La Plaque de Pédalator à La Buiscyclette 2003         La Buiscyclette
01-06/05/2003

Buis-les-Baronnies (26)

     
Le Roman d'une semaine Buxoise
           Jeudi 1er mai:
     Le voyage  
           Vendredi 2 mai
           Samedi 3 mai
           Dimanche 4 mai: La Buiscyclette 80km 
           Lundi 5 mai:
        Décrassage
           Mardi 6 mai
:         Saint Ferréol
           Mercredi 7 mai:    Le retour

Le profil du parcours 80km

Les données de Pédalator

 

Dur, Dur, les premières chaleurs...

L'an dernier, nous avions trouvé le parcours 80km de la Buiscyclette un peu roulant, surtout au niveau du village de Séderon avec une bonne partie plane sans grand intérêt. Nos remarques remontées aux organisateurs semblent avoir été prise en compte car la plaquette de l'édition 2003 annonçait 80km pour 3300m de dénivelé positif...

Cette année, j'avait prévu de descendre du coté d'Argelès sur Mer, le premier dimanche de mai, pour faire le Raid 90km de la Froggy's Cup. Mais suite à des problèmes d'autorisations locales, le site WEB de cette organisation annonçait le report de l'épreuve à une date ultérieure. Que restait-il comme épreuve au calendrier à cette date : La Buiscyclette bien sûr !

Ce 26 févier, un petit tour sur le site d'Active Europe pour m'inscrire (19 Euros par tête, dont 1 Euros de frais de transactions) avec Mary sur le parcours 80km.
Il ne restait plus qu'à patienter en attendant de pouvoir rouler à nouveaux sur les beaux singles caillouteux, entre buis, senteurs de lavande, de fleurs d'oranger et de thym.

Mes congés et RTT à solder ayant été soigneusement placés pour couvrir la première quinzaine de mai, je pouvais ainsi me prévoir une petite semaine de vacances sportives en Baronnies.
Et j'en avait bien besoin de ces congés, après les dernières semaines de fou passées à préparer et organiser notre randonnée du Neauphle'Tour 78...

Et puis Mary a trouvé un stage -pourri- à l'AFPA , sans possibilité de prendre des jours de congés. Notre petite semaine tombait à l'eau.
Alain, libre comme un célibataire, souhaitant aussi s'aérer les neurones, prit donc la place de Mary.
Les autres Bikets n'étant pas motivés par le déplacement, c'est seulement à deux que nous allions retourner à Buis.


Jeudi 1er mai :

Difficile au revoir à ma Bikette, qui ira rouler VTT avec d'autres Bikets en ce jour férié du Muguet. Bonne manière d'occuper l'esprit par autre chose.

Je retrouve Alain au Chesnay pour 8h. Le temps de remplir sa 307 jusqu'au plafond, avec nos deux VTT, nos deux vélos de route, sacs et barda pour une semaine, et à 8h20 nous quittons la région parisienne en direction du sud, patrie de la poussière et des cailloux. Habituellement, je prends mon break 306 pour nos escapades vététesques, mais cette fois Alain a proposé son récent carrosse pour notre petite virée, un juste retour des choses selon Alain, vu les milliers de kilomètres que nous avons parcourus ensemble dans ma Pédalatoromobile. C'est cool de se faire conduire...

A midi et 448km du Chesnay, nous arrivons au péage de LYON sur l'A6, où déjà pas mal de voitures commencent à s'agglutiner; population majoritaire de parisiens et quelques provinciaux s'évadant le temps d'un week- end prolongé de 1er mai, et pas prêt à céder une place dans les files d'attente devant les barrières du péage...
Passage par Lyon, sous le tunnel de Fourvière, puis 81km plus loin, à 12h42 nous sortons de l'autoroute à la sortie Chanas pour refaire le plein. Pour cause de premier Mai, l'Intermarché -où nous ravitaillons habituellement- est closed et nous devons faire un tour à la pompe d'en face, un poil plus cher le litron de coco. Retour sur l'autoroute ensuite.
Kilomètre 568, nous faisons halte sur une aire d'autoroute pour manger un peu. La demi quiche aux légumes préparée par Mary y passe. Miam .
Une banane, un yaourt et deux tranches de pain d'épices plus tard, nous remontons en voiture pour reprendre l'autoroute, il est 13h36, le soleil brille.
Kilomètre 631, l'AlainMobile passe le péage de Montélimar-Sud à 14h05. Maintenant ce sera nationales puis petites routes. 

Le château de GRIGNAN
Le château de GRIGNAN
Dix huit kilomètres plus loin, nous arrêtons la voiture dans un virage pour prendre une photo du château de GRIGNAN.
Depuis le temps que je viens dans la région faire la Buiscyclette, je ne m'y était jamais arrêté et pourtant ce château m'attirait l'oeil à chaque passage.

Comme nous avons le temps, nous remontons en voiture pour aller la garer un peu plus loin sur le parking du village, puis nous partons faire une petite visite des ruelles du village.

Le château de GRIGNAN

Les toits de GRIGNAN
Plusieurs petites boutiques proposent des spécialités plus ou moins locales, des objets d'artisanat, de la brocante.

Nous montons la ruelle menant au château, situé sur le sommet de la butte d'où l'on a une belle vue sur la région et en contrebas sur le village avec ses toits de tuiles si caractéristique des régions du Sud.

Entrée du château de GRIGNAN
Entrée du château de GRIGNAN
Pas mal de touristes, étrangers et français, déambulent dans le coin. En été, ça doit grouiller un max ici...

Nous remontons vers l'entrée du château pour y jeter un oeil. 
Sous le porche, une grille en barre l'accès, il faut passer par l'accueil après avoir soulagé sa bourse de quelques écus si l'on veut pouvoir fouler les allées et le sol des lieux.

Sous le porche se mêlent l'ancien et le nouveau, avec dans la catégorie mauvais goût cabine téléphonique et  gros distributeur de canettes.

L'église de GRIGNAN
L'église de GRIGNAN
Nous jetons un oeil aux brochures proposées aux touriste puis nous ressortons faire un tour en longeant les murailles.

Belle vue sur la région.

Nous arrivons devant l'église,  puis nous y entrons.

Le calme.

Eglise de GRIGNAN
Église de GRIGNAN
Une pancarte nous apprend que la marquise de Sévigné a élue domicile dans le château.

Son repos éternel, elle a ensuite trouvé à jamais non loin de l'autel, dans une demeure plus exiguë, au sein de cette belle église.

