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La Caussenarde26/05/2002Rando 125kmMillau (12) |
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Depuis plusieurs années je voulais faire cette rando VTT, mais à chaque fois un autre évènement vététistique plus coriace à mon goût entrait en concurrence avec elle dans un calendrier VTT déjà bien chargé. L'an dernier, j'étais inscrit pour l'édition 2001 et prêt à ramener de la poussière des Causses, mais. . . une gamelle imprévue et une côte fêlée en décida autrement.
Quelques Biquets Randonneurs initialement prévus sur ce déplacement en Aveyron s'étant désistés, seulement cinq Biquets furent donc inscrits pour cette 13ème édition de La Caussenarde.
Alexandre, seul représentant du groupe de nos randonneurs, s'était fixé comme objectif de faire le parcours 100km. Après ses 60km du Raid SFR Cassis et ses 85km de La Buiscyclette, faire un cent bornes constituait une progression logique dans l'échelle des distances de ses dernières sorties. Motivé l'animal !
Pour les autres Biquets [ Loïc, Fred, Emmanuel B et Pédalator ] à la fibre plus compétitive et accros de kilomètres, faire le plus grand parcours de 125km s'imposait sans aucune hésitation.
Manque de bol pour Fred; en début de semaine il se voit obliger de préparer sa petite valise pour un autre voyage imprévu... en Malaisie pour son boulot. Partie remise.
L'aventure commence donc ce jeudi 23 mai 2002, où je passe faire un saut chez STREAK'X qui vient de baisser de 300F le prix de la cassette Titane STRONGLIGHT, la rendant 'un peu' plus abordable. Pour 163€ (1069F), celle-ci comporte 9 pignons tous en titane, alors que la SHIMANO XTR n'a que ses 3 derniers grands pignons en titane. En remplaçant l' écrou d'origine trop lourd par mon SRP en alu, cette cassette 11-32 affiche un poids de 202g, soit 48g de gagné par rapport à la XT que j'avais avant.
Apercevant des attaches rapides TUNE en vitrine, le modèle axe Titane AC16+AC17, je profite de l'occasion et rajoute ce bel article à mon panier. Avec ses 55g la paire, ces attaches rapides me font encore gagner 19g et viendront remplacer mes PMP T072 dont le serrage n'est pas terrible. Le glouton-à-CB crépite puis je quitte le shop.
Direction Paris où je passe chez VTT CENTER prendre le tout-beau-tout-nouveau-tout-léger cintre Carbone/Alu de marque PAZZAZ que j'attends depuis un bon moment. Manu est justement en train de recevoir l'importateur et plusieurs pièces de la marque PAZZAZ sont étalées sur un carton; il y a de belles potences carbone/alu (trop lourdes) , des tiges de selles, des cintres relevés et plats. Alors que je comptais utiliser la balance de Manu pour sélectionner le cintre le plus léger des trois exemplaires, on s'aperçoit que sa pile est H.S. Zut ! J'en prends un au pif ; de retour à la maison-atelier, l'épreuve de ma balance-au-gramme-près annoncera le verdict : 107g sans les bouchons d'extrémités en plastoc, soit 113g au total pour une longueur de 561mm. Pas mal. Mon dernier cintre EASTON EA70 en alu étant à 145g sans bouchon, je gagne encore 38g.
Bien sûr il y a mieux, puisque le dernier cintre carbone EASTON EC 90 SL, annoncée à 99g se trouvait chez MOUNTAIN BIKER (où j'ai déjà pesé ses 2 exemplaires qui étaient à 100g/ 102g sans bouchons). Par contre, ce dernier n'ayant pas de renforts alu aux extrémités, je préfère avoir 5g en plus et profiter des extrémités en alu du cintre PAZZAZ, en plus ce dernier est bien moins cher.
Mon marché étant terminé, je passe à Versailles voir Faby pour qu'il me passe des entretoises de remplacement pour la fixation de mon amortos FOX qui commence à prendre du jeu, chose normal après plus d'un an d'utilisation intensive.
Ensuite, retour maison. Je pèse mes nouvelles acquisitions, complète mon site avec ces nouvelles données puis je commence une longue séance de mécanique.
Au fait, j'oubliais ; durant ce mois de mai j'ai aussi fait l'acquisition du dernier pneu Tubeless de MICHELIN, le COMP-S LIGHT UST en section 2.0" (à 744g le boudin, on doit avoir des dicos avec une définition différente du mot 'Light'...), et du dernier dérailleur SRAM, le beau X.O, et ses shifters associés.
