La plaque de pédalator           
La Nougatlopett VTT

09/06/2002 - Rando 80km

St James VTT

Montélimar (26)


La Rando 80km

Les
données de Pédalator 

Le
profil du parcours

Les chiffres

Le Bugdet
                             

 


Va chercher bonheur à Montélimar... 

Le Saint James Vélo Club ayant décidé en mai 2001 de ne plus organiser la "Sésame VTT", sa course/rando de 115km pour laquelle nous avions pris l'habitude [ 1999  2000  2001 ] de descendre de notre région parisienne vers cette contrée propice au VTT [ dotée d'un terrain sec et d'un truc appelé soleil, rare en nos contrées], nous avons décidés cette année de revenir à Montélimar pour participer à une autre organisations de ce club, à savoir la 9ème "Nougatlopett VTT", une randonnée proposant un parcours de 80km.
Le gîte
"La Joie" que j'avais trouvé l'an dernier à proximité de Montélimar nous ayant donné plus qu'entière satisfaction, je m'empressais d'y réserver à nouveau la place nécessaire pour la troupe de Biquets.

Et la routine des préparatifs pour week-end longues distances de se remettre en route ; * nettoyage/vérification/graissage de la monture, * changement du pneu arrière ; COMP-S Light 2.0" remplacé par le COMP-S 1.95" (plus étroit et donc plus adapté aux éventuels passages boueux [
pluies récentes et abondantes en Vercors et Drôme ces derniers jours = prudence...]), * ordinaire des menus privilégiant les sucres lents [ en clair ; nouilles, blé, riz ] , à l'exception du vendredi soir où j'ai préféré un bon boudin blanc aux pommes [les nouilles on s'en lasse, et puis c'était une rando ! ], un complément glucidique apporté par les hydrates de carbone [ en clair, du MALTO d'OVERSTIMs] ingurgité 3 jours avant le jour J, préparation du sac avec l'équipement VTT au complet, tenue en double prévue pour chaud/froid/humide [on ne sait jamais], rations énergétiques, caisse à outils, pneus et chambres de secours...


Samedi 08 juin:
Notre rendez-vous ayant été fixé devant notre local de Neauphle pour 7h30, l'absence de Loïc et de Jean-Claude pour ce déplacement se traduit bizarrement ; 
pour une fois, l'horaire de départ prévu pour 8h est respecté ( avec même 14 minutes d'avance) et le convoi démarre à 7h46, Gilles emmenant dans son break de chasse trois biquets ; Emmanuel, Fred et Alain tandis que j'emmène 5 VTT et une Koyote dans mon break.

Voyage rapide , limite +30 max, juste un ralentissement causé par un accident ; une voiture sur le toit bloque la file de gauche.

Coup de PocketPhone à Alain; on se donne rendez vous après Lyon, à la sortie de Chanas, pour refaire le plein et grignoter un morceau.
Gilles, fendant la bise avec son bolide, arrive bien avant moi au lieu de rendez-vous et propose de poursuivre directos vers Montélimar car il ne reste que moins de 100 bornes pour y parvenir.
Proposition acceptée, on se donne rendez-vous au péage de la sortie Chanas que je ne devrais plus tarder à rejoindre.
Mais la cohorte incessante de gros camions cachant la signalisation, ou les bavardages échangés avec Mary, feront que je vais louper la sortie (que je connais bien pourtant pour m'y être arrêté à maintes reprises lors de nos précédentes escapades) et c'est en arrivant à Valence où je découvre un panneau 'Montélimar 50' que je commence à me poser des questions.
Nouvel appel via PocketPhone à Alain; "finalement, on va vous attendre au péage de Montélimar Sud..."
Et de poursuivre notre périple, la pluie se met à tomber peu après Valence. Mince, pas de bol.

12h45, arrivée au péage de Montélimar Sud. Il pleut toujours. On attend nos compères, ils arrivent quelques minutes après nous.
Nous roulons vers Montélimar à la recherche d'un établissement apte pouvoir à fournir notre dose quotidienne de calories.
Après 2 tours de rond point, un demi-tour dans un chemin où jamais l'entrée du
Buffalo Grill ne se trouva (malgré le panneau à cornes disposé à son entrée) et une petite erreur de routage dans les parkings du centre commercial, enfin autour d'une table nos Biquets se retrouvèrent.
A la veille d'un effort vététistisque intense, point d'écart à ta diététique du sportif tu feras, même si rando il y a.
Le 'steak de Thon Cajun' et garniture de riz te conviendrons en t'apportant un supplément de sucres lents. En plus c'est bon !
De moins sérieux Biquets, le sacré commandement ne respecterons pas.

