La Gamelle Trophy
29/09/2002 - Sillé (72)

XC 25/40/55km
                Tourisme & Aventure  
    Organisation et parcours au Top !
Le Roman du Jour

Le profil du parcours XC 55km

Les données de Pédalator

Les classements

La carte du parcours course (123ko)

                           

Toujours aussi physique !

Cette année, j'avais prévu de descendre au Salagou pour faire la rando de 100 bornes du raid SFR puis d'enchaîner le lendemain par la course de 60km, mais la lassitude de fin de saison en a décidée autrement. Les longs trajets en voiture et les efforts accumulés sur toutes les longues distances où je me suis déplacé cette année 2002 se traduisant en cette fin de saison par une saturation, effet classique déjà constaté les années précédentes.
Finalement, ce n'était pas plus mal car j'apprenais par la suite que la rando longue distance du Raid Salagou était finalement ramenée à 55km; pas de quoi traverser la France pour faire 50 bornes.

Étant originaire du Mans, expatrié dans les Yvelines depuis 1989, j'ai toujours un petit faible pour l'épreuve de la Gamelle Trophy organisée de mains de maître par Tourisme et Aventures dans la belle forêt de Sillé, où j'ai l'habitude de me promener avec mes parents à chaque fois que je reviens au Mans [ Rillettes, 24 Heures du Mans Moto/Auto . . . ].
Début juillet, je décidais donc de m'inscrire à nouveau sur la course de 55km et Mary sur le 40km; Quelques Biquets venant s'ajouter au wagon; Emmanuel, Yann, Pascal, Dominique et Patrice.

La Gamelle rencontre toujours un vif succès et l'organisateur est obligé d'en limiter le nombre de participants afin de permettre à tous de rouler dans de bonnes conditions, la protection du massif forestier de Sillé en dépend et les petits sentiers de cette ilot de verdure ne sont pas adaptés à la sur fréquentation, celle-ci ayant pour effet de causer des engorgements au moindre passage un peu technique. Quoi de plus frustrant que de devoir monter ou descendre à pied là où ça passerais sur le VTT quand il n'y a personne devant vous.
Les inscriptions étant limités à 2500 participants, dont 500 places pour la compétition - sans possibilité de s'inscrire sur place - la 'course' commence bien avant le jour J. Afin de s'assurer une bonne place, il faut savoir être rapide et s'inscrire assez longtemps à l'avance pour être bien placé sur la ligne de départ.
Fin août, il y avait déjà 1910 inscrits, dont 360 en course.
Ce samedi 28 septembre, le quota des 2500 était une nouvel fois atteint, près de 600 vététistes se voyant refuser leur inscription à l'édition 2002 de la Gamelle Trophy.

Cette année, il y avait aussi une course dans la course . . .
Ayant 'déposé' comme il se doit la joyeuse bande des Koyotes au scratch général de la Transmaurienne, Pédalator leur avait lancé un défit sur la
Gamelle Trophy pour qu'ils tentent d'y prendre leur revanche. Force est de constater que la mobilisation fut grande dans leur rangs pour relever ce défi, générant un trafic de mails particulièrement intense entre nos deux clubs ainsi qu'au sein de leurs troupes. Tout y passait ; intox, provocation, moquerie, raillerie, tout cela dans une bonne atmosphère de franche camaraderie. En résumé, ça allait ch... ce jour là où le mot d'ordre était ; Sus aux Biquets !
Mais le Koyote est lent à la détente et coutumier des inscriptions tardives. . .
Heureusement que Pédalator, dans sa grande bonté et grâce à son réseau de connaissances vététistiques, était là pour sauver certains retardataires dont le bulletin d'inscription - une 1ère fois rejeté - pris finalement le chemin de la liste définitive des engagés. Et une tournée générale pour Francky !

La météo des jours précédents ayant été particulièrement clémente, c'est une nouvelle édition poussiéreuse de La Gamelle qui nous attendait dimanche.

Dimanche 29/09
Levés à 8h, un bon petit déjeuner avalé, Mary et moi quittons Le Mans vers 10h pour rejoindre tranquillement Sillé.
Ne voulant pas me retrouver au parking imposé avant l'arrivée au Lac de Sillé ( histoire de s'économiser plusieurs centaines de mètres de marche ), nous bifurquons juste avant Sillé pour suivre les petites routes à travers la campagne sarthoise et parvenons ainsi juste au départ où je gare ma Pédalatoromobile au parking 'invités'.

