| Voici venu le temps de retourner visiter nos amis de la Drôme, une bien belle région découverte en 1999 lors de la Sésame VTT par Pédalator et Tic-Tac, qui depuis reviennent tous les ans avec d'autres Bikets profiter du chaud soleil, de la poussière, des cailloux et des magnifiques single-tracks parfois bien techniques dont regorge ce terrain de jeu particulièrement bien adapté à la pratique du VTT.
La Sésame VTT, compétition longue distance organisée par le Saint James Vélo Club n'étant plus à l'ordre du jour , l'an dernier nous avions découvert un autre aspect de la région en participant à leur randonnée de 80km, La Nougatlopett. Toute l'équipe de Biker's avait beaucoup apprécié cette randonnée permettant de rouler sur de beaux singles bien techniques, en passant par des
endroits inaccessibles à une compétition VTT.
La date de L'édition 2003 de La Nougatlopett tout juste dévoilée, je m'empressais de réserver la plus grande des chambres du gîte où nous avions l'habitude de descendre. Sage précaution car cette année, la rando VTT se déroulait durant le long week-end de Pentecôte, et les demandes de réservation affluèrent au gîte. De trois Biker's intéressés par cette rando, le nombre arriva rapidement à huit Bikets. Les familles de Jean-Claude et Yann
venant compléter l'effectif, au final ce sont toutes les chambres du gîte "La Joie" qui finirent par être réservées par le Biker's Club.
SAMEDI 07/06:
8h: Mary et moi passons récupérer Jean-Luc chez lui, puis nous prenons la direction de l'autoroute A6, en évitant de remonter trop près de Paris afin d'éviter d'éventuels bouchons qui pourraient se former car ce samedi devrait voir tous les franciliens s'évader de la région parisienne. Alexandre, qui emmène Jacky, partira un peu plus tard dans la matinée; "le samedi c'est fait pour dormir". La famille de Yann et celle de
Jean-Claude ont pris la route en même temps que nous. On se retrouvera sur l'autoroute plus tard.
Le trafic est assez dense sur l'A6. Un gros camping car renversé sur la voie de droite causera un bouchon de 3km. Quelques ralentissements, beaucoup de monde sur les routes. On se croirait un jour de départ de grandes vacances. Vive la clim'...
Un texto arrivera sur nos portables ; le départ de William est compromis, un sérieux problème à l'horizon.
Une fois passé le péage de Lyon, où nous retrouvons Yann, nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute, déjà bien envahie, pour la pause pique-nique. Les glacières sortent. |
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La quiche préparée par Mary subira une attaque rangée. La Jean-Claude familly arrive à son tour et nous rejoint à l'ombre.
L'aire d'autoroute à un air de grands départs d'été. Des familles ont même amené table et chaises de leur salon de jardin.
Certaines scènes sont particulièrement croustillante, à l'image de madame en train de photographier monsieur pausant à coté de sa voiture. Les Bidochons ne sont pas loin.
La troupe nourrie et les pilotes un peu reposés, le convoi retourne sur le grand ruban bitumeux.
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Le trafic est de plus en plus dense sur l'A7 après le péage de Vienne. Le pire étant après Valence, où de gros ralentissements bloquent parfois la cohorte des voitures sous le soleil. Le thermomètre externe de la voiture affiche alors 37°C. Chaud. On pense à ceux qui n'ont pas la clim'... Jean-Claude a préféré éviter cet engorgement routier en coupant par les petites routes pour rallier directement le
gîte situé à 2km du village de La Bâtie-Rolland. Pendant ce temps,
nous continuons jusqu'à la sortie Sud de Montélimar que nous atteignons à 16h10. Nous filons ensuite au St James
récupérer les plaques de cadres de tous les Bikets. Cette année j'ai le Number One !!! Bonjour à Bernard l'organisateur, le bras dans le plâtre pour avoir fait le singe en VTT. Il y a déjà plus de 300 pré-inscrits, mais seulement une trentaine sur le grand parcours de 101km. Lopettes ! Nous retournons aux voitures, puis direction le gîte où nous retrouvons la Jean-Claude familly.
