Beau et chaud !!!
Nos éclaireurs
Marilyne, Eric et Armelle étaient revenus plutôt contents
de leur participation à l'édition 2001 du rando Raid Cap
Nore, organisé par le club ATAC VTT, et ce malgré une météo si épouvantable
(pluie, vent, froid) que Marilyne et Eric avait du
abandonner, laissant Armelle en terminer seule, ce qui
l'avait propulsée 1ère féminine ( lui permettant ainsi de
revenir avec 40litres de rouge du Cabardès ! ).
Il faut dire que les trois dernières éditions de ce Raid avaient
baignées dans la boue et la pluie, malgré son
organisation fin juin, période à laquelle les pauvres
parisiens s'évadent d'Ile de France pour rechercher des
terrains secs et le soleil. Pas d'bol donc pour nos
prédécesseurs.
N'ayant pas encore
ce raid longue distance à mon tableau de chasse, je
l'avais déjà repéré dans les calendriers VTT depuis
ces dernières années, son édition 2002 était donc
mise à mon programme VTT de la saison 2002.
Cette rando bénéficiait cette année du label "Rando d'Or" de la F.F.C., titre
généralement décerné à une bonne organisation. On
pouvait donc s'attendre à des prestations correctes,
bien que tout dérapage soit possible dans ce domaine où
le pauvre vététiste à parfois tendance à se
transformer en vache à lait, bien involontairement.
Marilyne ayant
dégoté l'an dernier à Villeneuve en Minervois un gîte bien sympa de 6
places, pas trop cher (154 le week end) et tout proche (4,5km)du
village de départ Villegly,
je m'empressais en février 2002 de réserver à nouveau
celui-ci de manière à y caser tous les Biquets qui
avaient exprimés leur intérêt pour cette épreuve, à
savoir William, Loïc, Pascal, Fred, Emmanuel et votre
serviteur Pédalator ®.
Au fur et à
mesure que nous nous rapprochions de la date de cet
évènement, les désistements pleuvaient ; Pascal, puis
Loïc, puis William.
Qu'ils soient liés à un problème financier (une escapade d'un week end
coûte tout de même 900 à 1500F), à une saute d'humeur, un
problème physique ou à des contraintes familiales, ces
désistements tardifs et imprévus commençaient à me
faire regretter d'avoir réservé un hébergement aussi
grand et qui ne serait pas occupé au maximum, créant
une charge financière supérieure pour les autres
Biquets et le club.
Vendredi 21 juin :
Nous voici donc à J-2,
mon sac de week-end bien gonflé et le VTT
huilé et tout propre, prêt à découvrir de
nouveaux territoires.
N'ayant pas de nouvelles en ce vendredi de la
part d'Emmanuel - ça commence à sentir pas
bon - j'essaye de le joindre sur son mobile,
tombe sur sa messagerie vocale où je dépose
un message pour lui rappeler notre
rendez-vous de demain.
Pas de rappel dans la soirée... |
Samedi 22 juin :
|
Je retrouve Fred à 7h30
devant notre local de Neauphle-le-Château.
La météo est belle, ça sera plus cool pour
faire la route.
Peu avant 8h, toujours pas d'Emmanuel en vue. J'essaye de le joindre sur son
portable, ça sonne, ça décroche. Ben alors ? T'es où ? On t'attend.
L'intéressé ; "Ben je viens pas, je n'avais pas confirmé" .
Pourtant j'ai en souvenir qu'il m'avait dit, par deux fois, être bien
intéressé par cette sortie sur laquelle je l'avais inscrit (13€) au mois de
mai en même temps que Fred et moi.
<MODE-J'MENERV>
Ca commence à me gonfler tous ces désistements tardifs et successifs,
celui-ci n'étant pas le premier - ni le dernier - cette année. Va falloir
mettre en place une procédure l'an prochain pour les réservations
d'hébergement, car je passe beaucoup trop de temps à gérer tout cela : la
recherche, les demandes d'info prix, les réservations, l'ajout des
retardataires, les courriers/fax/mails avec les gérants des hébergements
lorsqu'il annuler/modifier suite à ces désistements. Les adhérents ne
se rendent pas compte de la somme de temps perso que l'on y passe pendant qu'ils
vaquent tranquillement à leurs petites occupations.
