 Ma monture du jour |
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Suite au retard de livraison des amortisseurs FOX de la gamme 2003, début mars je n'ai pas encore reçu le cadre MoonRacer de mon futur nouveau VTT, qui devait être livré initialement début janvier. Sur quoi vais-je donc pouvoir rouler ?
Alain MAS me dépanne alors en me prêtant un SPECIALIZED Stumpjumper M4 de la gamme 2002. Un semi-Rigide équipé d'une fourche DUKE, vélo que je récupère vendredi matin. La bête pèse alors 10,1kg sans pédale.
Avant de partir pour 80 bornes, je préfère tout vérifier sur ce vélo et le mettre dans une configuration adaptée; serrage de toute la visserie, réglage des vitesse, vérification et réglage du système de freinage, montage de mes pédales, remplacement de la selle par une ERA Pro déjà largement testée et éprouvée sur mon précédent spad, inversion de la potence de manière à avoir un poste de pilotage plus relevé, remplacement de la roue avant par ma CrossMax équipée d'un SCHWALBE Jimmy UST 2.1", réglage de la pression de la DUKE en fonction de mon gabarit plume. Je garde la roue arrière d'origine, afin de ne pas devoir en changer cassette et chaîne. Je laisse dessus le pneu
arrière monté, un SPECIALIZED ROCKSTER 1,90", doté d'une géométrie plutôt adaptée aux terrains secs et roulant de par ses nombreux crampons rapprochés de faible hauteur. Le vélo ainsi équipé affiche 11kg sur la balance. |
Mary ayant acceptée l'invitation de Lolo & Eve, nous passerons une sympathique soirée chez eux; On rentre peu après 23h; il me reste encore à nettoyer et préparer le spad de Mary, puis au dodo car demain il va falloir se lever très tôt.
Ah, j'oubliais le principal ; il pleuvait vendredi après-midi. Il pleuvait aussi et encore samedi, presque toute la journée...
Je suis réveillé vers 5h du mat', les gouttes de pluie s'écrasent sur la rambarde du balcon, le vent souffle, ça promet... A 5h30, le réveil sonne la charge. Pour une fois, c'est moi qui pousse Mary hors du lit, l'amitéo ayant annoncé une amélioration et le ciel au loin semblant confirmer cette prévision, autant tenter notre chance et ne pas laisser en plan d'éventuel Bikets courageux qui pourraient nous
attendre la-bas. Mon portable sonne, Yann se décommande, il est tout froissé de partout car la veille il a aidé un copain a déménagé. Enfin, c'est son excuse du jour... Plus tard, Alex appel; à son tour et demande si on y va. La bande nuageuse est encore sur Paris et vu ce qu'il tombe il est pas très chaud pour venir, mais comme on y va, il décide de venir aussi. Le temps de se préparer, de charger la voiture avec sacs et spads, le ciel s'est dégagé et il y aura
même des trous de ciel bleu avec percée du soleil durant notre trajet vers St-André de l'Eure. Alexandre rappel. Finalement il ne vient pas...
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Après avoir visité un peu les petites routes du coin, pour avoir loupé la sortie à Dreux, nous parvenons à St-André de l'Eure où le parking commence à se remplir. Surprise nous y retrouvons d'autre Bikets ; Jérôme, Papy, Thierry et Olivier le nouveau. Pas croyable, malgré le mauvais temps ils sont venus. Quelle motivation ! Nous retirons nos plaques de cadre puis tout le monde s'équipe, le ciré plastic sur le dos pour
éviter les petites averses qui s'annoncent. Le ciel est plus chargé ici, dommage il avait l'air d'annoncer le soleil en cours de route. Derniers papotages du jour, puis nous partons à 8h16. |
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| Il n'y a pas foule, pas de bousculade en perspective.
Nous quittons St-André-de-l'Eure en suivant un bout de route en direction de la Forêt d'Ivry mais seulement pour la traverser rapidement -dommage- en remontant vers Neuville. Nouveau bout de route puis suite de chemins menant à Mouettes où nous reprenons un bout de goudron en direction de la Forêt d'Ivry, mais juste histoire de dire que l'on y a mit les pieds car l'on revient déjà vers
Mouettes, puis nous filons vers le Bois fleuri profiter un peu des chemins forestier, passant à Malassis puis à la Couture-Boussey où le 1er ravito, nous attend au bout de 17,5km. Rien à redire, y'a ce qu'il faut. On ne s'y attarde pas pour ne pas attraper froid. Pour le moment, l'altimètre ne s'affole pas franchement, c'est plutôt 'platouillet' comme profil. Le vent et la bouillasse liquide sont là pour
rendre l'affaire un peu plus physique.
Nous sommes maintenant à nouveau dans la Forêt d'Ivry et l'on va y rester un moment, du coté d'Ezy-sur-Eure. Ca devient plus intéressant avec quelques bosses, mais rien qui ne nécessite de passer le petit plateau.