Nous repartons de Grignan à 15h.

Sur la route, nous apercevons le Mont Ventoux dont le sommet porte encore quelques traces de neige.

L'intérieur de l'église de GRIGNAN
     L'intérieur de l'église de GRIGNAN

Kilomètre 705, arrivée à Buis-les-Baronnies (26) où la voiture trouve sa place à 15h55 dans la ruelle face au gîte 'Le Soustet' où j'ai réservé nos places pour 6 jours en demi-pension, en cet endroit découvert l'an dernier avec les autres Bikets.
Ce gîte, au label 'Rando Plume', nous en avions trouvé l'accueil de Jacky et Françoise très sympathique, sans oublier leur si savoureuse 'mangeaille'  particulièrement à notre goût .

Nous vidons la voiture, puis repos, ensuite petite balade locale et retour au gîte. Alain a entamé le dialogue (c'était pas gagné au prime abord...) avec notre collègue de chambrée d'un soir. Il fait aussi du vélo, dans le club organisant la 'Rando des Chevaliers' à Paladru.
Vingt heures arrive avec l'heure du dîner. Jacky nous proposera, comme chaque soir, l'apéro -nectar d'abricots local ou alcool- avant le dîner.
Nous ne tarderons pas à nous endormir, le voyage en voiture ayant tendance à bien casser son homme.


Vendredi 2 mai :

Même pas possible de faire la grasse'mat, nous sommes réveillés à l'heure habituelle de se lever pour les jours de boulot.
Petit déjeuner avec confiture maison by Françoise, on dévore.
Ciel gris et chargé ce matin, on en profite pour aller faire un tour en voiture du coté de Beauvoisin voir le berger Christian GELLY chez qui je m'approvisionne en huile d'olive AOC (de la vraie et bonne celle-ci, pas de l'espagnole...).
On papote un peu, on passe commande et nous prenons congés. Au passage, je remarque le balisage de la Buiscyclette qui passera par ici, donc belle et longue grimpette en prévision pour commencer dimanche...

Vue depuis la maison de l'apiculteur En suivant les indications de Christian, nous essayons de trouver en redescendant sur BEAUVOISIN, un apiculteur où Alain pourrait refaire son stock de miel.

Finalement, on ne trouvera pas celui indiqué, mais un couple de jeunes Alsaciens vivant maintenant dans le coin et qui de manière très artisanal (centrifugation manuelle) font du miel, du pain d'épices ( à la mode alsacienne, sous forme de petits biscuits...Miam...) et aussi des bougies.

Vue depuis la maison de l'apiculteur Très sympa, ils nous offrent le café et l'on papotera un moment avec eux avant de prendre congés, Alain repartant avec un bon stock de pots de miel.

De retour à Buis, séance nettoyage du vélo de route, qui porte encore les traces des sorties hivernales pluvieuses... C'est crade une transmission de route...

Le ciel s'est dégagé, la température est idéale ; nous partons faire un tour en vélo de route, visiter quelques cols. La région n'est pas vraiment plate ici, il y a largement de quoi faire, ça monte partout, progressivement et longtemps ou plus raide.
De Buis-les-Baronnies, nous prenons la petite route qui longe la D5 jusqu'au pont de Cost, puis à gauche, nous remontons la vallée de la Derbous en suivant la D72 passant à Eygaliers. Nous attaquons maintenant la montée au Col de Fontaube (635m), j'ai les jambes et l'on monte assez rapidement et régulièrement, entre 20 et 21 km/h; Alain a un peu de mal à se mettre en route. On redescend un peu par la D41, passant ensuite par le Col des Aires (634m), pas vraiment un Col, sa montée étant plus un petit faux-plat.
On redescend maintenant vers Savoillan (506m). A gauche nous suivons la D40, puis la D72 jusqu'à Reilhanette où nous prenons de suite à gauche la bosse passant au pied du château puis au Jas, par une petite route sympa évitant de passer par la grosse route à Montbrun. Nous prenons ensuite à gauche la D159, remontant la jolie route longeant le Toulourenc en direction du château d'Aulan. Nous remontons ensuite la D359 jusqu'au point haut, à 845m, où nous basculons vers l'autre vallée, suivant la D546 passant à la Rochette-du-Buis. Nous allons ainsi rentrer par un faux-plat descendant, idéal pour un retour, en suivant la D546 qui traverse les villages de St Auban-sur-l'Ouvèze, puis celui de Saint Euphémie-sur-Ouvèze, pour finalement passer les gorges d'Ubrieux ( spots d'escalade ) nous ramenant à Buis-les-Baronnies avec presque 60 bornes au compteur pour un peu plus de 2 heures de route. Une bonne balade de remise en jambes, l'idéal pour décrasser des guibolles 'polluées' par un long voyage en voiture.

02/05/2003: ROUTE BC800
Temps roulé : 2h01
Moyenne: 29,13km/h
Vitesse max.: 60,0km/h
Distance (2050mm): 58,96km

Après un passage sous la douche, nous allons faire un petit tour au supermarket Casino de Buis pour trouver de quoi nous restaurer; YOP, sandwichs et bananes que nous irons dévorer assis sur un banc en train de regarder -sous un beau et chaud soleil- les locaux en train de jouer aux boules sur la place de Buis.

L'après midi sera ensuite consacré au nettoyage, huilage et entretien de nos VTT, celui d'Alain en ayant bien besoin...

Apéro et dîner au gîte, toujours aussi bonne la cuisine de Jacky et Françoise, puis au dodo.


Samedi 3 mai:

Jacky devant son gîte; Le Soustet
Jacky devant son gîte; Le Soustet
Beau ciel bleu et soleil en ce samedi matin.

Nous partons faire une petite balade pédestre.

Avant de partir, je profite du beau soleil pour prendre notre gîte en photo, juste au moment où Jacky son proprio s'en va faire ses courses en vélo.

Nous remontons les ruelles, la place de Buis-les-Baronnies encore bien calme ce jour, puis passant sur le pont au dessus de l'Ouvèze, sans grande eau coulant dessous actuellement, nous remontons tranquillement la petite route en suivant le balisage pédestre du GR9.

Pont sur l'Ouvèze à Buis-les-Baronnies
Pont sur l'Ouvèze de Buis-les-Baronnies

 

Vue de Buis-les-Baronnies
Buis-les-Baronnies
Nous laissons le balisage du GR9 pour obliquer à droite en direction du Saint Julien, un gros rocher qui ressemble à une crête de dinosaure.

