Brive-Rocamadour
24 mars 2002

Rando 100km

Rocamadour (46)

     

 

Rando-Raid au pays du foie gras

Trois mousquetaires du Biker's Club, Jérôme, Jean-Luc et votre serviteur, se sont rendus en ce week-end de fin mars dans le sud-ouest pour participer à la 6ième édition de la randonnée Brive-Rocamadour. Le but de ce week-end était de tester le parcours de 100km et d'en faire le rapport à l’ensemble des fondus de longues distances du Biker's Club.

Alors que Jean-Luc profite de l’occasion pour saluer ses parents du côté de Limoges, Jérôme, sa petite famille et moi logeont à Noailles, en chambres d'hôtes, chez M et Mme Durand.
Pour moi, le week-end commence par un bout de route, de Versailles à Brive, rapidement effectué en 4h30, pause comprise. Je veux pouvoir profiter de l’après-midi pour me dégourdir les jambes sur mon spad ! Jérôme et sa petite famille, arrivés la veille, sont partis en balade du côté de Pompadour. Sur les conseils de nos hôtes, je me rends à Turenne, en VTT, par le GR, pour visiter cette charmante petite ville médièvale et son superbe château fort. Cette balade me permet aussi d'apprécier l’état des chemins, plûtot secs mais avec de gros cailloux et de sacrées grimpettes ! Cela promet pour les 100km du lendemain ! De retour au gîte, petite sieste réparatrice en attendant le retour de Jérôme.
16h. Jérôme, Chrystelle, Camille et Jérémy-Buzz-l’Eclair rentrent de leur promenade. Après un petit gouter dans le jardin, départ pour Rocamadour afin d'y laisser ma voiture pour le retour du lendemain. Nous en profitons pour nous balader dans les rues de Rocamadour et prendre un petit apéro ! Y a pas de mal à se faire du bien ;-) Aussi, se pose la grande question : par où arrive-t-on le lendemain? Par le Causse ou par la vallée ? Autrement dit, par le haut ou par le bas ? Faudra-t-il se taper une dernière ascension après les 100km pour arriver à Rocamadour…
De retour au gîte, nous prenons notre repas avec un habitué qui revient faire la rando pour la 3ème fois. Coup de téléphone de Jean-Luc pour confirmer son arrivée au gîte le lendemain à 7h00 pour nous emmener à Brive, puis tout le monde au lit !

Dimanche matin, levé 6h30, petit déjeuner rapide et Jean-Luc est déjà là. Nous chargeons les VTT dans son Scenic et direction Brive. L’organisation est plûtot bien rodée et en 5 minutes, nous retirons nos plaques de cadres. Le temps est plutôt frais ce matin mais superbe ciel bleu et pas un nuage, la journée s ‘annonce bien.

8h10 : ça y est, le départ est donné pour environ 200 vététistes qui s'élancent sur le parcours du 100km (plus de 800 inscrits en tout). Le départ s'effectue dans les rues de Brive permettant ainsi d'étaler le peloton. Le rythme est plutôt rapide pour une randonnée de début de saison ; je suis assez surpris et nous décidons de partir tranquillement sans être trop derrière tout de même. Ainsi, lorsque arrive le premier petit raidillon pas de problème de bouchon !

   

Les premiers kilomètres sont une succession de petites bosses suivies de descentes rapides jusqu’à la première longue bosse ; une montée sur un petit single de terre bien humide, pour ne pas dire boueux. Jérôme et Jean-Luc sont quelques mètres devant moi, juste derrière un autre randonneur. La pente s ‘accentue et une racine en travers du chemin bloque le randonneur obligeant Jérôme et Jean-Luc à mettre pied à terre. Jean-Luc bougonne : « Je suis sur que ça passe ! » Bien sûr que ça passe ! Ils ont juste le temps de s'écarter pour me permettre de continuer sans poser le pied. La pente et le manque d'adhérence ne leur permettant pas de repartir, ils ne sont pas les seuls à finir à pied. C'est là que se trouve le premier point photo du parcours, et tout le monde se dépêche alors de remonter sur le vélo pour que cela fasse mieux sur la photo ;-) Et les gars, il fallait se poster quelques mètres plus bas, c'eut été plus drôle !!

  

Nous arrivons alors au premier ravitaillement après un peu plus de 17km bouclés en un peu plus d'une heure. Petite pause pour regarder cet incroyable ravito ! Casse-croûtes au fromage ou au pâté, morceaux de fromages, pain d'épices, bananes, oranges, quatre-quart,.. Une photo s'impose !!