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Au sommet d'une de ces bosse, Thierry nous fait le coup de la crevaison. Tout le monde s'arrête en attendant qu'il répare cela. Un petit single montant , une petite descente sympa dans les bois, on se lâche enfin. Regroupement en bas. Papy ne semble pas très enthousiasme de sa sortie. Y'a pas beaucoup de boue pourtant, et en plus elle ne colle pas. Nous passons , ou sommes déjà, en Forêt de Roseux. |
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Un beau single qui monte fortement, pour redescendre ensuite. Pas mal ce coin. On remonte encore puis longue descente rapide, en bas retour à la civilisation. Un peu de bitume puis vient une petite difficulté ; un court portage bien raide, le sol glisse pour achever la bête. Au sommet, nous nous retrouvons à trois, Mary, Jérôme et moi. Plus de trace de Papy, Thierry et Olivier. On attendra 10 minutes avant de décider de continuer. Ils se sont peut-être égarés
ou une crevaison.
Un chemin qui monte longtemps, un photographe bien placé en son milieu, puis grande allée roulante avant de descendre vers le petit village de Croth où nous attend le 2ème ravito, un peu plus de 31km au compteur. Il commence à pleuvioter, pus un peu plus fort. On s'abrite sous la tente. Le ravito est bien pourvu, il y a même de la compote. Miam.
Ce ravito marque la séparation entre le parcours 50 et le 80km. Jérôme décide de limiter son excursion aux 50 bornes et nous le laissons donc rentrer seul. Tout allant bien physiquement et mécaniquement, Mary et moi poursuivons sur le plus grand parcours.
Ca commence par une longue portion où nous suivons une ancienne voie ferrée, le sol en garde encore les traces et je vous laisse imaginer ce que pensait mon dos après avoir roulé 2,5km en semi-rigide sur du balast... Ouf, ça se termine. La pluie s'est invitée, le vent avec. Ma Windtex bloque cette flotte pour le moment, pourvu qu'il ne pleuve pas trop longtemps aussi fort. Retour sur une allée, nous passons au Château de Brazais. Chemin
en bordure d'un petit canal puis du bitume pour arriver à Marcilly- sur-Eure.
Nous remontons maintenant 1500m sur une petite route encaissée, où nous sommes déjà passé en voiture en venant. La pluie semble se calmer. Nous laissons la route pour suivre à gauche un chemin en sou-bois, quelques ornières en dévers et un terrain un peu glissant puis ça redevient roulable. Nous aurons une dernière bosse -pas méchante- en bordure de bois puis l'on va cheminer un peu dans le vert avant de retrouver la civilisation vers Illiers-l'évêque. A
partir de ce moment, pas mal de traversées de champ sur des chemins le nez au vent. Un peu de boue liquide qui ne colle pas, on va travailler le foncier sur cette sortie... Tiens, nous revenons, puis dépassons un autre vététiste engagé lui aussi sur le grand parcours. Allure très tranquille. Quelques traversées de champs plus tard, nous parvenons au village de Motteux où des bénévoles nous accueillent gentiment pour le 3ème
ravito, presque 51km au compteur. Un petit café chaud c'est pas de refus. Nous apprenons qu'il n'y a que 8 vététistes passé devant nous à ce moment. Tu m'étonnes, vu le temps et le terrain, ils ont tous bifurqués sur le 50 bornes. Tafioles ! Nous repartons.
Encore du champ, encore de la boue, encore du vent et du plat. Toute la partie spécifique au parcours 80km ne présente pas d'intérêt. Heureusement que nous venions pour faire de la distance. Nous passons à la Héroudière puis à proximité de Champigny-laFutelaye, avant de suivre un court moment l'allée des Moulinards en Forêt d'Ivry où nous avons fait une nouvelle, mais
trop courte incursion. Nous revenons sur la portion commune aux autres parcours, un chemin de champ au sol boueux liquide avec un vent de face important qui fait des ravages; certains vététistes préfèrent avancer à pied plutôt que pédaler contre les éléments. Pourrant c'est pas très dur, même ma Mary y arrive.
Le retour à St-André-de-l'Eure se fait en longeant l'Aérodrome, puis c'est l'arrivée sur le parking sous le soleil. Le compteur de Mary indique juste 70km, contre 80 annoncés. On lave nos vélos ; de nombreux jets sont en libre service, un bon point en ce jour particulièrement humide. Nous profitons des douches, mais ils n'ont pas du prévoir l'eau chaude. Sous le jet glacial, le minimum syndical se verra nettoyer... Revigorés, nous retournons dans la grande
salle récupérer nos tee-shirt de La Moulinarde et un sandwich bien mérité.
Puis nous rentrons au nid, bien content de cette première longue sortie VTT qui aura été profitable comme entraînement au vu de la distance et des conditions.
Bon, coté parcours, c'est pas génial. Trop plat et pas assez en forêt; on à l'impression de rentrer dans le bois pour en ressortir très rapidement, sans en avoir exploiter tous les chemins. Je ne sais pas si le parcours des éditions précédentes était du même style, mais celui de cette édition 2003 ne vaut pas, à mon avis, un Label 'Verte Tout Terrain' FFCT. Coté organisation, pas de problème. Bon balisage, ravitaillements comme il faut, accueil et
gens sympa.
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