|
||||
|
Le Raid SFR Salaglouglou ayant été annulé cette année, alors que j'aurais bien aimé découvrir cette région, nous avons donc décidés de retourner faire la Gamelle Trophy,
permettant ainsi de rentrer au pays dire un pt'i bonjour aux parents.
Me voila donc postant nos inscriptions en cette mi-avril, à raison de 15 Euros par tête. S'inscrire très tôt est la seule manière d'avoir une bonne place sur la ligne départ d'une
épreuve qui attire toujours beaucoup de monde, fait encore vérifié cette année puisque l'effectif des 2500 places était atteint mi août.
Quelques retardataires se réveillant au dernier moment (comme d'hab...) ont bien essayés d'obtenir le précieux sésame, mais c'était bel et bien cuit pour cette année.
Dommage pour moi, mais quelques temps plus tard, une nouvelle épreuve SFR -Le 100 du Lac- vit le jour pour venir remplacer la défunte salagou; Une course de 100km à Vassivière qui se déroulait le même jour que la Gamelle Trophy. Mais nous étions déjà inscrits. Pas grave; Papy, JéJé et Olivier partaient en éclaireurs sur cette nouvelle épreuve, nous permettant ainsi d'avoir des avis éclairés pour constituer notre programme l'an prochain. [ Et apparemment, ça valait vraiment le coup d'y être; Et Hop, sur mon calendrier 2004]
Pour Mary, inscrite sur la course de 40km, cette épreuve devint son "objectif de l'année". La Bikette ayant déjà obtenue une belle 3ème place en catégorie Dame lors de l'édition 2001 de la Gamelle, figurant
ainsi aux cotés de Laurence LEBOUCHER, renouveler ou améliorer cet exploit lui tenait à coeur.
Que cela soit au niveau de son entraînement physique, de sa nourriture ou du matériel, tout fut mit en oeuvre pour que l'objectif devienne réalité.
Mary ayant un caractère bien trempé... la mécanique de son vélo devait marcher pile-poil aux petits oignons... d'où multiples
réglages et entretien effectués par son Pédalator, mécano en chef du logis. Autant dire que quand quelque chose cliquetait ou qu'une vitesse ne passait pas bien comme il faut, il valait mieux bien vite rectifier le tir... mais quand on aime...
Les différentes sorties de l'année permirent de peaufiner au fur et à mesure les différents réglages de la monture de La Bikette, changeant
hauteur et inclinaison de la potence un jour, recul et hauteur de selle ensuite, testant la pression de l'amortos, variant les réglages de la fourche, roulant avec une pression plus basse des pneus pour lui redonner confiance dans les passages techniques.
La bête s'affûta, perdant au fur et à mesure quatre kilos superflus accumulés durant l'hiver.
Longchamp nous en vînmes
à fréquenter dés le début juin, roulant ainsi au moins une fois par semaine sur ce circuit très fréquenté des routiers, afin de travailler vélocité et rapidité sur un terrain au relief peu prononcé (mais monter son faux-plat à 40km seul face au vent, ça fait les cuisses...).
Tout comme le Pédalator, trois autres Bikets se sont inscrits à la course 55km; ce sont Lolo, Yann et Emmanuel.
Mais aussi bon nombre de connaissances des clubs franciliens, ce qui ajoute un peu de piquant en générant une compétition dans la course...
Vendredi 19 septembre:
Sortant du boulot à12h30, je file chez Manu à Versailles prendre deux rayons de Crossmax (pour remplacer ceux qui ont morflés dimanche dernier dans les cailloux du Roc'h des Monts d'Arrée) et récupérer un circlips de remplacement pour mon XO.
Séance mécanique, nettoyage de mon spad, puis préparation des sacs l'après-midi.
Je charge la voiture pendant que Mary revient de son nouveau boulot. On file prendre l'autoroute A11 à Ablis, direction Le Mans dans la Sarthe, retrouver les parents.
Repas puis direct au dodo, fatigués du voyage et de la semaine.
Samedi 20 septembre:
Beau temps sur la Sarthe, ciel bleu et soleil.
Mary et moi partons vers Sillé en mission reconnaissance. J'ai imprimé le parcours de la course et pris ma carte IGN de la forêt de Sillé.