Un peu de repos à l'ombre, en sirotant le petit jus d'orange rafraîchissant offert par la maison. L'équipage Alexandre & Jacky arrivera peu après nous.
Alexandre trouve en Jean-Claude une bonne âme pour dévoiler les roues de son VTT. Vu l'état de la câblerie de son système de freinage, demandant d'avoir des mains 'Musclor', nous lui conseillons d'investir dans des RideOn. Et puis changer le truc que l'on n'ose plus appeler une 'fourche', lui changerait la vie...
Un peu de repos, ou séance mécanique et changement de pneus pour ceux qui n'ont pas effectué ces tâches avant de partir. Mince ! un clou dans le Phyton de Yann. Il est bon pour une séance rustine.
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A vingt heure tout le monde se retrouve autour de la grande table, idéalement placée sous un vieux platane dont le feuillage dense prodigue une ombre fort appréciée. Apéro Kir offert par la maison. Jean-Claude se sacrifiera pour en éliminer les dernières gouttes traînant au fond de la carafe contenant le précieux breuvage. Cela explique peut-être certaines
choses du lendemain...
La tambouille est toujours aussi bonne et en abondante quantité ici. Quiche légumes/fromages en entrée, navarin d'agneau accompagné de pâtes fraîches (on fait le métier nous, au désespoir de JC...) et crème brûlée à la noix de coco pour finir. Les piafs font un vrai barrouffe dans l'arbre au dessus de nous, mais le silence régnera soudain après l'intervention vocale de Jean-Claude. |
On devise gaiement sur le passé et le futur du club, le débat est parfois bien animé, dommage qu'il manque le William car JC avait préparé quelques salves bien saignantes... Les absents en prennent plein la tronche , on rigole bien quoi. Le café absorbé, le plan d'attaque du lendemain finalisé, chacun regagne sa chambre pour profiter
d'un bonne nuit, car demain des choses sérieuses nous attendent.
La famille SYLVESTRE (Yann, Barbara, Oksana, Alexis) occupe la chambre 'Prélude en Bleu', la famille POTIER (Jean-Claude, Isabelle, Manon, Marie, Mathis) occupe la chambre 'Chante-la-vie', Alexandre et Jacky la chambre 'Clé des champs' et Pédalator & Mary découvre la chambre 'Grain-de-Soleil'.
Bonne nuit les petits. Le sommeil ne sera pas difficile à trouver, les heures de voiture ayant raison des plus solides. |
DIMANCHE 08/06:
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 Petit-déjeuner solide d'avant efforts
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A sept heures, les braves gens dorment encore lorsque Mary et moi descendons rejoindre nos compères, dans la belle salle à manger voûtée, pour le petit-déjeuner. Cool, nous avons droit à des mini-crêpes au sucre ce matin. Miam !
L'appétit se porte bien.
Nous retournons au chambre nous préparer puis Alexandre emmène tous les Bikets dans sa voiture, leurs vélos ayant été embarqué dans mon break hier soir pour gagner du temps. Nous partons ensuite vers Montélimar, où nous trouvons encore une place à l'ombre des arbres du parking situé au bord du Jabron. Il fait déjà 20°C et le soleil brille sur fond de ciel bleu. La journée s'annonce chaude. |
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L'aire de départ
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Quinze minutes avant le départ. On débarque les VTT, préparatifs des pilotes, dernier coup d'huile sur la chaîne, pression des pneus. Mary trouve son amortos AR trop souple... Un petit coup de 100Psi et la voici comblée.
Nous rejoignons l'arche de départ où les vététistes inscrits aux parcours 57, 79 et 101km n'attendent plus que de partir à la charge. Le speaker appel au rassemblement et annonce les dernières consignes du jour. |
 Jean-Claude et Yann devisant |
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 Jacky, Pédalator, Yann et Jean-Claude attendant le départ
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Dans cette foule nous apercevons Tony (Team VTT Maisse) et Jean- Alex (spécimen Koyotus), venus aussi de Paris pour bouffer du single et des cailloux.
