La plaque de Pédalator      
Le Raid VTT des Cadoles

29/06/2003
Bar-sur-Seine (10)

Randonnée VTT 80km

   
      ça vaut franchement le déplacement                                  
Carnet de route, par Pédalator

Le profil de la Rando 80km

Les données de Pédalator

                           

Singletracks'Land

Loïc avait découvert le Raid VTT des Cadoles en 2001, une randonnée de 80km organisée le premier dimanche de juillet.
Son compte-rendu de l'époque et ses impressions m'ayant donné l'eau à la bouche, conforté par l'avis 'Super' de notre ami Faby, il n'y avait qu'un pas à franchir pour partir à la découverte de la région Est,  plus précisément dans le département de l'Aube, terres de Champagne.

La décision de passer le week-end à Bar-sur-Seine (10) fut prise en fin de semaine, La Mary et le Pédalator hésitant encore à retourner faire un tour  du coté de Noirétable (42) pour la 1ère du Raid Bois Noirs Oxygène de 73km [ mais cela demandait tout de même au moins 4h de route ] ou bien aller faire la course VTT La Troglodyte (55km) plus proche.
Finalement, les Cadoles l'ont emporté et ce choix fut plus que judicieux !

Me voila donc ce vendredi soir appelant les Hôtels de Bar-Sur-Seine pour nous réserver une chambre, préférant éviter d'avoir à se lever encore bien tôt un dimanche matin.
 Le premier; complet.
 Le second; idem.
 Le troisième; pareil.
Finalement, il restait encore chambre pour deux à l'hôtel Le Commerce, en plein coeur de Bar-sur-Seine. On réserve donc pour le lendemain soir, Mary ayant pris de soin de demander s'il y avait une possibilité de ranger les VTT en lieu sûr durant la nuit; "pas dans les chambres, mais y'a un garage fermé à clé"

Par contre, coté communication, l'ASPTT Troyes qui organise cette rando devrait revoir un peu sa copie : nous n'avions à notre disposition que deux numéros de téléphone. Le premier numéro donnant sur le répondeur du secrétariat de ce club, avec un message d'annonce ne donnant que les heures de permanence. Le second numéro étant de celui de l'Office de Tourisme donnant lui aussi sur un répondeur invitant à déposer un message. Pas cool pour obtenir des informations et savoir s'il était possible de s'inscrire sur place, à quel prix, avec ou sans plateau repas.
Certes je m'y prenais un peu tard -chose plutôt rare chez moi- mais un numéro de portable ou de fixe ne donnant pas sur une bête machine aurait été plus cool pour obtenir des renseignements.
En plus, on ne trouvait que très peu d'info sur le WEB concernant cette rando.
Nous partions donc à l'aveuglette.

SAMEDI 28/06:

Ayant peu roulés cette semaine et pour éliminer les toxines d'un vendredi passé à piétiner dans paris (jour des soldes d'été)
nous partons de bon matin Mary et moi faire quelques dizaines de kilomètres en vélo de route à allure tranquille.
Soit 88km en composant un circuit le plus plat possible au travers des routes forestières de Rambouillet.
De retour au nid, une bonne douche, une dernière plâtrée de nouilles avalée, nous préparons le paquetage VTT de week end,
puis c'est le départ vers l'Est.
Peu de trafic sur les routes en ce milieu d'après-midi de juin, jour des premiers grands départ de vacances d'été, les futurs vacanciers ayant levés le camp en matinée.
On passe par l'A6, puis nous découvrons une autoroute A5 franchement déserte.
Le trajet sera rapide, découvrant des régions encore inconnues dont le relief doux est assez vallonné, les sommets ponctués de  grands massifs forestiers.
Nous quittons l'A5 au niveau de TROYES par la sortie N°21, pour suivre ensuite la N71 en direction de Bar-sur-Seine que nous rallions après seulement 2h04 de route, sans avoir pressé le champignon.
Si l'aplanissement progressif du relief dans la vallée empruntée par la N71 depuis Troyes inquiétait Mary, celle-ci fut vite rassurée lorsque les buttes et coteaux environnants Bar-sur-Seine furent en vue.
Nous traversons le village à la recherche de notre hôtel. Apercevant au passage l'un de ceux que j'avait appelé hier soir. Qu'il était complet n'est plus un regret lorsque je découvre sa situation en bordure de la nationale.

