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La Transmaurienne 14-17/08/2003 |
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L'an dernier, pour ma première participation à la Transmaurienne, j'avait pas mal apprécié ce type d'épreuve à étapes.
De beaux paysages, de longues et fortes grimpettes (ma spécialité), mais surtout la multitude de passages techniques et de singletracks, qu'ils soient montant ou descendant. Il y avait bien quelques très long portages ( pas trop ma tasse de thé ), mais si en récompense une belle descente était à la clé, l'effort
effectué était accepté.
Me voilà donc cette année rempilant pour ma seconde participation à la Transmaurienne. Début juillet, j'envoie donc mon inscription ; 90 Euros pour 4 jours de course.
A ce prix, ni les repas, ni les transports ne sont compris.
[ Il faut rappeler ici que l'an dernier, les 4 repas étaient compris pour 95 Euros d'inscription ]
Cette année, les repas étaient en supplément facultatif.
Nous somme peu nombreux à avoir pris cette option trop chère, sans garantie de qualité en retour (chose confirmée par la suite), les organisateurs voulant inciter les participants à aller manger dans les restaurants locaux (qui affichaient alors des menus 'Transmaurienne' pour 9 à 11 Euros). Nous avons donc préféré opter pour la tambouille effectuée par nous même, plus économique.
Quelques connaissances vététistiques parisiennes souhaitant aussi s'aligner au départ de cette course, nous avons profité de l'occasion pour louer à plusieurs un appartement sur La Toussuire, au GENTIANA, durant 6 jours. Une bonne manière de faire un peu d'économie tout en rendant le séjour plus sympa. C'est ainsi que j'allait me retrouver avec Damien (Les Koyotes), Seb (Team VTT Maisse) et Franco (ACBB). Franck (Les Koyotes) , sa copine et Pif le chien ayant loué un autre appart à La Toussuire pour une période plus longue.
Avec 3 voitures, mon break, le Kangoo de Seb et la Clio de Franck, nous aurons assez de voitures pour évitez d'avoir à prendre l'option (payante) de transport en bus. On est ainsi plus indépendant et non tributaire des horaires de départ/arrivée des bus; chose fortement appréciable quand on se rappel que l'an dernier le bus partant de St Colomban après la course n'a pas décollé avant 19h...
La Transmau est ma grosse sortie de l'été cette année (pas de Cristalp, pas de VTTtîcîme...). Sans vouloir y faire une place au classement, mais plutôt dans l'idée de profiter au maximum des paysages, du terrain, de l'ambiance avec la ferme intention de ne poser le pied à terre qu'au strict minimum, que ce soit en montée comme en descente, tout ça en en se faisant plaisir au maximum en évitant si possible tout problème mécanique ou physique.
Bon, j'ai tout de même la fibre compétitive et si je termine bien placé, ça
sera la cerise sur le gâteau. Et puis je me connaît, si j'ai en ligne de mire certaines connaissances, je risque fort de ne pas compter les pâquerettes au bord du chemin...
Me voila donc ce mercredi soir en train de préparer mon paquetage pour plusieurs jours de VTT. Autant dire que la voiture serait bien remplie ... car dans ce cas je part toujours avec un stock de pièces de rechange, de pneus différents, de bouffe et d'aliments énergétiques. Sans compter paire de chaussures et Camelbak en double plus une tenue complète pour chaque jour. J'ai juste fait ici une petite restriction par rapport à mes habitudes; la météo étant caniculaire en ce moment,
j'ai ainsi évité de trimballer 4 tenues longues...
Ces derniers temps étant plutôt sec, le spad n'est pas franchement sale et j'ai sauté mon habituelle phase de grand nettoyage du vélo, car avec presque 39°C, il faisait trop chaud dans l'appart pour se remuer.
J'ai juste changé mes pneus Tubeless pour monter un MICHELIN FRONT-S UST en 2.1" à l'avant et un MICHELIN XL-S UST en 2.1" à l'arrière. J'avait
déjà testé avec succès cette combinaison de pneumatiques l'an dernier à la Transmau et lors de balades en montagne. Ces pneus sont solides, donc bien adaptés à la caillasse montagneuse, ne s'usent pas très vite, présentent des crampons donnant un bon grip en montée, comme au freinage, tout en gardant un rendement très correct lorsqu'il faut rouler sur le plat. De plus, leur volume plus important donne du confort et limite le risque de pincement (ça arrive très rarement en Tubeless,
mais on ne sait jamais).
Je jette un dernier coup d'oeil sur le site WEB de la Transmaurienne, pour imprimer le programme et le descriptif de la reco des différentes étapes, puis je plonge au lit.
Ah, au fait; l'organisateur doit faire des économies, car je n'ai pas reçu le programme ! Comment font ceux qui n'ont pas le WEB pour être informé ?
Mardi 12/08/2003
Je quitte les Yvelines peu avant 9h, direction la Haute-Maurienne, pas fâché de quitter l'étouffante chaleur de la canicule pour aller trouver un peu de fraîcheur en altitude.
Presque 6h30 de route, sans encombre, pour rallier La Toussuire, après une pause casse-croûte au péage de Lyon et un plein d'essence à St Jean de Maurienne où les 39°C de la vallée surchauffée contraste franchement avec les 21°C de l'habitacle climatisé de ma voiture.Arrivé au GENTIANA en milieu d'après-midi, je retrouve le Franco qui a préféré faire le trajet en train jusqu'à St Jean de Maurienne, puis la montée à La Toussuire en taxi (l'an dernier il avait commencé à monter en VTT avec son sac sur le dos, jusqu'à ce que je le prenne au passage...).
L'appart en rez-de-chaussée est vaste; un grand séjour avec cuisine équipée, 1 salle de bain, 1 WC, 1 grande chambre avec salle de bain/ WC, 1 petite une chambre. Beaucoup de place en comparaison des petits apparts généralement rencontré dans les immeubles des stations de montagne.
Seb et Damien arrivent peu après 22h, bien cuits par la chaleur car la Kangoo n'est pas climatisée.
Fatigués du voyage, on se couche rapidement après avoir papoté un peu.
Mercredi 13/08/2003
En matinée, Franco, Seb et Damien partent faire un petit tour pour tourner le jambes et travailler leur technique du passage de virage en lacet.
Pendant ce temps, je fait la révision et nettoyage de mon spad; boîtier de pédalier et galets de dérailleur y passent.Francky passe en fin de matinée. Je jette un oeil sur sa CrossMax I arrière qui couine et coince un peu. Je tente de démonter la roue libre, mais cela semble coincer ; je laisse tomber, plutôt que de lui casser quelque chose à la veille de la course. Un large coup d'huile fine en bombe sur les roulements devrait améliorer un peu la chose, mais tout est sec. On sent le vélo qui a roulé tout l'hiver dans sable et eau, sans recevoir d'entretien annuel; il ne doit plus rester une once de graisse dans les roulements...
La petite sortie de Seb/Damien/Franco s'éternise. Il est 12h30 lorsqu'ils reviennent, Damien avec son dérailleur XTR dans la main ; sa patte de dérailleur explosée.
Heureusement qu'il en avait amené une en rechange, car les seuls shop de vélo du coin n'ont pas ça.Vers 16h, Francky nous rejoint à l'appart puis nous partons avec les trois voitures vers St Jean d'Arves où se fait la remise des dossards.