De la petite route, nous avons une belle vue sur Buis et ses environs. J'en profite pour prendre deux photos, dont l'une présente en premier un champ d'oliviers typiques de cette région dont l'olive est une des ressources agricoles principales. 

Vue de Buis-les-Baronnies, façon carte postale
               Buis-les-Baronnies
Au pied du Saint Julien
Au pied du rocher du St Julien
Nous laissons sur notre droite la petite route passant à coté de la ferme de Sainte Trophime,  pour remonter un tout petit sentier balisé pour les accès au spot d'escalade local.
Il doit être pas mal à descendre en VTT celui-ci, avec ses cailloux, ses racines, son dévers en bordure...

Petite photo au pied du rocher impressionnant du Saint Julien où deux alpinistes sont déjà à moitié de sa paroi verticale, puis après avoir laissé filer le petit sentier au pied du rocher, nous poursuivrons notre petite balade sur une piste plus calme en dénivelé.

Nous ferons demi-tour à une ancienne ferme en ruines sans monter plus haut, afin de préserver nos ressources en vue des efforts du lendemain.

Petit marché dans les rues de Buis-les-Baronnies
Petit marché de Buis-les-Baronnies
Retour à Buis-les-Baronnies par le même chemin, avec halte aux stands de spécialités locales. Ce n'est pas encore le grand marché du mercredi, mais on y trouve du miel, des épices, de la charcuterie et des fraises qui sentent si bon avec un aspect si rouge que nous reviendrons au gîte avec une barquette de 500g qui ne fera pas long feu....

Déjeuner, fait main, de pâtes pour stocker des sucres lents, et de fraises pour le plaisir des papilles. Rien à voir avec les trucs de supermarché parisien.

Ensuite, nous partirons faire un petit tour en vélo de route, très tranquillement pour tourner les jambes, en recherchant les routes les plus plates, mais dans le coin c'est pas monnaie courante.
Sortant de Buis , nous suivons la D546, puis la D147 qui monte légèrement au travers de la forêt des Baronnies, puis descente vers Propiac, avant de remonter par la D147a vers Mollans-sur-Ouvèze. Nous y reprenons à droite la D4 presque plate jusqu'à Faucon, puis à gauche la petite route D205 en direction de Saint Michel où l'on passe sur un pont au dessus de l'Ouvèze ; un très joli coin où des gens se baignent les pieds. Il doit y avoir un monde fou ici l'été.
Nous arrivons à Entrechaux, où nous reprenons la D13 qui nous ramènera doucement à Buis en passant par Mollans-sur-Ouvèze puis Pierrelongue.
03/05/2003: ROUTE BC800
Temps roulé : 1h45
Moyenne: 23,76km/h
Vitesse max.: 54km/h
Distance (2050mm): 41,86km

L'après-midi, après avoir récupéré nos plaques de cadre sur la place de Buis, séance chaise longue au soleil dans la cour du gîte, juste perturbés par l'arrivée d'un groupe de vététistes qui mettent de l'animation comme dans une ruche bourdonnante.

Avant le dîner, petit tour sur la place de Buis. Tiens, mais c'est notre ami Bernard DARDEN; un fidèle de la Buiscyclette lui aussi, quand il n'a pas de compétition à se mettre sous la dent. Il est venu avec son Team, ça va encore avionner en tête demain...
Nous prenons place ensemble autour d'une table d'un des bars de la place de Buis pour causer un peu devant une mousse (rassurez-vous, pour moi ça sera plus soft, faut 'faire le métier' tout de même). Bernard n'a pas encore fait le Grand Raid Cristalp et compte bien s'atteler à la tâche cette année. En habitué de la chose (2 participations au 131km), je lui cause un peu de quoi il retourne et comment il pourrait s'organiser au niveau hébergement et transports.

Retour au gîte pour apéro-sans-alcool/dîner et dodo de bonne heure après avoir préparé nos affaires de VTT pour le lendemain.


 Dimanche 4 mai:

Le départ étant prévu à 7h sur la place de Buis, cette encore une courte nuit et un réveil bien matinal pour un dimanche.
Douche pour réveiller l'homme, petit déjeuner léger, saut dans la tenue flamboyante aux couleurs de Neauphle, puis nous décollons du gîte tranquillement pour roulotter un peu avant le départ. Pas encore grand monde d'arrivé sur la place. Météo comme il faut; ciel bleu,  soleil et température douce (ça change de la caillante de l'an dernier...).
Je règle l'altitude de départ de mon compteur et du POLAR.
J'ajoute un soupçon de pression dans l'amortos FOX, ayant réglé hier la suspension arrière sur le débattement de 85mm, plus adapté au terrain caillouteux local.
Cette Buiscyclette sera la 1ère vraie sortie de mon nouveau VTT sur une longue distance au terrain accidenté. Je l'attendais avec impatience cette Buiscyclette, afin de pouvoir me rendre vraiment compte du fonctionnement de la fourche FOX TALAS (réglée pour l'occasion en 120mm de débattement).

Nous roulottons dans les rues de Buis en attendant  le départ. Un vététiste tout de Commençal déguisé et chevauchant un engin du même nom s'échauffe comme si c'était le départ d'une course. Comique.
Nous rejoignons la zone départ. 7h01 le start est donné. La meute s'élance doucement pour commencer, remontant la rue principale de Buis. A la sortie de Buis, l'allure s'accélère un peu, on se met en place. Le gus Commençal ouvre la route, mais le groupe de Bernard Darden remettra bien vite les pendules à l'heure. 
Je papote un peu avec Seb, notre ami Maissois venu avec son pater, et Jean-Alex des Kajettes (s'cusé: des Koyotes). Ambiance bonne enfant.
Pour étirer la cohorte des vététistes avant les premières difficultés,  le parcours suivra la D5 sur presque 4km, passant COST, avant d'obliquer à droite pour suivre sur 600m une ancienne route sous la Pinée des Pères
Nous remontons maintenant sur 800m une petite route se terminant en large piste au niveau du Camping de la Gautière.
La piste bien roulante, légèrement gravillonnée par endroits (la FOX lisse tout ça), traverse des champs d'oliviers, des vignes. 
Nous débouchons sur la D525 menant à la-Penne-sur-l'Ouvèze, village que nous ne traverserons pas puisque le parcours remonte maintenant à droite sur une petite route montant sur un bon kilomètre. Pause pour enlever le coupe-vent qui commence à faire chaud dessous.
Fin de la route, place  à une piste montante qui grimpe jusqu'à Serre des Aubagniers, traversant un champ d'oliviers, puis des bois de feuillus et conifères.