Nous trouvons rapidement notre hôtel, dans une rue perpendiculaire à la rue centrale du village. Il y a même une petite place devant, avec l'emplacement de parking qui va bien le temps de décharger notre barda. D'aspect extérieur, c'est sympa, tout comme l'aménagement et la déco intérieure, avec une salle de de restaurant accueillante et dotée d'une belle cheminée.
Accueil sympa par une jeune personne, on prend possession de notre chambre. Assez spacieuse, un grand lit,  un lit supplémentaire qui aurait pu recevoir un autre Biket, une salle de bain/douche avec WC. Y'a même la TV avec C+.
Nous montons les sacs, puis demandons où est-ce que nous pourrions entreposer nos VTT en sécurité. On nous indique le garage à l'arrière de l'hôtel. Mais lorsque l'on s'y pointe, c'est un vaste hangar ouvert à tout vent où l'on préfère ne pas déposer nos précieuses montures. Retour à l'accueil. Finalement, on rentre la voiture dans la cour arrière de l'hôtel. Celle-ci étant fermée par un grand portail durant la nuit, les vélos resteront au chaud dans la voiture sous alarme, à proximité de nos oreilles.

La rue principale de Bar-sur-Seine
Bar-sur-Seine city

En attendant l'heure du dîner, nous partons faire un petit tour à pied dans les rues de Bar-sur-Seine.
Nous passons auparavant à l'Office de Tourisme récupérer des prospectus locaux et voir si l'on peut s'inscrire ce soir. Personne à l'office qui est toutefois ouvert.
Nous repartons vers le centre.

Premier arrêt à la pâtisserie du coin, où de bien bons chaussons aux pommes nous narguaient derrière une vitrine...

Nous remontons maintenant la butte par un escalier  aux marches hautes et nombreuses. On sent les jambes se rappeler à notre bon souvenir.

belles maisons à colombage
Une Mary, une pâtisserie...

La Tour de l'Horloge
La Tour de l'Horloge
 L'escalier nous mène au pied de la Tour de l'Horloge, sous laquelle un panneau relate son histoire.

De l'autre coté, un autre panneau instruite le visiteur sur l'histoire de la forteresse des comtes de Bar.

On grimpe en haut de l'escalier voir un peu ce qu'il y a derrière la butte; une forêt et un petit chemin bien sympa longeant la crête. Un parcours pédestre y est aménagé.

L'histoire de la 'Tour de l'Horloge'
L'histoire de la
Tour de l'Horloge

Un peu d'histoire
Histoire de la forteresse des 
comtes de Bar.

De ce point de vue bien en hauteur nous avons une bien belle vue sur les environs. Nous pouvons apercevoir au loin les coteaux des vignes (champagne) et les chemins où nous devrions rouler demain.

Vue de Bar-sur-Seine
Bar-sur-Seine vue depuis
 la Tour de l'Horloge

Vue de Bar-sur-Seine
Bar-sur-Seine
Vue de Bar-sur-Seine

Vue des environs de Bar-sur-Seine
Des environs vallonnés

Nous redescendons en ville en suivant  un petit chemin étroit qui se termine par quelques virages très serrés en épingle à cheveux (mais où ai-je donc fourré mon VTT que diable !), passant en bas devant une ancienne glacière (sans courant celle-ci...) creusée dans la roche.
Passage à la presse du coin pour prendre la carte IGN locale au 25 millième (2918O), puis retour à l'hôtel reposer un peu les gambettes en attendant l'heure du dîner.

Nous délaissons le traditionnel plat de pâtes pour tester la gastronomie locale. La carte me tentant plus que les menus,  j'arrête mon choix sur une salade de chèvre chaud et une cassolette de coquilles Saint Jacques aux pleurotes.
Mary préfère le menu à 16 Euros.
Rafraîchissement avec un cocktail fruité -sans alcool- maison, puis attaque en règle des choses sérieuses.
La salade est correcte, en qualité et en quantité, mais chèvre standard sans saveur particulière.
Les coquilles sont très bien, la sauce est bonne, les champignons se marient bien avec les coquillages. L'accompagnement de petits légumes est bon, mais niveau quantité il vaut mieux ne pas avoir faim...
Pain frais et morceaux un peu secs mélangés.
Après le plateau de fromage aux saveurs locales pour Mary, nous passons au dessert.
Vacherin maison pour La Bikette, profiteroles maison pour le Pédalator...

L'appétit comblé, nous regagnons la chambre préparer nos affaires de VTT pour le lendemain, puis extinction des feux anticipé, réveil activé pour 7h. C'est cool, le départ est tout à coté, donc pas besoin de se lever aux aurores pour une fois.