En plus, ces désistements finissent par augmenter de manière significative les
frais supportés (
particulièrement sur les week-end
passés loin de la région parisienne )
par ceux qui se déplacent, le gasoil et les péages n'étant alors partagés
que par 2 Biquets au lieu de 3.
Rien que pour ce week-end, le budget transport va nous coûter 28€ (183,67F)
supplémentaire chacun.
Sans oublier de parler du gîte dont le montant de la réservation (154€) qui
devait se répartir initialement sur six personnes (soit 25,67€ ) allait
devoir être supporté par deux Biquets ( soit 77€ ).
Pour ce coup là, je n'étais pas d'accord et j'allais faire couvrir le surcoût
par la caisse du club, soit 102,67€ (673,45F),
somme bêtement perdue qui ne pourrait être affectée à la participation du
club sur les engagements de ses adhérents.
</MODE-J'MENERV>
Bon pas grave, nous ne serons que deux pour ce nouveau
déplacement vers le sud. On sera plus à notre aise dans la voiture. Ce qui me
fait rager, c'est que si je l'avais su plus tôt j'aurais pu proposer à ma petite Mary de
venir avec nous.
Le WEB du monsieur
Bibendum ®
annonce 806km en 7h08 (dont 744km sur autoroute)
pour rallier Villeneuve-Minervois, avec 32,10€ de péages. OK, on va vérifier
tout cela.
Cette fois, nous partons découvrir une nouvelle région, située bien bas dans
le sud. C'est la première fois que j'irais rouler dans la région de Carcassonne.
Nous prenons donc la direction de Rambouillet en suivant la
N10 pour prendre l'autoroute A10 au niveau d'Ablis.
Parvenu sur le grand ruban de l'A10, nous filons en direction d'Orléans,
poursuivant notre route sur l'A71 vers Vierzon où
nous délaisserons notre voie habituelle pour l'Auvergne au profit de
l'autoroute A20.
Nous passons ainsi à proximité de Châteauroux,
puis de Limoges.
Passé midi et demi, nos estomacs se rappelant à notre bon souvenir, nous
faisons halte à 40 bornes de Limoges dans le restoroute
de l'aire "Porte de Corrèze", où je jette un sort à un bol de
crudité, une escalope de volaille et une crème caramel.
Un petit expresso, puis retour sur l'autoroute A20 où nous passons près
de Brive-la-Gaillarde, puis de Souillac.
Le paysage et les terrains changent, laissant apercevoir aux abords de la route
de bien beaux single-track empierrés où l'on aimerait poser le crampon.
La végétation que nous connaissons laisse place à celle typique du sud,
petits arbustes verts aux troncs et branches secs et durs, comme les chênes,
herbe courte et sèche.
Le soleil tape, la clim' est en route. Tout va bien.
L'A20 passe non loin de Rocamadour, ville où trois
de nos Biquets ont découvert - avec délectation - au mois de mars dernier la
rando de Brive-Rocamadour
(le 23/03/2003, j'y serais), puis à Cahors où nous apercevons
les vignes qui donneront naissance au doux breuvage rouge du même nom.
Peu après Montauban, petit arrêt pour étancher
la soif de mon carrosse, avant de poursuivre notre chemin en filant maintenant
sur l'A62 vers Toulouse (coïncidence,
au moment où j'écrit ces lignes, on reparlait de l'usine AZF à la radio).
Nous roulons maintenant sur l'A61, autoroute plate à perte de vue dans ce coin,
mais les reliefs des montagnes du Cabardès commencent à se préciser au fur et
à mesure que l'on se rapproche de Carcassonne.
Fin de l'autoroute, nous traversons la ville de Carcassonne,
apercevant au passage son beau château, puis nous prenons la D620 vers Villegly. Au loin, le Pic de Nore domine la région, ce sera le point culminant de notre
rando demain. Chouette, ça va grimper...