Je file de suite du coté de Rochebrune, le spot le plus technique à mon avis sur l'ensemble du parcours. Depuis un surplomb rocheux donnant une très belle vue sur la forêt, commence ici une descente assez technique par un sentier présentant 4 virages en épingles sur un sol terre/poussière d'où ressort par endroits quantité de racines et quelques cailloux.
Halte au passage du ruisseau, pour rechercher entre les cailloux les différentes possibilité de passage.
On file maintenant à l'étang de Jouteau, où l'an dernier le parcours empruntait une descente ayant causée quelques chutes.
On longe l'étang. Le parcours oblique à gauche pour plonger dans un trou dont le fond conserve encore un peu d'eau. Remontée illico. Je tente de passer plateau intermédiaire, mais je coince ayant emmené trop gros. Bon à savoir, demain je passerais de suite le petit plateau.
On suit le parcours sur une petite boucle, puis retour à la voiture, direction le Mans.
Séance Compex pour Mary.Après-midi shopping dans les magasins du Mans. Ca, c'était une idée de Mary; pas franchement good pour les guibolles la veille d'une course de piétiner, marcher, rester debout durant 2 heures. On l'a payé le lendemain; impossible d'accélérer en bosse.
Dîner gratin de pâtes, puis au lit de bonne heure.
Dimanche 28 septembre
Réveillés peu après 8h.
Le ciel est un peu gris plombé, quelques zone de bleu à l'horizon donnant espoir. Les toits conservent encore quelques traces d'humidité, il a du pleuvoir durant la nuit.
Déjeuner copieux et sérieux.
Séance Compex pour Mary.
On referme les sacs, je charge la voiture puis nous quittons les parents, direction Sillé.Contournement de Sillé, arrivée du coté qui va bien pour éviter d'avoir à se garer trop loin du départ (faut préserver les guibolles de la championne tout de même), parking V.I.P.
On retire nos plaques de cadre, puis je passe sur le stand Carbu'Form récupérer ma commande de boisson énergétique Pinacolada. J'en profite pour prendre une boîte d'un kilo de leur nouveau produit aux Maltodextrines, un équivalent du Malto, mais plus efficace.
On retourne à la voiture nous préparer, puis à 11h20 nous partons rouler pour une bonne heure d'échauffement; en faisant quelques Aller-retour sur la route forestière menant à Rochebrune.
L'heure du départ approche, dernier passage à la voiture pour enlever les couches superflues et boire un peu.Dernier Zoubi, je laisse Mary -son départ 40km étant prévu 10 minutes après le mien- puis je rejoint la ligne de départ.
Comme chaque année je me retrouve en première ligne à coté des cadors. Une bonne chose quant on connaît la rapidité du départ, la vague de poussière qui s'ensuit et l'étranglement à l'entrée du premier chemin.
Je laisse les 'pointures' s'agglutiner le nez sur la banderole (incroyable le nombre de gus au centimètre carré; t'as l'impression qu'il n'y a plus de place devant, et hop il en vient toujours un qui se glisse entre deux coureurs), préférant me poser tranquillement en deuxième rang.
Lolo est quelques mètres derrière. Ce sera la seule fois où je le verrais.Le speaker fait son speech, la presse immortalise le départ pour les journaux du lendemain, même la TV est là avec France 3.
Je discute un peu avec Ludo, qui profite encore de quelques instants de répit avant le lâcher des fauves.Une minute avant départ.
Quinze secondes.
J'attends encore 5s puis déclenche mon POLAR, clips ma pédale.
Dernier décompte...5...4...ceux de devant bouge un peu, prêts à bondir...3...et ça part avant même d'entendre la suite !Comme d'hab, départ ultra rapide, nuage de poussière, ça me passe à gauche et à droite, limite de frotter,
cardio déjà coincé à 175 pulses.
Freinage 50m plus loin, on entre dans le bois.
Un mur de poussière cache par moment le relief du sol, j'aime pas trop sachant qu'il comporte des racines et souches qui n'attendent que la première occasion pour stopper notre progression, mais le troupeau s'étale assez rapidement sous le rythme rapide.
Un écart va se creuser rapidement entre les premiers qui caracolent en tête et une bonne partie de nos poursuivants qui sont ralentis par des participants moins techniques qui bloquent au moindre passage technique.