Un p'ti peu de gras et de sucré ne faisant pas de mal, le savoureux crumble aux pommes de s'en retrouver dans quelques assiettes, dévorés devant une Koyote attendant désespérément sa petite cuillère alors qu'une bonne crème brûlée la nargue sans vergogne dans son assiette.
Le sort des petits noirs et l'addition réglés, la troupe de reprendre la route vers le siège du S.J.V.C. où les plaques de cadre sont distribuées.

J'y discute avec Bernard, membre du comité d'organisation. Mary se voit offrir un stock de nougat.
Je dépose  Mary devant une boutique de nougat pour qu'elle ramène quelques douceurs à ses connaissances.
Nous prenons ensuite la direction du gîte où nous retrouvons l'équipage de Gilles.

Francis, notre hôte nous y accueil chaleureusement. On décharge les voitures et nous nous répartissons dans deux grandes chambres; Emmanuel, Alain et Gilles dans l'une, Mary, Fred et moi dans l'autre.
Le dîner étant prévu à 20h, nous avons largement le temps de nous dégourdir les jambes. Nous laissons Gilles se reposer un peu de sa nuit précédente [ . . . ] et nous partons faire une petite promenade pédestre sur les petites routes des environs.
En chemin, apercevant un petit mont avec une ruine en son sommet, nous décidons de quitter la route et d'y grimper. On traverse un champ, retrouvons un large chemin y montant, puis à gauche un petit chemin barré à la circulation monte au sommet, nous le suivons. On passe devant des ruines, fermées au public, et l'on poursuit la montée par un petit single me faisant regretter de ne pas être venu ici en VTT.
Il y en a même un à gauche qui semble redescendre bien sympathiquement.
Au sommet, belle vue sur le paysage, mais un peu limitée par la végétation. On s'y arrête quelques instants, puis on redescend, en suivant le petit single aperçu en montant. Si le début est idéal pour le VTT, un peu plus loin ça se transforme en zone trialisante avec grosses marches, pas encore pour moi ce genre de passages.
Nous redescendons par l'autre coté du mont, parvenant à ce qui ressemble à une petite arène dans un village où nous suivons une rue au sol pavé par des galets. Nous avons du y passer en VTT l'an dernier lors de la Sésame VTT.
Notre promenade s'achève, quelques gouttes de pluie commencent à tomber et nous pressons un peu le pas pour rejoindre le gîte.
En attendant l'heure du dîner, on commence à préparer ses affaires VTT pour gagner un peu de temps pour demain matin, on papote vélo sur les prochaines sorties, on s'occupe quoi.
A peine 20h et nos Biquets, ne tenant plus en place, envahissent déjà la belle
salle à manger voûtée. Ce soir nous ne serons pas seuls ; en bout de table, 4 personnes qui semblent venir de la Suisse Allemande et sur ma droite un couple d'anglais. Bon pour mon english, ça va me forcer à causer un peu British.
Présentations, puis notre hôte amène l'apéro; un petit vin blanc fruité bien frais. Pour aller avec ce liquide, du solide ; des cahouétes', des olives noires, du saucisson bien bon et un pain au saumon et aux câpres confectionné par Francis. Miam !
Fred et moi faisons la conversation aux British.
L'apéro terminé, l'entrée arrive ; une bien bonne quiche maison. Trop bon !
Pour ce soir, veille d'un intense effort, j'avais demandé un repas dans le style 'sportif'. Francis ayant des souvenirs de notre dernière venue [ nous avions alors avalé tout son stock de nouilles ], il amène deux jarres pleines de tagliatelles, décoration olives/tomates/herbes, accompagnées d'une sauce maison [huile d'olive, ail, tomates, échalotes...] particulièrement appréciée de certains Biquets. En complément, deux plats de côtelettes grillées (2/p). On se demande bien où l'on va pouvoir mettre tout cela. Y'a sur-abondance et malgré nos appétits voraces, nous ne parvenons pas à bout de cette bien bonne nourriture.
Au désert, on trouvera encore une petite place dans nos estomacs pour y glisser une part de Forêt Noir. Je n'ose penser aux remarques désobligeantes de ma balance au retour de ce week end...
Café, palabres, puis au dodo, y'a sport demain matin.