Nous nous arrêtons à Villegly afin de retirer nos plaques de cadre. Sortant de la voiture climatisée, une bouffée d'air bien chaud nous assaille. Ca promet pour demain. Faudra pas oublier de remplir le Dromadaire au max. Quatre parcours sont proposés pour cette Randonnée Cap Nore; un 33km (+500m), un 45km (+800m), un 80km (+1800m) et le 105km,
sur lequel nous sommes inscrits (13 Euros par tête), annoncé avec 2600m de dénivelé positif. Pas mal, ça va bien grimper. Les formalités effectuées, nous remontons en voiture, direction
Villeneuve Minervois où se trouve notre gîte. Nous y parvenons après 4km, une distance idéale pour rallier en vélo le départ demain matin, histoire de s'échauffer un peu. Arrêt chez la proprio -très gentille- pour récupérer les clefs, puis elle nous emmène au gîte situé tout à coté. Celui-ci est situé en retrait
dans un petit chemin où la voiture ne passe pas. On sera bien au calme ici.
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 Paradis d'un week end
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On pousse le portail, découvrant un beau petit jardin à demi ombragé, une belle pelouse avec un salon de jardin, le barbecue dans le coin. Il y a même les chaises longues pour 'buller' au soleil. Nous entrons dans le gîte, par un grand salon/salle-à manger, avec un large coin cuisine au fond et une belle cheminée. La maison
est fraîche, c'est pas plus mal vu la température extérieure La proprio nous laisse, nous commençons à vider la voiture.
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 Le salon-salle à manger
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 1ère chambre du 1er
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A l'étage, un WC, une grande salle de bain éclairée par un velux, trois chambres dont une à 2 lits simple et deux à lit deux places. Y a même des nounours sur les petits lits ! Cool, on aura chacun sa chambre et un grand lit. Tout est très propre, on sera comme des rois le temps de ce week- end. Ceux qui ne sont pas venus vont
le regretter.
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 2ème chambre du 1er celle de Fred
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Nous partons 'en ville' faire quelques courses pour remplir le frigo. Le village est bien tranquille, une rue principale avec de part et d'autres une rangée de platanes procurant une fraîcheur bien appréciable aujourd'hui. Le cliché : Trois grands pères assis sur un banc, tout comme dans Asterix. On repère le resto du coin;
l'aspect et le menu semblent assez intéressant pour que nous en profitions pour réserver deux couverts pour le dimanche soir, la grande bouffe d'après gros efforts... Un passage à la boulang', puis à la supérette -climatisée- où d'un Magnum double chacun de nous se rafraîchira.
Retour au gîte où Fred se lance dans une séance mécanique. Ayant déjà fait la mienne hier, je m'en vais roulotter à travers la campagne, juste d'un short couvert tellement il fait chaud, un bidon accroché au spad. Je cherche un coin élevé, et à l'ombre (plus de 35°C au soleil), pour appeler Mary car dans notre Bled faut
monter en équilibre sur le rebord de la baignoire si l'on veut tenter d'avoir une barrette de réception sur le portable. Au cour de ma petite balade, je tombe sur le balisage du parcours de demain qui passe dans le coin.
Retour au frais du gîte. Soirée "je-fait-le-métier" avec dîner plâtrée de pâtes, coucher tôt (le départ est prévu à 7h demain), après avoir préparé la tenue et les affaires de vélo pour le lendemain. Pas de cas conscience dans le choix de la tenue : court de chez court, version léger.
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Dimanche 23 juin:
Les gens normaux dorment encore quand nous nous levons. Douche pour se remettre les yeux en face des trous, solide petit déjeuner pour éviter le coup de barre sur le vélo, puis nous nous équipons et sautons sur nos spads. Direction Villegly, quatre bornes de goudron presque plat pour rallier notre point de
départ, en roulant tranquilos. Il fait 20°C, on va pas se plaindre.
Nous n'aurons pas bien longtemps à attendre, le départ a été donné d'un plus haut. Nous passons à notre tour le start, une minute avant 7h. La Cap Nore est déclarée comme une randonnée, mais le temps de chaque participant étant pris au départ puis à l'arrivée et les premiers
récompensés, avec un classement publié, c'est un mix de randonneurs et de coureurs qui se lancent à l'assaut des pistes de l'aude.