 DIMANCHE 29/06:

Réveil, douche (le flexible de la douche est un peu âgé..), on se prépare en enfilant l'habit de lumière aux couleurs de Neauphle,
puis peu avant 8h nous descendons au petit déjeuner.
Café pour se réveiller. Plaquettes de beurre,  confiture à la rhubarbe,  baguette de pain frais, mais pas un seul petit croissant !

Nous payons la note, puis partons.
On sort la voiture de la cour de l'hôtel, la garant juste en face sur un petit parking désert.
Préparation, pression des pneus,  puis à 8h23 nous partons rejoindre en VTT l'esplanade d'où sera donné le départ, juste devant l'Office de Tourisme. La place est déjà bien remplie de voitures.
Je file aux inscriptions effectuer les formalités d'usage. Pour 12 Euros, on a droit à un sachet de pub, une plaque de cadre, un ticket de tombola et un de ravito. Pour ce prix, pas de Thee-shirt (vendu 5 Euros), ni de plateau repas (7 Euros sur réservation). Un peu cher pour une rando UFOLEP.
Je récupère un plan du parcours puis je ramène ma moisson à Mary.
On accroche nos plaques, puis on patiente en attendant le départ prévu pour 9h.

8h35 : L'aire de départ se peuple
L'aire de départ se peuple

Je remarque plusieurs club franciliens, comme le 'Boissy Cyclo Club' venu en nombre, mais aussi quelques membres de 'VTT Aventure' venant de notre département,  ou encore des représentants des clubs plus proches de Seine-et-Marne.

Mary papote avec plusieurs de ses connaissances.

8h50: Boissy Clyclo en force, Mary papote avec Vero
Boissy Clyclo en force,
Mary papote avec Vero

Loïc m'ayant indiqué que nous avions avoir un long single, rapidement atteint après le départ, et qu'il valait mieux être bien positionné en tête de peloton pour éviter l'engorgement à la première racine de travers, un peu avant 9h nous prenons place sous l'arche gonflable du départ et je passe la consigne à Mary : partir en essayant de rouler de manière à rester dans l'effectif de tête. Quitte à mettre un peu gaz au début, le temps que le 'troupeau' s'étale, pour relâcher la pression par la suite.

Le speaker amorce le décompte final. Il est à peine 9h lorsque la meute s'élance de Bar-sur-Seine.
Un groupe de vététistes, tous de combinaison bleu/jaune/blanc couverts, ouvre la voie, le Pédalator dans leurs roues, Mary 10 mètres derrière.
On ne roule pas bien vite, 25 à 28km/h, ce qui permet à Mary de suivre sans problème et de rester dans le paquet de tête.

Après avoir suivit une petite sente entre deux murs, nous quittons la ville pour emprunter une passerelle au dessus de la Seine. On oblique à gauche,  roulage sur une allée à l'ombre du petit bois du Crot Ferrand en longeant la rivière, puis passage sur une petite passerelle pour tourner à gauche dans une petite ruelle débouchant sur une rue plus large que nous remonterons sur 200m nous menant à un rond point, que l'on contourne pour filer droit sur 100m, puis on oblique légèrement à droite en suivant une rue qui grimpe un peu plus fortement sur 250m sous les Vignes du Mérite. Fourche bloquée, court passage en danseuse, chacun trouve sa place et le peloton commence à s'étaler. Mary lève un peu le pied, préférant monter à son rythme, je l'attend un plus loin en laissant filer devant quelques vététistes. On descend un chouilla, puis on prend à droite.