Dimanche 09 juin:
6h moins quelques secondes: un bruit épouvantable de réveil me sors du sommeil. Pour une fois, ce n'est pas ma montre qui Blip, juste le réveil de Mary, mais par réflexe j'écrase les boutons de ma montre pensant faire disparaître le gêneur.
Comme d'habitude mon extraction du lit se fait vitesse grand V, avec passage illico de chez presto dans la salle de bain.
Le réveil est moins speed dans l'autre chambre.
L'habit de lumière, version 2002, est rapidement enfilé, le fond de l'air et l'aspect du ciel sur l'horizon faisant pencher la balance du coté je-vais-rouler-en-court.
Remplissage du Sac-à-Flot' avec la mixture qui va bien pour pédaler aussi vite mais plus longtemps, préparation des derniers éléments du paquetage VTT-d'un-jour avec en prévision un coupe-vent imperméable et les manchettes en cas d'humidité abondante imprévue.
La troupe au complet se retrouve autour du petit déjeuner sportif, rapidement avalé, puis monte en voiture pour rejoindre Montélimar où doit être donné le départ à 8h.

Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand (66ko)
Mary et Emmanuel
   On remonte les vélos. Dernier coup d'huile, version épaisse pour terrains humides, sur les chaînes. Pression des pneus.
Je prends une photo de cette préparation ; la pellicule se rembobine, bien qu'elle ne soit pas encore terminée. Mince, il n'y aura pas de photos pour illustrer cette sortie.
On se dirige vers le départ où les vététistes profitent du petit déjeuner offert par l'organisation.
Pas énormément de monde ce matin, les sudistes ne semblent pas être habitués au terrain humide, la participation s'en ressent.
Je cause un peu avec Bernard et le Près' du club, puis nous nous mettons tous en place. La roue collée contre la voiture ouvreuse, dans l'attente du départ imminent. Compteur à zéro, POLAR en mode 'measure', je suis prêt.
La CB entre en action, blocage des carrefours.

8h, le départ est lancé.
On roule tranquille derrière la BX du club sur un kilomètre, puis nous quittons le goudron pour descendre sur les berges du Rhône.
On mène bon rythme au départ, sans forcer pour cela, mais de manière tonique pour rester devant afin d'éviter un éventuel bouchon si d'aventure une racine de travers se présentait....
Deux 'champions du monde' s'évadent du groupe de tête en partant à vive allure. Ayant décidés avec Alain de la jouer ensemble, je laisse partir ces individus sans essayer de 'jouer' avec eux.
Un peu plus loi, Alain me dit de lever un peu le pied; on a déjà creusé un petit écart avec le reste du groupe de Biquets, pourtant j'ai pas encore 'appuyé'.
J'en profite pour m'arrêter après un pont pour retirer le coupe vent, ma phase de mise en température arrivant à son terme.
Mary et Fred arrivent, passent devant nous. Alain repars avec eux, je rattrape ensuite le groupe.
Emmanuel et Gilles suivent un peu plus loin, ils vont rouler ensemble a leur rythme.

Du départ au Ravito 1 : Les Bords du Rhône , Les Lônes, Les 3 lacs de Châteauneuf.
 
Partie commune au parcours 20/40/60/80km.
Les six premières bornes se font sur les berges du Rhône, du plat rapide, pas transcendant mais idéal pour s'échauffer progressivement en permettant l'étalement du troupeau.
Ensuite, ce sont des alternances de passages dans des zones de végétation où l'on roule souvent sur des singles étroits et sympa, entre les hautes herbes ou entre de petits arbres de buis, et des chemins plus larges.
Vers les 15 bornes nous arrivons à un carrefour goudronné où se met en place ce qui semble être le premier ravito, mais on ne s'y arrête pas, ayant l'impression de sortir tout juste du petit déjeuner.

Du Ravito 1 au  Ravito 2: VIVIERS, Le port de Viviers, La vallée de l'enfer, Le relais de Viviers, Défilé de Donzère
 
Partie commune au parcours 40/60/80km.

On passe un canal sur le pont de l'usine Henri-Poincaré.
Un peu plus loin, trop la tête dans le guidon en suivant deux vététistes qui nous on fait descendre un peu trop bas. On remonte vers le droit chemin.
Plus loin, nous cheminons  en bordure du lit de la rivière, sur des galets, pas vraiment de chemin tracé en ces lieux où l'on apprécie d'avoir un Tout-supendu. Dans ce type de terrain, une seule technique ; maintenir une vitesse assez rapide pour éviter de buter sur chaque pierre.