Une fois repartie après une courte pause, les chemins sont plus roulants, plus larges et sans trop de difficultés techniques ni physiques ; d'où un rythme assez soutenu mais ne connaissant pas le parcours, j’en garde quand même sous la pédale. Le paysage change déjà, le sol et la végétation sont plus secs.

     

Nous entamons une petite bosse sur un chemin plein de cailloux (on dirait du Cabrel, hein) exposé en plein soleil pour arriver à Martel, superbe cité médiévale, ou se trouve le second ravito, après 40km environ et 2h10 de route. Je récupère un peu parce que je n’ai pas trop aimé la dernière montée sous le soleil. En plus, sur ce terrain roulant, nous n’avons pas trop traîné et je reste méfiant quand à la suite des évènements ! Je ne peux pas croire que cela restera comme cela jusqu’à la fin !

          

Nous repartons après une pause de 10 minutes pour reprendre une petite bosse avec un nouveau point photo. Mon dérailleur arrière qui fait des siennes depuis le début, m’empêche de monter correctement ; je reviens sur Jean-Luc et Jérôme qui m’attendent un peu plus haut. Nous faisons une pause pour résoudre mon problème et repartons aussitôt pour arriver sur une zone de départ de parapente avec un superbe point de vue sur la vallée de la Dordogne ; une nouvelle pause photo s'impose bien évidemment !

Suit alors une descente au bout de laquelle se trouve le 3ème et dernier ravito ! Après environ 50km et 3h depuis le départ de Brive, nous avons déjà fait tout les ravitos !! Ainsi, sur les 50 derniers kilomètres qui nous restent à parcourir nous n’aurons plus de ravitos ! Pas trop cool ! C'est d'ailleurs le seul point négatif. Le ravitaillement solide cela ne me dérange pas trop mais pour le ravitaillement liquide c'est moins bien. Personnellement, je n’ai pas souffert du manque de ravito sur la deuxième partie ayant fait le plein au dernier mais j’aurais plutôt déplacé le ravito de Martel plus loin (au départ de parapente par exemple) et dernier ravito pour le 75km puis placé un ravito sur le 100km vers le 70ème kilomètre par exemple. Enfin, ce n’est que mon avis perso ;-)

En tous les cas, cela n’enlève rien à la gentillesse et à la bonne humeur des bénévoles qui tiennent ces ravitaillements et qui apprécient la beauté de nos maillots ! ! En tous cas, Neauphle est bien connu par les gens du coin pour 2 choses : le fait que Khomeni y fut en résidence surveillée avant d'aller instaurer son régime totalitaire en Iran et comme ville où est produit le Grand Marnier ! Non seulement sympas mais très cultivé les gens du coin !!

Quelques mètres après ce dernier ravitaillement, se trouve la bifurcation entre le parcours du 75km et du 100km. Et c'est là aussi, mais nous ne le savons pas encore, que les choses sérieuses vont commencer. Après 400 mètres de route, nous entamons une longue montée, 'Pédalator Approved', dans un chemin pierreux qui me fait penser à quelques chemins de la Piste Aveyronnaise ! Le choix de la trajectoire reste primordiale sous peine de rester planté. La chaleur du soleil commence à se faire sentir, surtout sur ce sol blanc qui nous renvoie sa chaleur en pleine face. J’ai alors un coup de pompe et suis décroché par Jean-Luc et Jérôme qui m’attendrons en haut profitant de la vue et appareil en main pour me prendre en photo.

    

Suit alors une descente très rapide dans laquelle se trouve un courageux photographe vu la vitesse à laquelle nous déboulons tous les trois ! Nous rejoignons alors la route pour traverser la Dordogne en direction de LACAVE. Cette portion de route en faux-plat montant nous permet de récupérer un peu avant d'entamer une nouvelle longue bosse, 'Pédalator Approved', similaire à la précédente ! Cette fois, Jean-Luc et Jérôme n’ont plus la même fougue. Enfin, la pente s'adoucie avec l’arrivée du sommet abrité du soleil au milieu de chênes ou de noyers (je suis pas très calé en botanique). La ventilation se fait mieux et nous nous élançons dans la descente d'abord assez roulante puis plus technique avec des cailloux et quelques virages serrés. Je suis heureux de retrouver rapidement mes automatismes et je prends un super pied à mettre mon vélo dans les trajectoires et lâcher les freins. Nous avons à peine le temps de nous remettre sur une petite partie de plat qu’une nouvelle bosse très sérieuse en palier se pointe devant nous ! La première partie se fait plutôt bien mais arrivés au palier un mur s'offre devant nous en plein soleil. Je suis à hauteur de Jérôme et en même temps nous avons le même réflexe : petite pause pour reprendre un peu de force. Jean-Luc continu encore un peu et cale à quelques mètres du sommet. Il pose son vélo et redescend vers nous prendre l’appareil de Jérôme pour nous prendre en photo. En plus, la vue est superbe (Je sais c'est répétitif comme remarque mais c'est vrai !)