Arrivés à St Jean d'Arves - Les Chambons, l'office de Tourisme est fermé et pas de panneau d'information. En fait, c'est un peu au dessus, à St Jean d'Arves - La Chal qu'il faut aller, et ça ce n'était pas mentionné sur le site WEB, ni affiché à La Toussuire: un mauvais point pour l'information cette année messieurs de J.V.O.Nous trouvons finalement l'animation caractéristique d'un lieu de retrait de dossard devant l'office de Tourisme de La Chal.
On s'insère chacun dans sa file pour retirer son kit d'inscription; un sac avec plusieurs pub sur les villages locaux (histoire d'inciter à revenir en hiver et/ou en été la prochaine fois), une barre Gerblé Amande (un peu maigre pour durer 4 jours. D'autres épreuves sont plus généreuses sur ce point), un Tee-shirt mauve avec sérigraphie en vert (plus moche c'est pas possible; Il sera reconvertit en chiffon pour nettoyer mon bike durant les 4 jours qui suivront.), une grande enveloppe A4 contenant la plaque de cadre plus 3 colliers de serrage, plus un ticket pour le repas du dimanche soir.
Je récupère aussi le programme officiel des 4 jours.Comme c'est une épreuve FFC, les préposés aux inscriptions font des misères à nos amis Koyotes (qui n'ont qu'une licence UFOLEP) en leur demandant un certificat médical.
Il serait temps que les organisateurs FFC se gravent dans la tête que la délivrance d'une licence UFOLEP est subordonnée au dépôt d'un certificat médical, tout comme en FFC.Après avoir examiné la liste des engagés, bien étudié la carte des parcours, nous repartons en direction de la vallée, pour déposer mon break et le Kangoo de Seb à St Jean de Maurienne, ville où nous arriverons demain soir à l'issue de la première étape. Nous pourrons ainsi remonter pilotes et spad à la Toussuire.
Les voitures déposées, nous en profitons pour faire quelques courses au supermarché St Jean de Maurienne (moins cher que la haut à la station), pendant que Damien fait le tour des vélocistes pour trouver un câble de dérailleur et une patte de dérailleur pour son VTT.
On remonte ensuite tous les cinq dans la Clio de Franck vers la Toussuire.Repas version sucre lents pour tout le monde.
On étudie ensuite le profil et le descriptif de la reconnaissance du parcours pour la première étape de demain, en tentant de voir sur la carte IGN par où le parcours devrait passer.A 22h, le Franco et le Pédalator sont au lit, pendant que Seb et Damien mécanique. Son dérailleur XTR fonctionne encore, la chape une fois redressée. Il est bon pour changer le câble de changement de vitesse. Par chance pour Damien, j'ai toujours une caisse de pièces de rechange, d'où une chaîne neuve sortira pour remplacer la sienne qui a quelques maillons vrillés.
Ils se couchent peu avant minuit.
Jeudi 14/03/2003 : 1ère étape - St Jean d'Arves (La Chal) -> St Jean de Maurienne
Le départ de la première étape de La Transmaurienne étant prévue pour 11h30 à La Chal, cela laisse un peu de temps pour dormir ce matin.
Une fois le petit déjeuner avalé, et les VTT et leurs pilotes prêts, la troupe monte en selle.Nous avons préféré éviter les aller/retour en voiture en nous rendant au départ en vélo.
Pour cela, nous descendons par la route jusqu'au Corbier (1552m), station situé à moins de 4km juste en dessous de LaToussuire, puis nous remontons très doucement par une large piste qui monte progressivement en direction du Col d'Arves (1748m). Nous rattrapons au passage un concurrent qui semble avoir adopté la même solution que nous pour gagner le point de départ de l'étape. Sur ce trajet, nous apercevons les marques du balisage de la Transmaurienne; nous devrions donc descendre cette piste durant l'étape du jour.
Arrivés au Col d'Arves, nous commençons la descente vers La Chal par une piste qui s'avère très poussiéreuse et un peu caillouteuse dans le bas. Un nuage de poussière s'élève au passage de nos roues. Quand nous arrivons sur la route de La Chal, nos spad sont déjà couvert d'un bonne couche de poussière, résultat d'une canicule prolongée. Je n'ose imaginer la masse de poussière qui s'envolera quand la meute de vététistes dévalera tout à l'heure les pistes...En attendant l'heure du départ , chacun tourne un peu les jambes. Je retrouve notre ami Christian de Lans-en-Vercors, un vététiste que nous croisons régulièrement sur tous les grands raids et épreuves longues distances. On papote de nos dernières grandes virées.
On reconnaît plusieurs têtes de coureurs de la région parisienne. J'aperçoit aussi un groupe de vététistes habitués des forums Internet dédié au VTT, dont l'ami 'Pouêt' qui était déjà présent l'an dernier.La concentration monte dans le parc coureur. Le décompte est amorcé.
Les quinze dernières secondes . . . et Go, c'est reparti pour 4 jours difficiles...Les premiers filent déjà bon train sur la centaine de mètres de bitume nous séparant du départ. Je préfère partir plus tranquillement en ce premier jour où nous ne sommes pas encore acclimaté à l'altitude. On laisse le goudron pour grimper sur un chemin gris sur notre droite.
Petit encombrement-ralentissement dans un chemin plus étroit, puis un kilomètre plus loin on vire à gauche pour attaquer la première pente menant au Col d'Arves. Tout le monde souffle, chacun trouve sa place et prend son rythme de montée. Sans forcer, j'en dépasse déjà plusieurs et revient sur l'ami Lionel, puis le dépasse.
La cohorte des coureurs s'étire sur la piste, on arrive au Col d'Arves (1748m), poursuivant notre montée jusqu'au Crêt de Pralud (1857m) où les spectateurs attroupés au sommet applaudissent les forçats que nous sommes. On redescend vers le Col de la Chal (1813m) où débute la longue descente vers St Jean de Maurienne.
Sans forcer, j'ai mis 20minutes pour avaler les 2,3km et 275m de dénivelé positif de cette première montée, ce qui fait qu'au sommet il reste pas mal de monde derrière moi et peu de coureurs devant, me laissant assez de champ libre pour une descente sans avoir à craindre de bouchon à la première difficulté technique.
Tout en commençant de basculer dans la descente, je positionne ma fourche TALAS sur son débattement le plus grand, soit 125mm.La descente est très rapide au début, sur une large piste où mon compteur affiche d'emblée un bon 59km/h, mais il faut garder toute sa vigilance pour ne pas décoller sur les quelques rigoles qui traversent le passage, et dans certains virages où des 'bacs' de poussière d'au moins 5cm d'épaisseur rendent la direction un peu floue, sans parler du nuage de poussière soulevé par mes quelques prédécesseurs et qui masque le relief subitement, mais je dépasse rapidement ceux-ci.
Sur le coté de la piste, un concurrent descend à pied, portant sur son dos les reste de son VTT ; son cadre semi-rigide est cassé. Les deux tubes du triangle avant séparés du tube de direction. Pas solide les VTT ORBEA ! Pourtant ce début de descente ne tabassait même pas.
