenons ainsi sur le lieu de départ, croisant au
passage de gros paquets de cyclotouristes car il y avait
aussi une cyclo d'organisée en parallèle de la rando
VTT.
Sur
place, nous retrouvons Jérôme et Claude, portant
l'effectif à 5 Biquets. Nous passons aux inscription, 3 Euros et pas de plaque de cadre souvenir,
puis nous retournons aux voiture nous préparer. Il n'y a
pas beaucoup de vététistes, les randonnées VTT en
région parisienne étant légion en ce mois de
septembre.
La
troupe prête, nous prenons le départ, traversant
tranquillement la ville en cheminant dans les rues,
sur les pistes cyclables ou de larges chemins. Le
fléchage est discret, petites flèches de peinture fluo
au sol et rubalise rouge, mais suffisant.
Au
bout de 4,5km, nous quittons la platitude du goudron pour
la première montée, pas méchante, sur 800m
menant en sous-bois pour redescendre immédiatement
derrière. Le feuillage dense et le temps couvert rendent
le sous-bois très sombre. Fallait prévenir de venir
avec une frontale.
Nous
allons alors alterner des passages en sous-bois sur des
chemins agréables - parfois en single - présentant
quelques petites déclivités montantes ou descendantes
intéressantes, avec des chemins plus roulants en plaine
en bordure ou à travers champs.
Les
manches longues du maillot, aisément supportées avec la
quinzaine de degrés du départ, commencent à être de
trop et je relève tout ça au maximum.
M'étant
assez échauffé, je laisse mes compères et passe la
vitesse supérieure. J'ai besoin de m'entraîner un peu
à rouler fort et longtemps pour les échéances
qui arrivent bientôt, la "Gamelle Trophy" par
exemple. Je remonte des groupes de vététistes,
jouant allègrement des bordures dans les montées et les
descentes où les moins entraînés peinent un peu.
Nous
retrouvons à plusieurs reprises les vététistes des
petits parcours, sur des portions communes du
circuit.
Au
bout d'un chemin roulant, survient un petit 'mur', juste
une vingtaine de mètres, une paille. Tentative, quelques
cailloux aux milieux mais ça roule encore pour le
moment, je me rapproche puis dépasse mon prédécesseur
et puis ornière et pente trop forte pour terminer les 5
derniers mètres à pied.
Le
parcours est assez roulant jusqu'au premier ravito situé
au kilomètre 21, non loin de la "Foutue Route"
en forêt de Montmorency, auquel on arrive après une
montée progressive sur 5 bornes. J'ai déjà 1h08 de
pédalage tonique, mon compteur affichant alors une
moyenne de 19.2km/h pour 355m de dénivelée positif.

Le
ravitaillement au 21ème kilomètre.
Cliquez l'image pour la voir en grand
(179ko)
Les
bénévoles sont sympa et souriants, la table
correctement fournie et en quantité suffisante;
quartiers d'orange, bananes, raisins et abricots secs,
tranches de quatre-quart et de marbré au chocolat. Coté
liquide; eau, jus d'orange et Coca. J'avale
quelques raisins, réhydrate ma tuyauterie avec deux
godets de liquide puis j'attends mes collègues.
Un vététiste se fait nettoyer une plaie au coude, bien
rapé.
Dix
minutes plus tard, toujours pas de Biquets. Commençant
à me refroidir, je préfère repartir avant d'attraper
la crève.
Je
remonte des groupes de vététistes déjà doublés au
début du parcours. Une petite descente encaissée,
quelques cailloux, et les voilà bloqués. Pourtant y'a
rien de bien méchant. Bordures, extérieurs et la voie
redevient claire après une petite montée.
Toute
cette deuxième partie du parcours est très sympa,
cheminant presque tout le temps dans les bois jusqu'au
39ème kilomètre.
On y trouve des chemins pas très larges, pas mal de
single-track dont certaines longues portions ludiques au
tracé virevoltant entre les arbres. Gare aux bar-ends
qui traînent.
