La plque de cadre de Pédalator       Raid SFR Cassis

14/03/2004 - Cassis (13)

XC 60km

 
Carnet de route, par Pédalator

Le profil du parcours 60km

Les classements : 60km  et   35km

Les données de Pédalator

                                                  ça vaut franchement le déplacement !

Cailloux, Crevaison, Crampe, Caillera

 

J'avait envie pour ce début de saison vététesque 2004 de renouer avec les souvenirs de soleil, cailloux et poussière du Sud,
que j'avait encore à l'esprit suite à mes deux précédentes participations (2001 et 2002) au Raid SFR se déroulant à Cassis.

Le 12 janvier 2004, j'ai donc effectué mon inscription en ligne sur le site de Sport-Up (22€ + 2€ de frais C.B.)
en espérant ainsi être placé en première vague pour éviter les engorgements du départ.

Comme l'aventure intéressait aussi Mary , une fois sa décision prise au vu de son emploi du temps,
j'ai expédié le 17 janvier son bulletin d'inscription chez KMS, en profitant au passage des 3€ de réduction d'un bulletin paru dans VTT Mag.

Nous avons ensuite entamé la recherche d'un hébergement proche de Cassis,
en évitant la formule hôtel trop onéreuse vu que nous souhaitions arriver le vendredi pour repartir le lundi.
Marmotte (Fred) ayant déjà testé et apprécié la formule mobil-home au camping de CEYRESTE, lors du Raid SFR  Cassis de l'an dernier,
j'ai appelé la-bas puis réservé un mobil-home de 4 personnes (49€ vendredi + 99€ samedi+dimanche)
pour Mary & moi et l'équipage Tandem Waou / Marmotte (Mathieu/Fred).
Fred en réserva ensuite un second pour héberger un morceau de la tribu des Frapparisiens.

William, puis Franck, puis Manolo vinrent ensuite s'ajouter à liste des Biker's inscrit au Raid 60km.
Puis ce fut le tour de Loïc & Armelle de nous apprendre leur participation au Raid,
nos deux tourteaux profitant par la suite d'une semaine de vacances à Taverne dans la région.

Il ne restait plus qu'à peaufiner notre entraînement et accumuler du kilomètre
avant d'arriver sur une course particulièrement physique pour un début de saison.

Avant:

Dernière semaine avant Cassis.
Jeudi j'appel KMS pour avoir des infos sur notre position sur la ligne de départ, vu que nous n'avons pas encore reçu les confirmations d'inscriptions.
J'apprends ainsi que celles-ci ont été postées le mardi 09/03 (mais avec un timbre Tarif ECO... Bilan; nous avons trouvé nos lettres au retour de Cassis...comme les autres fois où on est allé faire ce Raid... ils feraient mieux de mettre en ligne la liste des pré inscrits !!!).
J'ai le numéro 375 et partirait en 2ème vague tandis que Mary a le numéro 153 et partira... en 1ère vague. Pas cool, je me suis inscrit une semaine avant !!!
En fait, les vagues ont 300 coureurs. Les 160 premières places étaient réservées aux licenciés FFC des TEAM, plus 40 places pour les filles. Il restait donc 100 places qui furent toutes attribuées avant la fin janvier. Et comme Sport-Up a envoyé chez KMS le fichier des inscrits par Internet qu'en fin Janvier, j'était marron pour espérer être mis en 1ère vague.
Pas grave, mais à savoir pour les prochaines fois : Raids SFR avec classement effectué par KMS = inscription par courrier.

Trois jours avant l'épreuve, pour bien préparer cette épreuve physique nos menus se voient composés des traditionnels sucres lents,  complétés par un apport supplémentaire en hydrates de carbone apportés par les maltodextrines contenus dans une solution de MALTO et CARBU'PUR .

Jeudi, séance préparation de sacs, nettoyage du VTT, montage de gros pneus costauds et mieux adaptés aux cailloux saillants de la région.