Nous passons récupérer nos plaques de cadre. En cadeau, le Tee-shirt de la Gamelle Trophy. Pas un collector celui-la; blanc, écritures rouge dans le dos. En plus, on nous donne un XL alors qu'un S ou M serait plus adapté à notre gabarit.
On passe faire un tour au stand
Carbu'Form, goûter les nouveaux parfums de leurs boissons énergétique. J'en profite pour y récupérer le solde de ma commande, du Carbu'Tonique parfum cerise.
On fait un petit tour rapide sur les stands des partenaires, puis nous retournons à la voiture nous préparer.
Il me reste 40 minutes pour m'échauffer avant la mise en grille.
Nous remontons la route forestière goudronnée menant à Roche Brune. Moulinage, petites accélérations.
Le parcours traverse cette route à trois reprises, des randonneurs se baladent encore dans la forêt à une allure bien plus tranquille que la horde de furieux qui fusera au même endroit dans quelques heures.
Arrivé à Roche Brune, je jette un coup d'oeil au balisage. Le ravito est en place, tout en haut au bout de son raidillon.
Demi-tour, il est temps de rejoindre le départ.
Un véhicule de l'organisation, sirène hurlante et gyrophares en action, remonte la route à vive allure - un peu trop rapidement - vers le lieu de départ. Peu après, c'est une ambulance qui nous dépassera.

Le soleil brille bien fort et la température monte.
Je discute avec quelques connaissances.
Les feuilles mentionnant les numéros de lignes sont mis en place. Chacun tente d'y retrouver son N° de dossard. Chouette. Je suis, cette année encore, en première ligne. Merci Ludo. Moins de bol pour Koyotes & Cie dont certains se retrouvent en 6ème ligne. Pour eux, ça risque de bouchonner grave à la première racine de travers.
Les compétiteurs se pressent aux entrées de ligne. Un dernier bizou d'encouragement puis j'entre dans l'arène et me place le nez contre la banderole de départ, côtoyant ainsi cadors et mollets affûtés.

Cliquez sur l'image pour la voir en grand (89ko)

J'aperçoit Seb, placé en 2 ou 3ème ligne malgré son dossard 31 et sa bonne place de l'an dernier.
Dans les spectateurs, Faby et Phil' qui ont fait la rando du matin.

Dernières consignes d'avant départ. Les photographes de la Presse immortalisent la ligne de départ, gros téléobjectif en action. L'un d'entre eux s'attarde dans ma direction. Sûrement pour égayer son cliché avec notre beau maillot.
La TV est aussi de la partie avec FR3. On passera peut-être aux infos régionales.
Plus qu'une minute. Préparez l'enregistrement du POLAR, Raz du compteur. Respirez à fond. Concentration.

La corne retentie ! La meute s'élance. Des avions.
Les cadors sont déjà 50m devant. Ca me passe en trombe à gauche te à droite. On roule 50m avant d'entrer dans le bois où l'on tourne à gauche, un mur de poussière. On n'y voit rien, pas top pour éviter les racines.
Le cardio est passé de 95 à 174. Maintenant il faut garder l'allure pour aborder les premières difficultés techniques où l'engorgement est toujours possible.
J'entend un reniflement dans mon dos, ça doit être Seb; j'ai déjà entendu ce bruit caractéristique plusieurs fois lors de la Transmaurienne.
Grande allée avalées à donf' sur la plaque, nuage de poussière, une petite goulée de liquide pour rincer cela.
Première descente, un poil caillouteuse, ça tabaaaaaasse. Pas de problème de ralentissement, on remonte déjà, un long faut-plat.
Plus loin, dans une légère descente encaissée au sol mou, je rate ma trajectoire et file droit la où ça risque de moins bien rouler. Ralentissement. Seb me passe à ce moment. Je le garde à vue, ne lui laissant pas plus de 50m d'avance.
Le troupeau ne s'est pas encore bien étalé et il ne faut pas traîner dans les sentiers étroits.
Passage dans les pins, Seb se gourre ce qui le force à marcher sur 25m dans la bruyère. Je le repasse.
Il y a toujours autant de racines dans cette forêt. Dans un sentiers étroits entre les arbres, le gus de devant moi s'y laisse prendre, m'obligeant à trop ralentir. Je passe bien les 2 premières racines, mais la 3ème - la plus belle - stoppe illico ma roue avant. Relance.
De beaux singles serpentent entre les arbres, on virevolte dedans en prenant appuis dans les virages, quand le gus devant roule assez vite.
Je retrouve Seb, qui m'avait repassé; il est en train de bidouiller dans son dérailleur arrière.
Plusieurs petites bosses permettent de clarifier enfin les rangs, toutes se passent sur le plateau intermédiaire à ce moment de la course où l'on est encore frais. Pour d'autres, c'est déjà à pied.
Le parcours semble emprunter de nouveaux chemins bien sympa. Inépuisable cette forêt.
Au bout de 12,7km, nous revenons vers l'aire de départ, où après avoir traversé une zone de petites buttes et de virages serrés, nous repassons sur la ligne de départ. Je TOP l'instant sur le POLAR; presque 38 minutes à 20,3km/h de moyenne.