Fin d'un large chemin, je lève les yeux et aperçoit des vététistes traversant sur un pont, je baisse les yeux et je vois d'autres vététistes à pied en train de passer un gué sur les bords de la rivière.
Il est encore trop tôt pour se mouiller les pieds, je passe prudemment de pierres en pierres et passe ainsi les 2 ou 3m de gué. Ca change des gués sur le Roubion que nous passions lors de la Sésame VTT ; j'en avais alors jusqu'au genoux.
On pousse, plus qu'on roule, le vélo sur les galets sur quelques mètres puis l'on remonte pédibus un petit talus pour revenir sur la route du pont qui va nous permettre de passer sur l'autre rive, vers
VIVIERS.
 Alain cause avec deux autres vététistes, paraît qu'il pleut à Valence.
On quitte la civilisation en montant progressivement sur des chemins de campagne, longeant parfois des vignes.
Chemin encaissé, entre deux murs de roches, des cailloux rivés au sol ; une seule alternative, rouler assez rapidement pour éviter de butter sur chaque pierres. A ce petit jeu - et en ToutMou - je me débrouille pas mal, doublant quelques vététistes préférant passer la zone à pied.
Plus de Biquets derrière moi.
Le sol devient moins caillouteux, la pente commence à s'accentuer un peu. Une rigole où coule sur quelques mètres de l'eau, lavage de pneus.
La pente s'accentue. Le chemin pas très large est assez creusé et des paquets de très gros graviers sont accumulés par endroit en son milieu, ce qui nécessite d'incessant changements de trajectoires pour tenter de maintenir une adhérence suffisante. La montée technique par excellence, j'adore !
Je passe plusieurs vététistes déjà en train de pousser leur spad. La pente s'accentue encore, moins de cailloux, des virages en lacets, une vraie montée de Piste Aveyronnaise, le pied !
Le chemin s'élargit et j'arrive à une zone dégagée qui semble être le point culminant du moment. 
Croix Rouge en bas, attendant le client. Très peu pour moi, merci mais j'ai un programme chargé pour le reste de la saison.
Je arrête pour attendre mes compères, puis nous repartons.

Suite de chemins, de beaux single à travers les buis, parfois si étroits que les nombreux buissons nous zèbrent les bras. Petites montées, puis descentes sympa.
Alain peste contre sa transmission, son petit plateau passant son temps à faire des chain-sucks. Sa chaîne comporte quelques maillons déjà vrillés.
Je crois que c'est sur cette partie du parcours que nous cheminerons un moment sur une crête donnant une très belle vue sur le paysage, mais il ne faut pas oublier de regarder où l'on pose ses crampons car un court passage un peu plus aérien requiert toute l'attention du pilote.

Nous sommes au sommet de la première bosse. La descente vers Donzère va maintenant commencer. 
Par un petit single assez caillouteux où la prudence s'impose au début. Mary me laisse passer. C'est partie ! 
Un single super, nombreux cailloux, couvrant parfois totalement le sol et nécessitant du doigté dans le pilotage. Par moment, il faut savoir boxer un peu avec la végétation pour voir son chemin.
Ca  remonte un peu, puis la descente remet ça. Je fait une petite pause pour attendre mes compères.
Choix de trajectoires, technique en montée, perte d'adhérence du pneu AR à compenser, une partie assez physique du parcours mais superbe. Il y a bien longtemps que j'ai rencontré de singles aussi ludiques. Les absents vont de ronger les ongles.
Le terrain est maintenant plus sec, plus caillouteux et la pente s'est accentuée. On descend plus rapidement et ça tabasse bien.
Longue descente trépidante, les doigts commencent à s'engourdir sur les V-brake; cela ne m'était pas arrivé depuis la dernière Piste Aveyronnaise.
Virage, un vététiste dans les buissons, crevaison. By !
La pente s'est accentuée, plus rapide et la descente se termine, nous débouchons sur la N86. J'attends le reste de la troupe. Les doigts vont pouvoir se reposer un peu...
Fred arrive, il a trouvé une paire de lunette.
Mary puis Alain suivent. Nous traversons la nationale puis suivons un chemin et une allée en bord champ qui vont nous mener au deuxième ravito situé devant un pont. Celui- la, on s'y arrête. Il est 10h13 et nous venons de parcourir 29,6km en 2h08.
Du nougat, du pain d'épice, des pruneaux, des abricots secs, quartiers d 'orange, du chocolat  et même du saucisson. Correct et suffisant.
La troupe rassasiée, nous traversons le pont (très venté cet endroit) laissant le Défilé de Donzère sur notre gauche.