Vendredi 12 mars

Mary termine de se préparer, pendant que je descend et commence à charger le break avec le barda d'une escapade de 3 jours. Pas cool, il pleuviote.
Nous quittons Plaisir à 8h45, direction l'autoroute A6 pour filer vers le pays du soleil.
Notre départ coïncidant avec celui des franciliens rejoignant leur lieu de travail, nous mettrons une bonne heure pour rallier le début de l'autoroute A6.
Trajet effectué en partie sous une pluie intermittente, d'où vitesse réduite à 110km/ pour éviter les "photos".
Au kilomètre 246, soit 2h50 plus tard, nous passons à la sortie Avallon où nous sortirons dimanche prochain (pour aller faire la course du Morvandiau à Autun).
Les épisodes pluvieux diminuent au fur et à mesure que nous avançons, permettant de rouler à 130km/h et de jouer les escargots comme la majorité des autres automobilistes.
Seuls les étrangers roulent encore au dessus des limites de vitesse.
On passe le péage de LYON, il ne pleut plus.
Péage de Vienne, puis au kilomètre 552 sortie à Chanas (Intermarché avec  tarifs hors-autoroute) pour abreuver la Pédalatoromobile qui a déjà bue ses 37,27 litres de gasoil.
On passe ensuite près de Montélimar, terres de La Nougatlopett et de L'ex Sésame VTT, dont les monts disparaissent sous la grisaille pluvieuse.
Une pause pique-nique et trois péages sudistes plus loin, nous quittons l'autoroute pour nous diriger vers La Ciotat, puis les petites routes menant à Ceyreste
où nous parvenons enfin au camping à 17h30, après un voyage de 858km effectué en 8h50 (soit 1h20 de plus qu'avant les radars). Autant dire qu'avec toutes ces heures de voitures on ne risque pas de descendre aussi souvent  dans l'extrême sud de la France. Et pour la version voyage en train, j'aurais du mal à me limiter à un seul sac...

Notre mobil-jome, le N°36
Notre mobil home, le N°36
Ciel couvert, du vent frais.

Accueil sympa des gérants du camping qui nous mène à notre mobil-home.
C'est pas bien grand, mais assez bien étudié niveau rangements.
Par contre, je ne me verrais pas vivre la-dedans durant plusieurs semaines.
Contrairement aux locations, il n'y a pas de couverture et l'on doit lâcher 3 € pour en louer deux.
Pourquoi deux ? Ben fait pas chaud le soir entre ces fines cloisons; on les a bien supportés ces deux couvertures.

Les deux mobil-homes
Le coin cuisine du Mobil-home
Le coin cuisine
de notre Mobil-home

On s'installe.

J'appel Mathieu qui est en route avec Les Frappadingues Rodge, Xavier et Totof ; j'apprends que Marmotte ne viendra pas. Mince.
En soirée, Mathieu rappel et m'indique qu'ils n'arriveront finalement pas ce soir  au vu du trajet qu'ils leurs restent a faire.
Ils vont coucher dans le coin, chez les parents d'un de ses compères de voyage.

Vers 21h, le Montpelliérain Jéjé m'appel pour indiquer son départ et demander des précisions sur le lieu du camping.
23h passé, alors que je commence à m'endormir sous les draps, Jéjé rappel ; Lui et Rodolph cherchent notre mobil-home dans le noir et à la frontale.
Mary descend les accueillir et les guider dans le second mobil-home réservé par Fred.
Bon, on peut s'endormir maintenant.
Chose faite sans problème, étant donné la fatigue accumulée par le long trajet en voiture.

Samedi 13 mars

La lumière du jour nous réveil; ciel à moitié dégagé, mais belle journée en perspective.
Il fait tout de même assez frais, surtout le vent, pour que j'enfile une tenue hivernale; collant long et maillot manches longues.
Petit déjeuner pris tranquillement.

Arrivée de Mathieu et des Frappadingues
8h45: Arrivée de Mathieu 
et des Frappadingues
Peu avant 9h, l'équipage Mathieu et les Frappadingues Rodge, Xavier et Totof  arrivent au camping.
Ils s'installent, puis certains partirons rejoindre Bruno 83 (du Forum VV), le local du coin, qui va leur faire prendre un chemin côtier descendant
dans le style parcours Transvésubienne, où nos amis passeront plus de temps à marcher qu'à rouler...
Pour Bruno 83, le parcours du Raid SFR n'est pas technique. A voir la manière dont une bonne partie des concurrents passaient -à pied ou au ralenti-
dimanche les quelques points un peu plus chauds du tracé, ça l'était bien assez...

De notre coté, nous chargeons les vélos dans la voiture et emmenons Mathieu vers l'aire de départ du Raid SFR, située juste au dessus de Cassis.

