Sur les terres de la Translovérienne
Programme VTT très chargé en ce week end du 15 septembre, puisque nos Biquets étaient éparpillés un peu partout en France, que ce soit au
Roc'h des Monts d'Arrée (29),à La Forestière (39), à l'Xtrême-Godefroy à Bouillon (Belgique) ou à la finale de l'OPEN VTT UFOLEP 78 de Septeuil (78).
Pour ma part, ayant ma dose de grandes migrations et de kilomètres-à-4-roues, je préférais passer tranquillement ce week en région parisienne, avant de repartir dimanche prochain en Auvergne pour les deux jours de La Transvolcanique.
Dans le calendrier des randonnées VTT de ce dimanche figurait celle organisée à Elbeuf (76) par le VTT Cléon, à savoir "Elbeuf Vallées Forêts" offrant des parcours de 20km, 40 et 60km. Ayant entendu de bonnes appréciations sur cette rando que je n'avais pas encore à mon tableau de chasse, c'était aussi une bonne occasion de retourner aux environs de Louviers sur les terres de La Translovérienne - une bien belle course/rando VTT en ligne qui n'avait pas lieu cette année- et d'y faire une bonne distance de 60 bornes pour se préparer à La Transvolcanique et la Gamelle Trophy.
La météo annonçait un grand beau pour le week end, effectivement vrai le samedi avec un beau soleil et le thermomètre en hausse, plus couvert le dimanche.
Dimanche matin, 6h50, nous retrouvons comme convenu au pied de mon immeuble le père Yann -à peine réveillé après une teuf tardive- et nous enfournons son Rocky Mountain et ses affaires dans mon break.
Pour cette sortie VTT à ELbeuf, juste Pédalator & Mary plus Yann, les autres biquets iront faire un tour sur les deux autres rando de la région parisienne; Les Boucles du Manet et Les Randobolitaines.

mon Break 306 Hdi,
mode 3 VTT, 3 pilotes
[ autres config : 4VTT, 4 personnes ]
[
ou
: 6 VTT, 2 personnes
] |
Trajet rapide sur l'A13
filant vers ROUEN, où nous arrivons sur place en
moins d'une heure. Remontant le
balisage VTT, jusqu'au parking de départ du
supermarket Champion d'Elbeuf.
Inscriptions, 10 sur
place (+2) nous donnant droit à une plaque
de cadre souvenir ; pas super jolie, juste une de
plus dans ma collec'.
Nous sortons nos spads du
break et préparons notre équipement. La
température est agréable et les manches courtes
suffiront.
M*à#!%*. En refermant ma porte, le bar-ends de
mon spad vient de faire une belle rayure de 3cm
sur la carrosserie. Ch*à#!
Mary s'aperçoit qu'elle a montée un pneu de 1.75" devant
et un python 2.0", l'inverse de la config qu'elle voulait monter hier soir.
Nous décollons à 8h19, en
route pour 60 bornes.
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Fin du goudron |
Le parcours traverse
rapidement Elbeuf pour venir rejoindre les bords
de Seine où nous cheminons à plat un long
moment, alternant larges chemins roulant puis
berges herbeuses pour finir par quelques longues
portions de bitume. Les
traversées de route son presque toutes couvertes
par des bénévoles de l'organisation -très bon
point- et le fléchage est très bien fait, avec
flèches noires sur des feuilles A4 jaunes agrafées aux poteaux.
Le plat n'est pas top comme
entrée en matière, mais cela permet au moins
de s'échauffer tranquillement avant d'attaquer
le plat de résistance.
Des bénévoles nous propose une dégustation , on ne s'arrête pas. Un gus
déguisé avec un dauphin/poisson ? gonflable qui s'était caché derrière une
voiture sur notre droite en jaillit pour surprendre les vététistes de passage,
jouant en même temps d'un avertisseur sonore à gaz / corne de brume. Surprise,
rigolades. Même pas peur. Sympa l'ambiance ici.
J'ai déjà presque 10 bornes au compteur lorsque
nous quittons enfin le goudron au profit d'un
chemin de verdure entrant dans la Forêt
Domaniale de Bord où va se dérouler
toute la rando.
Un panneau indique la
proximité d'un photographe, nous demandant de
nous espacer pour qu'il ai le temps de nous
prendre. Nous pourrons ainsi récupérer nos
photos à l'arrivée (comprise dans le prix
d'inscription). Yann et Mary auront ainsi leur
trophée. Nada pour ma pomme car j'ai encore du
passer trop rapidement.