Du Ravito 2 au  Ravito 3: Vieux village de Donzère, Le Navon, Les ruines de Châteauneuf (retour 60km)
 
Partie commune au parcours 60/80km.
On remonte progressivement, parfois on redescend, pour mieux remonter ensuite sur les chemins longeant des cultures.
Nous passerons à Donzére, puis un moment sur une piste roulante longeant la N7 avant de rentrer dans un petit bois pour suivre un amour de single track bien étroit.
Tout en relance, quelques virages brusques où il faut prendre garde aux souches, de petites dénivellations qu'il faut savoir anticiper pour les passer en puissance sous risque de rester coincer et de sortir un pied. Le jeu consiste ici à mettre gaz pour en profiter un max. Absents, vous avez raté quelque chose !
Moment de répit, une clairière. Je pause et attends mes compères. Alain peu après. Mary, un peu moins habile dans ce type de passage, arrive ensuite puis Fred.
On suit maintenant un joli single montant progressivement dans les pins.
Fin du jeu, on débouche sur une piste, puis plus loin sur une portion bitumée avec un petit vent de face qui me suffira à creuser un petit écart avec ma troupe avant de parvenir au troisième ravito, endroit où se fait la séparation entre les parcours 60km et 80km.
Il est 10h49 et mon compteur affiche 38 bornes. Presque trois heures de roulage.
Nous n'avons parcouru que 10 bornes depuis le dernier ravito et notre arrêt ne sera pas très long à celui-ci.

Cliquez l'image pour voir en détail (40ko)

En repartant, en suivant le balisage 80km, nous traversons le pont passant sur l'autoroute du soleil (quel soleil ?) ,
 apercevant le
champ d'éolienne de Donzère. Nous prenons à gauche, adieu goudron.

Du Ravito 3 au  Ravito 4: Les crêtes du GR429, Les bancs de sable, Les Ruines d'Allan, 
 
Partie spécifique au parcours 80km.

Le parcours remonte le talus en bordure de route, mais avant cela il nous faut passer un petit fossé. Des vététistes passent cet étape version pédibus, mais j'essaye (toujours !) de le faire en vélo. Un peu d'élan, descendre le fossé, remonter en face. Pour le moment, c'est good, mais ensuite ça remonte très sec le talus sur une dizaine de mètres. Le vélo se cabre d'un coup et j'évite  le retournement. Pédibus maintenant, mais sur 10m pas plus.
Chemin en lisière de bois puis on rentre dans celui-ci par un beau single étroit balisé, c'est le GR429.
Le sentier montre progressivement puis le chemin devient plus large, par contre la pente s'accentue franchement.
Deux vététistes devant, je reviens sur eux tranquillement, toujours plateau milieu 32/32. C'est un peu rude à tirer mais ça fait les jambes.
Bon, mes deux gus n'avancent pas assez et je fais la bordure pour tracer ensuite devant.
La pente s'accentue et je profite du replat d'un virage pour envoyer la petite galette car le terrain commence a être fortement caillouteux et l'adhérence moins bonne. 
J'ai adopté un bon rythme et je monte maintenant assez rapidement, sans pour autant m'exploser. Plus âme qui vive à l'horizon. 
Dernier virage à gauche, une éclaircie, fin du bois.
Chemin  presque plat mais sol caillouteux. Depuis notre départ, j'ai une impression de terrain souvent de ce style, bien plus que lors de nos précédents passages dans la région pour La Sésame VTT.  Le Tout-Mou est idéal ici.
Le balisage bifurquant à droite. Je m'arrête pour attendre le reste de la troupe.
Deux minutes trente s'écoulent avant que les 2 vététistes que j'avais doublé n'arrivent.
Encore deux minutes quinze et mes Biquets arrivent enfin, Fred fermant la marche.
On repart. Petite descentes sympa (elles le sont toutes), puis nouvelle montée bien comme il faut, que j'avale plateau milieu. C'est hard mais ça passe.
Fred et Mary arrivent...à pied. 
Les efforts seront récompensés par une belle descente très rapide. Gaz !
Fred file devant, je suis derrière, Mary essaye de revenir -mais c'est pas pour cette fois ci-,  Alain passe le balai  derrière.