 

C'est cool d'avoir Mathieu dans la voiture, nous pouvons ainsi ranger la voiture derrière le camion HUTCHINSON, en évitant ainsi de la laisser hors de vue. Un ch'ti bonjour à Fred du camion HUTCHINSON.
Mary et moi filons retirer notre paquetage d'inscription, il y a alors très peu de monde.
On récupère une plaque de cadre, un dossard, un bracelet équipé d'une puce électronique RFID pour le chronométrage effectué par KMS, des colliers Rilsans et des épingles à nourrice.
Je dépose deux piles de nos bulletins du Neauphle'Tour 78 sur les tables d'inscription, puis je passe au stand SFR récupérer un sac contenant de la pub, un journal La Provence ou figure un article sur le Raid, un vieux VTT Mag (que j'ai déjà) et le Tee-Shirt de cette année: simple et pas mal, en bleu foncé (et à notre taille pour une fois). Celui-la n'ira pas à la poubelle.
Autre vue sur le "salon"
Mathieu en mode promo de ses pneumatiques (ici le nouveau Python)
Mathieu en promo
de ses pneumatiques
Avec VTT Mag
(ici le nouveau Python)
On fait ensuite un tour parmi les stands des différents exposants. Certains vendent du matos, mais niveau tarifs il faut tout de même connaître les prix avant d'acheter, car j'y ai vu un Racing Ralph UST de SCHWALBE vendu à 52 Euros, alors que j'en ai trouvé un cette semaine chez Vélo 9 (déjà pas donné niveau prix) à 48,90 Euros. !
Mary se débrouille bien en négociant deux paires de cales TIME pour le prix d'une seule.

Je regarde un moment notre ami Mathieu exposer au journaliste de VTT Mag les nouveautés HUTCHINSON en matière de pneumatiques UST, l'une dont on a déjà vu depuis un moment circuler sur le Net des proto, l'autre encore inconnue  mais qui m'intéresse particulièrement pour sa polyvalence. Botus et mouche cousue.

Je passe ensuite juste à coté sur le stand Doc HeadShok, faire un coucou à Dom qui officie déjà pour remettre en état les fourches CANNONDALE des participants (et certaines en ont bien besoin...).
Dominique s'occupe aussi des inscriptions par Internet en travaillant pour Active Europe, société dont j'utilise les services pour les inscriptions en ligne de notre Neauphle'Tour78. En plus ça coûte moins cher aux pratiquants que Sport-Up.

L'ami Dom, alias "Doc HeadShok" sur son stand
Dom, alias Doc HeadShok

Vue du "salon", l'espace MAVIC Je passe ensuite sur le stand MAVIC discuter avec leur commercial sur les problèmes d'usure très rapide de la roue libre que j'ai rencontré en utilisant leurs CrossMax UST équipé du moyeu FTS-L (celui avec la bague en résine remplaçant le roulement du moyeux FTS des Crossmax UST 2001).
Visiblement, ils n'ont pas eu encore assez de retour d'utilisateurs mécontents pour avoir la volonté de vendre leurs futures roues avec un moyeu amélioré corrigeant ce problème récurrent.
Une de leur argument serait de faire un entretien régulier de la roue libre, mais quand on sait qu'une majorité de vététistes ne sait pas faire et/ou ne fait celui-ci...
Dommage pour eux, je suis passé aux roues XTR, et je connais plusieurs personnes qui font comme moi.

On se prépare pour aller roulotter un peu sur le parcours, je sors les vélos et l'on s'en va.
En attendant Mathieu et un de ses collègues, Mary passe un coup de file à Francky des Koyotes pour prendre de leurs nouvelles; Ils viennent d'arriver à onze par le train avec les Maissois. Ils doivent rallier en VTT,  avec leurs sacs, leur hôtel qui d'après Francky devait se trouver à Cassis. En fait, c'est à Gémenos qu'ils sont, soit à  17km de la gare...
Finalement, après plusieurs allées-venues effectuées par la famille locale d'un des leurs, ils s'en tireront bien.
Pourtant on leur avait proposé notre camping et sa formule mobil-home, plus proche et moins chère à plusieurs (24,75 Euros par personne le week-end).

Bon, finalement nous sommes partis rouler , en suivant au début une piste montant pas mal (trop chaud dans ma tenue hiver sous le soleil, même en roulant cool ) puis en prenant le parcours du 35km à l'envers, avec Mathieu et son collègue (qui roulait pas mal du tout, dans le genre Free-Rider).
Nous avons ainsi pu constater que le terrain était sec de chez sec, avec toujours autant de cailloux et de beaux singles étroits.

Pendant que Mathieu et son collègue réparait une crevaison lente (Spider UST HUTCHINSON) à coup de bombe, Mary papotait avec un pépé du coin qui cherchait des asperges sauvages.

J'ai reconnu un bon paquet d'endroits où nous étions passé sur le final du Raid il y a deux ans et d'autres empruntés par la rando 100km que j'avait effectuée la même année.

Après, ça va descendre dans les cailloux
Belles bosses, descentes bien caillouteuses, nous avons fait demi-tour dans un single se montant en portage car on commençait à brûler trop d'énergie alors que nous voulions seulement roulotter et tourner les jambes.

