|

Ma dernière participation au R.I.C. remonte à 2001. Comme mes compères de sorties VTT, j'en garde encore un souvenir de parcours trop roulant et c'est un peu pour cela qu'en 2002 j'ai préféré aller voir ailleurs ce q'il se passait, en participant au raid Cap Nore (très bien d'ailleurs).
Cette année, n'ayant pas trouvé de longue distance intéressante à cette date, refaire un tour du coté de Compiègne me tentait bien, tout comme Mary et plusieurs autres Bikets. Quelques nouveautés étaient à l'ordre du jour pour cette 7ème édition du R.I.C, une randonnée organisée par trois clubs du Compiègnois (regroupés en
une association : « As de Pic »). Comme le challenge du club ayant le plus de kilomètres (en totalisant les distances de chaque adhérent d'un même club). On a bien essayé de mobiliser nos troupes pour tenter de décrocher cette coupe, mais à Neauphle nous n'avons pas encore un effectif assez important pour oser rivaliser avec d'autres gros clubs de la région parisienne. Ce n'est que
partie remise. Le parcours était aussi annoncé comme présentant de la nouveauté. Glop-Glop ! Et puis le traditionnel repas de mi-parcours était cette année servi à l'arrivée. Une bonne chose à notre avis, car repartir après un arrêt prolongé et le ventre chargé n'est pas l'idéal. Mais cette année le tarif du plateau- repas étant fixé à 8 Euros, ajoutés au 10 Euros
de l'inscription au 105km, nous avons préféré opter pour un option différente; Chaque Biket devant emmener son manger pour que nous clôturions la sortie par un pique-nique sur l'herbe. Je crois que nous n'avons pas été les seuls à faire de la sorte...
Samedi soir, la météo annonce beau et chaud. Cool.
Dimanche 22 juin, 5h du mat': le réveil sonne le branle-bas dans la chaumière. Mary émerge. On se prépare, puis chargement de la voiture, avec sacs, VTT et glacières. Nous décollons peu après 6h. Yann arrivant juste au moment où nous quittons la résidence. Le convoi file vers le nord, passant par l'A12, l'A13, le périph puis l'A1. Que c'est cool le dimanche matin, pas
un seul bouchon, pas un ralentissement. Juste une Clio renversée sur le toit dans une sortie du périph; retour de fête de la musique... Nous arriverons sur Compiègne en une heure et quart, Alexandre et Philou nous ayant rejoints sur l'A1. En traversant la grande forêt de Compiègne, nous y verrons les premiers vététistes déjà en route sur le parcours. Déjà pas mal de voitures
garées, mais j'arrive à trouver une place pour mettre le museau du break à l'ombre. Jacky et David arrivent peu après, alors que nous nous préparons. Olivier arrive à son tour, puis Emmanuel avec ses potes militaires. Nous serons donc 9 Bikets au départ du RIC 105km. Pas de nouvelle de Papy qui comptait aussi venir. Panne d'oreiller ???
Le menu du jour en résumé :
Après une courte portion commune à tous les parcours, un premier embranchement envoyait les participants inscrits aux distances 80km et 105km sur un tronçon de 60km (62,3km réel) passant par Pierrefonds et Cuise-la-Motte, alors que les autres vététistes by-passaient cette boucle en suivant un segment de 15km
les amenant directement au 4ème ravitaillement. Arrivé à ce 4ème ravitaillement, les participants des parcours 55 et 105km partaient alors pour une petite boucle de 25km (19km réel) pour revenir ensuite à ce même ravitaillement. Tout le monde prenait alors le chemin du retour vers Compiègne par une portion de 20km (16,2km réel)
Le R.I.C. des Biker's :
 Les files d'inscription |
Nous filons aux inscriptions retirer nos plaques de cadre. Il y a plusieurs files; répartition par ordre alphabétique. C'est cool quand t'as un nom un peu exotique, moins pour les noms commençants par une lettre courante. Yann fera un peu plus la queue.
Le speaker annonce la 3ème vague de départ dans dix minutes, ça devrait le faire. Le groupe de Jacky file se placer dans la vague tandis que j'attends Yann.
|
 Les Bikets se préparent à partir
|
A trois minutes du lâcher de fauves, Yann a enfin obtenu sa plaque et nous arrivons à nous glisser dans la vague où les autres Bikets attendent le départ.
