Les Trois Ballons
15/06/2002
CycloSportive 205km (+4300m)
Champagney (70)
Etant donné ma totale inexpérience en matière de cyclosportive, pour cette première je suis extrêmement mal placé (ben oui. Pas de dossard prioritaire). Facteur aggravant, il y a énormément de participants. Je mélance donc quelques minutes plus tard après que le coup de feu ai retentit
Les douze premières
bornes sont plates comme la main. Je ne me pose pas de question,
je roule, histoire de remonter le plus de places possibles. A
près de 40 à lheure, tels les wagons sur une locomotive,
une file de cyclos saccroche à mes roues sans prendre
aucun relais
Aucune importance, pour cette première jai
décidé de faire ma course en occultant complètement les
autres.
Nous remontons ainsi plusieurs groupes en file indienne avant datteindre
le pied du Ballon de Servance.
Le groupe éclate alors (comme tous les autres dailleurs).
Il y a des concurrents un peu partout.
Je continue à remonter dans le classement au sein dun «
groupe » de cinq ou six. Marilyne Texier est en vue. Nous
revenons sur elle à deux kilomètres du sommet. Comme à son
habitude, elle saccroche sans problème.
Le col est enfin atteint. Je marrête quelques secondes
pour remplir le second bidon puis cest repartit en
grignotant une pâte quelconque. Si lon additionne à cela
mes piètres qualités de descendeur, on comprendra aisément que
je me fasse proprement larguer dans cette première descente par
le groupe Marilyne (que je ne reverrai plus
).
En bas, je suis donc dans un autre peloton dune vingtaine dunités
avec lequel jentame le second col, le col dOderen que
nous avalons à la modeste vitesse de 17 à lheure
(approximativement) sans quil n'y ai aucune déperdition.
En revanche, le col suivant, le Grand Ballon va faire des
dégâts. Et je serai lune des premières victimes : après
avoir difficilement tenu le choc dans la première partie de la
montée (le col de Bramont),
je lâche prise dans la courte remontée sur le Rainkopf. Comme
les jambes ne répondent pas trop, impossible de revenir sur le
groupe dans les longs kilomètres sur les crêtes. Au contraire
deux ou trois coureurs reviennent sur moi sans quil me soit
possible de prendre les roues. Jattends que le mauvais
moment passe
Quelques kilomètres avant daborder la montée finale,
trois cyclos reviennent sur moi. Cest avec eux que jatteins
enfin le Grand Ballon où je marrête quelques minutes.
Jentame la descente plus ou moins seul.
Dans la vallée, un petit groupe se reforme avant dattaquer
le Col du Hundsrück où Didier Miranda est à la peine
Une fois encore ce groupe explose de suite, chacun montant à son
rythme. Je remonte quelques participants encore plus mal que moi
(je suis à 10 à lheure
). Comme dhabitude un
groupe se reforme dans la descente puis dans le faux plat qui
suit. Je reconnais pas mal de gars avec qui jétais lorsque
je me suis fait lâcher la première fois.
Le Ballon dAlsace est donc lavant-dernière
difficulté. Cette fois, je me sens un peu mieux. Je prends la
tête du groupe avant quil ne se désagrège quelques
centaines de mètres plus loin. Je me retrouve seul quelques
instants. Deux coureurs reviennent sur moi. Cest avec eux
que je termine lascension.
Avant descalader la dernière difficulté, le parcours
empreinte des routes vallonnées.
Une fois encore, un groupe de dix personnes se créé avec
quelques têtes déjà aperçues. Je ne suis pas trop mal et je
fais les courtes ascensions en tête.
Retour sur le plat du départ. Une fois encore, cest moi
qui imprime le tempo (beaucoup, beaucoup moins vite quau
début ! !) jusquau pied de la dernière et terrible
montée finale : La Planche des Belles Filles et ses passages à
15% et après 200 bornes
Si mes compagnons de route navaient pas pris de relais
auparavant, cest simplement quils étaient justes
puisquils lâcheront tous dans les premiers hectomètres de
la montée. Cest grâce à une certaine force de caractère
(je dois dire
) que je gravis ce final sans mettre pied à
terre et en doublant au passage une dizaine de concurrents du
grand parcours tantôt à pied tantôt sur le vélo mais à moins
de 9 à lheure dans certains passages.
Le bilan est plutôt mitigé pour cette première. Certes jarrive complètement cramé ( il me faudra une bonne demi-heure pour voir autre chose que des petites étoiles mais cela est du je pense à la plus que difficile montée finale). Sur le reste du parcours, à part le Ballon de Servance, mes sensations mont fortement déplu. Jai aussi limpression de navoir pas réussi à dépasser la douleur, d avoir abdiqué moralement plus que physiquement. Bref je me suis déçu Et je dois dire quà ce moment de la saison, je doute fortement de mes capacités vélocipédiques surtout en montagne bien que je sache déjà que je ne suis pas un grimpeur exceptionnel. Dun autre côté, cest ma première Cyclosportive et elle est plutôt corsée. Alors le manque dexpérience et de repères jouent aussi en ma défaveur..
Loïc
Dernière mise à jour le 04/11/02