En arrivant au détour d'un virage, nous avons rencontré des bénévoles qui montaient le dernier ravito destiné aux randonnées de l'après-midi. Radis et choux-fleur émergeaient des bacs de la camionnette.
Ils nous demandent si l'on veut bien aller poser la pancarte annonçant le ravito.
Mathieu la récupère et nous poursuivons notre périple. Pose de pancarte.
On repart, encore de bien beaux singles avalés à bonne allure, la végétation nous piquant les mains au passage.

 

Miam...
Mathieu poseur de pancarte

Dernier sentier avant l'arrivée
Dernier sentier avant l'arrivée
Nous sommes de retour sur l'aire de départ, où la foule commence à arriver.
On range les spads, puis Mary et moi repartons vers le camping avaler un plat de nouilles.

L'après-midi je comptais m'allonger les guibolles, mais celle-ci a passée bien top vite.
Profitant d'un tuyau d'eau situé au pied du mobil-home, nous avons lavé la voiture qui portait encore sa gangue hivernale de crasse au sel.
Toute brillante la Pédalatoromobile, comme neuve !

Ensuite, j'ai monté un gros pneu XL-S UST sur la proue du spad de Mary, à l'arrière elle voulait garder le COMP-S 1.95".
Puis nous avons tenté d'améliorer le comportement de sa fourche MARATHON afin de l'adapter au terrain cassant de la région. Pas aisé.

Ce samedi après-midi avait lieu les randonnées: galère pour les randonneurs car des petits malins ont modifiés le balisage...

Ce samedi soir, sympathique pasta-party  dans notre mobil-home avec Mathieu, les Montpelliérains, ainsi que Loïc et Armelle qui sont venus spécialement de Taverne, où ils louent un gîte pour la semaine. Ceux qui ont fait de la descente sont un peu calme...
Les Frappés pendant ce temps-la mangeaient une riquiqui plâtrée de nouilles dans un resto enfumé.
Couchés pas très tôt, 23h passé. Pas sérieux, demain y'a course.
Réveil programmé pour 8h.

 Dimanche 14 mars

Notre départ est prévu à 11h, ce qui n'oblige pas à se lever aux aurores pour une fois. Cool.
Le ciel est gris-clair-voilé, il fait 14°C et pas de vent. Température idéale, j'enfile pour la première fois de la saison un cuissard court et un maillot manches courtes.
Petit-déjeuner, on charge ensuite la voiture avec nos spads, Mathieu monte derrière et nous partons vers Cassis.

Arrivés sur les lieux, plein de voitures sur les deux cotés de la route montant au site de départ, attroupement de vététistes spectateurs devant l'entrée du site qui est fermé, vu qu'à 9h doit avoir lieu le départ de la première vague du Raid 35km.
Nous apercevons William qui se  fraye un passage. Inscrit sur le 60km, il a finalement réussi a changer son inscription pour ne faire que le Raid 35km. Tafiole !

On remonte la route sur 1km avant de trouver une place pour se garer.
On s'équipe, puis Mary et moi partons nous échauffer pendant que Mathieu va rejoindre son collègue Fred au camion HUTCHINSON.

Il est temps de rejoindre l'aire de départ, Mary partant à 11h en première vague.

Je file au stand HUTCHINSON refaire la pression de mes pneus, puis roulage vers les grilles de départ où les coureurs de la première vague sont déjà parqués.
Visiblement il y a des petits problèmes d'organisation car le départ prévu à 11h sera décalé de 15 minutes.

On entre en grille. Je suis en seconde vague, devant la rubalise, à coté de Loïc.
Concentration. Raz du compteur et du POLAR.