Fin du bitume, on entre dans le Bois de Sémont où commence une longue montée régulière de 1,1km sur le large Chemin des Boulins, une pente de presque 6% parfaite pour étaler la cohorte de vététistes avant d'entrer au paradis.
J'ai ralenti et attend Mary. Elle arrive en me criant de partir devant rejoindre Jean-Philippe -qui caracole alors en tête- car elle n'est pas assez échauffée pour pouvoir suivre le rythme d'un départ en côte. Sachant sa copine Vero derrière, qu'il y assez de monde pour lui éviter de se paumer et que le balisage semble bien fait, après un instant d'hésitation je laisse Mary et active le Turbo.
Je remonte rapidement la bonne dizaine de vététistes remontant sagement la bosse, revenant vite en vue des premiers, apercevant non loin devant le sieur Jean-Philippe du COSEG.
Nous quittons le large chemin pour entrer plus profond dans le bois par un superbe singletrack de 1,6km en descente, le sentier virevoltant entre les jeunes arbres, ponctué de petits virages secs, un vrai régal pour commencer. Stage maniabilité et dextérité. Je commence à comprendre pourquoi Loïc m'avait dit d'être bien placé. Si t'as un gus par trop technique devant toi, t'es bon pour ramer derrière lui.
Je revient rapidement sur le deuxième, suivant lui même de près le sieur Jean-Philippe qui roule plus cool dans ces singles et se range pour nous laisser passer. Le single se termine et l'on débouche sur la D63 que l'on suit sur 500m avant de rentrer à nouveau dans le Bois de Sémont.
J'ai toujours pas levé le pied et dépassé le premier sur la portion bitumeuse. J'ouvre maintenant la voie, plus personne pour me gêner devant, mais il ne faut pas se relâcher trop vite sous peine d'en voir revenir.
Le parcours longe la route sur 700m par un chemin à peine marqué dans le sous-bois du Bas de Sémont, longeant au passage plusieurs tas de bois; visiblement ce coin de bois est en cours de débroussaillage et le sol est parsemé de morceaux de branches. Un chevreuil traverse brusquement le chemin à 20m devant, remontant le talus à toute vitesse. Chouette rencontre.
Le chemin oblique sur la droite et remonte maintenant dans la pente. Sur 600m, le sentier grimpe avec une pente assez soutenue (9,7%), une montée régulière sur un sol de terre dure offrant un bon rendement. Deux virages donnant un air de petit sentier de montagne. J'aime à remonter vivement ce sentier, à 10km/h en moulinant bien, évitant de tirer trop gros pour ne pas brûler trop de cartouches dès le début du parcours.
La pente se calme, le sentier débouche sur une allée qui remonte légèrement sur 300m, pour descendre un court instant. Le parcours quitte l'allée pour obliquer à droite et remonter par un chemin dans le bois, une montée régulière sur 700m qui fait revenir sur le Chemin des Boulins, que l'on traverse pour reprendre un autre chemin descendant par Vaudière jusqu'au Val Puisard, soit un bon  kilomètre de descente bien rapide et ludique sous une voûte de verdure.
Dans le bas des bénévoles indiquent la gauche et me souhaite bon courage car 'ça monte'. Sympa. Je remonte sur 300m ce sentier du Val-Puisard, emprunté par le GR24A, dont le sol incrusté de pierres me permet d'apprécier les qualités d'amortissement aux petits chocs de ma fourche FOX.
Je dépasse un petit groupe de trois vététistes en train de réparer une crevaison sur le bas coté du chemin. A mon avis, quelques gugus on du devancer l'heure du départ pour éviter l'engorgement...
A nouveau un bénévole qui m'indique de suivre la droite. Un bon coup de cul se présente; une bosse de 100m à découvert, légèrement caillouteuse, à 16%. En se donnant un peu, ça se passe sur le plateau milieu sans problème.
Plus personne derrière moi depuis un moment, j'entendais bien quelques bruits proches, mais dès qu'une montée se présentait les bruits s'estompaient rapidement.

Arrivé au sommet, le balisage nous fait replonger dans le Bois de Bréard. Ici commence le pur bonheur, de l'Or en barre ; 11km de singletrack ininterrompu en sous-bois. Du jamais vu depuis que j'arpente les chemins de France !
Le single va passer successivement par le Val Morey, le Val Long, le Val Bertrand, le Val Soué, le Val Pérouse, le Val Effondré, le Val Emier.
Durant près de 38 minutes, le sentier étroit virevolte entre les arbres, le cintre frôlant les arbustes au gré des trajectoires plus serrées, cailloux et racines plus pommes de pins réclamant une attention de tous les instants dans les virages. Ce n'est qu'une succession de virolos, de petites descentes, de nombreux coups de cul courts et raides ( dont deux plus marqués demandant de déballer le petit plateau), de multiples  freinages, de changements de vitesses incessants, perpétuellement en relance, l'attention toujours en éveil . On se prend au jeu en se donnant à fond dans cet interminable serpentin de sentier. On aborde ainsi un passage ludique de type montagne russe caillouteuses où l'élan de la descente donne l'énergie nécessaire pour avaler la montée suivante. Un vrai régal, et personne devant pour ralentir depuis le début. Le pied intégral ! Ma courbe de vitesse, adopte alors un profil de scie égoïne, assez semblable à celle des pulsations du cardio. La maniabilité, l'agilité sont requis dans ces enfilades physico-technique, une bonne dose de ténacité et de tonicité permettant d'y maintenir vive allure pour éviter de buter à chaque petit coup de cul. Le comportement du vélo se révèle, la technique du pilotage est mise à profit. Rien ne sert de partir à fond pour freiner fort au premier virage, sous peine d'avoir a relancer trop fortement. Mieux vaut adopter une allure tonique et un pilotage en souplesse, en trouvant le bon rapport et utiliser à bon escient la technique de l'enroulé-freiné.