Nous cheminerons ensuite dans des bois où la végétation est plus verte, le terrain plus humide, sur des chemins parfois sablonneux.
Un sentier, fraîchement débroussaillé pour nous, traverse la végétation luxuriante pour rejoindre un beau petit single.
Une bonne montée, de nouveaux écarts.
Encore des supers singles, en légère montée. Alain tarde à arriver, il peste de plus en plus contre sa transmission, sa chaîne est de plus en plus vrillée.
On s'arrête 11 minutes pour une séance mécanique; essuyage de la chaîne, nettoyage des galets et du plateau, un coup d'huile, et en route.
Je crois qu'il va y avoir un pédalier XTR à vendre...
On poursuit la montée, à pied sur 20m pour escalader un talus avant de retrouver un étroit sentier. Terrain sable/racines, petits arbres, et bonne montée tout à gauche.
Viendra ensuite une descente bien speed. Pause, arrive Fred. On décide d'attendre Mary et Alain non loin d'une maison mais le  canidé local nous poussent à descendre un peu plus bas...
L'attente dure un peu. Un vététiste nous dit qu'un de nos collègues a fait un vol plané. Mince. Petite attente et Alain arrive, pas de bobo. C'est Mary qui s'est vautrée. Rien de grave, une petite pizza au bras mais un choc  au coude et dans l'épaule.

Une nouvelle grimpée et nous parvenons dans les ruines du château d'Allan. Belle vue d'ici. Courte descente, goudron et voici le quatrième ravito. J'ai presque 57km au compteur et il est 12h57.
Il commence à faire chaud et la grenadine est appréciée. J'en profite pour recharger mon Sac-à-Flot' .
Nous jetons un sort à quelques nougats, un peu de saucisson.
Retour en selle.

Du Ravito 4 à  Montélimar : La Chapelle de Monceau , Les bords du Jabron
 
Partie spécifique au parcours 80km.

Descente rapide puis une dernière bosse à gravir avant de replonger vers la vallée de Montélimar. 
Nous suivrons le Jabron, des passages de singles étroits et ludiques dans les hautes herbes ou dans les buis rendant les portions planes plus attrayantes.
Notre retour sur Montélimar va se faire plus rapidement, voir à vive allure, les larges pistes longeant la rivière donnant lieu à des pointes de vitesse où l'on se tire la bourre en sautant par dessus les flaques d'eau, Mary n'étant pas la dernière à ce petit jeu, ce qui ne fait pas la joie des jambes de Fred que nous décrochons plusieurs fois. Manque de kilomètres hivernaux...

Et voici déjà les faubourgs de Montélimar, nous passons sous l'arche  d'arrivée après avoir parcouru un peu plus de 72km en moins de cinq heures, mais avec grand plaisir car ce parcours était vraiment super. 
Même pas fatigué. J 'aurais bien fait un 100km et plus de dénivelé [
 tu notes Bernard pour 2003 ].

A l'arrivée, nous profitons du peu de monde pour laver de suite nos vélos, pas très sales. Un jet pour tous.
Ensuite nous entrons dans la salle où un repas est offert, le plat principal étant une Gardianne géante au riz Camarguais; de la viande de taureau mijotée en sauce, et son riz d'accompagnement.
Alors qu'Alain, Mary, Fred et moi avalons cette bonne tambouille, nous apercevons Gilles. Il n'a fait que le 60 bornes et a récupéré une tendinite en prime.
Emmanuel, qui fait le 80 bornes, arrivera un peu plus tard, alors que nous buvons notre café en avalant nougat sur nougat.
Nous le laissons manger tranquillement avec ses collègues de route.
Des lots sont distribués, l'un des gagnants recevant même 10kg de nougat !
Toute l'équipe retourne ensuite aux voitures, Alain, Fred et Emmanuel décident de rentrer en VTT par la route, soit 14 bornes de plat. Je l'aurais bien fait avec eux - rapidement - car je n'ai pas ma dose de kilomètres, mais j'ai la voiture à ramener. Mary, un peu fatiguée et semblant accuser le coup suite à son petit vol plané, profite ainsi de mes 4 roues pour rentrer au gîte.
Une bonne douche chaude, le pied !
Les Biquets ayant retrouvés un aspect plus présentable, ils passent à la séance occupation des chaises longues du jardin.
Manque juste un peu de soleil et de chaleur.
Pour patienter jusqu'à l'heure du repas, nous jetons un sort à quelques bières, exception faite d'un Ice Tea pour votre serviteur qui ne trouve rien d'exaltant dans la consommation d'une 'mousse'. Le trésorier du club que je suis offrant, dans son infinie bonté, à ses Biquets et visiteuse d'un week end ce moment de réconfort après leurs efforts de la journée.
On se rejoue le film de la journée, on papote de tout et de rien, on pense à nos petits copains restés volontairement -ou non- en région parisienne qui ont du passer leur dimanche à barboter dans la boue, qui ne doit sûrement pas manquer de tapisser les chemins après les pluies répétées des derniers jours [mois].