On bascule maintenant pour une descente rapide de 2km sur large piste vers Serre Brigide, puis Champ Florin , au travers de la Forêt Domaniale des Baronnies, roulant sur quelques pomme de pins et un peu de cailloux pas bien méchants. C'est sec, il faut juste faire gaffe dans les virages pour ne pas déraper sur ce sol poussiéreux mêlant parfois sable et gravier.
On remonte maintenant,  une courte grimpette de 200m, bien comme il faut, puis redescendons pour arriver au 1er ravitaillement situé à 12, 1km du départ. Ceux qui ont un chrono à faire continuent sans s'y arrêter. Nous on prend le temps de boire et grignoter un peu, compensant ainsi le petit déjeuner léger du matin. On repart moins de 2 minutes plus tard.

Nous remontons maintenant  par une piste, traversons la D147, puis la D523 au niveau des Jonchiers où nous remontons en suivant une petite route qui grimpe assez fortement -10km/h plateau milieu- avec une accentuation prononcée de la pente avant que le goudron ne laisse place à une large piste, celle qui monte jusqu'à l'emplacement de Christian le berger. Alain et Ludo papotent, je trace un peu en avant, rattrapant d'autres vététistes partis un peu rapidement. Je remonte un gars en SPE' qui roule pas mal (on verra par la suite qu'il descend même Très bien...) puis j'arrive à la hauteur de Bernard REBOUL ( notre ami le Webmaster du site du S.J.V.C de Montélimar) avec qui je vais discuter en montant, vu que l'on a tout le temps pour ça, car cette grimpette dure tout de même 3,7km [ pour 390m de dénivelé positif à 10% en moyenne ].

8h06: Bernard en route pour le Col de Linceul
Bernard en route pour le Col de Linceul
Après 25minutes de montée, terminée par un chemin plus étroit assez caillouteux où je distancerais d'une longueur Bernard (qui a du mal à ce moment à concilier roulage et papotage),  j'arrive au Col de Milmandre (852m) où je m'arrête pour attendre Alain. 
J'en profite pour admirer la belle vue et prendre quelques photos.
 Bernard arrive, puis repart en direction du Col de Linceuil.
Le père de Seb passe aussi, je ne le reverrais qu'à l'arrivée. Et il paraît qu'il ne roule pas le bougre...
 Alain arrive à son tour, Ludo dans sa roue, lui-même suivi par un Jean-Alex. 
Après, c'est le grand calme...la 1ère montée aura fait son oeuvre dans les rangs.

8h06:Arrivée d'Alain, Ludo et Jean-Alex au Col de Milmandre
Arrivée d'Alain, Ludo et Jean-Alex
 au Col de Milmandre

8h06:Alain, suivi de Ludo arrive au Col de Milmandre
Alain, suivi de Ludo
 arrivant au Col de Milmandre
Nous repartons, suivant une piste montant régulièrement et doucement sur un kilomètre pour arriver au Col de Linceuil (893m).

La grimpette se poursuit  ensuite durant 2km pour finir par un chemin en sous bois dont les 500 derniers mètres seront plutôt costauds, avec une pente moyenne à près de 19%, pour arriver sous le sommet de la Montagne de Linceul  (1040m)  
 Je m'arrête une minute, le temps de prendre une petite photo de la vue des ces splendides paysages où l'on voit le Ventoux surmontant la région.

8h28: Vue de la Montagne de Linceuil
Vue de la Montagne de Linceuil

8h39: Ravito au Col d'Ey (718m)
2ème Ravito : Col d'Ey
Nous repartons ensuite, pour une belle descente de 3km en sous-bois, qui commence sur un petit sentier étroit bien caillouteux, puis sur une piste, avant de retrouver un superbe single étroit et  technique, serpentant entre les buis avec un sol au relief tourmenté par les racines et des cailloux bien ancrés au sol. Mieux vaut avoir ici un minimum de vitesse sous peine de faire buter la roue avant au moindre obstacle. Je reconnais l'endroit; on y est déjà passé dans l'autres sens l'an dernier.
 Le single se termine par une petite descente de talus donnant sur la route D108, au Col d'Ey (718m) , où l'on trouve le 2ème ravitaillement, situé à 22,3km.
Alain préfère descendre les 2m de talus...à sa manière...pédestre.
On s'hydrate bien, on grignote un peu, et on repart 11 minutes 30 plus tard en roulant avec les gars de Tourismes et Aventure. Bernard fait les arrêts courts à chaque ravito. T'as un train à prendre ? 
Mais on le rattrape généralement à la bosse suivante. 
9h17:Alain  termine , à sa manière, la montée de ce raidillon
Alain  termine , à sa manière, 
ce raidillon...
Nous suivons maintenant sur 2,6km une piste montant sous la Montagne de Montlaud., redescendant ensuite par le Col d'Oure (812m) pour un passage en descente très rapide sur 2,8km. 
Je file déjà pas mal (trouvant alors que les V-Brake atteignent leurs limites quant il s'agit de ralentir fortement et rapidement) à ce moment quand un missile me frôle en passant à une vitesse d'enfer. J'ai juste eu le temps de voir un spad ressemblant à un SPE' Enduro noir. Au fou ! !!

Il faut déjà remonter, soit 1 bon kilomètre sur un chemin dans un bois de la Montagne de Serrière, avec un bon petit raidillon menant au Col de de Bodon (809m), puis  très courte descente avant de remonter illico , doucement au début puis en terminant par un sacré raidillon de 300m à plus de 18% sur un sol poussiéreux donnant sur le Col d'Anjuan (903m).
 Je m'y arrête deux minutes pour prendre en flagrant délit de pied à terre ceux qui vont arriver d'ici peu... 
 Alain a cédé. Ludo et Bernard passerons, eux, le raidillon sur le vélo 

9h17: Bernard REBOUL termine sur le VTT le raidillon
Bernard REBOUL termine sur le VTT
le bon raidillon

9h28: Sous le Mont Saint-Mathieu Descente rapide, bien cassante au début (d'ailleurs je vais 'déposer' proprement Bernard et Alain en survolant racines, cailloux et ornières en utilisant les 120mm de débattement de ma FOX. Un  régal ! ), puis arrivant sur la D64 au Col de Peyruergue (794m).
On remonte ensuite un peu un chemin sur 600m pour redescendre ensuite dans un bois sous le Mont Saint-Mathieu.
Descente très rapide sur une large piste durant presque 2km, gaffe aux virages avec nids de graviers.
 Arrêt une minute pour une petite photo en attendant Alain.
Petite remontée, petite descente, nouvelle remontée puis descente  par un single sympa débouchant en bordure de champ pour suivre ensuite une piste qui va nous amener à Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze où se trouve le 3ème ravitaillement, situé à 36,1km du départ.
On ne s'y attarde pas trop, moins de cinq minutes, pour repartir ensuite.
Ludo trouve le parcours moyen pour le moment, avec trop de descentes rapides pas assez ludiques.
9h42:  Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze

En repartant du 3ème ravitaillement
 à Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze

Nous remontons par une petite route sur un bon kilomètre.
 Je m'arrête un instant pour prendre ce petit village de Sainet-Euphémie-sur-Ouvèze en photo, puis nous continuons notre périple.