Le Magic'single se termine en débouchant sur une petite route descendant vers la D4, que l'on suivra sur 100m avant de descendre vers le Pont de la Saute devant lequel est situé la table du 1er ravitaillement, non loin de Ville-sur-Arce. Il est alors 10h11 et j'ai 21,4km au compteur pour 415m de dénivelé positif. Cette première partie ayant été effectuée à 18,1km/h de moyenne, sans vraiment traîner...
Une minute vingt d'arrêt, le temps de boire un godet, de grignoter un bout de banane et un peu de pain d'épices, puis je repart afin de préserver mon avance et garder ainsi la voie libre pour savourer au mieux ces singles de rêve.
On passe sur le petit pont qui enjambe l'Arce. Je suis un court instant deux vététistes (qui ont du aussi partir avant l'heure vu leur allure, dont l'un devrait remettre un peu d'huile dans sa suspension s'il ne veut pas faire fuire toute la faune de la forêt), puis dépasse ceux-ci à la première occasion.

On remonte progressivement, en cheminant à l'ombre d'un petit bois, puis sur un chemin longeant une vigne, poursuivant esnuite sur un chemin plus large du Val Etarté
On quitte le chemin pour entrer à droite dans le Bois de Mont-Haut, où commence une nouvelle longue partie de singletrack virevoltant entre les arbres. Le profil est plus plat, pas de coup de cul, mais parfois des successions de virages très serrés où la vitesse tombe presque au minimum pour négocier ces passages. Superbe. Je reviens sur un vététiste, qui se range et me laisse passer. Bien sympa et courtois.
On traverse un large piste, pour reprendre en face un autre singletrack passant près de la carrière de La Cave aux Loups. Je passe un autre vététiste; le pied droit sorti  il ne semble pas très à l'aise sur le single un peu en dévers à ce moment. Le single passe le Bois du Val Billier. en grimpant vers le Mont Chiard, puis suit un instant un chemin remontant vers La Garenne. On oblique à droite pour reprendre un autre single, puis un autre sous la Côte de Carmont
On vient de récupérer les participants du parcours 45km, peu nombreux à ce moment donc pas trop de ralentissement dans les singles. Je passe tout ce petit monde bien rapidement. Le Fond de Mobline, la Côte de Fayet, on traverse la D104 pour suivre un moment plusieurs pistes en bord des vignes. Le soleil donne, il fait plus chaud sur ces chemins blancs qui renvoient la chaleur et la luminosité.
On arrive sur la D67 que l'on suit sur 50m avant de reprendre un large chemin plat et roulant longeant la rivière L'Ource. Les participants du parcours 25km nous ont rejoint, il y a un peu plus de vététiste sur le parcours.
On traverse une petite route menant à Landreville pour reprendre en face un autre large chemin plat nous amenant au 2ème ravitaillement, où le plateau repas est servi pour ceux qui l'ont demandé. Il y a déjà plus de vététistes ici.
Il est 11h05 et j'ai alors 36,5km au compteur. Cette seconde partie du parcours, longue de 15,2km, comportait 220m de dénivelé positif. Effectuée à 17,5km/h de moyenne.
Je m'arrête moins de 3 minutes, avalant quelques morceaux de bananes, de quartiers d'oranges, d'eau, puis je rempli la poche du sac-à-flotte au maximum car il commence à faire chaud maintenant.
Allez, Hop, ça repart.

On commence par remonter une petite route sur 500m, puis on délaisse le bitume au profit de la verdure en empruntant un petit chemin montant vers Comelle Sainte Béline. L'occasion de faire une bonne grimpette de 300m à presque 12% où je passe quelques vététistes-piétons.
Le parcours monte progressivement, empruntant encore de multiples singletracks, de sentiers sous le couvert des arbres.
Un panneau de changement de direction renvoie les participants du parcours 45km sur la droite, alors que le 80km oblique à gauche pour faire une boucle supplémentaire, un peu plus roulante, mais qui va permettre de visiter les fameuses cadoles ayant données son nom à ce raid. 
A partir de ce moment je vais rouler seul, plus personne devant, personne derrière. J'aurais même l'occasion de m'arrêter à plusieurs reprises pour prendre des photos sans voir une seule fois de vététiste revenir de l'arrière. Pas mal d'entre-eux semblent avoir opté pour le parcours de 60km.