Il y a aussi un maillot du club de Montigny-le-Bretonneux (Les Renards du Manet), porté par Daniel, venu comme nous des Yvelines.
En tout, il doit y avoir 18 franciliens (avec 9 Yvelinois dont 7 Bikets) sur cette randonnée. Bien peu en comparaison d'autres épreuves du Sud où l'on recense parfois une majorité impressionnante de parisiens.
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8h; le départ est donné, la cohorte de vététistes quitte tranquillement l'aire de départ en suivant la voiture ouvreuse. Ca roule très doucement, rien à voir avec le départ d'autres randonnée ou raids longue distance.Petit ralentissement pour passer les chicanes d'un pont. J'y ferais la connaissance de Pépette et wwwfabien, deux intervenants du forum de Poupinot, avec lesquels je passe parfois quelques moments
sur le Net à 'causer' VTT. Grand chemin large et roulant, on roule tranquille, le peloton s'étire. |
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Alexandre a déjà pris son rythme cool en se postant bien à l'arrière de l'effectif des Bikets.
Jacky & Mary roulent un ton au dessus, en effectuant toutefois un départ tranquille en vue de préserver leurs forces afin d'aller au bout des 100 bornes. Quant à Jean-Claude, Jean-Luc et Yann, ils roulent pépères en devisant gaiement. Pendant ce temps, Le Pédalator roule sans forcer 100m devant les Bikets en papotant avec Nicolas, un ex de Tourisme & Aventure résidant maintenant à Valence (veinard !). Celui-ci roule sur son ancien Super V3000, car le
bras de suspension de son X-Control a cassé... Nous parlons un peu des épreuves VTT intéressantes à faire; La Vaslopett , dont tout le monde dit beaucoup de bien et qui risque fort de se retrouver à mon programme d'escapades en 2004, mais aussi de la rando du Raid des Dentelles qu'ils ont découvert cette année : 43km en 5h ! Avec montées tout-à-gauche, descentes très techniques sur terrain de cailloux en silex
ayant causés des déchirures aux pneus Light...La première partie du parcours depuis Montélimar, représentant 7km bien roulant, longe les berges du Jabron. S'y alterne larges chemins, quelques morceaux de bitume, et des portions longues de petits singles sympa entre buis et herbes. Bien pour s'échauffer progressivement et étirer la cohorte de vététistes. Petit single herbeux bien sympa descendant en bordure de champ. En bas, sur un large chemin blanc je rattrape une carrure qui ne m'est pas inconnue; c'est notre ami
Christian de Lans-En-Vercors, un habitué comme moi de tous les raids longues distances. Tiens, mais son X-Control était blanc/ rouge à la Buiscyclette, alors que celui sur lequel il roule est le bleu/chromé version 2003. Renseignement pris, il s'avère que son cadre 2002 a cassé... et qu'il a bénéficié de l'échange en garantie avec le nouveau modèle. Il en est à son troisième cadre X-Control... Nous papotons un long moment, sur nos prévisions de
raids, mettant au point un plan voiture pour la prochaine Transmaurienne. Nous suivons pour le moment un des itinéraires balisé de La Cigale, passant sur la commune de Rochefort-en-Valdaine. Sur un chemin ombragé sous les pins, bifurcation à droite vue un peu tardivement. Oups ! Droite, pour suivre un beau petit single louvoyant entre pins et bruyère, suivi d'une descente sur un petit chemin sympa dont un virage aux bords relevés permet de prendre un appui
marqué et se faire plaisir au passage... Vient la première bosse, une assez longue montée plutôt caillouteuse par endroit où il vaut mieux maintenir une certaine vitesse si l'on ne veut buter de l'avant sur les pierres et terminer à pied comme le font déjà plusieurs participants. Cette première réjouissance, dénommée 'la montée des cochons', longue de 2,8km présentait une pente de 4%. Les participants du parcours 20km bifurquaient peu
après sur la gauche, vers un ravito, alors que nous poursuivions notre chemin. |
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 La montées des militaires
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La chaleur se fait déjà bien sentir lorsque nous aborderons la seconde bosse, soit presque 2km de montée à 5,6% que nos amis Drômois surnomme La montées des militaires ; un large chemin blanc, un peu caillouteux, un peu de cette poussière blanche rendant l'adhérence en virage moins bonne, mais une montée régulière. Sans forcer, je vais y remonter quelques vététistes moins habitués aux
bosses pour m'arrêter en haut et à l'ombre en attendant mes compères. Un petit groupe passe, puis grand calme avant de voir arriver seul Daniel, puis un nouveau groupe plus important sans lequel j'aperçoit Yann et Jean-Luc un peu plus loin. Une minute plus tard, c'est Jean-Claude qui arrive, arborant une tronche de 'pas-son-jour'. Tout le groupe s'arrête à l'ombre, s'hydrate un peu puis nous repartons en suivant un chemin qui se rétrécit pour devenir un beau single
tournoyant entre buis et petits arbustes tout sec.