11h28, le départ est donné. Loïc est déjà  devant, je vais faire le départ plus tranquillement mais sans traîner pour éviter un éventuel bouchon.
On sort du champ, passant dans  le tunnel, puis piste en faux-plat descendant.
Large virage serré, cool gaffe au gravier,  on récupère du bitume et plein gaz jusqu'à ce que l'on revienne après 1,2km de roulage au pied de la longue côte goudronnée que je reconnaît pour l'avoir empruntée au départ des  éditions précédentes du Raid. On se calme, pas la peine de partir vite, ça monte un moment et après ça montera encore mais sur une piste un peu caillouteuse.
Manolo me passe, je ne le reverrais qu'à l'arrivée.
La route monte durant 1,7km, en montant tranquillement je rattrape déjà plusieurs concurrents ayant fait un départ trop rapide.
Fin de la route, on remonte maintenant la piste sur 1,6km, avec des passages plus roulants, d'autres où les cailloux incrustés dans le sol secouent montures et pilotes.
Je plaint ceux qui roulent en long...
Petite remontée sur chemin de terre, on débouche à découvert pour suivre des chemins au sol parsemé de cailloux, style ballast de chemin de ferrer. Vive le Tout-Mou.
On fait ainsi un bon kilomètre permettant de récupérer un peu de la montée, petite descente bien caillouteuse mais rapide, puis on débouche sur une petite route que l'on remonte avec un léger vent de face. J'accélère un peu pour me cacher derrière deux concurrents roulant en file, puis je les passe un peu plus loin lorsque je reconnais l'endroit où nous allons entrer dans un long singletrack qui peut causer des bouchons.
Le sol de ce single comporte plein de gros cailloux saillant enfichés dans le sol, ça tabasse bien et il faut garder un minimum de vitesse pour bien passer sans risquer de buter. C'est cool, j'ai personne devant moi sur toute la portion la plus caillouteuse, je reviens sur un concurrent dans la portion descendante sur sol terreux.

On commence maintenant à remonter, en suivant de beaux sentiers de terre dure bien roulants, entourés de végétation, avec des successions de petites montée-descente.
Je passe avec prudence le virage où je m'étais vautré. Plus loin, j'aperçois Pascal B. des Koyotes, à coté de son vélo, laissant passer la meute. Je lui lance un "déjà ?", sachant qu'il est parti avant moi en première vague. Il me retourne un "je regarde le paysage ". Je rétorque "T'as raison" , puis file.
Je remonte peu à peu des concurrents partis trop vite, mes jambes vont bien et les muscles commencent à être chauds.
On passe à coté d'un 4x4 des pompiers, coincé sur le chemin et venu ici on ne sait comment.
Petite montée caillouteuse, un bout de piste descendante, puis c'est sur un beau single étroit que nous dévalons maintenant entre des buisson d'épineux. Quelques gros cailloux, d'autres plus pointus à éviter, ça défile. Cool, j'ai personne devant pour me ralentir. J'apprécie les 120mm de ma fourche TALAS, ainsi que le freinage à disque qui me fatigue moins au niveau des mains, en permettant un freinage plus doux et progressif. Le pied, la banane d'une oreille à l'autre.

Un flanc de MICHELIN XL-S UST percé !
Un flanc percé !
La descente en single se poursuit, je tente d'éviter un cailloux acéré mais ma roue arrière rebondit et PAF - PCHHHHHHHH - Flop-Flop-Flop.
M... C'est la crevaison au kilomètre 16,6.
Mince, j'était bien parti et je commençais à remonter. Pas cool .
Bon, je m'arrête, dégage rapidement le sentier étroit  en trouvant un recoin entre les arbustes d'épineux (Ouuch !), puis je procède à l'inspection du malade.
Le flan de mon pneu arrière XL-S UST est bien percé. Je procède, sans me presser à la réparation. Enlever la valve, sortir une chambre latex verte, mettre en place tout ça dans le pneu après en avoir inspecté avec soin l'intérieur, remplacer le pneu en faisant attention de bien positionner sa tringle pour éviter qu'il reclipse mal.
Gonflage avec une cartouche de CO2; un peu juste les 16g quelle contient pour un pneu en 2.10".  Je doit avoir un peu plus d'un bar dans le pneu. Bon ça ira, j'ai pas envie de sortir la pompe et ça sera plus confortable sur les cailloux. Va falloir piloter 'fin' maintenant.
Pendant les 10 minutes 25 perdues dans l'opération, j'ai vu défiler un bon paquet de concurrents, donc Francky des Koyotes qui m'a lancé un "ça va ?" en passant.
Je remonte en selle puis repart, me faisant "léger" sur les passages plus caillouteux

Je termine  la descente, un peu de roulage tranquille pour réchauffer les muscles refroidis par l'arrêt imprévu.
Alternance de sentiers étroits mais roulants, de pistes plus roulante. Petite montée au sol creusé et incrusté de cailloux, que je reconnais.
On est ainsi remonté, sortie du couvert de la végétation, descente rapide sur piste.
Normalement dans le coin on avait le portage du Docteur Machin, mais cette année nous l'éviterons. Pas plus mal, il n'apportait pas d'intérêt à monter.
Par contre j'ai l'impression que le parcours est plus roulant cette année qu'il y a deux ans (confirmé par la suite, avec 600 de dénivelé en moins).

Mes muscles se sont réchauffés, je commence à envoyer un peu plus pour refaire mon retard de la crevaison.
Après une descente caillouteuse et rapide, sur le chemin montant qui suit, je passe l'ami Francky des Koyotes, en train de réparer une crevaison. Koyote: 1, Biker's: 1.
Au détour d'un virage d'une large piste, j'aperçoit les gars de VTT Mag qui s'arrêtent, pause photo-repos pour eux.