A peine 20h, les bouteilles sont vides et les estomacs se manifestent. Direction la salle à manger où la table est dressée pour nous six. Ce soir, seuls notre groupe sera à table, les visiteurs étrangers ont pris congé.
Francis nous offre le traditionnel apéro - ce soir, c'est vin de noix - et les trucs à picorer qui vont bien avec. Jackie -sa femme- rentrée d'Avignon d'où elle était partie participer à une grande répétition de chant, nous raconte avec passion cet évènement.

L'objectif majeur du week end étant maintenant derrière nous, on s'autorise un petit écart de conduite au régime sportif en sélectionnant une bonne bouteille d'un vin de la région. La ronde des plats commence. Quelques toasts au chèvre chaud [ j'adore ! ] sur lit de verdure accompagnés de quartiers de tomates pour nous ouvrir l'appétit,
puis le plat principal avec un veau au paprika mijoté, accompagné de son riz créole, le tout en si abondante quantité que malgré nos appétits de sportifs nous ne pourrons en venir à bout.
Il nous reste quand même de la place pour déguster le clafoutis maison, juste tiède, confectionné avec les cerises du jardin [noyaux avec]. Tellement bon qu'un revenez-y est accepté par tous.
P'ti noir pour certains comme Alain, les autres s'abstenant du tonique breuvage [
pensant voir s'égrener une par une toutes les heures nocturnes ?].

Rien ne nous pressant demain matin, nous fixons d'un commun accord l'heure du petit déjeuner pour 9h, histoire de ne pas faire lever notre hôte aussi tôt ce matin, mais surtout pour pouvoir dormir un peu et récupérer de nos efforts du jour [
quels efforts...].

Ayant un peu abusé de la très bonne cuisine de cette table d'hôte, au sortir de table je propose une petite marche digestive avant de rejoindre nos lits. La proposition est acceptée par Alain, les autres préférant rejoindre au plus tôt leur couche douillette [
y a de la fatigue dans l'air...].
Nous partons donc dans la nuit tombante faire notre kilomètre aller-retour digesto-pédibus. Au loin, ciel rosé par le couchant, chant des cigales, le calme, deux compères devisant de tout et de rien.
Retour au gîte. Fred et Mary ne dorment pas encore.
Hop !, au plumard. Le sommeil ne se fait pas attendre...
 

Lundi 10 juin:
J'ai pas mis mon réveil, pour une fois que l'on pouvais se lever à des heures de gens 'normaux'.
Manque de bol, je suis réveillé vers 7h, conséquence d'une horloge biologique conditionnée par l'habituelle heure du levé-pour-aller-au-boulot.
7h30, Mary envahie la salle de bain. Je reste au lit, rien ne presse, c'est cool..
Place libre, rituel du matin, puis je descends commencer le chargement des vélos pendant que le reste de la troupe se prépare.
Le temps est pas génial; très couvert, pas mal de vent et parfois quelques micro-gouttes de pluie, il fait plus frais.
De la chance, une fois de plus, nous avons bénéficié hier !

Tout le monde se retrouve dans la salle à manger où nous attends le p'ti déj'. Copieux; yaourts maison et gâteau maison pour les gourmands.
Les voitures finissent d'être chargées puis nous prenons congé de nos hôtes, jusqu'à l'an prochain seulement car où nous risquons fort de revenir plus nombreux en ces lieux.
Alors que Gilles, Fred, Alain et Emmanuel repassent d'abord à Montélimar faire un stock de nougat, je reprends de suite la direction du chemin du retour, La Mary, 5 VTT, un peu de barda jusqu'au plafond, et la réserve de nougat à mon bord.
Un peu de trafic routier, des camions en majorité. Quelques voitures bleu domaine, jumelles-laser en action.

Le stock de nougat de mes compères prendra un coup dans l'aile sur le trajet du retour, retardant d'autant l'heure de la pause repas par manque d'appétit...
Halte dans un restoRoute pas super (L'AutoGrill), pas très faim.

Retour sur Neauphle où j'arrive un quart d'heure après mes compères véhiculés par un bolide de chasse, mené tambour battant sur le ruban noir par son pilote.
On décharge, puis chacun de s'en retourner vers son douillet foyer dans l'attente de la prochaine escapade.
Mon envie d'aller rouler un peu sur route, pour décrasser la machine-humaine, se voit repoussée au mardi, un coup de barre engendré par les heures de conduite du voyage retour en ayant décidé autrement.