Maintenant il faut gérer la distance et garder un rythme rapide. Les manchettes sont de trop; hop, enlevées.
Les rayons du soleil traverse difficilement le feuillage dense, mais l'ombre est la bienvenue.

Les singles défilent, les chemins qui tabassent se suivent, quelques allées roulantes permettent d'envoyer la plaque et tenter de revenir sur les prédécesseurs ou de se reposer un peu, mais c'est instant sont bien rares.
De belles descentes rapides, d'autres plus courtes et techniques, dont une en forte pente dans de la terre de bruyère où je préfère assurer en terminant le final à pied.
Le parcours est toujours aussi physique et je ne regrette pas le Tout-suspendu.
Je me suis un peu calmé, laissant ainsi filer le jeune Seb devant.
A deux reprises je vais rencontrer des problèmes de passages de petit plateau, juste au début de belles bosses. Va falloir que j'y remédie avant de partir la semaine prochaine pour faire le ROC MARATHON.

Les jambes tiennent, je commence à remonter quelques coureurs partis un peu trop vite. La succession de bosses est redoutable ici, celle qui mène au ravito situé non loin de Roche Brune est pas mal du genre et beaucoup la feront en poussant leur spad, Pourtant elle se passe bien. Je ne m'arrête pas au ravito et file.
Vers 40 bornes je commence à sentir les cuisses. Je baisse un peu le rythme, avale un tube de sucre rapide et roule ainsi un petit moment avant d'en remettre un coup. Les jambes reviennent peu à peu, ça roule.
Quelques longues remontées sur un sol souple pour bien vous casser les jambes, d'autres où il faut savoir trouver son chemin en zigzagant entre cailloux et racines, des descentes en single qui se termine brutalement par une remontée à angle droit, pilote et machine sont soumis à rude épreuve ici.

On rattrape des randonneurs, ce qui est parfois gênant dans les singles étroits où l'on doit user un peu d'énergie pour faire les bordures si l'on ne veut rester coincé trop longtemps. C'est dommage de devoir ainsi cohabiter sur les chemins; pour eux qui voient défiler sans cesse les furieux, pour nous qui sommes bloqués ou ralentis dans certains passages, au risque de parfois aller au tapis suite à une réaction incontrôlée.
Mais dans l'ensemble, ça se passe pas mal et si l'on sait rester patient, la plupart s'écarte pour laisser le passage aux furieux.

Tiens un maillot de Biquet en vue, c'est Mary qui termine cool son 40km. Elle me crie au passage que Seb est à près d'une minute devant à ce moment.

Un gus pas rassuré en redescendant de Roche Brune me gêne un peu dans la descente, pas grave ça remonte plus loin bien sec et adieu le boulet.
Je passe tous les raidillons sur le vélo, cible des photographes postés à ces endroits stratégiques.

Après l'étang de Molières, un passage au bord du grand étang, on aborde un petit raidillon où les spectateurs sont massés. Je passe sur le vélo, d'autres à pied. Un spectateur de s'exclamer : "regarde, y'en a un qui monte aussi vite en courant que l'autres sur son vélo". Oui, mais en haut de la bosse, le gus qui montait à pied s'est fait mettre une dose au moment où j'ai rembrayé au sommet. Adieu.