Nous montons maintenant sur une piste sous le Mont du Col de Laurat, traversant les champs d'oliviers, puis petite descente marrante sur l'herbe (ça freine pas trop la-dessus...) avec quelques passages rapides, puis douce remontée par une piste en passant près de la Ferme de Sainte Luce.
On redescend, suivant maintenant une petite route passant par les Arnauds, puis remontant à gauche sur la D242 vers Colombrette puis la Ferme les Gustons

Si l'intérêt vététistique pour rouler sur le goudron n'est pas évident, c'est dans un but de découverte historique que les organisateurs nous font passer cette année par cet endroit regroupant plusieurs lieux où des faits marquants de la résistance se sont déroulés. De grands panneaux blancs relatant ces évènements sont ainsi disposés près des habitations où nous passons. 
Comme d'autres participants à cette Buiscyclette, je préfère faire du VTT dans la verdure plutôt que de devoir manger des kilomètres de bitume en  vue de visite touristique. Dans ce cas, je prends mon vélo de route, ou mes pieds, et je vais visiter ces lieux. 

10h16 On va se taper 4,4km de montée, sous le soleil qui cogne bien, sans ombre. En commençant par plus de 2km sur la D242. La température grimpe, déjà 26°C, sûrement bien plus sous le casque-bouilloire.
On monte doucement pour ne pas avoir encore plus chaud. 
Je cherche la moindre parcelle d'ombre, roulant en bordure du chemin pour y trouver dans les arbustes un peu de fraîcheur au passage. 
La route goudronnée à cédée la place à une large piste, sur laquelle nous  grimperons encore sur 2,5km.
Sol blanc et assez dur qui renvoie bien la chaleur...
 Arrêt d'une minute trente sous l'ombre d'un bosquet d'arbres, petite photo du paysage en arrière dans la vallée.
 On repart. La température grimpe à 30°C si l'on s'arrête au soleil.
Je commence à attendre le ravito avec impatience pour pouvoir me rafraîchir la tête. 
Je ne supporte pas bien ces grosses chaleurs quand ça monte.
10h35: Un ravitaillement bienvenu
4ème ravitaillement , le bienvenu !
 Enfin ! Le voici, ce 4ème ravitaillement tant attendu ! J'ai alors 45,15km au compteur.
 Boire, manger. Je me vide un gobelet de flotte fraîche directement dans le casque. Que ça fait du bien ! Ca aide à faire baisser la température.
Nous repartirons 8 minutes plus tard.

Presque deux bornes de montée sur chemin, mais en roulant en forêt, ce qui nous procure un peu d'ombre car le soleil n'est pas encore à la verticale à cette heure. Je commence
Six cent mètres d'un passage plus raide, puis allure plus cool pour l'arrivée sur le Col de Sanguinet (1063m).
Je reconnais l'endroit; les éditions précédentes de la Buiscyclette nous arrivions ici par un super petit single montant pas mal pendant un bon moment, en lisière de la Forêt Domaniale des Baronnies. Cette année, nous allons le descendre, Super !

Roulage sur un peu d'herbe, début du single avec quelques cailloux à éviter, puis gaz.
Quelques petits coups de freins d'urgence dans certaines courbes...
Un peu plus d'un kilomètre de bonheur. Génial !
Fin du single, je débouche sur la piste. J'attend Alain, une demi minute tout de même, puis nous repartons en suivant maintenant la piste qui descend légèrement, avant de remonter un chouilla.
Ensuite, c'est dégringolade très rapide sur 2,4km de large piste, vers  Alauzon.

Nous laissons la piste pour prendre à gauche un petit single montant sur 600m entre les pains, ça grimpe pas mal, quelques racines et cailloux. Nous sommes déjà passés ici les années précédentes, mais en descentes. C'était plus drôle.
On débouche sur une piste pour obliquer à droite et reprendre un peu plus loin un nouveau single qui serpente entre les pains sur un bon kilomètre, en remontant doucement.
On quitte le beau single et l'ombre des pins pour rouler sur une piste durant un bon kilomètre, puis le balisage indique une grimpette sur le talus.

11h15: Début du single descendant vers les Sias
Début du single descendant vers les Sias
L'entrée du chemin est étroite, pentue caillouteuse et bien creusée. J'anticipe les vitesses; tout à droite et tente la montée. Le début est passé, difficilement, puis je coince sur une pierre, car un peu trop fatigué à ce moment. J'ai pas encore tout à fait récupéré de mon coup de chaleur et ici on  est à découvert, ça chauffe bien : 29°C.
Ici commence 500m de portage (+60m) assez pentu. J'arrive tout de même à remonter sur le VTT et à faire  les 300m derniers mètres en roulant. Non mais !
Alain a choisi la méthode pédestre.
 Fin du single montant; nous débouchons sur le sommet, d'où la bien belle vue m'inspire pour une ch'tite photo montrant un bien beau single que nous allons suivre maintenant. 
Et nous voila sur un super  single en descente durant 2,6km, quelques cailloux  qui vont bien pour apprécier ma fourche.
11h34: Ravitaillement, village 'Les Sias'
Ravitaillement, village 'Les Sias'
On traverse un champ d'oliviers, puis nous débouchons sur la D159 que nous suivons un peu pour arriver à 11h27 au  village de Tournyaires-Les Sias où est monté le 5ème ravitaillement situé à 56km.
Presque 8 minutes d'arrêt; bien boire, manger.
Tiens, mais c'est Nathalie FIAT, l'ex descendeuse. Personne ne semble l'avoir reconnue. Elle roule avec une de ses copines.

Nous repartons, pour 4,4km de montée, au début sur petite route, puis sur de la piste entre champs d'oliviers, puis sur chemins vers la Montage de Bagne. Longs passages assez pentus, puis passage plus facile au Col de Guibert où nous rejoignons le GR9. 