Voici encore un excellent week end où ne manquais qu'un soleil que l'on aurait préféré bien plus vaillant.

     Pédalator   12/06/2002

Profil du parcours 80km

Profil du parcours 80km de cette 9ème NOUGATLOPETT


Les Chiffres

  Participants :
     20km:    69
     40km:  162
     60km:    74
     80km:    76


Les données de Pédalator

  CM414 Alti M
Temp roulé : 4h54'
Temp total (incluant arrêts ravitos...): 5h59'37"
Moyenne: 14,7km/h
Vitesse max.: 45,9km/h
Distance: 72,20km
Dénivelé: 1349m
Départ : 8h
Température (°C) Min/Moy/Max: 13/17/25
FC Moy/Max: -
Période échantillons: 20 sec.
Fichiers échantillons : TUR

  Pneux :
     AV = SCHWALBE Jimmy Light UST,  2.10", gonflé à 2.4 bars.
     AR = MICHELIN COMP-S UST, 1.95",           gonflé à 2.4 bars.


Le Budget Transport

Neauphle (78) => Montélimar-Sud (26) = 653km

        Péages

  A/R Euros DESCRIPTION
Péage A 25,80 SAPRR 412km :Fleury-en-Biere -> Villefranche-Limas
Péage A 9,80 ASF 149km :Vienne -> Montélimar-Sud
Péage R 9,80 ASF 149km : Montélimar-Sud -> Vienne
Péage R 25,80 SAPRR 412km : Villefranche-Limas -> Fleury-en-Biere
    71,20  = 467,04F

        Carburant

  A/R Euros DESCRIPTION
Gazoil A 37,00 CHAMPION Montélimar : 50,68L à 0,73€
Gazoil R 28,62 Relais de Villabé: 34,90L
Gazoil R 12,16 AUCHAN - Plaisir  (17L à 0,715€)
    77,78  = 510,20F

  Infos sur la ville de Montélimar  :               http://www.ville-montelimar.com 
  Infos en Drôme Provençale  :                     
http://www.la-drome-provencale.com
  Le site du conseil général de la Drôme  :
http://www.cg26.fr 


Mon Post sur les Forums Vélo Vert et liste de VTTNet:

Ce week end avait lieu à Montélimar le 9ème édition de la rando VTT "La Nougatlopett".
"La Sésame VTT" n'étant plus organisée par le SJVC, club organisant, nous sommes descendus de notre R.P. - à la recherche de soleil et de poussière - pour retourner sur ces terres idéales pour le VTT afin de faire le parcours 80km (Biker's Oblige).
Et bien, c'est du tout bon !
Plein de single tracks, en montée, en descente , sur du plat,
dans les pins, dans les buis,
avec des portions visiblement tout juste débroussaillées (un minimum, car bonjour les griffures sur bras et jambes...) pour nous afin de faire revivre des sentiers où il n'y a pas du avoir un chat depuis bien longtemps. Un régal.
Quelques bonnes montées, rien de très hard, mais une bonne partie de ces grimpettes rendues techniques par leur sol jonché de pierres, rendant l'adhérence parfois hasardeuse.
Malgré les pluies des jours précédents (et de la journée du samedi, et de la nuit du samedi...), un terrain très correct parfois sec.
Quelques portions bien techniques rappelant même les sentiers de la Piste Aveyronnaise, genre longue descente bien caillouteuses où l'on arrive en bas avec soulagement pour les mains de pouvoir enfin lâcher les freins, longues montée dans des sentiers en rigole avec cailloux au milieu nécessitant un choix judicieux des trajectoires, de beaux points de vue sur le paysage, dont un sur un chemin de crête au passage un peu aérien.[tout sur le vélo Loïc...]
Des singles de rêve où l'on ne pense qu'à foncer en se jouant des virages, en relance, petites montées, passages plus étroits entre les arbres. Le pied !!!!!
Des ravitos avec les trucs de base + nougats + saucisson,
un repas à l'arrivée, (avec nougats à volonté)
une bonne ambiance.

Pour ceux qui ont fait l'ex Sésame VTT, c'est un autre aspect de la région que cette rando permet de découvrir (rando/course = autorisations plus faciles à obtenir)

En bref, on y retourne bien plus nombreux l'an prochain.
Entre le parcours de La Caussenarde et celui La Nougatlopett, pas d'hésitation ; pour moi c'est 10 fois plus intéressant de faire "La Nougatlopett".

Juste un dommage : 72km et 1349m au lieu des 80km et 2100m annoncés"

PEDALATOR


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