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8h52 : Daniel
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8h52 : Yann
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8h53 : Jean-Claude
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Ca grimpe un peu durant près d'un kilomètre, des virages et du cailloux rendant la montée un chouilla technique. Le problème, c'est qu'avec notre arrêt, pas mal de gars sont repassé devant... et si au début on a arrivait à rouler plus ou moins, dans les derniers 200m c'est le bouchon; devant ça monte à pied et il devient impossible de rouler ! J'enrage, y m'bouffe mon plaisir, pourtant
c'est pas très raide et ça se monterait sur le VTT. On débouche à découvert sur une clairière où se tient le ravito central. A partir de cet endroit, le parcours est composé de trois boucles distinctes revenant à chaque fois au ravito central. J'enrage tellement de n'avoir pu faire la dernière montée, que j'avale juste un verre d'eau et repart illico pour la boucle N°1. Celle-ci est annoncée pour 22km et 700m de dénivelé positif.
Boucle N°1: On commence par une longue descente de 3,7km dont la première partie en sous-bois est particulièrement caillouteuse; de bonnes grosses pierres roulant sous les roues. Autant dire que j'apprécie alors les 120mm de débattement de ma fourche, mais je mène tout de même ma barque avec prudence. Moins de cailloux , ça tabasse plus. On remonte un peu, donnant un beau point de vue sur la vallée du Rhône. On redescend, une belle partie sur un beau
single en virage parfois pentu, parfois en dévers, bien sympa. Une remontée régulière sur un kilomètre, je lâche un peu les watts pour passer mes nerfs, enrhumant au passage quelque vététistes qui me semblent à l'arrêt. J'espère ainsi éviter de retomber dans un bouchon. Descente rapide sur un large chemin, qui débouche sur une route. Plus de balisage. Merde ! J'ai raté quelque chose, pourtant je regardais partout. Demi-tour, au passage je récupère trois autres gus qui
allait faire la même connerie que moi. Chemin montant sur la gauche, une flèche orange indiquant la montée, mais ce balisage est bizarrement placé. On remonte, chemin pierreux, à l'ombre. Puis on arrive à découvert sur un chemin où une flèche de balisage au sol indique des redescendre par où nous venons d'arriver. Mince, il y a un blême ! Demi-tour, descente, puis on remonte le large chemin en scrutant attentivement chaque chemin, pour finalement retrouver une rubalise sur un
chemin partant à droite. Retour dans le droit chemin. Sur ce, je calme mes ardeurs. Un chemin montant un peu, tiens un Biket devant. C'est Jean-Claude, dans une allure et un état qu'il arbore plutôt au bout de cent bornes. Je monte à sa hauteur. Il se paye un coup de chaleur et n'est déjà plus très frais. Pourtant nous n'en sommes qu'au 28ème kilomètre. On s'arrête à l'ombre. Yann et papy arrivent alors. Nous repartons tous quatre tranquillement, mais
une succession de bosses pas méchantes suffiront à reléguer Jean-Claude en arrière. Il profitera d'un passage près d'un ruisseau pour se rafraîchir la bouilloire. Je roule avec Yann dans ma roue, Papy un peu en arrière. Nous roulons sur une portion du parcours emprunté l'an dernier, mais en sens inverse. C'est plus cool dans ce sens, les longues montées sont devenues des descentes rapides et bien sympa. Nous remontons en passant près des ruines du château
d'Allan, là où l'an dernier se tenait un ravito. Nous aurons par la suite un passage sur un beau single bien sympa. Puis plus loin, après une longue grimpée menant à la Croix Siméon, une superbe partie de singles étroits et techniques virevoltant entre les pins et les buis aux branches n'attendant que l'occasion de se prendre dans les bar-ends du cintre des vététistes passant trop près. Dommage sur le début où un gus devant moi
passe son temps à freiner, là où on passerait sans toucher aux freins. Super single, bien débroussaillé aux endroits où de gros ronciers s'élèvent de part et d'autre du sentier. Je me rappel avoir monté tout cela l'an dernier, une longue grimpette. Dans ce sens, c'est plus cool et bien ludique.