Virage à droite, prudent caillasses juste avant, puis on passe au Corbier (1550m) où le public applaudit chaleureusement les coureurs. On suit un court instant la petite route menant au lieu-dit Le Cruet (1485m) où nous reprenons la descente sur un chemin en sous-bois, passant dans la forêt de l'Oeillet où l'on contourne un beau petit lac, zone où l'on remontera légèrement sur 300m avant de plonger à nouveau rapidement vers le Pont de la scie par une piste grise poussiéreuse et un peu caillouteuse dans les virages où chacun passe avec un degré de prudence plus ou moins élevé.
Après 8km de descente, on amorce une légère remontée, puis un passage un peu plus pentue, sur moins de 2 bornes avant d'arriver aux Lamberts où le 1er ravito est monté.
Juste le temps d'avaler un verre d'eau et je file.Vient ensuite une superbe partie de singletrack descendant en sous-bois (déjà empruntée l'an dernier) un vrai régal de technique. Le sentier serpente entre gros cailloux et racines, quelques virages creusés dans la terre noire, idéal pour celui qui maîtrise bien son vélo. Je passe tout sur le vélo, ce qui n'est pas le cas de plusieurs coureurs qui descendent la majeure partie du spot à pied. Je passe ces quelques 'chicanes mobiles' et gagne ainsi quelques places. Le bas est un peu plus caillouteux et pentu.
Fin du spot. Nous passons les villages de La Bise et Le Crêt, un chouilla de bitume, puis un étroit sentier avec quelques virages en lacets nous mène à La Martinette sur la D110. Nous suivons cette route pour rependre ensuite sur la droite un sentier serpentant entre les arbres, suivant un parcours sportif. le chemin n'est pas bien large et les arbres bordant le chemin m'empêche de doubler mon prédécesseur qui se traîne sur cette portion en faux-plat descendant alors que l'on peut y rouler rapidement sans forcer afin de grappiller quelques secondes.
Ca dure un moment. J'arrive enfin à doubler le 'boulet' à la faveur d'une remontée.Nous arrivons à St Jean de Maurienne, suivant la D77, passant sous l'autoroute A43 puis remontant sur un pont afin de reprendre une petite route longeant l'autoroute, une partie bien roulante et légèrement en descente qui passe près du Bassin de Compensation dans cette vallée.
Je dérouille un peu mon 44 dents, cherchant l'abri du vent de face dans un groupe de trois vététistes, laissant ceux-ci pour remonter vers un autre groupe.
On laisse le goudron pour suivre un chemin en dur, qui laisse place à une trace montant doucement dans l'herbe tassée. Je reconnaît l'endroit qui annonçait le début de la remontée de la première étape de l'an dernier. Je ne force pas et tourne bien les jambes, l'herbe ayant tendance à 'casser' les guibolles.
On arrive au village d'Hermillon (530m) ; ici va commencer 5km (+800m) de forte grimpette (14,8% en moyenne) avant d'espérer pouvoir descendre. L'an dernier, j'avait tout monté sur le vélo. Cette année, ça ne sera pas pareil...
Mais avant d'attaquer la montée, je m'arrête quelque secondes au ravito pour bien me réhydrater.Allez, en avant ! Je positionne ma fourche sur son débattement le plus faible de 80mm pour éviter le cabrage du vélo en montée.
Ca commence par grimper très fort, par une bosse en ligne droite à plus de 17% dans l'herbe sèche sur sol dur. Positionné complètement sur le bec de la selle et 'tout-à-gauche' (20x32) je monte entièrement cette première partie sans poser le pied (bon nombre de coureurs n'ont même pas essayé de monter le début de cette bosse, préférant la marche), malgré un départ raide et technique nécessitant de donner un coup de rein sévère pour passer une barre caillouteuse. Le cardio est monté à 188.
La pente se calme, on suit maintenant un sentier. Un beau single un peu creusé grimpant fortement, sol gris ardoise en dur, dont je passerais tout sur le vélo, à l'exception de 5m dans un virage très pentu présentant quelques gros cailloux.
La pente se calme, on peut récupérer le souffle en roulant vers Le Châtel (767m).
Une courte partie plus roulante mène au pied de LA bosse ; une montée sur une piste de 3km menant à St-Jacques où l'on va perdre beaucoup de sueur et d'énergie. Seuls les deux premiers l'ont monté entièrement sur le vélo, dont Chiotti.
Tout-à- gauche, en moulinant bien, je remonte petit à petit le chapelet de vététistes marcheurs, laissant au passage un bon paquet de sueur s'écraser sur la poussière gris ardoise du chemin. J'arrive ainsi à la force des mollets, et surtout de volonté, à passer sur le VTT le premier kilomètre de cette montée qui présente alors une pente de 19,2%. Je rattrape même l'ami Franco qui pousse lui aussi son spad, et qui m'encourage au passage. Dans cet épisode, mon cardio s'est emballé, grimpant allègrement jusqu'à 199 pulses.
La respiration en mode super-ventilation, le cardio trop haut, les bras dégoulinant de sueur, je finit par poser le pied à terre lorsque la pente s'accentue pour atteindre 25%.
Ici commence alors une longue et pénible marche, à pousser le vélo sous la chaleur du soleil (35°C), cherchant la moindre parcelle d'ombre sous les arbres, ripant sur les cailloux, marchant à 2,2km/h (deux fois moins vite qu'en VTT). Pas franchement intéressant et peut-être un peu trop dur pour un premier jour. D'ailleurs ils seront plusieurs à invectiver le père Vermeulen durant cette montée...
Je m'arrête 30 secondes au point d'eau de la Croix de la Pierre, puis je repart. Sur 600m j'arrive à rouler un peu , la pente à 12% étant moins pénible. Puis 3 minutes de marche, puis je remonte à nouveau en selle sur 400m, puis retour à la marche. Allez, encore 500m sur le vélo dans une pente à 18%, puis récupération en marchant à nouveau. Je préfère rouler car ça me défonce moins le dos et les muscles, et l'on va tout de même au moins deux fois plus vite en roulant.
Dans ce chemin de croix, je rattrape GuinGuin le Free-Rideur, lui aussi marcheur à ce moment et poussant son TREK. Il a enlevé son casque- bol version Fee-Ride pas assez ventilé (les autres jours il portera par la suite un vrai casque...). On discute un peu en marchant, faut dire qu'on a le temps.
La pente s'adoucit, on peut remonter sur le VTT, juste avant de passer devant la chapelle St-Jacques.
Quelque mètres plus loin, à St-Jacques (1405m), un ravito bienvenu arrive à point. GuinGuin ne s'arrête pas, chopant juste un verre d'eau au passage, trop pressé de foncer dans la descente prochainement annoncée.
Je m'arrête 1'45 pour manger un peu et remplir le sac-à-flotte qui était vide depuis peu.Allez, en selle. On nous promet maintenant de la descente...
Effectivement, on descente sur un chemin puis une piste en faux-plat descendant durant 3km, avant de remonter de 85m en 2km.
Si j'arrive à rouler avec la pente au début, quand vient le temps de remonter je ne me sens pas au mieux, pire ; des alertes de crampes aux cuisses apparaissent. J'ai du perdre trop d'eau dans la montée à vouloir forcer et ça se paye maintenant.