Petite descente sur une piste large, traversée de la D103, nouveau large chemin plat et roulant à suivre quelques instant, puis le balisage indique une trace entre les hautes herbes. Un single ressemblant plus à une trace laissée par un pneu de moto, le fond tapissé de pierres rendant le roulage désagréable, tant est si bien que ça se termine par rouler sur l'herbe en bordure du single. Ce passage à un petit air de savane africaine. Belle vue sur le paysage à ce moment. Le single se rapproche du large chemin, sur lequel on roule à nouveau. 
Traversée de la D20. 

11h3211h32: Les vignes
Ici débute pour nous le circuit des cadoles

Le parcours suit maintenant de larges allées et pistes planes et bien roulantes, puis longe des vignes. 
Le balisage oblique alors à droite en lisière de bois, au moment où un panneau indique 'Circuit des Cadoles'. Justement, il y a une tout à coté.
 Le parcours ensuite alors chemin descendant légèrement en lisière de bois, puis rentre en sous-bois par un nouveau singletrack bien joli.

11h34: Une belle Cadole
Une belle cadole

Le beau single serpente entre les arbres, passe quelques monticules caillouteux, puis s'approche d'une belle cadole
 Je m'arrête un instant pour en prendre une petite photo de cet édifice en forme d'igloo, constitué de pierres plates, en partie couvert de mousse, qui ressemble aux 'bories' du midi. Les vignerons venaient s'y abriter. L'entrée, dont le linteau est constitué d'une grande pierre plate, est toujours orientée à l'Est pour éviter que les vents viennent refroidir l'occupant.

Avant de repartir, j'en profite pour prendre une petite vue du beau singletrack par lequel va se poursuivre mon périple.

11h34: En repartant de la Cadole

11h37: Au pays du singletrack
Au pays du singletrack

 Le single tourne et vire entre les arbustes, en descendant légèrement, un vrai régal. 

Le single remonte un peu dans le sous-bois et passe près d'une autre Cadole. Celle-ci semble avoir une petite cour devant son entrée.

 

11h41: une autre Cadole

11h44: Une Cadole en bordure d'un grand chemin
Une cadole plus grande

Le single s'est terminé, je roule maintenant sur un chemin plus large.
 Une autre Cadole sur ma gauche. Celle-ci est plus haute que les autres.

Petite remontée, puis descente rapide sur un chemin plus large où des promeneurs prennent toute la largeur. Je ralenti, restant dans le milieu du chemin. Grand sourire. Le gus devant ne semble pas bouger, puis s'écarte nonchalamment. 
Je termine ma descente. 
Hop, à droite, petit coup de cul avalée plateau milieu.

 

Nouvelle partie de singletrack ludique et de chemins en sous-bois, puis descente rapide sur un chemin herbeux ramenant sur la D20. Traversée, reprise d'un autre chemin en lisière de bois, descente, à gauche puis traversée de la D103, pour trouver en face un point de ravitaillement d'eau, à l'ombre d'un gros arbre. Deux bénévoles bien sympa. L'un d'eux me dit que je suis le premier du 80km (je m'en doutais un peu)  et me propose de l'eau pour me rafraîchir, mais ça va. Je repart donc illico.
Montée prononcée, sur un chemin blanc assez caillouteux, le soleil inondant la scène de chaleur - il est maintenant midi- et pas d'ombre à l'horizon.
La pente se calme, on longe une vigne, puis le parcours oblique à droite et recommence à monter en longeant les pieds de raisins. La grimpette dure depuis 1,7km, commence à faire chaud sous le casque.

12h14: Fin d'une bonne montée sous le soleil...
Fin d'une bonne montée sous le soleil...

La lisière du bois approche, la pente s'aplanie.
 Je m'arrête une minute pour avaler un tube de sucre et prendre deux photos du paysage à ce moment.
Trois vététistes arrivent de ma droite et reparte dans le bois. 
Ce sont des participants du parcours 45km, nos parcours étant maintenant communs.
Je passe rapidement ces loustiques dans la montée qui suit, ayant trop peu d'être bouchonné dans un beau single.

12h14: et début d'un single; On rentre à l'ombre
On rentre à l'ombre, enfin...

Le parcours suit un moment le GR2/GR4A, passant en lisière du Bois de Chevillon, donnant lieu à de belles portions de monotrace bien joli.
Nous laissons le GR filer sur notre droite, pour suivre un single en crête, parfois en dévers. Il commence a y avoir un peu de monde et de temps en temps il faut savoir patienter un peu pour avoir à nouveau le champ libre, mais dans l'ensemble les participants sont très courtois et se rangent dés qu'ils le peuvent lorsqu'ils m'entendent arriver, ou qu'ils ont un peu la pression d'avoir quelqu'un derrière eux...
On arrive à découvert sur un promontoire, au dessus de Neuville-sur-Seine, où une tente est montée à coté d'un gros monument.
C'est le 3ème ravitaillement. J'ai alors 58, 5km au compteur, cette partie plus roulante ayant été effectuée à 18,1km/h de moyenne.