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Mary |

Ici commence la forêt |
Petite pause pipi puis nous
repartons à l'assaut de la verdure. Mon
échauffement étant en partie effectué, je
laisse Mary et commence à embrayer, Yann dans
l'aspiration. Faut que je roule speed pour me
préparer à la Gamelle Trophy qui arrive
à grands pas. Nous y aurons un challenge
Biker's/Koyotes à relever . . .
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Mary au 1er Ravito |
Le parcours est assez
roulant pour commencer, de grandes allées
avalées tout-à-droite sur la plaque, quelques
longues bosselettes en faux-plat montant montées
au train[TGV]. Peu après l'une de
ces montées, en plein bois un panneau STOP, une
table où est posé un panier avec plusieurs
bouteilles -vides- de rouge. Peu après, des fils
à linge en travers du chemin où sont suspendus
des draps et autres textiles vestimentaires, nous
laissant juste un passage pour passer.
Un peu plus loin, des gens de l'organisation
déguisés, l'un en clown essayant de nous
arroser au passage, l'autre en vieux pochetron roulant sur un vélo hors d'âge. Sympa
l'ambiance ici. J'évite l'arrosage de justesse.
Cent mètres plus loin, nous
parvenons déjà au 1er ravito, 14.3km au
compteur.
Courte pause pour boire un peu, avaler deux
quartiers d'oranges.
La table est bien fournie avec raisins et
abricots secs, gâteaux quatre-quart, banane,
orange, eau plate ou au sirop.
Mary arrive peu de temps après. Photo, puis nous
repartons à gauche vers les parcours 40/60km.
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Encore un peu d'allées roulantes, puis nous passons sous
l'autoroute A13 par un pont. Les eaux de pluie concentrées à cet endroit font que
l'on roule sur quelques mètres dans un petit bourbier liquide, pas bien grave car
le reste du parcours est sec.
Les grandes allées laissent place à des chemins plus étroits et l'on chemine
maintenant sous les frondaisons, profitant d'un relief maintenant plus intéressant
avec des sentiers au sol mêlant silex et racines, plusieurs petits monticules et
virages nécessitant les relances. On commence à s'activer, remontant rapidement
les groupes de randonneurs plus cool.
Un panneau indique 'Descente Dangereuse'. Chouette, on va pouvoir s'amuser un
peu. Aux dernières nouvelles, on se demande encore où était cette descente; juste
un sentier en pente, sans ornière, sans cailloux, sans racine.
Nous repassons par dessus l'autoroute A13 sur un pont au sol herbeux, un peu humide,
ayant une belle et fine ornière qui sera fatale à mon prédécesseur qui va se
retrouver le nez planté dans l'herbe après avoir réalisé un bel OTB très
rapide. Pas de bobo.
Le parcours et devenu plus intéressant, plusieurs single
track en sous-bois, parfois en léger dévers, quelques petites montées négociées
à fond de train en jouant des bordures pour déposer les chicanes mobiles, Yann
toujours dans mon aspiration. Le TGV Biquet est en marche.
Un moment nous nous retrouvons avec un groupe de trois autres vététistes menant un
train plus rapide que la moyenne des participants. Je leurs file le train, on va
peut-être pouvoir s'amuser un peu. Ca ne dure pas longtemps.
Un autre panneau 'Descente Dangereuse'. Et même punition. Encore un sentier
en pente (un poil un peu plus que la 1ère) , sans ornière, sans cailloux, sans
racine. En face, ça remonte un peu.
Embranchement de changement de direction, c'est à gauche pour notre parcours 60km.
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Ravito 'Point d'eau'
Yann inspecte sa suspension
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Un moment de répit sur le plateau et nous arrivons, passé le
30ème kilomètre, sur une zone de ravitaillement. Un point d'eau plutôt car il n'y
a que des bananes, des quartiers d'oranges et des bouteilles d'eau mais pas de
gobelets ! On se rince le gosier.
Yann jette un coup d'oeil à sa suspension qu'il trouve un peu ferme, son spad est
récent et il faut encore en trouver les bons réglages.
Mary arrive quelques minutes après. Elle roule bien car on n'a pas traîné, juste
quelques ralentissements causés par quelques passages bloquant les moins
aguerris. Nous repartons tous les trois ensemble.
