Une
bonne partie de l'après-midi passée en séance
mécanique pour remettre en état le vieux DECATH' XC1 de Mary (cause VTT volées à
Fréjus).
Remplacement du vieux dérailleur XT, présentant un
jeu important et un passage de vitesses plus
qu'aléatoire, par mon ancien XTR -increvable- de mon
précédent spad (je suis passé au X.O.).
Changement du câble AR, réglages des vitesses.
Faudra voir à remplacer aussi le dérailleur avant
qui présente un jeu important.
Montage de la MARATHON S, en remplacement de la
vieille MANITOU SX-R plus très jeune. Le poste de
pilotage sera un peu plus relevé; pas plus mal pour
les descentes.
Le boîtier de pédalier (SHIMANO XT, BB-UN 72 68mm/110mm) est aussi
complètement usé, présentant un jeu très
important.
J'ai pas ça dans mon stock.
Je file au DECATH' du coin; pas le modèle recherché
en rayon. Il y a bien un boîtier d'axe 110mm, mais
la couronne de serrage est en plastique ! Comment
peut-on vendre un tel truc !!!
Je passe au shop mobylettes/vélos de Plaisir: même
problème, il n'y a qu'un vieux BB-UN52 avec couronne
en plastoc.
Re-voiture (je passe sous silence l'encombrement de
la zone commerciale le samedi...). Je file voir au
DECATH' de Chambourcy. Celui-ci étant plus grand et
mieux approvisionné que celui de Plaisir. Même type
de matériel; boîtier et couronne plastoc. Par
contre, je trouve un boîtier au même dimensions et
pas cher (19,99 Euros), mais bas de gamme, de
marque inconnue et importé par SAVOYE. Je vais
essayer avec celui-là.
Retour à l'appart.
Un coup de balance électronique pour voir ; 70g de
plus que le modèle de SHIMANO (qui au passage n'est
pas un modèle de légèreté).
Montage, réglages, ça semble correspondre et
fonctionner correctement.
Je
passe maintenant à mon vieux spad, remonté samedi
dernier en urgence (voir CR Choisel), il pèse alors
12,1kg.
Je commence par virer les Alligators, des pneus très
lourds et nuls en rendement.
J'y monte mes nouvelles CrossMax UST 2002 (il y a de bonnes promos
en ce moment avec la sortie de la version SL
2003),
remets les pneus avec lesquels je roule la majeure
partie de la saison :
SCHWALBE Jimmy Light UST en 2.10"
pour l'avant et MICHELIN COMP-S UST en
1.95" pour l'arrière. La combinaison la plus
polyvalente.
Remplacement des patins de freins par le modèle
version céramique, adaptés aux cercles des
Crossmax.
Avec ces opérations, mon 'veau' est tout de même
repassé sous les barres des 12kg : la balance
affiche11,7kg.
Pas mal pour ce vieux Tout-suspendu Cannondale
Super V3000 qui date de 1996.
Voilà,
la mécanique ça ira bien pour aujourd'hui.
Pendant ce temps, Mary a fait 'tornade blanche' dans
ma cuisine; ça brille partout et c'est rangé
nickel.
On
termine le gratin de pâtes, histoire de compléter
notre réserve glucidique pour affronter le 100
bornes du lendemain.
Je file un coup de téléphone à l'organisateur,
pour déjà vérifier si la rando est toujours
d'actualité, demandant des infos sur le plus grand
parcours de 100km que nous voulons faire.
Mon interlocuteur m'annonce un terrain pas gras
-juste quelques passages- et 600m de dénivelé
positif. Ca me paraît bien pessimiste pour un 100
bornes. On verra demain.
Allez, au dodo. Y'a vélo demain et va encore falloir
se lever tôt pour un dimanche.
Le
buzzer du réveil s'énerve -comme prévu- à 6h30.
Il fait encore nuit.
Toilette, p'ti-déj', préparation du barda vélo et
enfilage de la tenue
" l'été-est-terminé " ;
version collant long et chaussures montantes car il
commence à faire bien frais le matin, le
thermomètre affiche alors 8°C.
On
charge les spads dans le break puis on file rejoindre
la base nautique de Vernonnet d'où se fait le
départ de la rando.
On y arrive en moins d'une heure, retrouvant sur
place Emmanuel. Il est réchauffé le garçon :
cuissard court, manches courtes. Pour ma part, je
supporte très bien mon maillot manches longues et la
Windtex par dessus, les bords de Seine rendant l'air
assez humide.
Direction
les inscriptions. Fichtre ! Y'a une bonne file
d'attente à l'extérieur du bâtiment.
