La plaque de cadre de Pédalator            LA CASTELVIROISE
17 mars 2002

Rando VTT 50km

Chevannes (91)


Le profil de la Rando 50km

Les données de Pédalator  
Pluie, boue, glue, colle...

Après quelques mois d’hiver consacrés aux entraînements en vélo de route, il vient un temps où le bitume à tendance à me gonfler. L’envie de refaire du VTT se fait alors de plus en plus pressante et ce ne sont pas les quelques sorties VTT du samedi passées avec nos jeunes Biker’s qui peuvent assouvir ce besoin de bouffer du kilomètre en territoire inconnu.
La date de notre grande randonnée du « Neauphle’Tour 78 » approchant à grand pas, il était temps de partir en mission ‘distribution de prospectus’ pour inonder le microcosme vététistique francilien avec les beaux bulletins de notre organisation sur toutes les randos des mois précédents, permettant ainsi de joindre l’utile à l’agréable.

Préférant cibler nos efforts sur les manifestations susceptibles de regrouper le plus de vététistes, un rapide examen du calendrier VTT de ce début d’année 2002 m’amena à sélectionner la rando VTT « La Castelviroise » organisée le 17 mars à Chevannes (91).

Une région intéressante pour la pratique du VTT, une distance de 50 bornes et une communication importante de la part de son organisateur, par le biais de mailings et d’une plaquette attractive, tout ce qu’il fallait pour aiguiller mon choix en faveur de cette organisation du C.R.V.C.

Je passe sur les quelques heures passées à plier mes prospectus les deux jours précédents et le suivi des bulletins météo des jours précédant…pas top.

Alors que plusieurs de nos Biker’s ont préféré s’aligner au départ de la deuxième manche du Challenge UFOLEP, Jean-Luc (Papy), Loïc, Emmanuel B. et votre serviteur Pédalator avons décidé de faire un tour de VTT dans l’Essonne.
C’est ainsi que je retrouve, en ce dimanche matin 17 mars 2002, Papy et Emmanuel devant notre local de Neauphle où nous avions rendez-vous. Les spads sont embarqués dans le Scenic de Papy puis nous partons vers Chevannes où nous devons retrouver Loïc.

Le ciel est gris avec des nuages pas cool à l’horizon. On se ramasse même quelques gouttes sur le pare-brise durant le trajet.
Nous parvenons au centre de l’aviation civile de Chevannes d’où se fait le départ.
Avant de nous inscrire, nous écoulons une bonne partie de nos bulletins d’inscription du « Neauphle’Tour 78 » en distribuant directement aux participants notre précieux message. Le flux de participants se calmant peu à peu, nous déposons le reliquat de prospectus puis nous passons à notre tour aux tables d’inscription où pour 6 Euros on me donne une plaque de cadre un peu triste avec un gros DECATHLON dessus. Franchement, je préfère largement celle que j’ai élaborée pour notre rando.

Nous retournons aux voitures nous préparer. Fait pas très chaud pour le moment : 10°C, air humide et un peu de vent frais. Je file mon coupe-vent imperméable à Papy qui est venu tout léger et j’enfile ma Windtex, l’arme anti-vent/anti-pluie adaptée pour la situation.

La fine équipe enfin prête se met en route. 300m de béton puis à droite dans un chemin qui annonce d’emblée la couleur de la journée. Cela commence par une partie avec deux petites ornières de terre glissante, parfois collante. Déjà des vététistes le pied au sol pour éviter une glissade intempestive, leurs pneus n’étant pas adaptés au terrain.

Le chemin redevient roulant puis tourne à gauche à travers champs. Nouvelle portion de terre collante. Le pneu ramasse cette glue, augmente de taille, il faut appuyer un peu plus fort sur les pédales. Le sol redevient dur, on peut rouler plus vite et favoriser ainsi le débourrage actif. Retour au goudron pour traverser une zone habitée.

La civilisation laisse enfin la place aux chemins. Peu de dénivelé sur cette première partie du parcours, sans rencontrer de zones boueuses car le terrain est un peu sablonneux. On apprécie la chose et l’on pense alors aux autres Biker’s, comme Jérôme, qui ont préféré faire de la route en pensant trouver ici de la bouillasse.

Au bout de 47 minutes, première bosse intéressante, mais mon petit plateau ne sera pas encore de la partie. Petite pause au sommet pour laisser le temps aux Biquets attardés de revenir puis le groupe repart pour une bonne descente.