Je passe devant le 1er ravito, sans arrêt, j'ai du temps à rattraper.
Je rattrape, puis double Jean-Alex des Koyotes qui chevauche son nouveau GIANT NRS carbone Tout-Mou. Je pense alors qu'il va accrocher ma roue, mais non, il semble la jouer en rando.

Le ciel est voilé, on évite ainsi le soleil et la chaleur. Par contre je me suis rendu compte que je ne buvait pas assez du fait de cette température peu élevée, ce que j'ai payé au dernier quart du parcours par une belle crampe.

Je remonte plusieurs concurrents au fil des montées successives, roulant rapidement mais sans trop forcer afin d'en garder pour un final que je sais physique.
On remonte une piste plus roulante où j'aperçoit le maillot de ma Bikette, qui semble rouler tranquillement. Au kilomètre 30 je la rattrape (au bout de 1h56). Tout semble aller, je reste quelques secondes rouler à coté d'elle,  puis je m'éclipse.
Alexis m'a passé à ce moment, il partait en 3ème vague derrière moi. Il appuie sur les pédales.

Je termine la montée, puis c'est une belle descente de 3km sur sentier, puis single légèrement caillouteux. Génial, le paysage défile, la banane entre les deux oreilles. Trop bon cette fourche de 120mm, je me permet des trucs que je n'aurais pas fait avec ma SID 80mm. J'ai fondu sur quelques concurrents ne semblant pas trop apprécier la caillasse, dépassés ceux-ci et repris ma chevauchée.
Au cours du Raid, je n'ai pas souvenir avoir été dépassé en descente, en dehors du Tandem des champions de France qui m'a passé comme un bolide sur un passage bien caillouteux, soulevant derrière eux un nuage de poussière et de cailloux. Impressionnant.

Bon , après la descente généralement ça remonte, et là je reconnais LA montée du Raid. Nous allons remonter durant 4,5km, une longue bosse régulière sur une large piste dont le sol caillouteux n'a pas une adhérence génial au début, because nombreux petits cailloux. Au fur et à mesure des virages, je remonte plusieurs concurrents qui ont l'air d'en ch.. un max, en plus il fait chaud maintenant.
Je commence à avoir mal au bas du dos, ce qui m'arrive  plus souvent maintenant dans les longues montées. Quelques alertes de début de crampe surviennent, mais sans plus. J'aspire de la flotte régulièrement pour éviter les crampes.
Vers la fin de la bosse, la piste est plus roulante et moins caillouteuse, je dépasse Franck qui "gère les crampes". Il a encore du partir trop fort.

Descente, récupération, un peu d'air frais.
Je zappe le second ravito, espérant ainsi récupérer encore du temps de ma crevaison. Je suis parti avec 2 litres de boisson et les poches bourrées de tubes et barres pour m'éviter trop d'arrêts.

On se paye une montée dont les 2/3 se termine par un poussage dans la grosse caillasse, car il est difficile d'y rouler. J'aurais bien essayé de la faire sur le VTT, mais je sens une crampe se pointer dans ma cuisse droite, donc calmos, la marche ça décontracte un peu.

De beaux sentiers, des singles bien caillouteux, des descentes techniques avec passages plus pentus et quelques petites marches, mais rien de bien méchant car durant ce Raid j'aurais tout passé sur le vélo en descente, en dehors d'une marche dont 3 vététistes peu expérimentés descendaient à pied.
Des descentes sur des dalles de pierres (heureusement que le terrain est sec), d'autres sur de la terre poussiéreuse, des nids de cailloux, quelques racines, le parcours est exigeant et sollicite bien les organismes pour un début de saison. J'ai pas trop forcé et bien gérer ma course, et donc pas de fatigue et toute ma lucidité dans les passages un peu plus chauds.
Je me suis fait plaisir, c'est tout ce qui m'importe.

On passe le très long single descendant comportant pas mal de cailloux -style ballast- dans le bas. Personne devant moi sur les 3/4 de la descente, ça défile et j'apprécie les 120mm de débattement. Ici encore, la banane d'une oreille à l'autre . J'arrive rapidement derrière deux concurrents en semi-rigide et devrait patienter derrière eux pour la fin de la descente. Mais pourquoi ils freinent ?

On remonte sur un chemin avec des dalles de pierres, puis au sol en terre, découvrant une belle vue sur notre droite sur la falaise et le vide...
Dans cette grimpette, on rattrape pas mal de monde, j'y ai doublé Stéphane de Vélo 9.