A l'extérieur, des tentes où les pré-inscrits
peuvent retirer leur plaque de cadre et carton de
route.
Pas Top l'organisation ; les personnes affectées aux
pré-inscriptions n'ont rien à faire alors qu'aux
inscriptions sur place ça bouchonne.
Passe un bon quart d'heure, sans que la file n'avance
d'un mètre.
On râle un peu. Pour délester, ils se mettent alors
à recueillir les inscriptions du 50km sous les
tentes. La file diminue un peu.
Un autre quart d'heure, la file avance doucement,
nous sommes à l'intérieur.
Une table, 2 groupes de deux personnes s'occupent des
inscriptions. Elles remplissent elles-mêmes la fiche
d'inscription, d'où l'embouteillage. A
revoir : faire
comme sur les autres organisations où chaque
participant remplit lui-même sa fiche, et prévoir
plus de files d'inscription, réparties par parcours.
Le petit-déjeuner est offert. Chocolat, café. De
quoi patienter.
Finalement, j'arrive à hauteur de la table pour
effectuer nos 3 inscriptions sur le parcours 100km,
à raison de 10,50 Euros par personne, pour
recevoir les plaques de cadre -classiques- et le
carton de route où sont inscrits les villes de
passages de la rando.
Le parcours est affiché, il reste au sud de la
Seine. Pas de plan à emporter.
Nous
retournons aux voiture préparer pilotes et machines.
A 9h14, c'est enfin le départ.
Le ciel est voilé, peut-être un espoir de voir le
soleil dans la journée.
On
traverse la ville de Vernon.
La première partie du parcours, jusqu'à la
séparation 50km/100km est assez roulante (20,5km/h
sans forcer), empruntant pas mal de portions de
routes, de larges chemins au sol dur, de chemins de
champs sans y rencontrer beaucoup de bois.
On visite la campagne, les maisons du coin adoptent
le style 'Normandie', avec briques où colombages en
bois.
Un peu de vent dans la plaine.
Quelques randonneurs essayent de nous suivre, mais
décrochent rapidement.
On passe à La Chapelle Réanville.
A 10h05', après 51 minutes de parcours très
roulant, nous parvenons au premier ravito
situé à Sainte Colombe sous un hangar.
Pas mal de monde là-dedans.
Mary surveille nos spads, pendant que je vais faire
le plein avec Emmanuel.
Ravito correct; raisins secs, pruneaux, oranges,
quatre-quart, sandwichs, eau/sirop et même
possibilité d'avoir du café.
J'avale deux quartiers d'orange, un bout de gâteau
et un verre puis je ramène une bonne poignée de
raisins secs à Mary, qui n'a pas encore très faim.
Trois minutes plus tard, nous sommes de retour sur la
route.
Premier
constat: avec de bons pneus, ça roule franchement
bien mieux, le rendement est au rendez-vous et je
n'ai plus l'impression de rester collé au sol comme
dimanche dernier avec les Alligators.
Toujours
du roulant. Au kilomètre 19, vient la séparation
entre le parcours 50km et celui de 100km. Tout le
monde tourne à gauche, on se retrouve tous les trois
sur le 100 bornes, personne devant.
Le parcours s'améliore, moins de route, traversant
des zones de végétation sur des chemins un peu
moins larges en bordure où à travers champs. On peu
y voit des élevages d'ânes.
On traverse des bois, le parcours y devient plus
sympa, avec des chemins sans dénivelé important
mais présentant parfois quelques longues bosses où
Mary brûlera un peu trop d'énergie.
La partie de parcours précédent l'arrivée sur La Boissaye
est
boisée, ludique et bucolique. L'automne est déjà
bien installé; on roule sur les feuilles mortes, les
arbres adoptent déjà leurs belles parures orangées
et jaunes, le sol est un peu humide mais pas encore
gras.
On passe à La Croix St Leufroy.
Quelques portions de goudron, mais plus rares.
Juste avant Irreville, un long et beau faut plat
montant sur un chemin herbeux en bordure de champ,
où broutent tranquillement quelques petits ânes. En
haut, un groupe de randonneurs se remet des efforts
fournis dans la montée.
On passe à Les Faux, puis Verdun (celui dans le 27) et Brosville
avant de
parvenir à 12h15' au second ravito situé
dans une cour de ferme à Tourneville. Peu de randonneurs.
Quantité laissant à désirer et pas trés varié la
bouffe; café, jus d'orange, coca, eau pour le
liquide. Petits gâteaux 'Papy Brossard' pour le
solide. Il reste encore trois sandwichs -un peu lourd
pour un 100 bornes- et deux pots de gâteaux de riz
au lait qu'Emmanuel et moi avalons.