Nous sommes proches de Louviers et je reconnais pas mal de passages où nous
sommes passé lors des éditions précédentes de La Translovérienne.
Terrain de jeu super, plein de single-strack avec moult racines, cailloux, de petits
dévers, des virages, des montées courtes nécessitant des relances incessantes. On
s'amuse quoi. Mary, moins habile dans les singles virevoltant est décrochée.
Yann commence à avoir du "mal à combler les trous" sous le rythme que
j'adopte pour avaler les quelques montées du parcours, slalomant entre les autres
vététistes dont certains sont déjà à pied alors que nous sommes encore sur le
plateau milieu.
Plus loin, un étroit single
en léger dévers à travers les herbes, une souche d'arbuste bien accrochée en
bordure, un OTB pour ma pomme. A peine 10 secondes de perdues et je remonte en selle
rattraper Yann.
Nous remontons maintenant à
vive allure un chemin en faux-plat montant que la Translovérienne empruntait
en descente -j'y avais même crevé (no UST)-, slalomant entre les vététistes au
rythme pépère. Je ne souvenais pas que ce chemin était aussi long, les cuisses
chauffes. Je tente de passer à gauche d'un des randonneurs mais celui-ci se met à
partir aussi vers la gauche, m'obligeant à me serrer de plus en plus vers le talus
où je finis par planter ma pédale gauche, cassant ainsi d'un bloc mon élan.
Relance, la fin du chemin. On respire.
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2ème Ravito |
Kilomètre 44,
nous arrivons au deuxième ravito où nous ferons une plus longue pause pour
récupérer un peu.
La table est bien pourvue ici.
Il commence à y avoir plus de monde car les randonneurs du parcours 40km nous ont
rejoint.
On était tranquille sur le 60km, très peu de vététistes alors sur les sentiers,
maintenant il faudra être un peu patient par moment.
Pas de Mary en vue, on repart tous les deux.
Quelques allées bien roulantes pour le retour, quelques chemins sympa en sous-bois.
Nous revenons sur deux vététistes. Le premier apercevant en face un raidillon
lance un "merde ça monte encore", balisage indiquant de tourner à gauche
au dernier moment, évitant ainsi un truc marrant. Soulagement du premier
randonneur. En contrepartie, ça monte moins fort mais plus longtemps.
Nous déposons les deux gus.
Plus loin, un ralentissement sur un sentier étroit, attendant le moment propice
pour faire l'extérieur à un groupe de randonneurs cool.
J'aperçoit devant une vraie montée, du monde à pied dedans. Petit plateau, au cas
où. Pardon ! Merci ! Je remonte rapidement mon cadeau, slalomant entre les
marcheurs. Arrivé presque en haut, l'un d'eux me voyant passer en trombe crie un
"Piiiiiste !" à l'attention de ses deux collègues qui se rangent sur le
coté. Merci !
yann met un peu de temps à revenir.
Le retour vers Elbeuf est plus calme, restant assez longtemps sous le couvert de la
forêt, avant de retrouver le goudron,
avec une légère montée assez longue abordée une fois de plus bien rapidement. |

Déguisement de certains
bénévoles |
Nous traversons
maintenant les rues d'Elbeuf pour rejoindre le parking du Champion après 2h55 de
roulage, d'une rando bien organisée et sympathique, au parcours un peu roulant et
pas technique mais agréable.
Nous rangeons les vélos à
l'abri de la voiture avant de nous changer. Mary arrivera une dizaine de minutes
après nous.
Yann et mary récupèrent leurs photos, gratos. Je n'aurais pas la mienne, trop
rapide. Pas grave, je préfère les tofs' de groupe plutôt que celles où l'on se
retrouve tout seul, trop communes.
Nous profitons du ravito
d'arrivée; choix entre un beignet fourré aux framboises ou au chocolat (genre
Nutella).
Option chocolat pour Mary et Moi, framboise pour Yann réfractaire au Nutella
[ tu sais pas ce que tu
rates pourtant ].
On y reviendra même à deux fois, par pure gourmandise.
Le trio rassasié, nous prenons la direction du retour vers les Yvelines, sous un
ciel toujours un peu gris.
Un bon lapin mijoté et préparé avec amour nous attend au retour.
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Le parcours |
Pédalator
15/09/2002
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