Je vais ainsi rouler un bon moment avec les mêmes coureurs, chacun passant devant l'autre au gré de son point fort.Que dire du parcours de la Gamelle ? Toujours aussi beau, mais toujours aussi physique. Je la termine toujours bien rincé, mais cette année je crois que c'était la pire pour moi. Faut dire que le shopping d'hier après-midi, plus la fatigue des 110km effectués dimanche dernier n'ont pas améliorés les choses, me retrouvant tout le temps sur le petit plateau dans des bosses où je passe d'habitude sur l'intermédiaire.
Une succession de montées, dont certaines bien pentues, d'autres plus casse-pattes lorsqu'il s'agit de monter sur un petit sentier au sol de terre souple, quelques passages de ruisseaux, des descentes rapides, d'autres plus techniques où cailloux et racines vous secouent allègrement, des parties très roulantes et bien sûr une multitude de sentiers, de singletracks de rêve que l'on prend plaisir à dévaler à fond, en prenant appui sur les bords des plus creusés, sautant par dessus racines et cailloux, se rattrapant in extremis au détour d'un virage plus serré. Tout cela dans la verdure d'une végétation encore bien verte pour un début d'automne, conséquence de la canicule de cet été.
Presque exclusivement tracé en forêt par Ludo et Alain, le parcours faisait cette année un petit passage dans la campagne, pour mieux remonter longuement dans le bois.La ligne passée, une portion de plat permettait de récupérer un peu et de doubler quelques concurrents moins rapides.
Ah, une belle descente en slalomant entre les troncs de pins assez rapprochés (on l'avait monté il y a quelques années), virage gauche et on retrouve une allée descendante, puis remontant jusqu'à la route forestière menant de Sillé-Plage à RocheBrune. On la traverse, remonte un peu en face, puis à gauche pour suivre une succession de beaux chemins et d'allées nous emmenant sur le secteur de Rochebrune.
C'est marrant, mais au fur et à mesure de ma progression je 'déroule' dans ma tête le parcours extrait du site de Ludo, me situant ainsi dans cette forêt que je connaît un peu.Je ne m'arrête pas au ravito qui suit, mon sac-à-flotte étant encore bien remplit, d'ailleurs il me pèse un peu trop sur le dos qui commence à se ressentir de toutes les trépidations liées au terrain, même avec un Tout-Mou.
Vers les 40 bornes, je commence à être bien cuit, j'avale un tube de sucres rapides pour me réveiller puis roule plus calmement en attendant que 'ça revienne'.
Je me surprend à penser alors 'c'est la dernière fois que je fait la Gamelle en course', ou espérant une crevaison pour avoir une excuse permettant de récupérer dans un arrêt, mais point de cela, le Tubeless est trop fiable et le Pédalator doit continuer à appuyer sur les pédales, espérant ardemment voir l'arrivée se rapprocher au plus vite.
Je ne rattraperais même pas Mary cette année, trop forte la Bikette.
Par contre je passe le tandem des Koyotes, dont j'entend Pascal, dit ElPrez, lancer un 'Tiens, c'est Jean-Marc', mais je suis tellement canné à ce moment que je ne peux m^me pas leurs glisser un bonjour au passage et les chambrer un peu. Je ne m'en rendrais compte que plus loin. Vraiment HS le Pédalator.Vers les derniers kilomètres on se retrouve côtoyant des participants qui avance tranquillement, allure rando, buttant pour certains sur les racines, ralentissant à la moindre descente un peu pentue, s'arrêtant carrément au milieu du chemin pour d'autres. Ce sont des randonneurs qui se sont inscrits en course 40km, les inscriptions en rando étant complètes assez tôt. C'est un peu gênant par moment, on perd alors un peu de temps en attendant qu'ils libèrent le passage (et beaucoup le font bien gentiment en s'écartant). Dommage pour eux et pour nous.
La fin approche, nous revoici sur la portion de parcours déjà empruntée à la fin de notre premier passage. J'ai un peu récupéré, arrivant à maintenir un bon rythme, reprenant même quelques concurrents qui m'avaient distancés rapidement.
Les spectateurs nous encouragent dans le dernier raidillon, puis vient la zone de petites bosses tout en virages. Pas moyen de doubler, faut attendre que ceux de devant passent.
Dernier tournicoti. Je passe mon prédécesseur dans la ligne droite précédant la ligne d'arrivée. Oufffffffff! Enfin !!!!!!!!!!!! Mort le Pédalator.