On débouche sur une route fraîchement goudronnée où un signaleur nous fait remonter sur la gauche. Je m'arrête 100m plus loin à l'ombre pour m'étirer, la crampe venant, et avaler un tube de sucres rapides, puis je repart tout doucement en moulinant. Plusieurs gus me repassent alors.
Ca va un peu mieux. On laisse la route/piste pour grimper un petit sentier dans les pins, 100m à 16% que j'arrive à franchir sur le vélo, puis on bascule enfin dans la descente.Commence alors 4km de récompense, dans des singles étroit en sous-bois, virages serrés en épingles, sol très creusé et bien poussiéreux vers le bas, filant vers Montandré (876m). C'est assez technique et il vaut mieux avoir toute sa lucidité pour éviter le tout droit dans le ravin par endroits.
La fin de la descente vers l'Echaillon est plus technique et pentue, près un virage en épingle , le sentier en balcon plonge dans la pente et c'est à pied -tout comme une bonne partie des coureurs- que je passerais les 25m critiques trop caillouteux (d'ailleurs les secours sont postés à cet endroit). Respect au gars que j'ai vu passer tout ça sur son spad.
Un dernier virage et on remonte sur le vélo.Retour à la civilisation, en suivant une petite route très pentue, avant d'arriver sur le plat de la route longeant la rivière de l'Arc et l'autoroute A43.
Il reste alors moins de 3 bornes pour rallier l'arrivée. Mes crampes se sont presque évanouie et j'arrive à emmener assez fort sur le bitume.
On repasse sous le pont de l'autoroute, dans les petites rues de St Jean de Maurienne, puis c'est le faux plat remontant vers le forum ou j'arrive enfin après 3h10 d'effort.
Peu de chose à manger à l'arrivée. Où est la flottte ?
Je récupère un peu puis je file à la voiture ranger le vélo, me rincer, manger quelques barres et boire beaucoup.Francky arrivera 30 minutes après moi, quant au Franco, il passe devant nous sans nous voir, la tête baissée et moulinant presque tout-à-gauche sur le plat.
On apprendra par la suite qu'il s'est payé une hypo, le médecin lui faisant une perfusion pour le remettre sur pied. D'ailleurs, ils seront plusieurs dans son cas à la fin de cette étape.
Sur cette étape, Damien est arrivé premier de nous tous, suivit de Seb, de moi, de Francky et Franco end dernier.Une fois un peu récupéré, nous remontons vers La Toussuire.
Séance récupération; manger et boire. Pour ma part, comme pour les trois jours suivant, ma collation de mi-journée sera une bouteille de Badoit avec 3 cuillères de Malto (sucres lents), quelques pastilles de récupération Sodium/Bicarbonate (compensant les pertes en sels minéraux) , un bol de Regeprot (protéines), un bol de fromage blanc avec banane écrasée arrosé de miel et de sucre. Et puis boire 1,5l d'eau pour réhydrater l'organisme et éliminer les toxines accumulées durant l'effort.
Repos ensuite en attendant le repas du soir, un peu de mécanique mais juste le minimum. Petite sieste pour Franco et Damien.Voila pour notre première journée. Une étape au final plutôt difficile (un peu trop dur pour un premier jour) qui aura marquée esprits et organismes.
Allez, au lit avant 22h; il faut récupérer pour être en forme demain !

Les chiffres du jour:
355 participants pour cette première étape
1er Jérôme Chiotti en 2h15'11"
Vendredi 15/08/2003 : 2ème étape - La Toussuire -> La Toussuire
Nous n'avons pas eu de mal à nous endormir hier soir... et ce matin l'équipe semble prête à repartir pour une nouvelle journée de portage. Ah non. Pardon, de VTT.
Les jambes semblent OK, les muscles souples mais j'ai les tendons externes sous les genoux qui tiraillent un peu, conséquence des longues séances de poussage d'hier.
| Après un déjeuner copieux, un nettoyage simpliste du spad, un coup d'huile sur la chaîne et la pression des pneus, je part rouler un peu pour échauffer la bête et éliminer les toxines d'hier. Pour l'étape de ce vendredi, le programme officiel annonce 42km et 2000m de dénivelé positif, pour 2000m de négatif. Mais voila que le speaker annonce que le départ sera retardé d'une demi-heure ! |
Quelques temps avant le départ, je retourne rouler un peu , puis rejoint le parc coureurs où je retrouve mes collègues.
Le ciel bleu est parsemé de nuages -qui disparaîtront par la suite dans la journée- bien appréciables pour masquer le soleil lors des premières montées.
Le départ est finalement donné à 11h25. On commence par faire le tour de la station de La Toussuire; légère montée sur la route, puis descente rapide avant de reprendre à droite un large chemin avec au bout un virage à gauche dans le gravier, puis petite remontée pour revenir sur la route et repasser sur la ligne de départ.
Une boucle d'un peu plus de 2km où ça part assez rapidement, cette année idem.
Le gars Franco se retrouve
alors en tête avec Hervé Loy, jouant ainsi les vedettes devant Chiotti et le reste de la meute.
Mais cela ne dure qu'un temps et nos deux lascars se range sagement sur le coté à l'amorce du chemin d'accès à la première bosse de la journée.
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Nous suivons maintenant la piste menant au Col du Marolay, par une bosse de 2km à 11% avec des passages un peu plus raides qui contraignent les moins affûtés ( et les fatigués du premier jour) à marcher un peu, mais elle se passe tout sur le vélo sans trop de fatigue. Les spectateurs massés au début de la montée nous encouragent au passage, c'est bien sympa comme ambiance. Sans forcer et en tournant bien les jambes, je remonte déjà un bon paquet de coureurs, certains partis un peu trop vite, d'autres pas trop habitués aux montées, m'étonnant du rythme respiratoire forcé de certains concurrents qui doivent pousser un peu trop la machine. Il faut aussi savoir s'économiser un peu car la Transmau dure 4 jours. Arrivés au Col du Marolay (2004m), nous prenons à droite pour suivre le chemin menant au Col du Chaput (2004m),
l'occasion de faire un court portage car le chemin trop pentu est bien creusé et l'adhérence sur le sol sablon/tourbe rend impossible le passage en vélo. |
Depuis le sommet de la butte, une courte descente rapide sur un chemin un peu herbeux permet de récupérer un peu de la montée, avant d'attaquer la grimpette suivante, la montée au Grand Truc (2209m).
On commence donc par grimper, une pente à 17,5% sur 200m, pour arriver au 1er ravito où je m'arrête 40secondes, le temps de boire un verre d'eau.
La grimpette se
poursuit sur un bon kilomètre, une pente à 12% en moyenne mais avec 2 passages plus raides, toute cette montée se passant entièrement sur le vélo.
Je file comme le vent, rattrapant puis larguant encore quelques concurrents, sur le single qui maintenant s'est élargit pour devenir piste un peu caillouteuse.
Un virage à gauche, 200m à donf, un autre virage à droite, re-à donf, passant près de l'oratoire au Lieu-dit 'Sur la Balme',
Le parcours entre maintenant à l'ombre des conifères de la forêt du Sapey, où l'on continue la descente sur des chemins ayant un air du parcours de La Forestière; sentier tracé entre herbe verte, racines avec cailloux planqués dans une terre noire légèrement humide, ça glisse un peu au début, quelques passages plus pentus, des zones plus roulantes, un coin bien agréable.