Le speaker ayant donné les dernières consignes du jour, à 7h48 le départ de notre vague est donné. Ca part tranquillement, je me retrouve rapidement devant à ouvrir la voie, Yann non loin derrière, puis un espace assez important.
 |
On suit des allées sablonneuses, à l'ombre des grands arbres de cette forêt Compiègnoise, puis une large travée à découvert où l'on roule sur un
single entre les herbes, avec quelques bacs de sable mou. Au loin devant, une sacrée bosse. Mais je repère une banderole sur la gauche, le parcours entre à nouveau en forêt, évitant ainsi une belle grimpette, à froid. Nous apprendrons par la suite que le groupe d'Emmanuel s'est gourré dés le départ, montant cette grosse bosse...
Petite montée sur sol un peu sablonneux au début. Les
jambes vont bien, ça devrait bien donner ce matin. Nous avons déjà bien creusé l'écart avec nos poursuivants, faut dire que ça traîne pas...
|
Après une courte période d'échauffement, le rythme est pris. J'avale toutes les bosses à bonne allure, sans utiliser le petit plateau. Nous reviendrons très rapidement sur l'arrière garde de la vague précédente ( pourtant partie
dix minutes avant nous...) Et ça va se répéter de nombreuses fois, on remonte de plus en plus de vététistes. Je me suis mis comme objectif de cette sortie, de la faire à un rythme soutenu, sans pour cela trop forcer, en essayant de monter toutes les bosses sur le plateau intermédiaire, car il me faut maintenant songer à préparer mes prochaines échéances de La Transmaurienne
et de la Gamelle Trophy.
Nous voici sur le tronçon de 60km, tracé en majeure partie en forêt, empruntant de grandes allées assez roulantes ou de beaux singles entre les fougères, des descentes rapides bien sympa, quelques bosses venant agrémenter la balade. D'ailleurs je reconnais l'une d'elle, qui se termine par un chemin un peu creusé et caillouteux menant à découvert sur une large piste d'où nous avons une
belle vue des environs. Dans cette petite grimpette, avalée tambour battant sur le 32/32, nous dépasserons un candidat un 'peu fort' marchant en canard et soufflant tout ce q'il peut, son collègue poussant quelques mètres plus loin son propre vélo mais aussi celui de ce 'marcheur' ! Avec Yann, on s'est demandé si cette personne ne s'était pas trompée de parcours, vu que nous étions alors
sur une branche spécifique aux parcours 80 et 105km. Nous roulons très souvent à l 'ombre des grands arbres au feuillage dense, ce qui apporte une fraîcheur bien agréable. C'est tout de même plus supportable que les 36°C de Montélimar.

Une autre montée assez longue, on rattrape encore un groupe de vététistes , un petit arbre en travers bloque la progression, le temps de passer
l'obstacle, puis on continue la grimpette. J'attends Yann en haut, puis nous repartons. Descente sympa, un gars bouchonne devant. "Mais lâche les freins bon sang !", y'a rien de méchant ici, pas une branche, pas de cailloux, c'est tout plat ! Même Mary irait plus vite dans cette descente. Nouvelle bosse, ça permet de rapidement distancer les gêneurs, puis une autre belle descente
nous amène près d'un lac où est situé le 1er ravitaillement. Nous venons de faire cette 1ère partie à 19km/h. Elle comportait +310m de dénivelé positif pour 19,6km.
 1er ravitaillement |
La table du ravito est bien achalandé. Les trucs sucré habituels, en quantité. J' avale quelques quartiers d'orange, un peu de pain d'épices, des raisins secs et un godet de boisson. C'est cool, ils ont même de l'OVERSTIM.s; arôme Menthe ou Thé-Citron. Pas mal ce dernier, j'ai déjà testé. Je profite de la pause pour faire deux photos. Au
moment de reprendre mon VTT, un participant qui l'observait, m'apostrophe sympathiquement : "Pédalator en chair et en os, ce n'est pas un mythe !". Petit bonjour amical à ce fan du site, puis nous repartons. |
 Paysage au 1er ravitaillement
|
La portion qui suit sera un peu plus roulante, quelques passages sur grandes allées bien roulantes venant relever la moyenne, histoire de se reposer un peu entre chaque bosse. Le parcours y est toujours aussi agréable, à l'ombre des grands arbres, avec de beaux sentiers où les fougères nous fouettent bras et jambes au passage. On quittera le ravito en commençant par une bonne
bosse, pas très cool quand les muscles ont commencés a se refroidir, puis une portion plus calme durant quatre bornes pour enchaîner ensuite par deux bosses, mais des fausses car j'ai toujours pas déballé le petit plateau. Yann décroche à chaque montée, préférant ne pas y laisser trop de jus.