Cette première partie de parcours est sympathique, quelques singles à travers bois, de légères bosses, de petites descentes ludiques, de quoi se faire plaisir. Si la suite est identique, ça sera pas mal pour une première.

Loïc qui roulait au début avec un pote nous rejoint, l’allure lui semblant trop molle.

Après 19 bornes et un peu plus d’une heure de pédalage, nous parvenons au premier ravito où quelques vététistes reprennent des forces.

On pose nos spads et nous faisons honneur aux victuailles mises à notre disposition.
On papote quelques instants avec d’autres vététistes puis nous poursuivons notre chemin vers le parcours 50km, alors que plusieurs randonneurs préfèrent s’engager sur celui de 35km.

Quelques gouttes de pluie commencent à tomber, mais cela ne dure pas bien longtemps.
Nous cheminons à travers champs ou en lisière de forêt, certains chemins sont un peu collants mais rien de sévère pour le moment.

Quelques bosses sympas viennent agrémenter la balade, une seule m’obligera à passer le petit plateau, histoire d’avoir un peu de réserve pour son final sur un terrain sablonneux.

Nous reprenons certaines parties du parcours de la Ballancourtoise, rando qui a lieu dans le même coin, mais en sens inverse et en évitant certaines difficultés (dommage).

Loïc et moi faisons une petite halte pour laisser revenir Papy et Emmanuel.

Encore du champ, puis à droite où s’annonce une montée. Ca passe bien mais le terrain devient de plus en plus collant à l’approche du sommet et c’est à l’arraché que nous terminons les derniers mètres sans avoir le pied posé. Ce ne sera pas le cas pour Papy et Emmanuel.

Nous entendons arriver un 4x4 ; nous repartons illico sur un chemin assez gras, sans intérêt. Le 4x4 est derrière nous, à quelques mètres, mais il peut toujours courir pour que je le laisse passer, le terrain étant assez défoncé comme cela.
Une petite descente nous donne l’occasion de prendre de l’avance. Nouveau chemin de champ avant de retrouver une route que nous remontons. Au loin, le 4x 4 suit un autre vététiste. J’ai l’impression que c’est un gus de l’organisation qui se fait le parcours bien au chaud. Franchement nul. Avec le terrain boueux, c’est la meilleure manière de ravager les chemins qui sont souvent déjà bien destroy.

Un autre chemin grassouillet avec de belles ornières, puis nous parvenons au deuxième ravito au bout de 36 bornes et presque 3 heures de roulage.

J’avale plusieurs godets – la lutte dans la bouillasse ayant tendance à donner un peu chaud – et dévore pain d’épice, oranges et chocolat.

En route. Je me gourre et m’engage à gauche en suivant un autre randonneur. A peine 20m de parcouru et l’on me rappel à l’ordre. Demi-tour, je rattrape mes Biquets.

Le terrain est plus sec et l’on roule plus facilement.
Courte descente rapide, suivie immédiatement par une petite bosse sympa.

On traverse une route pour suivre une portion plus roulante en lisière de bois, souvent empruntée par les rando du coin. La pluie se met à tomber, doucement au début puis son rythme s’accélère. Le nôtre avec, dos courbé, fonçant vers l’abri du feuillage. Petite pause pour Emmanuel qui remet son Gore Tex et nous repartons. La pluie se calme un peu plus loin.
Nouvelle descente puis vient une longue portion de chemins à travers champs, certains roulants, d’autres un poil plus collant où il faut rouler vite pour faciliter le débourrage des pneus.

En voici un autre, ça roule bien au début puis le terrain se dégrade au fur et à mesure. Il faut éviter de rouler sur les bords trop meubles, sinon c’est la sanction immédiate. J’ai beau appuyer sur les pédales mais la vitesse diminue inexorablement, le pneu avant commence à doubler de volume et les paquets de glue s’amoncellent de part et d’autre de la fourche jusqu’à l’arrêt complet. Et m*@!
Je me range sur le bord du chemin, essaye d’enlever un max. de glue puis remonte en selle. Nouvel arrêt 100m plus loin. Nouveau décrottage. Papy est passé, moins gêné visiblement. Loïc lui est devant, il ne s’est pas arrêté.
Je remonte en selle. Le sol est moins collant, ça roule et le débourrage se fait de lui-même par la vitesse. Je retrouve mes compères et nous continuons notre chemin.