Donc toutes ces nouveautés vont se retrouver sur mon FSR XC M4 lors de cette rando de La Caussenarde, le dénivelé, la distance et le terrain cassant étant un bon révélateur de défauts.
Ma matinée du vendredi ayant été absorbée par la gestion du club, à savoir les inscriptions de nos adhérents aux rando/cyclo extérieures, tâche habituellement effectuée par Fred (et qui m'incombe cette semaine puisque l'animal s'offre un p'ti voyage en Malaisie), ce n'est que l'après-midi que je trouve le temps de monter mes nouveaux jouets sur ma monture.
La séance mécanique se terminera tardivement dans la soirée, même pas le temps d'effectuer un test de roulage.
Juste le temps de préparer mon sac et les affaires VTT puis dodo.
Levé à 6h, douche, café, chargement du break et direction Le Chesnay (78) où je passe prendre Alexandre à 7h30.
De son coté, Loïc récupère Emmanuel à Rambouillet.
Nous quittons la région parisienne et prenons la direction de l'autoroute A10. Le ciel est couvert, parfois bien chargé en cumulus sur certaines régions, mais pas de pluie.
Un ralentissement brusque, des warnings. Un accident. Des morceaux de voiture et de chargement s'étalent sur les trois voies de l'autoroute. Une BX est retournée dans le fossé, ses occupants toujours enfermés dans la carcasse. Plusieurs voitures se sont arrêtées pour porter secours. Nous suivons le flux de voitures et camions en passant au ralenti puis le compteur retourne à son rythme de croisière.
L'autoroute A10 cède la place à l'A71.
10h58: barrière de péage de Clermont-Ferrand. Cher celui-ci, mais comme c'est gratos sur l'A75 en direction de Millau, ça se compense au final.
Je m'arrête à 11h15 pour refaire le plein de la voiture puis nous retournons sur le grand ruban noir.
Nous traversons l'Aubrac. La route fume, l'humidité des dernières averses s'évaporant sous l'action d'un soleil de printemps dont les rayons attaquent un bitume maintenu bien au frais par l'altitude des lieux. Le thermomètre externe affiche alors 12°C.
Des souvenirs de
Piste Aveyronnaise me reviennent à l'esprit en traversant ces régions et en apercevant la forteresse perchée de Séverac-le-château.
Vers 12h15 nous arrivons à Millau. Il se fait faim et sous le conseil (avisé ?) d'Alexandre nous entrons dans la Cafétéria CASINO du coin.
C'est sûr, l'addition n'est pas très élevée, mais coté qualité, c'est pas vraiment ça. Le steak haché est encore vivant, les couverts sont d'une propreté plus que douteuse. Expérience à ne plus renouveler. Alexandre avale sa glace puis nous levons le camp.
Nous suivons les panneaux VTT menant au lieu de départ, le Parc de la Victoire où je vais retirer nos dossiers d'inscription.
Il est à peine 14h, pas grand monde, l'organisation se met en place. Le plan des parcours est affiché. J'en profite pour recopier celui du 125km sur ma carte IGN. Cela me donnera une bonne base pour faire ma bafouille au retour.
Loïc et Emmanuel arrivent. Nous récupérons nos lots ; un ensemble de petites boîtes de pâté : sanglier, porc au genièvre, canard, cailles, roquefort (normal pour la région). L'idée est originale, cela change du traditionnel Tee-Shirt (mes 3 tiroirs de Tee-Shirt commencent à exploser...).
Nous prenons ensuite la direction de NANT, tout petit village où j'ai réservé une piaule pour 4 à l'Hôtel des Voyageurs pour ce week end. C'était complet à Millau et comme je n'avais pas envie d'appeler tous les hébergements du coin, j'ai préféré revenir sur un site connu et éprouvé lors de nos passages précédents dans cette région.
Pour gagner du temps nous suivons la N9 qui monte vers le Causse du Larzac, ensuite c'est une voie rapide qui le traverse jusqu'à La Cavalerie où l'on reprends la D999.
Sur notre gauche, le camp militaire du Larzac. Pas de barrières mais mieux vaut s'abstenir d'y rentrer.
L'arrivée à NANT se fait par une longue descente bien pentue. Le goudron y est tout neuf, propice au vélo de route.
Nous arrivons sur la place du bled vers 15h30. L'hôtel n'est pas encore ouvert, une affiche indiquant qu'avant 18h il faut s'adresser en face à la boulangerie. Manque de bol, celle-ci n'ouvre qu'à partir de 16h. Nous sommes obligés de faire une pause terrasse, au soleil, en attendant son ouverture.
Nos verres vides, les clés récupérées, nous prenons possession de notre chambre.