Le parcours 105km:
Les onze premiers kilomètres sont assez roulants, cheminant sur de petites routes ou des pistes à travers les vignes, tout en montant progressivement -c'est pas plus mal pour s'échauffer- mais je commençais comme d'autres vététistes à me demander si l'on allait ainsi se taper de la piste de vignes tout au long du parcours, lorsque
le paysage se mit à changer progressivement, rappelant le moment où la plaine cède la place à la moyenne montagne.
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 Paysage de montagne |
Le parcours commence à prendre de la pente, nous grimpons maintenant régulièrement sur une large piste bordant le massif.  La montée va durer ainsi au moins 2 bornes, de quoi bien étaler la cohorte de vététistes. D'ailleurs, plus de Fred à l'horizon, je chemine presque seul,
rattrapant au passage et progressivement quelques vététistes. |
 La piste prend de la hauteur
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Courte descente rapide sur la piste, puis on remonte un peu ce large chemin roulant pour parvenir au 1er ravitaillement après 15,12km de pédalage. Il est 7h46. Accueil sympa, ravito correcte et suffisant, mais pas ne faisant pas dans l'originalité. On pourrait attendre mieux d'une Rando d'Or. Je
picore trois trucs, avale un godet et remonte en selle. Arrêt 1'25". Les inscrits au parcours 30km ont entamé leur retour peu avant ce premier ravito. |
 En route vers les hauteurs |
On remonte sur 800m de piste, puis courte descente rapide.
Je m'arrête le temps de prendre une petite photo, avant de commencer à remonter. A nouveau sur de la piste large pendant 2500m, roulant à 13 de moyenne, jusqu'à ce que se présente un passage boisé sur un petit chemin particulièrement pentu à 13% sur 500m; Enfin du
sportif.
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Le raidard se termine. Petite descente pour récupérer, avant de remonter encore un peu pour redescendre à nouveau, mais un peu plus bas. Vient ensuite, une remontée régulière durant 1,5km par une piste, qui nous amène au 2ème ravitaillement. Le compteur affiche alors 22,79km [8h25]. Nous sommes déjà à 640m d'altitude et la température est
encore de 22°C. Ne pas négliger de bien s'hydrater, la journée va être chaude. Je grignote deux trois bricoles puis je file. Arrêt 1'30". Les vététistes du 80km nous quittent à ce moment. Je continue mon périple avec quelques rares autres 105 bornards. |
 Panorama avant la 1ère 'vraie' descente |
Après une micro descente, nous remontons sur 1,4km une piste au sol dur et de faible pente permettant de rouler à vive allure, au dessus des 20km/h dans ce faut plat montant. Je rattrape même mon prédécesseur.
La vue à ce moment est superbe, nous arrivons à 678m d'altitude et le panorama montre un terrain de jeu
royal pour le VTT et la balade pédestre. Une petite brume de chaleur couvre tout ce beau paysage. Le balisage nous fait maintenant quitter la grande piste pour suivre un petit sentier descendant dans la végétation. |
Ce beau petit chemin est à peine défriché, quelques cailloux au plancher, un jeune arbre nous oblige à mettre pied à terre pour le contourner (mais que fait l'organisation ! ), puis nous repartons. La pente s'accentue, on file maintenant à gauche, le terrain est un peu plus caillouteux et ça commence à tabasser un peu. Mon prédécesseur n'aiment pas m'avoir collé
dans sa roue et me laisse passer devant. Je ne le reverrais plus. |
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 ça, c'est du single ! |
Le chemin se transforme maintenant en magnifique single track descendant entre les buis, qui vont même parfois jusqu'à former une voûte de verdure. Le pied total, ça descend bien, il y a pas mal de cailloux et ça secoue. Un petit panneau danger informe de ralentir, effectivement la population grosses caillasses est en très
forte augmentation sur un passage. La descente se poursuit, toujours dans les buis, le single serpentant à couvert puis ressortant à la lumière. Quelques passages plus techniques vers le bas me poussent à modérer l'allure. Puis retour sur une piste, après 4,4km de superbe descente. Déjà rien que pour ce single, le déplacement valait le coup, mais cela ne fait que commencer. On vient de se faire près de 330m de dénivelé négatif. Il serait
peut-être temps de songer à remonter un peu maintenant... |
| YaKa demander. Vous avez demandé une bosse, voila presque 7km de montée pour 415m de dénivelé positif.