Je me repose quelques secondes. J'aperçoit Mary, déjà arrivée, déjà changée. Tout sourire, elle se précipite en me faisant un grand signe 2. Cooool, elle fait 2ème féminine.
Je suis mort, les cuisses dures. Je reprends mes esprits, lui laisse mon spad pendant que je file au ravito d'arrivée avaler coup sur coup plusieurs quartiers d'orange et autres grignoterie.Mes esprits un peu retrouvés, je file me changer car il commence à faire frisquet et nous ressemblons à des mineurs sortant de la mine.
La Bikette sur le podium: 2ème féminine !Un peu triste la remise des prix.
Dommage aussi pour les filles; elles reçoivent un lot, mais pas de coupe (pas grave Mary aime pas ça) et pas de bouquet de fleurs.Un grand merci aux 70 bénévoles du club de Ludo, dont certains ont pris une semaine de vacances pour se consacrer à l'organisation, qui ont fait en sorte que cette nouvelle édition de la Gamelle Trophy soit aussi réussie. L'équipe organisatrice est maintenant bien rodée et cela se sent:
* des panneaux installés aux bords des routes traversées, 100m avant le passage des vététistes,
* des panneaux indiquant l'accès aux ravitos pour les non-participants,
* un balisage efficace et respectueux de la nature (flèches de plâtre au sol, pas d'agrafes dans les arbres; seulement des flèches maintenues aux arbres par une ficelle = ça demande du boulot en pause)
* Gestions des inscriptions et des résultats rapides et efficaces.
* Parc matériel important et adapté.
Merci aussi à l'ONF qui nous ouvre la forêt de Sillé, alors que seulement les chemins balisés sont autorisés aux VTT en temps normal (sinon, c'est 150 Euros de prune...). Et pour en avoir fait plusieurs parcours ave Mary, je peux vous dire que les tracés de la Gamelle sont bine plus intéressants au niveau technique et physique.
S'il y a toujours dans la masse quelques grincheux pour critiquer, qu'il viennent donc donner un coup de main à une organisation. On en reparlera ensuite.Il est maintenant temps de rentrer chez nous.
Retour vers le Mans, pour y prendre l'autoroute A11 qui nous ramènera rapidement vers la région parisienne. Petite Halte dans une aire d'autoroute pour calmer notre faim et satisfaire une irrésistible envie de salé. Sandwich crudités/Thon, puis Magnum double chocolat.
Inévitable bouchon du dimanche soir avant Rambouillet, évité comme d'hab en passant par les petites routes.
Sacs vidés, petit grignotage, p'ti coup de télé puis gros dodo.
Super enfin mon lit !!!!!!!!Bon, l'année prochaine à la même époque je ferait Les 100 du Lac.
Pédalator 01/10/2003
Profil du parcours 55km course

+1235m
| CICLOMaster CM414 Alti M |
POLAR S710 Pédalator |
|
| Départ : | 12h58 | 12h58 |
| Temps roulé : | 3h03 | 3h01 |
| Temps total (incluant arrêts ravitos...): | 3h03 | 3h03 |
| Moyenne: | 17,8km/h | 18,1km/h |
| Vitesse max.: | 48,7km/h | 48,8km/h |
| Distance (2030mm): | 54,70km | 54,9km |
| Dénivelée positif : | +1168m | +1235m |
| Dénivelée négatif : | -1169m | - |
| Température Min/Moy/Max: | 15/17/24°C | 18/20/29°C (au poignet) |
| FC Moy/Max: | - | 175/193 |
| Période échantillons: | 20 sec. | 5 sec. |
| Fichiers échantillons : | 28092003.tur | 03092801.hrm |
| Distance/dénivelé annoncés : | 55km +1260m | |
Pneus :
AV = SCHWALBE Jimmy UST, 2.10", gonflé à 1.8 bars.
AR
= MICHELIN Comp-S UST, 1.95", gonflé à 1.8 bars.
Suspensions :
Fourche FOX TALAS RL : 54 Psi, 120mm
débattement.
Biellette DEVINCI: 85mm débattement.
Amortisseur FOX
Float RL : 56 Psi.
![]() Pédalator |
![]() Mary 'La Bikette' |
![]() Emmanuel |
![]() Lolo... à pied... |
Dernière mise à jour : jeudi 02 octobre 2003 08:21