 Chouette chaumière |
Descente rapide, puis on arrive à découvert en longeant un champ d'où l'on aperçoit sur la gauche une 'petite' maison bien sympa et tranquille sur sa butte. J'ai le temps m'arrêter prendre une photo et de repartir sans avoir vu Yann. Une bosse plus raide fait remonter le cardio à 184,
mais toujours point de petit plateau. Cool, j'ai la forme. Descente rapide, suivie d'une nouvelle bosse et j'arrive au 2ème ravitaillement. Cette seconde partie du parcours, effectuée à 19,3km/h, comportait +300m de dénivelé positif pour 17,3km.
|
Je me réhydrate copieusement et avale plusieurs quartiers d'oranges, la chaleur se faisant un peu plus sentir. Yann arrive peu après. Nous repartirons ensemble.
La partie suivante du parcours sera plus physique, comportant quatre bonnes bosses. L'avant dernière se montait bien jusqu'au 3/4, puis devenait trop grasse au milieu pour compter pouvoir y avancer sur le vélo. J'ai bien essayé, mais une pédale dans la cheville m'a calmée. Une vingtaine de mètres de poussage, puis retour en selle pour en terminer. De belles descentes, rapides sur des
sentiers parfois encaissés permettant de trouver des appuis rendant bien ludique ces passages en virages relevés. Une bosse plus raide, le cardio grimpe à 193, toujours pas de petit plateau. Encore une belle descente bien agréable et j'arrive au 3ème ravitaillement, situé dans une rue. Pas de table, la mangeaille est juste posée sur des chaises. Un oubli... Il est temps de remplir le sac-à-flotte. Cette portion de parcours, plus corsée s'est
effectuée à 18,1km/h et comportait +275m de dénivelé positif pour 16,3km. Yann qui avait levé le pied arrive peu après.
Dans cette première partie, nous sommes passés par quelques beaux singles en herbes et fougères, et d'autres tout juste débroussaillés pour l'occasion, dont l'un deux un chouilla plus technique, nécessitant un peu de maniabilité au passage d'un virage en dévers avec souche bien placée, preuve d'un effort des organisateurs pour rendre plus attractif le parcours en ajoutant de la nouveauté. On a bien apprécié. Le
parcours reste presque tout le temps en forêt, quelques rares excursions à l'extérieur, soit en campagne, soit en ville, permettant de rallier un autre point intéressant. Du genre belle descente, pour se taper ensuite une remontée corsée. On aime ! Rien de bien technique.
Nous repartons. Une bosse régulière sur 4km, puis une descente rapide et nous arrivons au 4ème ravito en n'ayant parcouru que 9,1km (+115m à 20,8 km/h). Même pas eu le temps de digérer ce que l'on avait absorbé au précédent ravito. On absorbe juste quelques godets de boisson, puis nous partons pour une boucle spécifique aux parcours 55 et 105km, alors que les autres participants entament le chemin du retour.
 Geronimoooooooo ! |
Et la, franchement, on va se faire plaisir car cette boucle est plus physique et comporte plein de petits singles, de descentes ludiques et pas moins de 8 bonnes bosses ( mais pas bien dures car la encore, point besoin de déballer le petit plateau, toutes passant sur l'intermédiaire). Et le mieux, c'est qu'il n'y a presque plus personne; alors toutes les descentes et les montées seront avalées à donf, sans jamais être bouchonné, et ça c'est le
pied ! J'ai encore largué Yann. L'écart s'est agrandi, à tel point qu'une fois encore j'ai le temps de m'arrêter prendre une photo, puis repartir sans en apercevoir le bout du casque. |
Une belle descente dans un chemin encaissé, virage à gauche, à droite, en montant sur les talus, super et ... coup de patin, une zone boueuse en plein milieu. Ouf, évitée de justesse. Il y avait de quoi bien s'étaler. D'ailleurs, Emmanuel en aura fait les frais, car à l'arrivée nous le verrons portant un masque de boue du plus bel effet..