Dans une montée plus raide la crampe survient. J'essaye quelques exercices d'assouplissement, change de position souvent , mouline pour ne pas top solliciter le muscle, absorbe un max de liquide. Je vais être obligé de m'arrêter par la suite à trois reprises, ma jambe droite ne voulant plus plier. On me repasse, je les repasse ensuite. Tout le monde est cuit.

Moins de montée, ça va un peu mieux, je vide mon Camelbak.
Des chemins plus roulant et plus plat, je récupère.

On débouche sur la route, descente très rapide sur la plaque, virage à droite, on remonte doucement.
On passe sous l'autoroute, puis à gauche on remonte un chemin qui nous amène au dernier ravito, au kilomètre 51,5. Celui-là je m'y arrête une minute , le temps de vider une bouteille d'eau dans mon CamelBak qui est vide. Je grignote 2 trois trucs, puis repart.

Durant 1,4km on remonte très doucement sur une large piste roulante au sol de terre dure. La moyenne remonte, mais je ne force pas top de crainte de réveiller ma crampe qui semble moins se manifester . Je bois beaucoup pour essayer de réduire celle-ci.

Sur les sept derniers kilomètres, je me sens mieux et j'avoine dans les singles serpentant entre les buissons de végétation aux branches piquantes.
Un long single en descente sur terre  avec quelques bons gros cailloux. Le pied, ça défile, je dépasse trois concurrents qui se traînent grave.
On passe la descente caillouteuse, traverse la route, remonte le coup de cul en face, que je passe seul sur le vélo, les autres à pied, ce qui me permet d'entrer seul dans le single qui suit et d'avoiner sans être bouchonné. Un moment j'ai entendu un coureur s'accrocher à ma roue, mais au fur et à mesure des descentes caillouteuses et enfilades de singles le bruit a disparu.
Ma crampe s'est fait oublier, je roule de mieux en mieux et avoine avec plaisir dans le single.
On longe une grosse canalisation.
Le final est plus tranquille qu'il y a deux ans, en particulier on a évité la bonne montée qui comportait 2 ou 3 marches causées par des racines, ainsi qu'un single entre les arbustes et dont le sol creusé avait des gros cailloux plats, mais que le parcours 35km devait emprunter. Trop facile ce final.
Voila, j'entends la sono indiquant mon retour à la civilisation, dernier chemin, la pelouse, j'ai encore assez de force pour envoyer debout et passe la ligne d'arrivée après 4h06 de chevauchée où j'ai pris pas mal de plaisir, c'était le but.
Manolo et Loïc sont déjà là. Je récupère un peu, puis remonte vite à la voiture me changer pour éviter de choper la crève.

Mon spad rangé, son pilote changé et restauré, j'allait redescendre la voiture plus bas quand j'aperçoit ma Bikette en train de remonter la route. Elle semble en forme, juste le devant du tibia écorché à cause d'un gus qui l'a accroché et qui lui est tombé dessus.
On rapproche la voiture du départ. Mary fait la garde de nos VTT dans la voiture pendant que je vais lui chercher à manger et ramener la veste de Loïc. 
Son Armelle arrivera par la suite, le casque fêlé car elle s'est pris une méchante gamelle, mais rien de grave, même pas une écorchure. 
Par contre elle a été bien sonnée sur le coup.

La médaille de Mary pour sa 3ème place en Féminine Master 1
La Médaille de Mary
3ème Féminine Master 1
Loïc me dit avoir entendu le nom de Mary pour la remise des prix. Je monte sur le podium et récupère sa médaille et ses lots, car ma Bikette se classe 3ème féminine de sa catégorie Master 1. Super.

Mathieu a récupéré son sac, on retourne à la voiture, puis on met le cap sur le camping.
Le retour va se faire très calme car Mary se tape sa migraine poste-effort et la petite route tout en virage n'améliore pas la situation. 
Mathieu est pas très frais aussi à l'arrière.

Le collègue de Mathieu, Fred du camion HUTCHINSON, s'est fait tirer dans la nuit de samedi ses deux VTT qui étaient dans le camion. 
La 'caillera' locale aurait percée la serrure à la chignole. L'organisation avait des vigiles ?

De retour au camping, enfin une bonne douche chaude.
Boire pour se réhydrater.
Mathieu rentre vers Montargis avec ses collègues, il arrivera vers 3h30 dans la nuit.
Nous, on termine la soirée dans le mobil-home des Frappés, autour d'une pasta-party bien sympa en devisant des exploits de la journée.
Il est temps de regagner nos lits respectifs, les paupières se font lourdes.