12h23: Vue de Font Combran
Vue de Font Combran
Montée régulière sur 1,5km en suivant la piste du GR, petite descente suivie d'une légère remonté menant au  6ème ravitaillement, situé à 62km du départ, à Font Combran.

 Très belle vue d'ici. J'en profite pour prendre quelques photos.  
Alain papote avec un bénévole. Je me réhydrate et grignote un peu, il est midi bien passé tout de même. Le soleil donne.
Presque sept minutes d'arrêt, nous repartons.

12h23: Ravito de Font Combran. Fred arrive.
Ravito de Font Combran

12h23: Montée vers La Nible
Montée vers La Nible
 Du Col de Font Combran (1036m), un kilomètre de grimpette sérieuse  en direction de la Nible, passant par le Clot de Caillon.
Tout ça sous le soleil, sur un chemin un peu caillouteux emprunté par le GR9.
J'irais même à bloquer Alain dans sa montée, en traversant devant lui le chemin en recherche d'une trajectoire moins caillouteuse.

Le point culminant est arrivé (1165m); nous redescendons maintenant, toujours en suivant le GR9 jusqu'au Col (1084m).

12h46: Fred passe ça , tranquillement, sur le VTT
Fred passe ça , tranquillement, 
sur le VTT
Et commence alors un passage très technique; une superbe descente dans un single creusé et copieusement caillouteux à souhait. Ma FOX TALAS adore, je savoure à ce moment son efficacité et ses 120mm de débattement.
J'arrive à passer presque tout sur le VTT: seule une marche plus importante m'obligera à la passer pédibus. Mais après l'avoir bien regardé par l'arrière, j'aurais pu la passer je pense. A travailler.

Un virage. Je me poste en embuscade,  dégaine l'appareil pour prendre des photos dans ce passage en attendant Alain. 
Une minutes passe, personne. pourtant il y avait Fred (Tourisme & Aventure) et Alain qui était dans ma roue en haut.
 Ah, finalement voici mon premier client; c'est Fred, prudent mais sur le VTT.
Deux minutes plus tard, voici enfin mon Alain, à pied comme je le pensais... 
Je repart. Moins de cailloux, roule plus vite. 

12h48: Alain passe, à sa manière...
Méthode Alain...

Trois cent mètres plus bas, arrêt pour dire bonjour à Jacky qui assure le point sécurité (le seul bénévol ayant accepté d'y être...) à l'endroit où le GR9 oblique à droite. 
Voyant un concurrent arriver et ne voulant pas être bouchonné dans le reste de la descente, je file.
Nous doublons plusieurs participants inscrits sur le 35km qui empruntent le même chemin que nous. Ils sont à pied, et certains ont une tronche, genre pas content....
12h54: Le dernier single
Le dernier single. Joli ?
Moins de végétation, le single descend plus progressivement, mais non loin d'un vide impressionnant.
A deux reprises je me verrais passer une dizaine de mètres à pied -Mode vertige activé - pour remonter en selle plus loin. Vengeance d'Alain.
  Et puis le passage vertigineux s'éloigne, le beau single laisse apercevoir une belle vue, la descente se poursuit plus rapidement sur un bon kilomètre, laissant ce beau sentier pour suivre un instant une piste rapide qui nous amène à Fontaine des Marins où le 7ème ravitaillement est installé. J'ai alors 67,39km au compteur.
On s'y arrêtera 10 minutes, le temps de bien se ré-hydrater, de grignoter les bonnes choses présentes sur les tables. J'y ferais connaissance d'un habitué du Poupinot'Forum.
C'est  aussi à ce moment que Christian arrivera. Bien sûr, notre ami Isérois a tout descendu sur son LAPIERRE  cette descente bien technique. Il est bien cuit; les montées ne sont pas son fort car il a une certaine masse à trimballer, mais il est endurant.
Nous repartirons avec lui, du moins au début, car par la suite Alain et lui terminerons ensemble le parcours, le Pédalator ayant récupéré de son coup de chaud mettant un peu les  Watts sur les portions roulantes qui suivront. Désolé; on ne se refait pas.
Repartant du ravito, nous suivons un peu de large piste très rapide -gaffe au gravier dans les virages- sur 2km, puis des chemins traversant les champs d'oliviers, profil plat ou faux-plat descendant, ça roule.
On double plusieurs participants du 35km, espèces n'avançant pas bien vite dans les passages plus techniques. Alain et Christian reviennent.

Petit coup de cul à grimper, le gus devant moi semblait bien parti pour le passer, puis s'arrête brusquement . Merd... Je pile, tombe en arrière, le VTT se retourne, avec moi encore dessus n'ayant pas encore déclipsé mes pédales auto. Je me rattrape à un buisson pour ralentir la chute. Le gars derrière moi m'empêche d'aller plus loin. Tout va bien, juste deux  petites éraflures sur la peinture du bras arrière de mon spad.
Retour en selle, on termine la courte montée, puis on continue la descente en prenant soin de passer une partie des randonneurs.

Viens ensuite un passage de toute beauté dans les bois, sur un single serpentant entre les arbres et les buis,  nombreux passages plus techniques, des racines, des dévers. Je reste collé à la roue du gars devant moi bien -trop- longtemps, puis j'arrive à larguer le 'boulet' et rouler librement. Super.
Oups ! J'ai manqué un tout droit dans un virage plus serré. Trop bon ce single.
Et puis c'est fini, a plus de single, retour à la civilisation, sur le goudron de la petite route longeant la D5 menant à Buis.
Décrassage; je termine cette rando en 'avoinant', tirant un peu plus dans les deux faux-plats montants où je passe des randonneurs bien cool. 
Arrivée sur le pont de Buis, fin d'une belle et chaude balade.

Alain arrivera quelques minutes plus tard.
Nous rentrons directos au gîte profiter d'une bonne douche chaude bien méritée, puis retour sur la place de Buis pour avaler le plateau repas offert par l'organisation. 
Discussion avec Ludo, dont la troupe bulle à l'ombre des arbres en bordure de l'Ouvèze, puis nous rentrons au gîte.
Le dîner passera comme une lettre à la poste, et le marchand de sable n'aura pas trop de travail pour que nous trouvions le sommeil.