Plus bas, un point d'eau; je m'y arrête pour boire un peu,
puis je repart avant que trop de gus en profitent pour me passer.
On descend ainsi jusqu'au Grand Chap Turpin où commence la remontée par 2,5km sur une piste régulière en forêt, revêtement en vieux goudron par la suite, pente à 5% me permettant de rouler à bonne allure et reprendre plusieurs concurrents, dont Yves des Sangliers qui souffle bien fort à ce moment.
On arrive à la Maison forestière
de l'Oullaz où la table du 2ème ravito est montée.
Certains concurrents ne s'arrêtent même pas, prenant juste un verre d'eau au vol. Je pose le vélo et prend le temps de remplir le sac-à-flotte, de grignoter quelques quartiers d'oranges, de morceaux de bananes et boire un verre d'eau.
Ah, au fait, je n'ai pas encore parler des ravitos de la Transmau ; les bénévoles y sont très sympa, allant même à vous aider à remplir les gourdes, vous demandant si ça va bien.
Niveau nourriture, on trouve les trucs classiques : quartiers d'oranges, bananes, abricots/raisins secs, pruneaux, barres céréales parfois, pain d'épices des fois, une 'touche' locale avec quelques morceaux de fromage style Beaufort. De l'eau, avec sirop ou certaine fois de la boisson
énergétique style Thé-Citron d'Overstim.s.
On se mangerait tout de même bien un peu de charcuterie, ou du salé lors du dernier ravito, mais point de cela ici.
Niveau quantité, pas d'abondance; ça semble correct au moment où je passe, mais pour la fin du troupeau de vététistes ?
Bon, je quitte le ravito et remonte en selle pour attaquer a descente.
On commence par suivre une petite route sur un bon kilomètre, à très vive allure car la pente est assez prononcée (presque 10%), mon compteur dépassant 62km/h. La paroi rocheuse sur notre droite défile à toute vitesse, tandis que sur la gauche le vide donne une vue plongeante vers la vallée de St Jean de Maurienne.
Ralentissement; un bénévole indique de prendre à gauche le début d'un chemin. Assez large pour laisser passer un 4x4, on descend rapidement, passant au moins six virages où les cailloux et la poussières me poussent à lever le pied en abordant ces zones. Un attroupement dans un virage ; un coureur est assis par terre, les jambes allongés, l'air perdu dans le vaque comme s'il était bien sonné. Il a du se prendre une méchante boîte...
Le chemin rapide se rétrécit, laissant place à un beau sentier plus pentu , parfois technique en lacets, un régal ! Au détour d'un de ses virages, je passe Damien qui descend à pied. C'est pas trop son style, d'habitude il caracole en tête. Je ralentit et lui demande si ça va au passage. Il me répond n'avoir plus de frein (Formula B4SL / B4 Pro). Dommage, encore une galère mécanique pour lui. En fait, il a perdu dans une chute la petite tige actionnant le piston
du levier de frein arrière (B4 Pro), puis le boulon de serrage de la vis maintenant le levier de la poignée du frein Avant (B4SL) s'est desserrée (normal, c'est de la vulgaire tôle pliée pour faire Light). Perdant ainsi la vis et le boulon, la poignée ne pouvait plus tenir : résultat = à pied.
Le soir, j'ai trouvé dans ma boîte miracle une vis pouvant le dépanner, et on a immobilisé les boulons en les collant.
Je repart, laissant Damien finir la descente à pied. Heureusement pour lui, le reste de l'étape était à tendance montante.
Le single se termine en débouchant sur une route au niveau de Bois-Feuillet. On reprend à droite en suivant la route sur 500m, puis une piste en faux-plat montant vers Le Cruet.
On plonge alors par un sentier pentu bien sympa et encaissé, jusqu'au virage d'une route menant à Jarrier.
On suit alors un chemin, puis une piste qui remontent régulièrement sur 3,7km jusqu'à Montfalcon.
Peu après Montfalcon, on grimpe
encore un petit peu, avant de descendre jusqu'aux Bottières , puis jusqu'à St Pancrace (940m), une descente de 4km assez rapide, dans des chemins terreux, parfois un peu caillouteux, traversant à quatre reprises la route D78d.
Maintenant que l'on est au plus bas, il faut remonter. Cela va se faire par une piste à 7% qui grimpe régulièrement sur 4,7km jusqu'au lieu-dit Les Colonnes, puis on redescend
par un chemin et deux virages aux Bottières où se trouve le 3ème ravitaillement.
Je m'y arrête 1'35", le temps de bien boire , de manger des morceaux de bananes, des raisins secs et plusieurs quartiers d'oranges. Je remplit aussi un peu mon sac-à-flotte.
Des vététistes arrivent d'en face. On apprendra à l'arrivée que passé un certain temps, les concurrents étaient déviés pour ne pas faire la petite boucle Les Bottières-St Pancrace-Les Bottières,
les premiers ayant mis plus de temps que prévu pour terminer l'étape.
Bon, c'est pas tout ça, mais on a encore du taf avant de pouvoir rejoindre l'arrivée, alors en selle !
Jusqu'ici, j'était plutôt bien, le parcours étant assez homogène entre montées et descentes. Désormais ça va se gâter...
Une remontée d'environ 3 bornes, dont je passe les 700 premiers mètres sur le vélo, posé sur le bec de selle et tout-à-gauche. On roule alors sur de l'herbe tassée et le rendement plus la pente à 16% rendent la progression bien pénible, le compteur dépassant rarement le 5km/h. L'herbe disparaît un peu, laissant apparaître le chemin en terre, mais la pente s'accentue et fatigué des efforts, tout en voyant ce qu'il reste à gravir, j'abdique et marche sur 200m pour
calmer un peu la soufflerie interne. J'aurais du monter une cassette de 34 comme je voulait le faire juste avant de partir.
J'alterne ainsi marche et roulage en poursuivant la montée jusqu'à La Chavonnerie (1495m). Pénible. La pente se calme alors, on roule sur une piste puis un chemin sympa et un peu accidenté qui nous amène à la route menant à La Toussuire, que l'on va suivre jusqu'au Camping du Col.
Pour
certains concurrents, ce fut alors un instant l'espoir d'une arrivée par la route, mais c'est bien trop facile pour le sieur Vermeulen...
J'avait bien lu sur le descriptif de la reco de l'étape que nous devions monter jusqu'à 1800m avant de redescendre sur l'arrivée, donc je n'ai pas été surpris lorsque que nous avons du quitter le goudron si régulier pour grimper sur la droite un coup de cul dans l'herbe nous amenant au pied d'un chemin remontant fortement durant 600m. Fatigué, je
n'ai pu remonter sur mon spad qu'au bout de 50m de marche, montant doucement en récupérant les deux virages du chemin. Ensuite, la pente s'est un peu adoucie, sur un chemin mêlant herbe et terre, passant au lieu-dit Sur la Lauzaz où les gens du chalet nous encourageaient au passage.