Par la suite, une longue descente entrecoupée de légères remontées, dans des zones boisées avec une végétation plus verte sur des chemins assez larges au sol sablonneux. D'ailleurs, Papy ira goûter au sable bien involontairement.
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Ayant pris un peu d'avance dans la longue descente, j'attends Yann et Papy en bas, à l'ombre des arbres. Un groupe de vététistes arrive. Pas de Bikets.
Deux minutes passent, puis arrivent enfin mes deux compères. On repart, en suivant une petite route sur une centaine de mètre avant de reprendre à
gauche un chemin qui va nous remonter sur le plateau (où comment bien descendre pour mieux remonter). Mes Bikets me semblent traîner un peu ce matin, la chaleur sûrement. |
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Une bonne montée régulière sur 1,5km, puis descente vers Aubagne en suivant une petite route. On laisse celle-ci pour reprendre un chemin ombragé sur le plateau. Je ne roule pas bien vite -même pas encore engagé le mode TGVBiket- mais derrière ça ne suit pas trop. Yann est en retrait, quant à Papy, il n'est déjà plus en vue. Un panneau indique Boucle N°1 à gauche, N° 2 à droite. Ayant étudié un peu
le plan du parcours avant le départ, sans hésitation je file à gauche. Papy comme d'autres s'arrêteront à cet endroit , ne sachant trop quelle direction prendre, avant de poursuivre. Mais les deux voies ramènent au ravito central. J'ai croisé à cet endroit deux vététistes qui se demandait quant ils arriveraient au ravito, ceux-ci n'ayant déjà plus de flotte. Nous suivons maintenant un bien beau single entre les buis, puis une trace plus diffuse sur un chemin pavé de cailloux genre silex aux formes particulièrement tourmentées. Mieux vaut alors avoir un minimum de vitesse et une fourche pour ne pas buter sur
chaque pierre. Ce passage dure un bon moment, les branches de buis nous fouettant au passage.
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Vue sur la vallée de Montélimar
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Ensuite nous débouchons sur un chemin plus large et un peu caillouteux qui remonte progressivement sur le Plateau des Claves.
Petit arrêt avant d'obliquer à droite, pour prendre une photo de la vallée de Montélimar en attendant Papy. Nous repartons, sur le chemin qui est plat maintenant, l'occasion d'envoyer un peu. Kilomètre 42, j'arrive au ravito central avec un peu d'avance sur mes compères. Nous venons de parcourir cette première boucle bien sympa en 1h58. Mon POLAR S710 indique alors 26,7km et
700m de positif pour cette boucle N°1. Effectivement, ça fait peut-être un peu long comme distance, par cette chaleur. Peut-être qu'un ravito plus proche aurait été le bienvenu. Les participants dévorent tout ce qui leur tombe sous la main et ingurgitent godet sur godet des différentes boissons proposées.
