Challenge du Nivolet
28/07/2002
(73) Saint Alban Leysse

CycloSportive 150km


Pour cette troisième cyclosportive de la saison, la première en montagne, je suis plutôt confiant. En effet depuis une dizaine de jours, ma tendinite a disparu grâce à l’excellent diagnostic du Docteur Laturaze basé à Embrun, Hautes-Alpes et accessoirement cycliste à ses heures perdues.
Il fallait remonter ma tige de selle, ce que j’ai fait de 1cm. Bref, je n’ai plus mal.
De plus j’ai pu me rendre compte que la forme était là durant la semaine précédente en ayant aligné trois sorties VTT ( 40kms, et deux fois 70) dont deux avec Pédalator, et quelques (rares quand même) cols ou montées de station.
Seule incertitude : la durée de l’épreuve. Vais-je tenir à un bon rythme ?
Pour cette première montagnarde, Eric Vincendet et Marilyne Texier sont encore là (m’ont donné pleins de tuyau sur le parcours…) ainsi que Jean-Luc qui se contentera du petit parcours (sans le Mt Revard).
Cette fois-ci je suis assez mal placé au départ. Tout comme Jean-Luc qui se trouve à côté de moi…
Les quelques kilomètres de plat qui précèdent le premier col, le Col des Près, ne me permettent pas de gagner beaucoup de places (faut dire que je ne suis décidément pas bon lorsqu’il faut – même un tout petit peu – frotter). Néanmoins le col va me permettre de me positionner rapidement à mon habituelle place, c’est-à-dire aux alentours de la 30/40ème place. J’en profite aussi pour revenir sur Marilyne.
Dominique Briand lui m’a rejoint.
En haut, je temporise légèrement et perd quelques mètres sur le peloton. Grosse erreur puisque, avec deux autres concurrents, il nous faudra quelques kilomètres et une bonne partie de manivelles pour revenir sur le groupe de Dominique.
Le peloton dans lequel je me trouve se compose alors d’une vingtaine d’unités. Les relais se passent bien (mis à part quelques "tire aux flancs" mais aussi les relais plus qu’appuyés de Dominique) si bien qu’à l’approche des trois derniers kilomètres du Col du Fresne (seuls ces trois kilomètres sont un peu plus difficiles) nous revenons sur un gros groupe (20 personnes environ). Une fois encore mes qualités de descendeur hors pair font la différence dans la difficile et sinueuse descente du col. Cette fois-ci c’est à deux que nous revenons péniblement sur le peloton quelques kilomètres avant le Col du Marocaz qui – je sens – va être le véritable juge de paix pour notre groupe.
Au pied de ce col difficile (8kms à 10% dans le cagnard m’avait-on dit), j’aperçois un maillot orange un peu plus loin. C’est Eric qui après avoir pris un mauvais départ (pour lui…) a accusé moralement le coup sur le plat. Il va retrouver tous ses moyens dans ce col, ce qui fait que je n’aurai même pas le loisir d’échanger un mot avec lui. Au contraire de Dominique qui dès le pied prend la tête du groupe.
Derrière c’est la débandade, chacun montant à son rythme.
De mon côté le début se passe correctement. La première portion se passe à 13 à l’heure et je suis déjà dans le premier quart de l’ex peloton.
Une partie presque plane pendant un kilomètre permet de souffler. Pour moi, cela n’a peut-être pas été une bonne chose puisque je termine la seconde portion à l’agonie bien qu’ayant peu souffert de la chaleur. Au col, la place que j’y occupe sera à peu de choses près ma place finale (26ème).
Il me faut bien toute la descente pour récupérer. A ce moment, nous sommes trois. Mais mes deux compagnons me prennent régulièrement quelques hectomètres, élastiques au grés des fluctuations topographiques (je reviens sur eux quand ça monte !).
Au pied du Revard, nous sommes ensemble. Rapidement un des gars nous distance de deux ou trois cents mètres. De notre côté nous montons à notre rythme (15/16 à l’heure) ce col assez peu pentu somme toute. Mon acolyte tente alors une légère accélération mais je le suis facilement étant donné que je suis franchement en dedans (la longueur du morceau – qui m’est d’ailleurs totalement inconnu - freine mes ardeurs). Par contre quelques dizaines de mètres après un contrôle, alors que la pente s’accentue, je le lâche une première fois. Je l’attends mais un peu plus loin il lâche prise une seconde fois. Je pars donc seul en ayant pour but de rejoindre l’autre gars. Ce que je réalise à six ou sept bornes du sommet (et en ayant grignoté une place au passage).
Coup de chance, c’est un mec du coin. Il connaît parfaitement la descente. C’est d’ailleurs lui qui l’effectue, me fournissant du même coup les bonnes trajectoires. Une fois en bas, je prends le relais. C’est la moindre des choses. Il ne prendra, en fin de compte, que deux ou trois relais jusqu’au final. Les dernières bosses sont difficiles autant pour moi que pour lui. Finalement, après avoir emmené sur les derniers hectomètres, je le règle au sprint.
Le bilan est, cette fois, positif. Au-delà de la place, anecdotique, ce que je retiens, c’est la sensation d’avoir réalisé une course pleine avec juste un petit passage à vide après le Marocaz.
Evidemment, cette Cyclosportive montagnarde propose des cols qui ne me conviennent assez bien (peu de pourcentage) mis à part ce Marocaz où j’ai logiquement baissé pavillon.
Je finis avec les cannes relativement dures, signe (pour moi dans tous les cas) que je n’ai pas ménagé ma peine.
Une bonne sortie qui me réconforte quelque peu à propos de mes – relatifs – talents de modeste coureur cycliste.
Et puis, que la montagne est belle sous le soleil… .

Loïc


Dernière mise à jour le 04/11/02