Après sa douche, Alex passera un bon moment à essayer de réparer une chambre à air portant déjà quelques rustines. Tout son stock de rustines y passe; à chaque fois il découvre un nouveau trou, le vrai pincement quoi. En plus, il a continué à rouler après sa crevaison, ce qui n'a pas du arranger les choses. Sympa, je lui file la chambre à air neuve que j'ai toujours en sur-réserve.
Loïc et Emmanuel rentrent de leur balade. Ils ont suivis la D991 menant de NANT à MILLAU en suivant les Gorges de la Dourbie, un bien bel endroit.
Les douches sont prises d'assaut puis Emmanuel va se faire une petite séance mécanique, l'état de ses patins de V-brake nécessitant un remplacement.
La séance bricolage se termine et nous pouvons rejoindre le resto de l'hôtel. Commence à faire faim.
Je me laisse tenter par une salade de chèvre chaud, Alexandre idem. Loïc et Emmanuel préfèrent la salade Caussenarde.
Avec notre appétit, les assiettes rapidement sont nettoyées, pas de boulot pour le plongeur.
Pour la suite, Loïc se la joue fait-le-métier en choisissant une assiette de tagliatelles nature (même pas une tâche de lipide. Serait-il contaminé par ses séjours auprès de notre clan 0%...).
Alexandre, Emmanuel et moi préférons taper dans le gras en jetant un sort au fondant de poulet au cèpes, bien sûr accompagné de quels pâtes en vue de nos efforts du lendemain.
Emmanuel accompagne le tout d'un quart de rouge.
Un petit dessert pour faire couler puis nous rejoignons la chambre. Le réveil est programmé pour 5h15, le départ est à 7h mais il nous faudra rejoindre Millau, soit une bonne demi-heure par la route.
Les matelas n'ont pas changé depuis mon dernier passage, j'arrive à compter le nombre de ressorts.
Bonne nuit les petits.
J'ai pas du mettre beaucoup de temps à m'endormir...
5h15: Les blips-blips de ma montre se font entendre dans la chambre. Hop ! Debout !
Le rituel s'accomplit de nouveau; razage-douche-sauter dans l'habit de lumière. Tout en court ce matin, la température est un peu fraîche mais le ciel dégagé laissant présager quelques suées, il vaut mieux ne pas trop se couvrir. Les manchettes et le coupe-vent suffiront comme protection en attendant les heures plus chaudes de la journée, ou la première bosse...
Nous descendons prendre le petit déjeuner. Le café est dans un thermos depuis hier soir, ne voulant pas réveiller le gérant à des heures impossibles pour un dimanche.
Pas top le café juste tiède. je préfère m'abstenir et avale juste un bout de pain / confiture et un verre de jus d'orange.
On remonte dans la chambre pour préparer notre équipement, puis nous quittons l'hôtel pour rallier Millau.
Nous prenons la route par les Gorges de la Dourbie. Le jour se lève, des brumes remontent par endroit. Nous passons devant le petit village perché de Cantobre, autre lieu de passage de la Piste Aveyronnaise. Il m'en revient à l'esprit un bon portage...
Falaises impressionnantes, virages, route étroite. Nous passons près du gué de Jouques Merle où le parcours de La Caussenarde nous mènera plus tard.
Au niveau du village de la Roque-St-Marguerite, j'aperçois des panneaux de balisage de La Caussenarde. Ils doivent être là pour le retour du parcours 70km.
J'ai déjà l'impression que ça dure des plombes en voiture, alors qu'est ce que cela va être pour les pauvres qui vont se taper ces bornes de goudron en VTT tout à l'heure. Pas Glop !
Nous arrivons à Millau. Balisage 'Caussenarde'. Manque de bol, c'est celui pour la parcours VTT et non celui destiné au voiture. Un kilomètre pour rien. Demi-tour. Nous traversons le Tarn pour rallier le Parc de la Victoire où Loïc vient d'arriver.
L'équipe se prépare. Dernier coup d'huile sur la chaîne, stock de barres énergétiques dans les poches.
Je crois que l'on a trouvé notre Biquette; Emmanuel est pas mal dans le genre. Nous attendons qu'il soit prêt...
7h passé, le départ est donné et les mollets affûtés/épilés s'élancent déjà sur le parcours. On l'a raté pour une fois. Pas grave, c'est pas une course.
Emanuelette enfin prête, nous rallions la ligne de départ pour nous faire pointer au contrôle départ.
7h06, je passe le contrôle et le convoi s'ébranle.