Bilan:
  
Cette rando offre toujours de bien beau paysages.
  Balisage sans problème, bien visible.
  Ravitos comme il faut, bénévoles sympas.
  Cette édition 2003 était à mon avis la plus
dure, de par la chaleur et par ses longues grimpettes.
  Final superbe; de très beaux singles depuis
Font Combran.
  Un
regret sur la première partie du parcours dont les descentes rapides manquent d'intérêt. On préférerais avoir des descentes avec plus de chemins et de singles comme sur le final, et des passages forestiers en lieu et place des larges pistes très roulantes.
  Idem pour les longues montées sur la route ; pas cool. Les éditions précédentes offraient plus de grimpettes sur les chemins.
Il est certes difficile de trouver un nouveau parcours tous les ans, en conciliant les aspects 'politiques' locaux.

Les données de Pédalator

Buiscyclette 80km CICLO MASTER
CM414Alti M
POLAR
S710
Départ : 7h01 7h01
Temps roulé : 5h37' 5h31'
Temps total: 6h41' 6h41'
Moyenne: 13,8km/h 14,0km/h
Vitesse max.: 53,2km/h 54,4km/h
Distance (2050mm): 77,61km 77,6km
Dénivelé: +2847m
-2832m
+3280m
Température Min/Moy/Max: 9/23/32°C 14/24/32°C
FC Moy/Max: - 147/182
Période échantillons: 20 sec. 5 sec.
Fichiers échantillons : TUR HRM

  Pneus :
     AV = SCHWALBE Jimmy UST,  2.10", gonflé à 2,4 bars.
     AR = MICHELIN     COMP-S UST,  1.95", gonflé à 2,4 bars.

  Suspensions :
     Fourche FOX TALAS RL :    55 Psi, 120mm débattement.
     Biellette DEVINCI:                  85mm débattement.
     Amortisseur FOX Float RL : 50 Psi.

Profil du parcours 80km

La Buiscyclette 80km

Sur ce profil, en cliquant sur mini images, vous verrez la photo correspondante.

 

 

Lundi 5 mai:

Réveillés à 7h, jambes pas super.
Petit déjeuner mode 'je-dévore', situation habituelle d'un lendemain de sortie vélo.
Plutôt que d'aller faire en VTT les parcours 55km et 35km de la Buiscyclette (balisés toute la semaine), l'état de mes gambettes et surtout le fait que ces parcours soient identiques en grande partie à celui de 80km effectué hier, nous avons préféré sortir nos vélos de route.
Pour 'décrasser' nos gambettes polluées par tout plein de toxines accumulées hier, nous décidons donc de partir faire une sortie cool en vélo de route pour 'tourner-les-jambes', mais le vent se liguera contre nous ce matin la.

Buis est bien désert ce matin, plus rien à voir avec l'agitation du dimanche.

Départ de Buis-les-Baronnies en suivant la D546 passant par les Gorges d'Ubrieux, faux-plat montant légèrement, idéale pour l'échauffement. Un cycliste bien affûté nous passe à bonne allure, dommage que les jambes ne soient pas gaillarde sinon je pense que nous aurions activé le Turbo...

La route est barrée et déviée vers la D108 par le haut pour cause de travaux. En bon français, on évite le barrage se disant que peut-être ça va passer en vélo. On roule ainsi seuls sur cette D546, passant le tunnel nous arrivons sur la zone de travaux. Un gus sur sa chaise nous voit passer et nous rappel que la route est fermée. Plus loin, ambiance marteau-piqueur en train de purger la paroi des roches instables. J'observe un instant la situation, la largeur de la zone en travaux, regardant si chute de pierres il y a, si le haut du rocher ne menace pas de nous tomber sur la tête, et voyant qu'il ne pleut pas de la caillasse je descend 3 pignons et me lance dans un sprint sur 200m en longeant le bord droit de la route, suivi d'Alain. On est passé.

Roulant sur la D546, nous passons à St Euphémie-sur-Ouvéze, route montant doucement, puis à St Auban-sur-Ouvéze où nous prenons à droite la D546 qui se poursuit en remontant vers la Rochette-du-Buis, pour redescendre en direction de Villefranche-le-Château avec une longue ligne droite pas cool vent de face. On tourne à droite pour suivre une petite route passant par le Rieu, qui sur ma carte IGN devait rejoindre Séderon...mais le goudron de mauvaise qualité devient piste. Plus de route. Demi-tour, nous reprenons la D546 -re vent- puis à droite la D542 passant par Séderon.
Puis nous bifurquerons sur la droite pour grimper -un bon moment mais progressivement- jusqu'au Col de Macuègne (1068m).  S'en suivra une longue descente rapide jusqu'au Barret-de-Lioure, une sacrée dégringolade que nous sommes bien content d'avoir évité de grimper par ce coté...

Continuant sur la D542, nous passons à Montbrun-les-Bains, village où se tenait un ravitaillement de la Buiscylette l'an dernier.  Route en faux-plat descendant. Nous prenons maintenant la D72 passant à Reilhanette, puis à Savoilan nous bifurquons à droite sur la D41 afin de remonter régulièrement vers le Col des Aires (634m), puis le Col de Fontaube (635m) par ce coté bien plus cool à grimper pour une sortie de récupération. Descente  rapide du Col, puis faux-plat plus ou moins descendant vers Eygaliers. Nous rentrerons ensuite sur Buis en suivant la petite route longeant l'Ouvèze, évitant la circulation de la D5. 

La sortie qui se voulait cool fut finalement assez longue et plus bosselée que prévue, mais les jambes allaient mieux à l'issue de cette longue balade sur route.

05/05/2003: ROUTE BC800
Temps roulé : 3h11
Moyenne: 24,59km/h
Vitesse max.: 58km/h
Distance (2050mm): 78,49km

Le midi, nos estomacs criant famine après ces efforts, nous décidons de faire un petit resto sur Buis.
Le très bon resto testé l'an dernier étant fermé pour cause de lundi , nous décidons d'essayer l'Auberge de Malguery dont la carte et l'aspect intérieur semblent sympa. Choix judicieux.
Si l'attente y était un peu longue, la toute nouvelle serveuse un peu à coté de ses pompes (Alain demandant une pression, celle-ci de répondre "c'est quoi ?"), par contre au niveau rapport qualité/prix et quantité c'était du tout bon . A deux, on s'en sort pour 38,50 Euros avec l'apéro et sans vin. 
Mon choix s'est arrêté à : une assiette de salade lardons avec croûtons frottés à l'ail  (plutôt volumineuse la salade; à manger pour deux) , puis un civet de porc avec sa garniture de légumes (assiette copieuse). Évidemment, des profiteroles (désolé; on ne se refait pas...) pour conclure.