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Le ravito est pas mal achalandé (à notre 1er passage). En plus des trucs sucrés habituels comme le quatre-quart, les pruneaux, les raisins et abricots
secs, il y a du fromage, du saucisson, de la caillette mais ces choses grasses sous le soleil ne m'inspirent pas trop. Je préfère me rabattre sur le frais, comme les quartiers d'oranges. Bernard, le Webmaster du club local est en train de prendre des photos pour illustrer son site. Papy semble vouloir prendre un peu de temps pour respirer avant de repartir. Yann hésite, voulant rouler mollo, puis finalement nous repartirons tous deux sur la deuxième boucle. Entre-temps,
Jean-Claude est arrivé. Il va se reposer un peu à l'ombre du ravito.
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Tony en réparation de Tubeless. Jean-Alex et Bernard
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Ambiance de ravito
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Alors, on y va ?
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 Papy, Yann et Pédalator |
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Un bon quart d'heure passé au ravito. Il est maintenant temps de repartir.
La boucle N°2 , annoncée pour 22km et 500m de dénivelé positif, va nous emmener du coté d'Aiguebelle. Mais celle-ci a été raccourcie en raison d'une autre randonnée organisée le même jour dans cette zone.
Boucle N°2:
Profil descendant sur cinq kilomètres, en empruntant des chemins un peu caillouteux du plateau de Montjoyer, sous le soleil. Arrivée sur une route après un passage en descente sympa. Courte descente rapide par la route. Des flèches indiquent brusquement de tourner vers le talus. Mais point de chemin, juste un très court portage bien raide pour rejoindre un beau single montant pas mal, à l'ombre. Descente, puis remontée sur un chemin
en bordure de champ.
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Va falloir bientôt remonter
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J'attend Yann. Je le sens un peu mou ce matin, peut-être la chaleur. J'en profite pour prendre une petite photo alors que nous sommes en fond de vallée.
On repart.
Ca commence à grimper, un chemin qui va en se rétrécissant, terrain un peu technique, la pente s'accentue (13% en moyenne). Le single quitte l'ombrage de la verdure pour continuer à grimper fortement. Un virage en épingle, le soleil tape, fait chaud.
La grimpette va durer 800m, une des plus raides et technique de tout le parcours. |
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La pente se calme, le chemin entre à nouveau en sous-bois. Cool, ça commençait à bien chauffer sous le casque.
Tiens, mais on dirait deux Bikets devant; effectivement c'est Jacky et Mary qui profitent de l'ombre pour faire une pause. Mais comment sont-ils, déjà ici, alors qu'ils étaient derrière nous depuis le début ??? Yann en termine avec la grimpette. Trop chaud, il a préféré
terminer à pied, mais me voyant l'appareil à la main, prêt à immortaliser cet exploit, le rusé remonte bien vite sur son VTT avant que le zoom ne se soit déployé.
On repart ensemble, mais Mary et Jacky poursuivront à leur rythme.
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Yann en termine avec la montée
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Ravito central, 2ème passage
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Voici maintenant la partie commune aux boucles N°1 et 2. Je n'aime pas ce principe de refaire le même passage, préférant découvrir autre chose.
On remonte progressivement par des chemins jusqu'au ravito central. il y a alors beaucoup moins de monde, et moins de choses à manger sur les tables. Il manque de fruits frais je trouve.
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Cette seconde boucle (18,9km/+390m parcourus en 1h15) m'a paru bien courte, à tel point que je me demande si nous n'avons pas coupé involontairement quelque part, mais finalement il n'en est rien. Elle était simplement plus roulante et plus courte. Mary et Jacky arrivent peu après nous. Mary , le sourire au lèvres, semble être en forme, bien plus que d'autres Bikets... |
Il est temps de bien recharger le Sac-à-flotte en liquide, car il midi et demi passé et le soleil se rapproche de la verticale, autant dire qu'on cherche l'ombre. Yann ne compte pas repartir sur la 3ème boucle, spécifique au parcours 101km. Les premières chaleurs ne pardonnent pas. Pour le moment, ça va pour moi, je me sens bien et ne souffre pas encore de la chaleur. Un quart d'heure après, c'est donc sans Yann et sans
Papy que je vais repartir sur la 3ème boucle. Celle-ci annonce 22km pour 600m de dénivelé positif.