Heureusement que par prudence et habitude nous avons
emportés assez de barres énergétiques.
Nous
repartons sept minutes plus tard. Une belle bosse
pour commencer, ce qui n'est pas très agréable pour
les muscles et les jambes qui ont déjà commencés
à se refroidir.
Le parcours traverse maintenant pas mal de bois,
empruntant par moment des chemins étroits et bien
sympathiques.
Le relief est aussi plus tourmenté, donnant
l'occasion de se faire quelques longues bosses
-plateau milieu- et quelques descentes rapides mais
sans rencontrer un seul passage technique.
Juste
une descente un plus pentue avec quelques feuilles
sous lesquelles se cachent quelques pierres, ça
tabbasse. Mary n'aime pas, trouvant que ses v-brake
ne freinent pas (son disparu-spad était en
disques).
On s'arrête à mi descente, le temps qu'elle
reprenne ses esprits. On s'arrête ensuite en bas de
la descente pour qu'elle mange une barre pendant que
j'essaye d'assouplir sa fourche qu'elle trouve trop
'dure'.
On échange nos VT, je roule un moment avec son
DECATH' pour voir l'efficacité de la fourche et des
v-brake, Mary prenant mon SuperV3000 qu'elle trouve
plutôt à son goût. C'est cool d'avoir presque la
même taille.
La
balade est agréable et idéale pour terminer une
saison en travaillant le foncier.
On passe à Binou, puis Caer, Le
Buisson Isabelle et Cerisey avant d'arriver à
14h15' au troisième ravito situé à Jouy
sur Eure.
Encore du quatre-quart, rien d'autre en sucré solide
en dehors de quelques sandwiches. Café toujours
proposé. J'en prends un.
Pas top les ravitos, surtout sur un 100 bornes et
pour le tarif demandé.
Neuf minutes de repos, puis nous laissons derrière
nous ce dernier ravito.
Peu
avant 70km, Mary commence à payer son impétuosité
du début. Son manque d'entraînement longue distance
se fait aussi sentir dans les jambes. Un petit tube
de sucre rapide, puis on repart en calmant l'allure
pour lui laisser le temps de récupérer un peu.
Le
fléchage qui était suffisant (flèches peinture au
sol, sur les arbres [pas écolo !] et poteaux), laisse
à désirer à deux reprises sur des carrefours, ce
qui nous occasionnera au moins 2 à 3km en plus. Je
remettrais ainsi dans le droit chemin un troupeau de
brebis égarées.
On
passe à Cocherel, puis Houlbec Cocherel, St
Vincent des Bois.
Peu après avoir quitté le dernier ravito, un
superbe single track montant bien fort, sol de
racines au début. Un air de parcours de la
Translovérienne. Mary, sur mon Super V3000 -que je
lui ai repassé pour qu'elle profite de la suspension
because trop mal au c.. sur son DECATH' ToutDur-,
trouve que celui-ci grimpe bien. Elle n'arrive en
haut que peu de temps après moi et Emmanuel.
Nouvelle
partie très roulante sur la plaine, annonçant le
chemin du retour.
Beaucoup de vent de face, pas cool pour certains
pauvres vététistes déjà bien entamés qui doivent
affronter en plus quelques longues bosses, leur
chaîne toute sèche couinant allègrement.
Bitume,
chemins roulants, nous voici de retour en ville et
l'on arrive (" Enfin ! "dixit Mary), après
6h30 de vélo, à la base nautique de Vernonet.
J'ai 1270m de dénivelé positif au POLAR, le double
de ce qui était annoncé.
Plus grand monde. Tirage au sort sur fond musical
d'accordéon; on gagne un bidon de 0.75L. Mary gagne
en plus une selle, un peu lourde mais qui sera
idéale pour remplacer la vieille de son DECATH' XC1.
J'essaye d'avoir la carte du parcours, mais ils en
ont besoin pour l'an prochain.
Presque rien à manger, juste des tranches de
quatre-quart.
Emmanuel s'en retourne.
On passe les vélos au jet puis retour à la voiture
pour se changer, puis retour à la maison. Douches,
repos, bon repas le soir, au lit avant 22h.
En
résumé, une rando au parcours assez roulant mais
intéressant.
Les ravitos du 100km sont à revoir, en diversité et
en quantité.
Le fléchage est presque bien.
Le tarif est trop élevé par rapport à la
nourriture présentée aux ravitos.