Après-midi digestion-repos, nettoyage symbolique du VTT, dîner au gîte.


Mardi 6 mai:

Initialement, j'avait prévu ce mardi de grimper au Mont Ventoux en vélo de route, si la météo était sympa. Finalement, nous avons préféré partir à Saint Ferréol-Trente-Pas découvrir un autre coin de la région disposant de parcours balisés VTT. 
Quarante cinq minutes de voiture en passant par le Col d'Ey pour rallier ce petit village niché au creux d'une cuvette entourée de plusieurs montagnes bien hautes...

Il fait bien chaud déjà dans cette vallée.
Nous irons découvrir les parcours balisés, le N° 6 pour commencer. 

Le parcours N°6 commence par une longue portion de route. Cool et régulière pour quitter le village en suivant la D70, idéal pour l'échauffement,  puis moins cool en suivant la D475 qui grimpe plus. 
Trop long de bitume.
En haut de la bosse bitumeuse, le balisage suit une piste montant  en forêt; puis oblique sur la droite. On roule ainsi en balcon sous la Montagne d'Autuche. Chemin caillouteux montant en faux- plat.
  On arrive au Col Aimond (856m) d'où l'on bénéficie d'une très belle vue sur les environs. 
On redescend alors sur un chemin assez caillouteux, passage plus pentu au début qui tabasse bien.
La piste descend jusqu'au Col de Fonturière (775m), puis c'est une belle descente dans les bois, avec un beau single au relief bien tourmenté avec moult gros cailloux et racines. Un régal technique où les 120mm de ma FOX se régalent.

Après un court passage sur une piste rapide aux virages parsemés de graviers...
Nouveau passage sympa et technique dans les bois avant de retrouver une piste ramenant vers la route menant au village de Condorcet.
On remonte la D70, puis la D227. Une très (et trop) longue remontée régulière par la route, sans intérêt.
Puis nous remontons une piste amenant au pied de la forêt où une longue et belle grimpette sur un chemin assez pentu nous attend. Fait chaud. J'aime pas. On s'arrête un peu à l'ombre. On doit être les deux seuls fous dehors à cette heure.

Mais ces efforts seront bien récompensés car nous laissons la piste pour suivre maintenant un superbe single bien étroit  serpentant entre les arbustes, les petits chênes et les buis, à l'ombre, un régal. 
Gaz à fond !

 Plus loin, petite remontée vers la Tête d'Asclet, puis nouvelle descente sur un superbe single bien caillouteux, où je larguerais Alain  d'un coup de baguette magique...

Le single qui tabasse bien prend fin, le parcours se termine par un retour sur la D70 ramenant à l'entrée de Saint-Ferréol.

On avait prévu d'enchaîner par le parcours N°7, mais les jambes en auront décidées autrement et nous rentrerons sur Buis après cette petite balade.

 

L'après-midi, on passe chez notre ami le berger récupérer notre commande d'huile d'olive. Douze litres à ramener.

Ensuite, petite visite au Cycloutil pour causer un peu Buiscyclette avec Serge et récupérer le parcours de cette édition 2003 sur mes cartes IGN.

06/05/2003
St Ferréol - N° 6
POLAR
S710
Départ : 10h21
Temps roulé : -
Temps total: 2h30'
Moyenne: 14,2km/h
Vitesse max.: 45,9km/h
Distance (2050mm): 31,2km
Dénivelé: +1010m
Température Min/Moy/Max: 27/30/33°C
FC Moy/Max: 130/175
Période échantillons: 5 sec.
Fichiers échantillons : HRM

Mercredi 7 mai:

Il faut bien rentrer un jour. Mary is waiting for me at home.
Mercredi, jour de grand marché à Buis. Cela se traduit par un peu de bruit dès six heure du matin, avec les camions venant déposer les stands, puis l'animation des marchands en train de monter ces stands et de remuer des caisses. Autant dire qu'il ne faut pas compter faire grasse mat' ce jour la, le marché s'étalant jusque dans la rue du gîte, sous nos fenêtres.
Pas grave, on était déjà presque réveillé. 
Petit-déjeuner, bourrage de la voiture jusqu'au plafond. Au revoir à Jacky, à la prochaine.
8h57: Nous quittons Buis, direction la région parisienne. 
15h39 : Arrivée devant chez Alain au Chesnay,  sous le soleil, après avoir roulés sagement sur 711km.

      Pédalator   06/05/2003-03/06/2003


Liens, bonnes adresses locales

 Buis-les-Baronnies: http://www.buislesbaronnies.com

 Gîte 'Le Soustet': http://www.sentiers-du-sud.com

Françoise et Jacky BETTEX
14, rue des Pénitents
26170 Buis les Baronnies
Tél/Fax: 04.75.28.07.52
contact@sentiers-du-sud.com
LeSoustet@aol.com


 Miel artisanal: Lavande, toutes fleurs...

Rachel & Patrick BLOCHER
Les Granges
26170 BEAUVOISIN
04.75.28.02.55


 Huile d'olive AOC: 

Christian GELLY
Le Village - BEAUVOISIN (26)
04.75.28.17.14



Le Budget

Le Chesnay (78)  => Lyon  = 448km en 3h40
Lyon  => Chanas = 81km 
en 0h22

Le Chesnay (78)  => Buis-les-Baronnies (26)     = 705km  
Buis-les-Baronnies (26)    => Le Chesnay (78)  = 711km en 6h40

        Hébergement, Alimentation

  PRIX DESCRIPTION
Hébergement 360€ 2 personnes x 6 jours en 1/2 pension x 30€ par Jour et par personne
Courses alimentaires 12,59€ Lundi, CASINO
Courses alimentaires 15,99€ Vendredi, CASINO
Resto 38,50€ Augerge Malguery - Buis-les-Baronnies (26)

        Péages, Carburant

  A/R PRIX DESCRIPTION
Péage A 26,50€ A6:12h: Paris -> Lyon
Péage A 2,30€ A7:12h12:Lyon-Vienne -> Chanas (49km)
Péage A 6,10€ A7:14h05:Chanas -> Montélimar-Sud
Péage R 10€ A7:Montélimar-Sud -> Lyon
Péage R 26,50€ A6:Lyon -> Paris
Gazoil A 31,10€ Chanas
Gazoil A 15,36€ Valréas
Gazoil R 40€ Bois-d'Arcy
    157,86€ 1 voiture, 2 personnes: 78,93€  (517,75F) par personne

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