De nombreuses petites montées ou courtes descentes
sympa, deux descentes annoncées 'dangereuses' ( chouette
ça va devenir intéressant; finalement rien de bien
méchant) l'une sur une courte pente terreuse et l'autre
offrant mini marche et grosses caillasses où l'on doit
redoubler d'attention.
Quelques très courtes zones humides, mais rien à voir
avec la bourbasse d'hiver.
Juste un problème de balisage (plutôt un dé-balisage intempestif;
merci au con du coin) rencontré en descendant sur une
large piste (la
"Foutue Route" je crois), on retrouve les rubalise en face.
Descente le long d'un grillage, trait vert fluo au sol en
travers du chemin, coup de patins. C'est à droite qu'il
fallait aller. Devant moi, longue trace de dérapage au
sol. . . temps de réaction trop long pour certains . . .
Pas mal de vététistes dans ce coin, il ne fallait pas
suivre bêtement les roues et j'en ai ramené plus d'un
dans le droit chemin.
Un passage de montagnes russes, style je lâche les
freins en descente et remonte sur l'élan en face,
rajoutant un coup de mollet pour passer les passages au
sol jonché de cailloux humides ou les zones grasses au
rendement pas super.
J'ai filé le train à un compère de route quelques
kilomètres, puis mon 'lièvre' a faibli et j'ai ensuite
roulé à la recherche d'un autre objectif.
L'allure était plutôt cool dans les groupes de
vététistes rencontrés, pas de mollets affûtés ; ils
devaient être ailleurs ce jour là.
Terminé les chemins sympa en sous-bois. Nous quittons le
vert feuillage pour retrouver le bitume, traversant les
quartiers de Taverny, cheminant ici entre les deux murs
d'une étroite sente ou passant plus loin dans un single
étroit en descente, serpentant entre habitations et
grillage.
Retour sur le plat goudron, encore quelques centaines de
mètres avalés sur la plaque et c'est le retour au point
de départ où j'arrive à 11h08. Mon compteur indique
alors un peu plus de 42km. J'aurais bien fait vingt
bornes de plus.
Je
profite qu'il n'y ai pas encore grand monde dans la file
d'attente pour m'y glisser et attendre mon tour devant
les 2 jets d'eau mis à notre disposition pour redonner
vie à nos montures, pas très sales il faut dire.
Je
picore un peu des victuailles mises à notre dispo, jette
un sort à un sandwich rillettes (sarthois ne reniant pas ses origines) et une boîte
d'Ice Tea.
Yann et Jérôme arrivent à leur tour, 13.37km/h de
moyenne au compteur, aussi satisfaits par le parcours.
Une crevaison, dans une descente pour Yann.
Mary
n'est pas encore là. J'espère qu'elle ne s'est pas
vautrée.
Commençant à me refroidir, je file me changer à la
voiture. Mary arrivera peu après, contente du parcours.
Elle a roulé tranquillement et profité de la balade.
Je l'accompagne au lavage/ravito d'arrivée où elle se
voit remettre - comme à toutes les femmes inscrites à
la rando - un Tee-Shirt, un petit sac à dos MAGNUM et
une belle petite rose jaune. Belle attention de la part
des organisateurs pour la gente féminine.
Au
final, une rando bien sympa, assez bien organisée,
dotée d'un parcours pas difficile mais agréable.
Sur
le trajet du retour vers notre département,
quelques gouttes de pluie s'écrasent sur le pare brise.
Fausse alerte, on a échappé à la flotte.
Dommage pour ceux qui sont restés au lit, car
l'après-midi ; deux grosses averses . . .
Allez,
y'a plus qu'a (re)nettoyer le VTT pour repartir dimanche,
vers Elbeuf (76), pour une autre rando de 60km. La
météo annonçant beau temps pour la fin de semaine.
Pédalator
09/09/2002
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