Le parcours est plus plat, des traversées de village, des chemins de champ (un peu trop depuis le début à mon goût). On traverse une route où un gus de l’organisation nous souhaite « bon courage ». Je n’aime pas ; ça sonne comme un « vous allez en ch… » ce qui semble bien annoncer la couleur car au loin je vois des randonneurs à pied, sur du plat. Mauvais signe.
Le sol du chemin est correct au début, on y roule relativement rapidement en évitant les quelques pièges de terre collante, mais au fur et à mesure il faut donner de plus en plus de mollet pour se sortir de petite zone collante, jusqu’au virage où ça se gâte complètement. Je comprends enfin…
Les ornières, la glue. Le pneu avant qui fait maintenant du 3.5", les paquets de colle de part et d’autres, bien accrochés entre V-brake et arceaux de fourche. Le vélo complètement stoppé, pesant le double de son poids. Tu enlèves 2kg de colle, tu roules 50m, ça recommence. Tout ce que j’exècre le plus en VTT. Pendant 200m le même scénario se reproduit et le choix de trajectoire n’y fait pas grand chose.
Excédé par la chose, j’en viens même à débourrer avec le pied, ce que ne supporte pas le capteur de vitesse du POLAR dont les rilsans cèdent.
Enfin, le terrain devient un peu mois collant et j’arrive à reprendre assez de vitesse pour finir l’auto débourrage ; mais ça frotte de partout. Je retrouve mes compères un peu plus loin. Je m’arrête un peu, histoire de finaliser avec un bâton le nettoyage. Puis nous reprenons notre périple. Emmanuel se souviendra des bons gros MICHELIN XL-S que Faby lui a passé. Avec une section de 2.0", il n’était vraiment pas chaussé pour cette aventure.

Une petite bosse pour remonter sur le plateau, où Loïc coince mécaniquement, idem pour Papy mais c’est les jambes.

Traversée de route, un gus de l’organisation nous aiguille vers un chemin de champ. L’arrivée est la-bas au loin, je préfèrerais contourner ce champ et passer par route mais mes compatriotes s’engagent sur le chemin, je les suis à regrets.
J’avais raison ; si le chemin est praticable au début, son terrain devient plus lourd au début et si ça roule, c’est en appuyant sur les pédales, le nez au vent. Et ça dure un moment.

De retour à la civilisation, un panneau annonce ‘1er point de lavage’. Je préfère m’y arrêter afin d’éviter la file d’attente de l’arrivée. Ayant redonné des couleurs à nos spads, nous terminons notre périple par la route.
Nous parvenons enfin au terme de notre ‘balade’. Vite ; se changer, retrouver des affaires sèches. Ensuite, nous dévorons le casse-croûte offert par l’organisation avant de reprendre le chemin du retour vers nos terres Yvelinoises.

Si la météo a une grande part de responsabilité dans le mauvais souvenir que nous aurons de cette rando, je pense que les organisateurs auraient pu mettre en place des contournements aux zones de boue collante. Si cet aspect peut être difficile à gérer au gré des autorisations locales, connaissant la région l’organisateur est à même de prévoir à l’avance des itinéraires de contournement, ou plus simplement faire en sorte ne pas passer par ces zones au moment où il conçoit son parcours.
Pour nous, l’affaire est réglée ; nous ne reviendrons pas sur cette rando, surtout à la même période, car le parcours présente beaucoup trop de chemins de champ et évite des difficultés qui pourrait le rendre plus intéressant. D’autres randos organisées dans le coin, comme la Ballancourtoise, savent mieux profiter de la région.

     Pédalator   21/04/2002

            


Profil de la Rando 50km


Les données de Pédalator

  CM414 Alti M POLAR S710
Temp roulé : - -
Temp total : 4h40'58" 4h41'
Moyenne: 14,3km/h -
Distance: 48,14km -
Vitesse max.: 30,6km/h -
Dénivelé: 872m 860m
Température: 10/13/22°C -
Période échantillons: 20 sec. 5 sec.

  Pneux :
     AV = SCHWALBE Jimmy UST, 2.10", gonflé à 2.4 bars.
     AR = MICHELIN COMP-S UST, 1.95", gonflé à 2.4 bars.

  Fichiers données :
        Fichier POLAR S710 :  02031702.hrm
        Fichier CM414 ALti M :
RAW-DATA et TOUR


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