Pause de trois minutes trente pour manger un peu, car il commence à se faire faim et soif. La tête à l'ombre de la tente, c'est bien cool.
Rechargement du sac-à-flotte, puis je repars avant la dizaine de vététistes qui se jettent sur les victuailles.

Une nouvelle longue portion de beau singletrack commence alors. Elle va durer quatre bornes, cheminant par la suite dans une étroite bande de verdure. Il y aura bien quelques vététistes à passer, dont un qui mettra un peu de temps à se bouger, mais une racine vicieuse le force à poser pied et j'en profite pour le déposer.
On chemine maintenant sur le plateau de La Plaine. Descente sur un chemin étroit, à nouveau du monde, dont un qui bouchonne. Mais lâche les freins que diable ! une zone claire, dépassement des trois gus. On arrive au pied d'un sacré raidard. J'ai bien essayé, mais aux trois quart de la pente le vélo commençait à se cabrer. Cinq mètres à pied, retour dans un single où je me dépêche de doubler plusieurs participants.
Le GR2 suit ce single tracé en courbe de niveau dans une étroite bande de verdure coincée entre les vignes et la piste de l'aérodrome. Superbe et ludique.

Viendra ensuite une partie moins intéressante d'environ 2km de chemins passant près des vignes à proximité de Celles-sur-Ource. Puis nous descendrons 2km sur la D189, traversant la Seine à Polisot, village où l'on suit quelques rues pour revenir sur un chemin plat en bord de Seine. Le GR2 emprunte ce chemin qui longe la lisière des bois durant 2,5km.
Arrivé près de Villeneuve, un panneau indique le retour du parcours 25km sur la droite, tandis que nous repartons à gauche en suivant un chemin en sous-bois remontant le Val Verriere. Soit presque 1km d'une longue montée régulière où je met le Turbo, plateau milieu, tournant entre 16 et 20km/h, doublant rapidement plusieurs participants, dont  certains sont même à pied.
Virage à droite, la pente s'accentue fortement, mais ça passe toujours sur le plateau intermédiaire, on remonte ainsi 500m avant que le relief s'adoucisse, le chemin débouchant dans une clairière où se trouve la belle chapelle Notre Dame du Chêne, des gens y pique-niquent.
Maintenant, y'a plus qu'à descendre, et ça défile vite.
Retour à la civilisation, quelques rues de Bar-sur-Seine, et me voici de retour sur la place à 13h25, en ayant bouclé le grand parcours en 4h25. 
Peu de participants d'arrivés pour le moment.
En attendant l'arrivée de Mary, je me repose un peu à l'ombre en dévorant barres, bananes, oranges, abricots, sans oublier de réhydrater copieusement un organisme mis à mal par la chaleur et les quelques efforts.

Mary arrive enfin, limite pas contente d'avoir peut-être coupé involontairement une portion du parcours, car son compteur n'affiche alors que 75,5km (pour 80 annoncés) et elle aurait bien mangée encore du kilomètre. Je la rassure car j'ai la même distance et j'attribue plutôt cette différence à une erreur sur la circonférence de roue mémorisée dans nos compteurs. En effet, depuis deux sorties nous sommes passés de 2,2 bars de pression à 2 bars, sans avoir ré-étalonné nos compteurs.
Mary grignote et boit un peu, papote avec ses connaissances.
Nous retournons récupérer la voiture pour l'approcher du collège où des douches sont mises à la disposition des participants.
Que voila une bonne idée. En plus, elles sont froides. Dur d'y rentrer, mais ça fait beaucoup de bien en abaissant la température du corps.
Frais et propres, nous retournons sur l'aire d'arrivée, où Marc Vinco commence une démo Trial.
Mary aperçoit sa copine Vero et va papoter un peu. Celle-ci n'aura fait que le 60km, à cause de la chaleur.
Le Trial n'étant pas notre tasse de thé et nos numéros de tombola n'étant pas dans ceux des gagnants affichés, nous préférons quitter les lieux et entamer le retour sur la région parisienne afin d'éviter les probables bouchons habituels du dimanche soir.
Le trafic sur l'A5 sera très fluide, tout autant sur l'A6 avec un bon ralentissement avant la sortie Bièvres, que nous emprunterons pour contourner le bouchon en rentrant par les petites routes  de Jouy-en-Josas, puis par l'A86 et la N12, ces dernières étant complètement saturées dans le sens province->Paris.