Un chemin, un virage à droite et . . . fichtre ! A pied tout le monde. Le mur, terre et herbe. Même pas la peine d'essayer. Marchons doucement, évitons de faire apparaître les crampes.
On se rapproche de l'arrivée, je reconnais quelques passages de la boucle initiale, une belle bosse en particulier.

Encore un beau single en légère descente, des randonneurs ou des coureurs du 40 km à doubler. A trois bornes de l'arrivée, alors que je file le train à un autre concurrent, nous arrivons à la hauteur d'un vététiste, portant un maillot de Tourisme & Aventures, roulant tranquillement. Mon prédécesseur lui lance un "à droite" et le passe. Je lance un "pareil", tente de passer sur sa droite, mais celui-ci se décale tout à coup à droite, m'obligeant à piler ce qui m'envoie illico au tapis. Vol plané 2m. Pas de bobo, tout va bien. Je replace le poste de pilotage dans le bon sens, il était à 180° le câble de frein éjecté de l'arceau, puis je repars.
Un peu plus loin, je repasse sur une allée le causeur de trouble, m'excuse au passage, et file.
Voici enfin les buttes de l'arrivée, dernière ligne droite et Ouf !
Finalement, je termine 65ème en ayant bouclé le parcours en 2h59'. Pas trop mal. Bien rincé, ça fait du bien quand on s'arrête. Seb est arrivé un peu plus de sept minutes avant moi. Pas assez de longues bosses et de distance pour que j'arrive à le reprendre.
Le ravito d'arrivée est pris d'assaut. J'avale godet sur godet de jus d'orange, mange un bon paquet de quartiers d'orange, un petit pain au chocolat.

Les autres Biquets arriveront ensuite, Emmanuel pas très loin derrière moi.
Les Koyotes arriveront ensuite, Damien le premier peu après notre Emmanuel, les autres bien loin.
Défit relevé : Les Biquets ont gagnés ! Et une 2ème tournée pour les Koyotes !

Sillé plage se vide, les infrastructures sont en cours de démontage, plus grand monde mais quelques  vététistes continuent d'arriver encore.
Nous quittons Sillé pour remonter vers  la région parisienne, où les bouchons de retour de  week end nous attendent.
Reste plus qu'a récupérer avant de descendre à Fréjus samedi prochain. 

La course de la Gamelle est toujours aussi belle, un beau parcours bien physique et technique au  dénivelé important, tracé à 99,9% dans une belle forêt où foisonnent les singles-tracks. L'organisation est bien rodée, le  balisage efficace et respectueux de la nature.

   Pédalator  29/09/2002


Profil du Parcours 55km


Cliquez sur l'image pour la voir en grand (322ko) Cliquez sur l'image pour la voir en grand (293ko)
Pédalator Mary Yann Emmanuel Pascal
Cliquez sur l'image pour la voir en grand (574ko)
Passage de gué pour Pédalator
en mode prudent . . .

Les résultats

   Le scratch 40km
   Le scratch 55km


Les données de Pédalator

  CM414 Alti M POLAR S710
Départ : - 13h01'45"
Temp roulé : 3h00' 2h58'
Temp total (incluant arrêts ravitos...): - 3h00'54"
Moyenne: 18,2km/h 18,3km/h
Vitesse max.: 51,8km/h 51,5km/h
Distance (2050mm): 54,77km 54,6km
Dénivelée positif : +1060m +1180m
Dénivelée négatif : -1048m -
Température Min/Moy/Max: 17/19/29°C 17/20/31°C
(au poignet)
FC Moy/Max: - 173/188
Période échantillons: 20 sec. 5 sec.
Fichiers échantillons : TUR HRM
Distances annoncée : 55km

  Pneux :
     AV = SCHWALBE Jimmy Light UST,  2.10", gonflé à 2.4 bars.
     AR = MICHELIN COMP-S UST, 1.95",           gonflé à 2.4 bars.


Dernière mise à jour : mercredi 27 novembre 2002 19:10

retour page d'accueil Biker's Club