Le chemin monte maintenant en léger faux-plat, le balisage indique la droite, on se prend à rêver de la descente finale,
mais non, c'est juste 300m de repos descendant,
avant
de reprendre à droite cette piste en herbe tassée qui remonte à nouveau durant 600m, avec un léger vent de face, rendement de chiotte, j'avance pas, sur le petit plateau scotché au sol,
puis vient le panneau de balisage indiquant la descente sur la gauche, la dernière ?
Vouiiiiiiiiiiiii, enfin, une large piste rapide que j'avale à donf sur la plaque, presque 60km/h, rejoignant le bitume de la route.
Allez le dernier tour dans La Toussuire. Enfin la ligne
d'arrivée en vue à 100m,
mais coup de patin quand un automobiliste entame une manoeuvre -sans avoir regardé- qui allait me faire rentrer dans sa caisse.
J'évite l'obstacle, il s'arrête, je relance et termine enfin cette étape en 4h29. Ouf !
Seb me précède de 12 minutes, mais il s'est fait coiffé au sprint de 9secondes par le Franco qui voulait remettre les pendules à l'heure...
Le texte de la reconnaissance de cette journée indiquait "Cette arrivée, vous allez la savourer tellement vous l'aurez attendue"... Phrase tout à fait appropriée...
D'ailleurs, Jérôme Chiotti avait sous-estimé le temps qu'il mettrait pour faire cette étape; une erreur d'une heure faisant qu'il s'est retrouvé en hypo, nécessitant des soins à son arrivée.
Mais que vois-je; Franck et Christian qui d'habitude sont à 15'-30' derrière moi, déjà arrivés !
En fait, trop en retard, ils ont été déviés comme d'autres coureurs, ne faisant pas la boucle descendant à St Pancrace.
Beau début d'étape avec ce passage en crête, mais la remontée finale fut particulièrement pénible.
Les organisateurs ont un peu merdés ce jour là dans le classement; les coureurs ayant été détournés subissant une pénalité d'une heure,
mais certains concurrents n'ayant pas effectués le parcours complet se sont retrouvés sans cette pénalité. C'est PÔ juste ! Marrant: ils ne s'en sont pas vantés...
Allez, retour à l'appart pour la phase alimentation, boire, récupération, car aujourd'hui encore on a sérieusement tapé dans les réserves.
Un peu de mécanique pour réparer les freins de Damiens.
Sur Sur ce profil, en cliquant sur les mini images, vous verrez la photo correspondante.
Les chiffres du jour:
355 participants pour cette deuxième étape
1er Jérôme Chiotti en 3h09'11"
Samedi 16/08/2003 : 3ème étape - Albiez-le-Vieux -> Le Corbier
On attaque le 3ème jour : mon réveil se fait avec de bonnes sensations dans les jambes, qui semblent au premier abord avoir gardées les muscles souples, pas d'impression de grosses cuisses, par contre j'ai encore les tendons sous les genoux qui tiraillent un peu suite aux marches forcées.
Bon, pour aujourd'hui on va devoir faire un peu d'aller/retour en voiture, car le départ de l'étape de ce matin est prévu pour 11h devant l'Office de Tourisme d'Albiez-le-Vieux.
Soit 30 bornes depuis La Toussuire où se trouve notre appart. Autant compter un bon 3/4 d'heure sur les petites routes de montagne où l'on a risque de se retrouver derrière un gus qui se traîne à 50km/h car il a peur de tomber dans le vide ou de faire chauffer son carrosse à 4 roues.
Notre Franco ne fait pas l'étape aujourd'hui. Serait-il fatigué de son succès d'hier...![]()
Toute l'équipe étant enfin prête, nous embarquons pilotes et bikes dans nos deux voitures, puis le convoi démarre.
On se retrouve ainsi en convoi avec quelques voitures d'autres concurrents, plus celles de touristes pas pressé à descendre vers la Vallée.
Par chance, on largue quelques 'boulets' en virant à droite pour remonter la D926 en direction de St Jean-d'Arves.
Entre Le Crêt et les tunnels, nous voyons sur notre droite dans un virage le balisage que
nous suivrons pour remonter sur le Corbier en fin d'étape; un chemin bien pentu dont le départ semble assez caillouteux, ça promet...
On suit maintenant la D80 qui monte dans la forêt, passant Les Rieux après avoir roulé quelques bornes derrière la Pigeot d'un papy local pas pressé,
montant jusqu'au Col du Mollard où l'on commence à redescendre vers Albiez-le-Vieux qui s'anime déjà.
Le soleil brille, le ciel est presque bleu, ça chauffe déjà.
On sort les Bikes, on s'équipe puis on part rouler un peu.
J'emmène avec moi une bouteille d'un demi litre d'eau que je vais boire tout au long de cet échauffement.
| Pour ce samedi, le programme officiel annonce 35km et 2319m de dénivelé positif, pour 2279m de négatif. Une étape plus courte, mais avec plus de dénivelé positif... Le départ était prévu à 11h, mais le speaker annonce qu'il est retardé de 30 minutes. Je vais m'assoire à l'ombre un bon moment, avant de recommencer l'échauffement. Il est temps de se mettre en grille, je me glisse à coté de Franck. |
||
![]() Les fauves sont lâchés ! |
Le compte à rebours est donné... Plus que 30secondes ... 15secondes. Go ! Le départ est donné ! Pour l'un des concurrent, ça n'ira pas bien loin, car 25mètres après la ligne de départ il s'est arrêté : chaîne cassée. Damien manque même de lui rentrer dedans. J'ai pris le départ cool, trop, car l'on se trouve presque bloqué au milieu de la rue montant vers l'église. Je dit à Franck de partir sur la droite car c'est plus dégagé. |
|
Je taille tout droit, ma fourche lissant toutes les bosses crées par les mottes d'herbe.
L'an dernier au même partant du même endroit, on s'était retrouvé presque à bouchonner à l'entrée d'un single.
Cette année, le texte de la reco de l'étape du jour annonçait un piège du même genre, alors autant vous dire que le départ fut rapide.. et j'ai mit gaz comme tout le monde.
Nous voici donc avionnant tous sur la plaque pour faire le tour des Contamines durant 2km,d'un chemin presque plat et bien roulant laissant assez de place pour doubler les attardés.
On revient alors vers les terrains de tennis d'Albiez, traversant la route pour suivre quelques ruelles descendantes, rejoignant ensuite une piste menant à l'orée de la forêt du Rival.
On plonge alors dans le sous-bois par un chemin plus étroit, dont le sol est jonché
de cailloux fuyants. Et pour corser l'affaire, un nuage de poussière soulevé par mes prédécesseurs masque par intermittence cette caillasse, donc passage un peu prudent, jusqu'au virage suivant où la vision s'améliore et le terrain redevient plus propice à lâcher les freins.
Une courte remontée bien raide de 200m que je passe entièrement sur le vélo, malgré une terre humide et grasse peu propice, alors que beaucoup préfère déjà pousser leur spad,
puis une légère descente nous amène au point bas (1286m) où commence la première bosse de la journée.
On remonte alors par une piste, assez roulante et régulière sur 2,9km, passant Le Frégny (1350m), rejoignant ensuite une toute
petite route menant jusqu'à La Saussaz (1441m).
Ensuite, ça se gâte un peu...
Plus d'ombre pour s'abriter, le soleil nous arrose copieusement et la pente s'accentue alors que nous remontons un chemin parfois un peu caillouteux.