Lundi  15 mars

Le ciel est bleu, le soleil brille.
Les Frappadingues sont partis tôt.
On range tranquillement le mobil-home, puis vers 10h30 nous quittons le camping.
Retour prudent, encore des radars mobiles, d'autres fixes (juste aux entrées et sorties du tunnel de Fourvière à Lyon).
On reste coincé au moins  10 minutes sur l'A6. Un camion s'est couché sur la voie et la circulation est coupée le temps de nettoyer les voies.
La cabine est en miette. Encore un chauffeur qui s'et endormi au volant.

On arrive sur Plaisir à 19h45.
Décharge voiture, manger, les sacs à peine vidés, dormir, fatigués.

Voila, ainsi se termine un beau week-end. Il aura juste manqué le soleil.

J'ai trouvé le parcours ce Raid SFR 2004 plus roulant et moins dure qu'il y a deux ans, sentiment aussi partagé par Mary. Moins de bosses raides, moins de portage, plus de pistes roulantes, moins de dénivelé, mais toujours autant de cailloux.
Bon, on l'a fait trois fois déjà, cela risque  d'être la dernière, histoire d'aller voir ailleurs (et moins loin) ce qui se passe.

  Pédalator  19/03/2004


Profil du parcours 60km

Profil du parcours 60km


Les données de Pédalator

  CICLOMaster
CM436 M
POLAR S710
Pédalator
Départ : 11h29 11h28
Temps roulé : 3h52 3h46
Temps total (incluant arrêts ravitos...): 4h06 4h07
Moyenne: 15,3km/h 15,6km/h
Vitesse max.: 51,4km/h 54,1km/h
Distance (2030mm): 59,61km 58,8km
Dénivelée positif  : +1703m +1785m
Dénivelée négatif  : -1704m -
Température Min/Moy/Max: 14/16/21°C 20/24/30°C
(au poignet)
FC Moy/Max: - 163/188
Période échantillons: 20 sec. 5 sec.
Fichiers échantillons : 14032004.tur 04031401.hrm
Distance/dénivelé annoncés : 60km

  Pneus :
     AV = MICHELIN Front-S UST,   2.10", gonflé à 1.8 bars
     AR = MICHELIN XL-S UST,       2.10", gonflé à 1.9 bars   -> 1 crevaison sur le flanc (Réparée en 10'25")

  Suspensions :
     Fourche FOX TALAS RL :    54 Psi, 120mm débattement.
     Biellette DEVINCI:                  85mm débattement.
     Amortisseur DT SSD210L : 4,6 bars.

  Poids du VTT : 11,7kg


Le Budget du Week End

  Payé TOTAL Sous-totaux
Péages ALLER: 26,50€+2,30€+16,30€+3€+1€ 49,10 € 184,68 €
Péages RETOUR:  26,50€+19,60€+3€+1€ 50,10 €
Gasoil ALLER: 61,27 litres 49 €
Gasoil RETOUR: 46 litres à 0,793 36,48 €
Hébergement 3 nuits/4pers.: 49€ + 99€ 148 €  
TOTAL   332,68 €  

La boule TRAJET:

(78) Plaisir     -> (13) Ceyreste = 858km en 8h50
(13) Ceyreste 
-> (78) Plaisir     = 855km

Puce Péages

  km A/R Euros DESCRIPTION
Péage - A 26,50 SAPRR 412km : Fleury-en-Biere -> Villefranche-Limas
Péage 552 A 2,30 ASF 49km : Vienne -> Chanas
Péage 776 A 16,30 ASF 235km : Chanas -> Lancon
Péage - A 3  
Péage 848 A 1  
Péage 8 R 1  
Péage 45 R 3  
Péage 319 R 19,60 Lancon -> Vienne
Péage 768 R 26,50 Villefranche-Limas -> Fleury-en-Biere
       99,20  ( 650,71F )

Puce Carburant

  km A/R Euros DESCRIPTION Conso
Gasoil 552 A 30 INTERMARCHE Chanas : 37,27L 7,14L au 100km
Gasoil 858 A 19 INTERMARCHE La Ciotat : 24L
Gasoil 849 R 36,48 AUCHAN Plaisir : 46L à 0,793€ 5,42L au 100km
      85,48  ( 560,71F )  

LES PHOTOS DU RAID : http://www.photo-paradis.com/


Franck


Franck


Franck


Manuel

Manuel

Manuel

Manuel

Mathieu

William

William

William

Pédalator

Pédalator

Pédalator

Pédalator

Mary

Mary

Mary

Mary

Dernière mise à jour : mercredi 02 juin 2004 19:37

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