Une fois remontés sur le vélo, Jérôme et moi souhaiterions pouvoir souffler un peu ! Voeux exhaussé par une partie roulante sur le Causse, suivie d'une jolie descente qui nous amène dans une vallée au bord d'une rivière. Petite pause photo pour prendre une jolie cascade et nous poursuivons notre route en surplombant cette rivière sur un superbe petit single track débouchant sur un large chemin très roulant.

Puis nous redescendons sur un petit chemin technique pour rejoindre le bord d'une rivière asséchée. Dans un des virages, un panneau indique l’arrivée dans 10km ! Mais nous n’avons parcouru que 82km !! Bon, cela fera largement l’affaire pour une reprise sauf que Chrystelle doit nous rejoindre vers 15h à Rocamadour et qu’il n’est même pas 13h30. Rien ne sert de se presser ! Les difficultés ne sont pas finies pour autant ; Nous trouvant dans cette gorge le long de ce ruisseau, je sens qu’il va falloir remonter ! Nous n’avons pas à attendre trop longtemps avant d'apercevoir ce qui sera la dernière difficulté du parcours : une nouvelle montée Pédalator Approved avec un bon pourcentage. L’arrivée approchant, je retrouve de bonnes jambes et amène notre petit groupe. J’arrive le premier en haut, où nous rejoignons la route, rattrapant un autre randonneur poussant son vélo. La croix-rouge est là comme sur plusieurs postes dangereux le long du parcours. Ici le danger est la traversée de cette route fortement fréquentée qui va à Rocamadour. Jean-Luc me suit de peu mais Jérôme à son coup de barre. Nous l’attendons mais la grimpette n’est pas finie ! Une fois la route traversée, c'est le même programme qui nous attend avec un chemin plus raviné et de gros cailloux. Une fois arrivés en haut, avec un petit passage pédibus, le reste de la rando se fait sur le Causse dans de petits singles ou de larges chemins. Nous croisons quelques randonneurs pédestres de la randonnée organisée au départ de Rocamadour. Enfin, nous rejoignons la route et entrons à l’Hospitalet, terme de cette randonnée après avoir parcouru 92km environ en 6h10.
Un ravitaillement bien garni nous attend ainsi qu’une médaille souvenir et une boisson offerte par le bar du coin ! Cette fois, je me lâche et dévore 2 casse-croûtes !

En conclusion, et de l’avis unanime de nous trois, cette rando est vraiment superbement organisé par le Club Vélocio Gaillard de Brive. Labellisée FFCT, tout comme la Caussenarde et le Roch des Monts d'Arrées, il n’y a rien à dire sur l’organisation ; balisage parfait, ravitaillements copieux et gargantuesques, circuit superbe surtout les 45 derniers kilomètres tracés dans le plus pur style de ce que j’attends d'un parcours VTT.

Quand aux mobylettes du club, je les vois venir à grand pas ! 92km en 6h10 et 5h30 roulé, c'est un parcours roulant !! Honnêtement, avec mon entraînement actuel, à peine 500km depuis le début janvier, c'est une bonne rando pour reprendre la saison VTT. Et puis, c'est une rando, nous n’étions pas là pour faire pêter le chrono ; juste pour découvrir une nouvelle organisation et une nouvelle région !

Le dénivelé indiqué était de 1600m, je ne peux pas le confirmer, aucun d'entre nous n’étant équipé tel Pédalator ;-) Par contre l’essentiel des difficultés se trouvait dans les 45 derniers kilomètres (4 grosses montées sur 6).

Donc, si vous voulez vous faire plaisir, en prendre plein les yeux et découvrir une superbe région, n’hésitez pas !

     Fred   30/03/2002


Les données de Fred

Temp roulé : 5h35'
Temp total : 6h10'
Moyenne: 16,7km/h
Distance: 93,6km
Vitesse max.:  55,6km/h
Dénivelé: -

D'après des participants de cette édition 2002 : 91km pour +2400m


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