J'ai roulé 400m sur cette pente à 12%, posant le pied sur quels mètres pour passer un passage à l'adhérence médiocre,
remontant en selle pour rouler à nouveau sur 600m, la pente passant
alors à 18%, un cameramen planté au milieu du chemin filmant notre cohorte de forçats peinant et suant sous les rayons du soleil.
Trop dur. Je marche durant 2 minutes pour récupérer un peu, puis remontée en selle pour finir sur le vélo le dernier kilomètre, plus facile (10%), menant au ravitaillement à La Frédière (1766m).
Je m'y arrête pour avaler quelques quartiers d'oranges, boire deux verres, puis je repart 2 minutes après.
On va pouvoir se reposer un peu car maintenant nous suivons une large piste bien roulante en faux-plat descendant, juste de quoi dérouiller la plaque en se payant des pointes à plus de 40km/h. En chasse durant 1,4km.
Après Les Ramés, la piste remonte légèrement sur 1,2km jusqu'au pont passant au dessus du torrent du Grand Rieu. Puis on plonge à plus de 50km/h sur 1km de petite route menant au village Le Mollard (1618m),
remontant ensuite jusqu'au Col du Mollard (1629m).
Virage à droite, le large chemin commence à descendre, rapidement sur 2 bornes, puis se rétrécit pour devenir un sentier de rêve plongeant dans une descente géniale, ludique, pentue et technique menant au Gévoudaz. Durant le dernier kilomètre de cette descente, ce ne sont que des virages en lacets bien creusés, sol tout poussiéreux, que l'on négocie assez facilement car les courbes sont bien arrondies. Un régal. J'ai vite rattrapé un gus en Commençal qui se
traîne un peu, mais j'arrive à le passer dans un moment chaud où il pose le pied.
Un peu plus bas, nous dépassons des concurrents qui font tout à pied...
C'est bien trop court une telle descente.
Un ravito pointe le bout du nez. Je chope un verre au passage, puis repart illico.
On se retrouve maintenant sur la route D110 qui longe le torrent de l'Arvan.
J'écrase la plaque, tentant de revenir sur deux paquets de trois coureurs que j'aperçoit à 100m devant. La route descendant un peu durant 1,8km, la chose est plus aisé et l'écart fond à vu d'oeil, je rattrape le premier groupe.J'arrive ainsi à m'abriter un court instant, mais ils se traînent et je passe devant et file vers le second groupe.
On arrive au lieu-dit La Martinette (688m).
Ici,
fin du bitume.
On commence la remontée, par un beau sentier étroit qui monte fortement en sous-bois, avec plusieurs virages en lacets un peu serrés demandant de la technique.
Les 400 premiers mètres présentent une pente à 17,5%. J'arrive à passer cela sur le VTT, en doublant au passage 3 autres concurrents en mode pédestre.
Une petite descente très courte, puis la grimpette recommence sur 400m, moins pentu, pour déboucher sur la route au lieu-dit Le Crêt.
On
descend rapidement 900m de la route pour arriver au pont où début le chemin que nous avions repéré en passant en voiture ce matin.
Il est temps de passer tout à gauche. Le chemin monte à 13% sur 200m pour commencer, avec pas mal de caillasses au début.
Puis la pente s'accentue, passant à plus de 24% durant 100m. Il y a pas mal de coureurs à ce moment, dont presque tous en train de pousser ou porter leur bike en soufflant leurs tripes.
Pour le moment, je n'ai pas encore lâché prise et continue de rouler, jusqu'à ce que ma roue butte sur une pierre. Un pied au sol pour se rattraper, puis je
repart.
La pente se calme, à 15% on peut rouler plus aisément.
J'ai gagné un paquet de place dans cette montée.
Un virage, passage plus pentu à 21% , puis le chemin débouche sur une large piste, celle venant du Corbier et que nous avons descendu lors de la première étape.
Le rendement y est meilleur et l'on peut alors rouler en tournant régulièrement les guibolles. Au bout de 600m, on arrive à un ravitaillement.
Je m'y arrête une minute pour recharger
un peu le sac-à-flotte, pour grignoter quelques quartiers d'oranges et boire un verre.
Allez un petit effort, l'écurie n'est plus très loin. Moins de six bornes avant l'arrivée.
Je vais faire cette montée en me boostant un chouilla, connaissant un peu cette piste qui permet de monter régulièrement.
Mais la progression est lente, et la fatigue commence à se faire sentir au fur et à mesure. Je commence à accuser le coup.
Passé Le Cruet (1485m), on retrouve une petite route, l'occasion de rouler sur une surface
au rendement permettent de récupérer un peu.
Un concurrent en SUNN tout rigide me passe alors. Je l'avait dépassé dans la descente après Albiez.
La piste montant au Corbier est en vue, un petit coup de cul que j'aborde calmement car je commence à me traîner.
A tel point que je rame un peu sur la dernière ligne droite où un concurrent plus frais me passe.
Enfin, c'est la ligne d'arrivée du Corbier (1550m), pas fâché de la voir
celle-là !
Dur, Dur cette longue remontée finale !
Repos !
Ravitaillement; je mange avec avidité plusieurs quartiers d'oranges à la suite.
Comme mes camarades, j'ai trouvé cette étape plus homogène entre montées/descentes et moins difficile que les précédentes.
Elle comportait de bien beaux passages techniques en descente, en récompense de nos efforts dans les montées difficiles...
A l'arrivée, une fois récupéré un peu de nos efforts, après avoir observé sous toutes les coutures le nouveau SCOTT Genius MC10 (en cours de test par un journaliste de la presse spécialisée VTT), on remonte en vélo jusqu'à La Toussuire.
Douche bien méritée et fortement appréciée.
Séance habituelle je mange, je boit, je travaille ma récupération.
Puis nous attendons que Franck passe me prendre avec Seb pour nous remmener à
Albiez-le-Vieux récupérer nos deux voitures laissée au départ de l'étape.
C'est le point chiant sur les quatre jours.
L'idéal est d'avoir, comme certains coureurs, l' assistance qui te ramène ta caisse à l'arrivée, pendant que tu pédales.
Depuis Albiez-le-Vieux, les trois voitures repartent vers St Sorlin d'Arves, où nous laissons mon break et le Kangoo de Seb, afin que nous les trouvions à l'arrivée de l'étape demain après-midi, puis nous repartons tous dans
la Clio de Franck qui nous ramène à La Toussuire.
Ainsi s'achève pour nous le ballet routier du jour, pas franchement top pour récupérer après une rude journée.
Allez, encore un repas version bonne plâtrée de pâtes,
puis au dodo pour récupérer avant la dernière étape qui promet de grimper au plus haut demain...

Sur ce profil, en cliquant sur les mini images, vous verrez la photo correspondante.
Les chiffres du jour:
1er Jérôme Chiotti en 1h58'42"
Dimanche 17/08/2003 : 4ème étape - La Toussuire -> St Sorlin d'Arves
Ce matin, le programme officiel annonce 35km et 2147m de dénivelé positif, pour 2320m de négatif.
Le départ est prévu à 10h devant l'O.T. de La Toussuire.
Pour une fois, on partira à l'heure prévue.