Je m'amuse comme un fou, relançant sans cesse, avalant les bosses au pas de charge, au désespoir de certains vététistes poussant leur VTT (ils étaient sur le petit plateau pourtant). Sentier entre les hautes herbes, je reviens sur un maillot rose des sangliers du Vexin, puis passe. Descente, retour sur la route et 500m de ligne droite avant de revenir au 4ème ravito. Cette petite boucle de 19km (+305m à 20,3 km/h) était bien sympa, plus physique que les autres
parties du parcours.
J'aperçois Philou qui ferme le convoi des Bikets, en recherche d'Alexandre qu'il semble avoir 'égaré'. Le groupe de Mary/Jacky/David/Olivier doit être reparti sur la boucle spécifique au 105km. Je grignote un peu des quartiers d'oranges, des raisins secs et du pain d'épices et remplit le sac-à-flotte. Je discute avec un pote de Ludo (T & A) qui était à la Buiscylette. Toujours pas de Yann, il est
encore sur la boucle du 100km; au bout de 7 minutes, je repars sans lui, comme il m'a dit de rouler devant sans l'attendre.
Depuis ce ravitaillement, le retour fut assez roulant, seulement quatre petites bosses venant pimenter cette partie effectuée à 20,9km/h et comportant 140m de dénivelé positif pour 16,2km. Nous passerons sur un long singletrack bien joli suivant les bords de l'Aisne. Le niveau de l'eau y était bien bas cette année. Arrivée à la grille du parc, le balisage laisse à désirer, il y a confusion avec celui de l'aller. Mais j'arriverais avec un autre participant à retrouver le droit
chemin, arrivant au stade Paul Cosyns à 13h25, bien content de cette bonne sortie où la forme était au rendez-vous. Même pas mal, je pourrais encore me faire au moins 30 bornes. Le spad rangé précieusement dans la voiture, je file profiter d'une bonne douche bien chaude. Retour à la voiture, j'ai plus qu'a attendre mes Bikets. Yann, puis Emmanuel arrivent à leur tour vingt minutes plus tard.
Le groupe de Jacky arrivera plus tard, puis Alexandre et finalement Philou.

Après l'effort... le réconfort ! |
On sort les glacières, pique-nique dans l'herbe au soleil, chacun racontant ses aventures et prouesses de la matinée. Bien agréable ces moments.
Passé 16h, retour sur notre région Yvelinoises, en prenant soin d'éviter l'autoroute A1 surtaxée passé 16h30 et afin d'éviter bouchons des retours des parisiens. Mary dort déjà dans la voiture.
Voilou, encore une belle journée, un beau parcours bien agréable.
|
En résumé:
Parcours: |
     |
|
Beau parcours cette année 2003. On y sent l'effort de renouvellement. Ayant fait plusieurs éditions du RIC, celle-ci me semble la plus intéressante. Presque en permanence en forêts, les passages 'campagnards' et les liaisons bitumeuses étant réduite au strict nécessaire. S'il reste bien roulant et pas technique, le tracé présente tout de même de
nombreuses longues montées, pas bien raides car toutes se montaient en 32/32 (pour une personne entraînée) et qui se passaient à l'ombre, ce qui a son importance vu le beau temps chaud qui régnait. Parcours varié et homogène; de très nombreux singletracks, dont plusieurs fraîchement débroussaillés bien sympa. De belles descentes rapides, bien agréables. Pas de passages très
techniques. |
Balisage: |
     |
|
Suffisant. Pas de surcharge. Rubalise, petits panneaux fléché attachés aux arbres. A quelques reprises, trop tardif sur changement de direction brusque à des moments où l'on arrive un peu vite. Il faudrait prévenir un peu à l'avance.
Le retour depuis la grille du parc est à
revoir. Pas clair, pas suffisant, pas visible et confusion avec le tracé du départ. |
Ravitos: |
     |
|
Corrects et suffisants. La quantité y était. Manquait toutefois de salé. Quatre-quart breton, pain d'épice, raisins secs, oranges. Jus d'orange,eau, eau/sirop. OVERTSIM.s Thé/citron ou Menthe (ne plus en reprendre; ça passe pas...) |
Souvenir: |
     |
|
Un Tee-Shirt. rouge (taille XL pour un gars qui met du S...) Plaque de cadre (simpliste) |
Sécurité: |
     |
|
Quelques traversées de grosses routes protégées. Présence de secouristes. |
A Refaire ? |
Oui |
Pédalator 25/06/2003
|