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 Paysage avant la montée... |
Mais avant la grimpette, nous allons vers un petit village perdu dans cette vallée. Je m'arrête quelques secondes pour prendre un photo de ce beau paysage. En route pour la montée suivante.
Piste roulante au début, allure verrouillée sur un bon 16km/h durant 1,4km, puis la vitesse diminue de moitié sur un passage plus pentu pendant 1,5km, puis ce sera 4 bornes d'une montée plus régulière, avec quelques passages plus pentus au final. Durant cette ascension, nous sommes resté à l'ombre, aspect non négligeable... |
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 Pas belle la vue ? |
Nous arrivons au sommet, cheminant sur une trace dans les bruyères, des cailloux plats, des petites fleurs bien jolies et un panorama qui impose l'arrêt photo.
Superbe la vue d'ici.
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 On était en bas ... |
 Avant la plongée |
Le parcours chemine ensuite un moment sur les crêtes, de grandes dalles de pierres, un superbe endroit. Puis le sentier plonge fortement vers la forêt, par une courte et rapide descente avec plein de cailloux plats qui résonnent lorsque nos roues les font voler. Ralentissement à l'orée du bois, virage et
ornière traîtresse. Vient ensuite un beau et long single track technique et étroit, dans la verdure de petits chênes et de buis, roulant par moment sur un tapis de feuilles sous lequel se cachent les cailloux. |
Plusieurs virages en lacets. J'en passe certains, d'autres en épingle se négocie en mode demi-tour pédestre. Me manque de la technique la dedans, surtout quand il y a le vide juste à coté... La descente durera ainsi 2,5km, sur ce beau single qui n'est pas sans rappeler ceux que nous empruntions lors de la DEFI MODE, dans le Cantal. Le rêve. Près de 339m de négatif
d'un seul coup.
Fin de l'amusement, nous parvenons au 3ème ravitaillement situé à Lespinassière. J'ai 38,74km au compteur. [9h38] Mon copain Christian -vététiste que l'on croise sur tous les grands raids longue distance- arrive à son tour sur son beau LAPIERRE. Cet amis grenoblois, un peu désavantagé dans les montées par sa
corpulence, s'envole littéralement dans les descentes avec un pilotage d'une souplesse sans égale. Et les virages en épingle, lui il me les passe en dérapage coulé. C'est bôôô ! Respect. Sur ce ravito, je m'arrête un peu plus de 5 minutes, le temps de bien manger, de bien boire, tout en papotant avec Christian de nos prochains 'objectifs' vététistiques de la saison. |
| Il est temps de repartir avant que les muscles ne se soient trop refroidis, surtout qu'il va falloir grimper...
Nous remontons tout d'abord dans le village par un sacré raidard de 200m de bitume sur une petite rue bien étroite, les crampons crissant allègrement sous l'effort. Pas Cool après un ravito... Puis la longue ascension commence ; 7,4km de grimpette pour 465m de dénivelé positif, avec, presque trois quart d'heure de selle, une micro descente pour se reposer et mieux remonter ensuite. Durant ce temps, trois passages plus pentu où la vitesse
passe sous les 9km/h. |
 C'est pas cool ça ? |
Nous sommes passés par de très beaux singles étroits, serpentant dans les buis, cette couverture verte ombragée nous abritant des rayons du soleil, chose appréciable durant les longues montées, surtout que le thermomètre affiche alors 28°C. En pratique, plus on monte, plus la température baisse, mais aujourd'hui
c'est l'inverse.
Nous débouchons sur une large piste, pédalage plus aisé, on peut se reposer un peu à allure régulière jusqu' à ce que nous arrivions au 4ème ravitaillement situé au Col de Castans. J'ai 47,58km au compteur [10h31].