Boucle N°3:
Dommage pour ceux qui ont fait l'impasse sur cette dernière boucle, car elle permettait de découvrir de très beaux singles étroits et techniques en descente, et plusieurs montées bien corsées. Mais il valait mieux être en forme pour l'aborder car celle-ci était la plus physique, et le soleil donnant au maximum à ce moment, la chaleur n'arrangeait pas la situation. |
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Quittant le ravito central, par la suite on montera progressivement sur un chemin large et blanc qui renvoi particulièrement bien la chaleur. Pas un pet d'ombre pour se planquer. Le thermomètre affiche 34°C à ce moment. Autant dire qu'il vaut mieux rouler pour ventiler un peu, car au moindre arrêt, on dégouline.
On passe à Serre Haute.
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on arrive de là par un petit poussage
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Un peu de verdure, on suit maintenant un beau petit single étroit descendant entre les buis. Très joli ce coin et .... mince, coup de patins !!! Il faut prendre à gauche ici, et ça monte costaud. Portage sur 3m, sentier très étroit, qui mène à une micro clairière avec l'amorce d'un nouveau single plongeant brusquement entre les buis qui forment à
cet endroit une arche de verdure. Il y fait tout noir la dessous, mais la descente est superbe, étroite, un poil technique et ludique. Un régal !On passera près de la Tour du Mont Lucé, puis près du Hameau de la Citelles , l'occasion d e traverser plusieurs gués bien rafraîchissant.
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 Le beau single que voilà ... |
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Deux bosses à la suite, et encore un beau single. C'est vraiment très agréable de rouler la-dedans.
Ca descend maintenant, pas grand monde depuis un bon moment.
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| On passe près du Hameau Le Fraysse, puis plus tard traversée du petit village de Montjoyer où sa belle fontaine sera testée par notre Jean-Claude. Moi je file droit. |
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On remonte progressivement sur un chemin donnant une belle vue sur le paysage.Descente rapide, avant une bonne remontée ramenant au ravito central. Il n'y a plus un seul participant, juste les bénévoles assis en train de bavarder, à l'ombre. Coté bouffe, les vététistes voraces ont largement vidé les stocks et il ne reste plus beaucoup de choix. J'aurais bien
aimé avaler quelques quartiers d'orange, mais plus rien de ce genre. Il reste bien quelques tranches de saucisson et de caillette, mais leur séjour prolongé au soleil de m'inspire pas.
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Pédalator, seul sur les chemins de la 3ème boucle
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| Remplissage de la poche du Camel puis c'est le moment de reprendre le chemin du retour vers Montélimar. |
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Une bonne descente par un beau single assez caillouteux et poussiéreux, qui débouche sur un chemin plus large d'où l'on aperçoit au loin le château de Rochefort en Valdaine vers lequel le parcours monte assez sérieusement, sous le soleil bien sûr.
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Au château, une belle descente bien technique vient récompenser les efforts de la montée. Marches, racines, cailloux, tout est bon pour se faire plaisir, en plus il n'y a plus personne et donc la voie est libre ! Gaaaaaaz ! Encore quelques beaux singles, puis en profil descendant retour à la vallée de Montélimar. Ce sera alors plusieurs partie de chemins larges et bien roulants, de portion de route, quelques passages en single sur les bords du Jabron puis l'arrivée est
proche. On nous fait traverser une fois la rivière. Peu d'eau. On suit la berge, puis re-traversée de la même rivière, marche sur les galets, 100m et c'est l'arrivée. J'aperçois Yann, Papy, JC et Alexandre. Je pose le VTT dans la voiture, puis file prendre mon plateau repas, juste une petite faim de salé; Au menu de la Guardian, mais il n'y a plus de riz ! Pas cool ! J'en aurais bien mangé un peu pour reconstituer les forces. On discute un peu avec Bernard l'organisateur, sous
l'ambiance d'une sono rétro. Mary et Jacky arrivent un peu plus tard, ils ont terminé les 101km, et pas à la ramasse vu la tête de Mary. Bravo !