Les 6°C me font accélérer l'allure. J'embraye la plaque et nous remontons rapidement la cohorte de vététistes dans les rues de Millau; histoire de s'échauffer un peu avant la première montée.
La Caussenarde est une rando VTT, mais comme on nous donnera à l'arrivée un diplôme avec le temps mis pour effectuer le parcours, les affûtés du coin se mesurent sur cette épreuve, donc ça part bien fort.
Loïc et Emmanuel sont en forme, j'ai un peu de mal à les suivre au début, pas encore bien chaud le Pédalator.
On redescend vers Pierrefiche-du-Larzac, pour trouver un ravito. De là nous allions suivre une bouclette supplémentaire de 25km spécifique au parcours 125km, nous emmenant vers Montredon. Autant dire qu'à partir de cet instant, il n'y avait plus grand monde sur cette partie. Assez roulante, cette boucle nous permettait de profiter d'un super singletrack. Nous y avons rencontré Christian, une connaissance de raids VTT, chevauchant son M4, ou plutôt en train de réparer une crevaison. On l'a aidé, puis on est repartis tous les quatre pour achever ensemble cette boucle qui s'achevait en revenant sur vers Pierrefiche-du-Larzac.
Nous sommes rentrés à l'hôtel de Nant, profiter d'une bonne douche bien méritée. Le soir nous avons été manger dans un bon restaurant sur la place du village. Petit problème en rentrant à l'hôtel; le patron pas très content nous attendait, croyant que nous y dînerions, c'était tout juste si on ne devait pas quitter les lieux ce soir et aller chercher un autre lit pour la nuit. J'avait merdouillé un peu en oubliant de le prévenir que nous comptions manger dehors le dimanche soir. Après une bonne discussion, on a finalement regagné nos chambres et passé la nuit à l'hôtel. Ouf !
Retour vers la région parisienne, fin d'une nouvelle aventure.
Ce long week-end s'achève, nous permettant d'avoir découvert cette randonnée bien organisée, dont le parcours est plutôt roulant et sans grande difficulté, avec de beaux paysages, de bons ravitos aux saveurs locales; j'en revient tout de même un peu déçu par rapport à mes souvenirs de supers tracés techniques, sauvages, physiques que j'avait découvert dans les environs lors des épreuves de la Piste Aveyronnaise et que je comptais retrouver un peu en revenant ici. La Caussenarde était une rando à découvrir et à faire au moins une fois pour voir, mais je ne pense pas y revenir si le parcours reste dans le même style.
Pédalator 26/05/2002
Un Plôme-Plôme de plus...
![]() Millau |
![]() Le trio Loïc, Pédalator, Emmanuel |
![]() Chemin des Causses |
![]() Emmanuel |
![]() Pédalator |
![]() Emmanuel dans La Dourbie |
![]() Pédalator dans La Dourbie |
| Parcours 125km | CM414 Alti M | POLAR S710 |
|---|---|---|
| Temps roulé | 7h04'59" | 6h57' |
| Temps total (avec arrêts ravitos...): | - | 8h15' |
| Moyenne | 16,9 km/h | 17,2 km/h |
| Distance | 120,02 km | 119,7 km |
| Vitesse max. | 52,5 km/h | 51,9 km/h |
| Dénivelée | +2449m | +2635m |
| Départ | - | 7h06'56" |
| Température Min/Moy/Max | 6/15/23°C | 6/14/23°C |
| FC Moy/Max | - | 146/185 |
| Période échantillons | 20 sec. | 5 sec. |
| Fichiers échantillons | TUR | HRM |
| Pneus : | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| AV = | SCHWALBE | Jimmy Light UST 2.10" | 2.4 bars. | ||
| AR = | MICHELIN | COMP-S LIGHT UST 2.00" | 2.4 bars | (1ère sortie) | Crampons pas assez haut, il dérape parfois. Confortable. |
Neauphle (78) -> Millau (12) -> Nant (12) = 706km
Péages:
| A/R | Euros | DESCRIPTION | |
|---|---|---|---|
| Péage | A | 29,40 | SAPRR 388km : Saint-Arnoult ---> Clermont-Ferrand |
| Péage | R | 25,80 | SAPRR 352km :Clermont-Ferrand ---> Allainville |
| 55,20 | = 362,09F |
Carburant :
| A/R | Euros | DESCRIPTION | |
|---|---|---|---|
| Gazoil | A | 41,00 | 11h15 47,13L |
| Gazoil | R | 43,50 | TOTAL -A71: Relais de Marmagne |
| Gazoil | R | 9,61 | AUCHAN - Plaisir (13 L à 0,739€) |
| 94,11 | = 617,32F |