Je m'arrête un peu plus de 5 minutes pour bien me ré-hydrater, remplir à nouveau le dromadaire et manger un peu, car nous ne sommes qu'à mi-parcours. Un de bénévoles tenant le ravito se bat contre un Taon maouss costaud. |
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A ce ravito, les parcours 80km et 105km se rejoignent pour faire route commune jusqu'au Pic de Nore, point culminant que nous pouvons apercevoir au loin sur notre gauche.  Je remonte en selle, puis poursuit mon chemin. Nous roulons sur une piste assez large au
début, pente régulière mais allure en dessous des 10km/h en montant tranquillement.
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 Le Pic de Nore est en vue |
| Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas cessé de monter, mais très progressivement. En fait, comme il n'y a pas énormément de montées très raides, plutôt des longues montées régulières, on n'a pas l'impression de monter.
Sauf pour l'arrivée final sur le Pic de Nore, ce sera 4,5km de montée avec petits chemins bien sympa, mais le plus dur reste le dernier sentier, sol de sable dur, cailloux mobiles rendant l'adhérence moyenne, la roue arrière sautant de ci de là, le pire étant le soleil presque à la verticale qui nous tape sur la carafe au moment où l'on dépense le plus d'énergie. La bouilloire
sous le casque. Ce beau passage va durer un bon bout de temps. A plusieurs reprises je verrais des vététistes allongés sous un arbre en train de récupérer, ou en phase de récupération après un début d'insolation, car il fait vraiment très chaud; le thermomètre est à 29°C à ce moment. Certains vététistes préfèrent monter à pied.
Le chemin se termine, on arrive à couvert, le parcours suit maintenant la route bitumée menant au Pic de Nore. Plus de végétation à ce moment pour s'abriter à l'ombre, un petit courant d'air frais est le bienvenu. Et voilou, le Pic de Nore à 1214m, atteint après 55,74km de pédalage. Il n'est
même pas encore midi. Très belle vue et beau paysage d'ici. Le balisage du parcours tourne maintenant à droite pour suivre un chemin qui descend bien rapidement sur un terrain assez caillouteux. Ca va vite et ça tabasse, mais c'est bon. Gaffe aux ornières. |
 Sous le Pic de Nore |
Nous roulons maintenant sur une piste de terre dans un paysage qui ressemble un peu à la lande bretonne, faut plat descendant rapide, virage à gauche. Oooooups ! Dérapage limite sur la caillasse. Retour dans le droit chemin. Un peu plus bas, petit passage remontant dans un coin de végétation de grandes herbes, puis un chemin
fortement pentu, quelques cailloux et des racines pour casser l'adhérence et les jambes. |
Et puis nouvelle descente rapide qui nous mènera au pied d'un beau lac où est situé -à l'ombre- le 5ème ravitaillement, à Pradelles. j'ai alors 63,35km au compteur. [11h42] Fait chaud : 36°C sur le compteur au
soleil ! Riche idée , les bénévoles ont monté un tuyau qui diffuse de l'eau en bruine, certains vététistes en profite pour se rafraîchir. Je m'alloue une pause plus longue; un peu plus de 10 minutes pour profiter de la fraîcheur, manger et bien boire. Un petit tube de sucre rapide y passera, pour refaire des forces. |
Kilomètre 71: Une longue descente ultra rapide sur sol bétonné. Le paysage défile à toute vitesse, mon compteur indiquera 60,9km/h sur cette portion, mais sûrement bien plus pour d'autres, je préfère garder une marge de sécurité.
Suite du compte-rendu en cours de rédaction.

R6: (30/45/80/105km) à 80,53km [13h01]
A l'arrivée : en cadeau une bouteille de rouge "Château
d'Aragon", un Cabardès cuvée 1998.
Par tirage au sort : un Tee-Shirt rouge, taille XL !
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Lundi 24 juin:
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J'ai
pas mis mon réveil, pour une fois que l'on pouvais se
lever à des heures de gens 'normaux'. |
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Pédalator
25/06/2002 - 17/04/2003
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