Voila, avec cette dernière étape s'achève ma Transmau 2003.
Bien qu'ayant géré mes efforts comme pour une rando sportive, sans jouer la gagne, j'arrive tout de même à me placer 85ème (sur 255 classés ) ,
devançant nos deux amis des Koyotes, Damien et Franck, ainsi que Lionel un autre Biket :
| SCRATCH | Nom, Prénom | CLUB | Jour 1 | Jour 2 | Jour 3 | Jour 4 | TOTAL |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 71ème | ESCUAIN Sébastien | Team VTT Maisse | 2h54'28 | 4h16'24 | 2h39'32 | 3h57'08 | 13h47'32 |
| 85ème | LEMAIRE Jean-Marc | Biker's Club | 3h11'18 | 4h28'38 | 2h43'42 | 3h55'52 | 14h19'30 |
| 98ème | CLOAREC Damien | Les Koyotes | 2h51'36 | 4h40'24 | 2h35'56 | 4h29'51 | 14h37'47 |
| 120ème | DEPASSE Lionel | Biker's Club | 3h17'03 | 4h49'02 | 2h56'04 | 4h23'32 | 15h25'41 |
| 156ème | NOEL Franck | Les Koyotes | 3h30'46 | 5h09'04 | 3h06'39 | 4h43'00 | 16h29'29 |
Lundi 18/08/2003
On se réveil aux environs de 8h. Courbatures aux bras, souvenirs des mottes d'herbe d'hier...
Le ciel est bleu mais parsemé de cumulus.
Le physique est bon, on pourrait même repartir pour une nouvelle journée de Transmaurienne,
mais il faut maintenant songer au retour à la maison.
Refaire les sacs, ranger le barda, charger la voiture, faire le ménage du logement.
On règle les propriétaires, puis a midi moins le quart je quitte mes compagnons.Descente vers la vallée de St Jean de Maurienne, où je m'arrête quelques instants pour acheter la nouvelle version des cartes IGN TOP25 locales.
Le ciel est très chargé sur l'A43 en direction de Chambéry, les premières gouttes s'écrasent sur le pare-brise, puis le déluge un court moment.
Le ciel redevient bleu et dégagé bien avant Lyon, cette portion du trajet se faisant sans rencontrer grande circulation.
Par contre, il en sera tout autre entre Lyon et la région parisienne, l'A6 étant très chargé sous l'effet conjugué des retours du week-end du 15 août et la fin de séjour des aoûtiens.
De nombreux ralentissements, du trafic très dense, plus un petit bouchon à l'entrée de la N104 aux abords de l'Ile de France, tout ça pour arriver après 698km et 6h52 de route, peu avant 19h à la maison où je retrouve ma Bikette.
Tout les concurrents ne roulent pas le nez dans le guidon,
certains en profitent pour prendre quelques clichés souvenirs :
Photos de cdreek57: [ http://site.voila.fr/transmau/ ]
1er jour
jeudi 14/08/20032ème jour
vendredi 15/08/20033ème jour
samedi 16/08/20034ème jour
dimanche 17/08/2003TOTAL CICLOMaster
CM414 Alti MPOLAR S710
PédalatorCICLOMaster
CM414 Alti MPOLAR S710
PédalatorCICLOMaster
CM414 Alti MPOLAR S710
PédalatorCICLOMaster
CM414 Alti MPOLAR S710
PédalatorDépart : 11h29 11h29 11h25 11h25 11h27 11h27 9h48 9h57 Temps roulé : 3h05 2h50 4h23 3h59 2h41 2h37 3h43 3h20 Temps total (incluant arrêts ravitos...): 3h11 3h10 4h30 4h29 2h44 2h43 3h56 3h56 14h19'30 Vitesse Moyenne: 13,6km/h 15km/h 10,8km/h 11,6km/h 12,8km/h 13,0km/h 9,6km/h 10,7km/h Vitesse max.: 60,7km/h 83,8km/h 61,8km/h 62,8km/h 52,3km/h 53,6km/h 50,2km/h 52,3km/h Distance (2030mm): 42,10km 42,8km 47,82km 46,7km 34,67km 34,2km 35,87km 35,9km 159,6km Dénivelée positif : +1342m +1410m +2230m +2345m +1453m +1520m +1747m +1990m +7265m Dénivelée négatif : -2263m - -2226m - -1400m - -1904m - +7793m Température Min/Moy/Max: 28/32/39°C 27/31/37°C
(au poignet)23/27/32°C 24/27/33°C
(au poignet)23/29/37°C 24/30/38°C
(au poignet)17/23/29°C 19/26/33°C
(au poignet)FC Moy/Max: - 163/199 - 152/179 - 158/183 - 154/181 Période échantillons: 20 sec. 5 sec. 20 sec. 5 sec. 20 sec. 5 sec. 20 sec. 5 sec. Fichiers échantillons : J1.TUR J1.hrm J2.TUR J2.hrm J3.TUR J3.hrm J4.TUR J4.hrm Distance/dénivelés annoncés : 45km
+1355m
-2800m42km
+2000m
-2000m35km
+2319m
-2279m35km
+2147m
-2320m
Pneus :
AV = MICHELIN Front-S UST, 2.10", gonflé à 1.8 bars.
AR
= MICHELIN XL-S UST, 2.10", gonflé à 2.0 bars.
Aucune crevaison sur les 4 jours. Pneus idéales pour ce genre de terrain.
Suspensions :
Fourche FOX TALAS RL : 55 Psi, 80-120mm
débattement.
Biellette DEVINCI: 85mm débattement.
Amortisseur FOX
Float RL : 54 Psi.
Prix Remarques Inscription 90€ Raid VTT - XC 4 jours Logement 63,75€ pour 6 nuits, par personne Taxe de séjour 2,76€ pour 6 nuits, par personne Gasoil 36€ Aller : ESSO St Jean de Maurienne 30€ Retour : BP Lochères Péages 26,50€ Aller : A6 - St Arnoult en Yvelines -> Lyon 9,30€ Aller : A43 - Lyon -> Chambéry 6,80€ Aller : A43 - Chambéry -> St Jean de Maurienne 6,80€ Retour : A43 - St Jean de Maurienne -> Chambéry 9,30€ Retour : A43 - Chambéry -> Lyon 26,50€ Retour : A6 - Lyon -> St Arnoult en Yvelines Alimentation 32,31€ GEANT - St Jean de Maurienne Pizzeria 20€ Dimanche soir - La Toussuire - 'Le Celta' TOTAL 360,02€ Trajet :
La Toussuire -> Plaisir : 698km en 6h52
Notre Logement :Le Gentiana - 73300 La Toussuire
M. et Mme TRUCHET
04.79.56.75.09
Hôtel - Restaurant
www.le-gentiana.comSites locaux :
La Transmaurienne :
http://www.transmaurienne.com/ St Sorlin d'Arves :
http://www.saintsorlindarves.com La Toussuire :
http://www.la-toussuire.com/ Les Sybelles :
http://www.les-sybelles.com/ Le VTT à St Sorlin d'Arves Le Corbier :
http://www.le-corbier.com Albiez-Montrond :
http://www.albiez-montrond.com St Jean d'Arves :
http://www.saintjeandarves.com
Dernière mise à jour : vendredi 29 août 2003 22:33