Retour au nid, les affaires à peine déballées nous jetterons un sort à la moitié de la tarte fromage/thon qui nous attendait bien sagement au frigo, la saturation du sucré et le manque de sel ayant fait son oeuvre.

Voilou. Un très bon week-end s'achève, bien contents d'avoir découvert une nouvelle région qui mérite largement d'y revenir à nouveau, pour refaire cette superbe randonnée avec les autres Bikets.


En résumé:

 Parcours:
Superbe parcours, l'un des meilleurs de cette année ! 
Près de la moitié du parcours sur des singletracks en sous-bois; jamais vu ça ailleurs.
Nombreuses courtes bosses, dont certaines assez raides.
Peu de dénivelé, mais parcours physique si l'on se lâche.
Ne pas venir y chercher la descente-de-la-mort-qui-tue, mais les multiples singles descendant et quelques courtes dégringolades sont bien plus ludiques.
 Balisage:
Flèches peinture fluo au sol, flèches carton orange fluo aux arbres.
Très bon balisage, pas surchargé mais efficace. La confirmation arrive toujours au moment où l'on doute.
 Ravitos:
Accueil très sympa des bénévoles.
3 ravitaillement ; Corrects et suffisants. Pas d'exotisme.
Bananes, pain d'épices, quatre-quart, oranges, barres céréales.
Eau avec différents sirops.
Absence de salé.
 Souvenir:
à 12 Euros l'inscription, on n'a même pas le Tee-Shirt ( qui est vendu 5 Euros )
Une plaque de cadre pour ma collec'.
 Sécurité:
Traversée de routes protégées par des commissaires.
 A Refaire ?  Oui !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 Notes :  A seulement 2h de Paris, cette région mérite d'être connue.
    Le 'Rando Book' du N°95 de Vélo Vert en présente quelques parties.
Le tarif est trop élevé au regard des prestations.
     Pour 7 Euros supplémentaires, les pré-inscrits pouvaient bénéficier d'un plateau repas. 

    Pédalator  29/06/2003


Profil du parcours 80km

+1225m

Sur ce profil, en cliquant sur les mini images, vous verrez la photo correspondante.


Les données de Pédalator

  CICLOMaster
CM414 Alti M
POLAR S710
Pédalator
Départ : 8h53 8h59
Temps roulé : 4h10 4h08
Temps total (incluant arrêts ravitos...): 4h24 4h25
Moyenne: 18,1km/h 18,2km/h
Vitesse max.: 55,3km/h 56,3km/h
Distance (2050mm): 75,82km 75,5km
Dénivelée positif : +1108m +1225m
Dénivelée négatif : -1086m -
Température Min/Moy/Max: 20/26/34°C 23/27/33°C
(au poignet)
FC Moy/Max: - 155/187
Période échantillons: 20 sec. 5 sec.
Fichiers échantillons : TUR HRM
Distance/dénivelée annoncés : 80km +2000m

  Pneus :
     AV = SCHWALBE Jimmy UST,    2.10", gonflé à 2.0 bars.
     AR = MICHELIN     Comp-S UST,  1.95", gonflé à 2.0 bars.

  Suspensions :
     Fourche FOX TALAS RL :    55 Psi, 120mm débattement.
     Biellette DEVINCI:                  85mm débattement.
     Amortisseur FOX Float RL : 55 Psi.


Le Budget

Plaisir -> Bar-Sur-Seine : 236km (A6 puis A5 puis N71) en 2h04

        Hébergement, Alimentation

  PRIX DESCRIPTION
Hébergement 35€ 1 nuit, chambre lit 2 personnes, hôtel ** 'Le Commerce'
Dîner 49€ 2 personnes
Petit-déjeuner 9€ 2 personnes
  93€ Soit  46,50€  (305,02F) par personne

        Péages, Carburant

  A/R PRIX DESCRIPTION
Péage A 7,90€ A5:Saint Thibault -> Les Eprunes (N°21)  : 140km
Péage R 7,90€ A5:Les Eprunes (N°21) -> Saint Thibault : 140km
    15,80€  

Liens

Office de Tourisme de BAR-sur- SEINE et ses Environs
33, rue Gambetta 10110 Bar sur Seine
Tél. 03 25 29 94 43
Fax 03 25 29 70 21
http://www.ot-barsurseine.fr/

http://www.champagne-multimedia.com/bar-seine/

Hébergement:

http://www.le-ceres.com/

 


Dernière mise à jour : mercredi 02 juillet 2003 09:00

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