Le speaker annonce les derniers (on apprendra plus tard qu'il restait encore un vététiste sur le circuit, paumé en ayant suivi le balisage de l'autre rando...). Il est maintenant temps de rentrer au gîte et savourer une bonne douche bien chaude !
Avant le dîner, on ira s'allonger un peu pour se reposer. Mary s'est endormie et pionce grave quant ça tambourine à la porte; C'est le JC vient sonner le 'à table'. Dîner au dehors sous le platane. Pintade à la provençale. Miam. Conversations plus calmes ce soir, petits yeux, surtout Mary.
On ne tardera pas à monter dans les chambres et plonger dans nos lits...
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LUNDI 09/06:
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 Le gîte 'La Joie'
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Que ça fait du bien de dormir sans compter, de ne pas avoir le réveil qui sonne le branle-bas, d'être réveillés par le cui-cui des piafs. Nous retrouvons tout le monde à table, pour un petit déjeuner où ça dévore grave. Normal, après tous ces efforts.
Chargement des voitures, au revoir aux proprios, à l'année prochaine. Nous prenons le chemin du retour, avec petite halte au passage à Montélimar pour que papy puisse refaire son stock de nougat. Mais les Trois abeilles étant fermé en ce lundi, nous visitons un autre établissement proche. Papy ne ramènera finalement qu'un pot de miel. |
 Petit-déjeuner dehors
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On refait le plein de la Pédalatoromobile, puis direction l'autoroute. 144 kilomètres plus loin, à 11h38 nous passons le péage de Vienne sur l'A7. Le trafic est clair, ça roule normalement, pas de ralentissement, juste un peu de camion. Petite halte dans une station service pour grignoter un sandwich et un Magnum . Mary
aura auparavant jeté un sort au petit sac de nougat offert aux participants de La Nougatlopett... 15h33: 448km plus tard, nous passons le péage final de l'A6, pas d'attente, mais c'est après que ça va
se gâter un peu. Pourtant, la radio l'avait bien annoncé, et j'avait failli prendre la sortie vers Milly-la-forêt pour rentrer par les petites routes (solution choisie par JC). Donc un peu de temps perdu dans plusieurs ralentissements successifs, mais ça roule et on finira par atteindre la N104 pour quitter cet axe surchargé avant qu'il ne soit trop tard. Retour en nos terres. On dépose Papy, prenant un verre au passage, puis retour au nid, contents d'un bon week-end et pas
fâché d'en avoir terminé avec la route.
Trop court ce week-end. On a bien mangé, on a bien roulé, on a bien dormi, on a bien rigolé, on en a dit plein sur le dos des absents, on s'est bien éclaté quoi.
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En résumé:
Parcours: |
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L'édition 2002 était déjà bien belle, mais la cuvée 2003 présentait encore plus de beaux singles- tracks. Comportant moins de montées très raides que l'édition 2002, le parcours 2003 disposait de plusieurs bosses bien pentues et techniques à souhait, ainsi que d'autres plus longues rendues techniques par la présence de cailloux. De belles descentes techniques, caillouteuses/racines ou sur d'étroits singles de toute beauté. Partie
initiale/retour très roulante, mais ça permet d'étaler le troupeau de vététistes.
Le principe des boucles et de retour au ravito centrale aurait du être mieux expliqué, certains participants ayant du mal à s'y retrouver. |
Balisage: |
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Suffisant, mais parfois pas assez visible à certains changements de direction.
Problème de dé balisage intempestif et proximité d'une autre rando le même jour ne simplifiant pas la tâche des organisateurs. |
Ravitos: |
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Corrects et suffisants. Présence de salé ; saucisson, caillette, fromage. Manquait de fruits lors du dernier passage en fin de la dernière boucle du 100km. |
Souvenir: |
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Un sachet de nougat à chacun.
Pas de plaque de cadre pour ma collec'. |
Sécurité: |
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En dehors du départ en ville avec carrefours protégés, c'est à chacun de respecter le code de la route. Suffisant. Présence de la Croix-Rouge ; témoin du sérieux de l'organisation. |
A Refaire ? |
Oui !!!  |
Pédalator 13/06/2003
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