La plaque de cadre de Pédalator    La Nougatlopett

06/06/2004 - Montélimar (26)

Saint James Vélo Club

   La Nougatlopett
Rando 105km

Déçu


Cela fait maintenant plusieurs années que nous revenons régulièrement dans la Drôme et plus particulièrement à Montélimar
pour participer aux courses et randonnées longue distance organisées par nos amis du Saint James Vélo Club.
Après avoir bien transpiré lors des dernières courses de la -défunte- Sésame VTT (199920002001),
c'est sur leur randonnée La Nougatlopett, (20022003) que nous aurons certainement pris le plus de plaisir 
à découvrir les beaux single-tracks d'une région que nous apprécions particulièrement
en raison de son climat, de ses terrains techniques, de sa poussière et de ses cailloux.

Cette année, le parcours allait faire un tour en Ardèche,
promettant moult single-tracks et un parcours 105km bien difficile avec 2200mètres de dénivelé positif.
Un menu alléchant pour un Pédalator pour lequel cette épreuve 
représente La rando annuelle en terrain technique, sous le soleil du Sud.


Me voilà donc préparant le VTT pour qu'il puisse affronter la caillasse sans trépasser,
remplaçant le jeu de plaquettes arrières bien entamées par la dernière sortie boueuse,
confiant aux mains expertes de Faby ma monture pour qu'il effectue l'entretien annuelle de ma fourche TALAS.

Le pilote se prépara aussi avec soins pour affronter les difficultés annoncées,
absorbant les 3 jours précédents sa dose de CARBU'PUR pour stocker des hydrates de carbones,
composant ses menus à base de nouilles pour constituer un bon stock de sucres lents.

Mary en mission d'Intérim ne pouvant prendre sa journée de lundi,
c'est seulement accompagné de Yann que j'allait faire ce déplacement.

Samedi 5 juin

Chargement de la voiture, derniers bisous à Mary, je quitte l'immeuble à 8h35.
Je passe prendre Yann chez lui, puis nous prenons la direction du Sud.
Il fait presque beau sur la région parisienne.

Traversée du Morvan sous une chape grise sombre, plafond de nuage orageux très bas, petit crachin par moment. 
Cette région Mérite bien son qualificatif de pot de chambre de la France  (en fait, il y a plusieurs pots de chambre en France...).

Le ciel se dégage et vire au bleu au fur et à mesure de notre progression vers le Sud. La température grimpe aussi. Chouette.
Un fort vent balaye la plaine du Rhône et fait courber les Cyprès bordant l'autoroute.

Entre Macon et Lyon, on s'arrête à 12h38 sur l'aire d'autoroute de Drace  près de Belleville-sur-Saône (69) pour réveiller nos estomacs dans un resto AUTOGRILL. 
Serveuse ayant un sourire de pierre tombale, buffet des desserts réduit à sa plus simple expression, chaleur du plat comprise entre tiède et chaud, bref établissement à éviter la prochaine fois. [GPS : N46 08.484 E4 46.049]

Kilomètre 466, on passe le péage de Lyon à 13h34.
Après Lyon, bouchon d'une demi-heure causée par la fermeture de l'A47 allant/venant de St-Etienne.

Kilomètre 651, on passe le péage de Montélimar-Sud à 15h27; nous arrivons en terre connue.

Nous faisons halte au siège du club organisateur, situé à coté d'un bar du Faubourg St James.
Nous y récupérons la plaque de cadre; les grosses plaques jaunes des années précédentes ont laissé la place cette année à un simple carton plastifié de 100x145, imprimé en noir. Un peu tristounet.
Je ramasse quelque nougats pour Mary.

Un petit tour à la boulangerie pour acheter du pain. 
Tiens, si on se prenait des gâteaux pour le dîner de ce soir ? 
Je les trouve bien petits... On repart avec une tarte aux abricots...

Nous repartons en direction de Portes-en-Valdaine, à 15km de Montélimar, où se trouve notre gîte du week-end.
Joli petit village aux couleurs provençales, ruelles étroites où un camion ne pourrait se faufiler.
Vers 16h30, nous arrivons au gîte où Mme PASTOR nous accueille.
L'endroit est calme, situé en dehors de tout axe de circulation, on sera comme des rois.
Sur un jardin commun avec piscine, entouré d'arbres aux essences variées, trois gîtes contigus. Le nôtre dispose de 4 places, le gîte central dispose d'un étage avec 3 lits une place, plus 2 lits dans le séjour du RDC. Le dernier gîte, occupé par une famille anglaise, est similaire au nôtre, sauf qu'il dispose d'une douche en lieu et place de la baignoire.

Le séjour : salle-à manger/cuisine
Le séjour : salle à manger
et cuisine
La chambre ; lit 2 places
La chambre : lit 2 places
Le séjour : coin nuit avec 2 lits
Le séjour : coin nuit avec 2 lits 
Séjour donnant sur l'extérieur et la piscine
Séjour donnant sur l'extérieur et la piscine
La piscine !
La piscine !
Les trois gîtes
Les trois gîtes
Les 3 gîtes
Les trois gîtes

On s'installe. Je tente une approche de la piscine ; Brrr ! J'arrête ma progression aux genoux. C'est le début de saison, la piscine vient d'être remplie et le soleil n'a pas encore réchauffé tout le volume d'eau. Cela n'empêchera pas les deux enfant anglais de plonger dedans.

Pendant que Yann bronze au soleil, je pars roulotter pour vérifier ma fourche, roder les plaquettes arrières et découvrir un peu les alentours. A peine un kilomètre pour parvenir au premier chemin, montant et bien caillouteux dans un bois. Non loin de là, on peut apercevoir de petits monts laissant augurer de bonnes grimpettes. Il y a des marques d'un balisage de sentier de randonnée pédestre.
Retour au gîte.

Le soir, Yann -désigné maître cuistot du week end- prépare le poulet au curry et tagliatelles; deux assiettes chacun, histoire de faire un dernier stock de sucre lents.
Un quart de tarte aux abricots chacun...

Le vent s'est calmé.

Au dodo rapidement, demain il faudra se lever tôt. 

 

 Dimanche 6 juin

Levés à 6h30, petit-déjeuner copieux, douche, chargement de la voiture, puis nous partons vers Montélimar.
On arrive au parking situé sur les bords du Roubion un peu à la bourre, dix minutes pour se préparer, heureusement le départ sera retardé un peu par un participant sans tête ayant oublié son Camelbak.
 J'active le GPS pour qu'il se localise. C'est la première épreuve VTT que je ferais avec cet engin qui va me permettre d'enregistrer tout le tracé.
Même pas le temps de dire bonjour à Bernard, on se positionne dans l'aire de départ avec les autres participants des parcours 75 et 105km. Bonjour à Nico et Christophe, les locaux. Pas vu d'autres connaissances.

8h passé; le départ des parcours 105km et 75km est donné. Il semble que des participants inscrits au 45km profitent aussi de ce départ, alors qu'ils auraient du décoller à 9h.
Départ speedy pour les premiers. Ils doivent se gourer, c'est pas La Sésame.

On longe Le Roubion jusqu'à Pracomtal, on oblique au sud pour passer sur le pont, vent de face, petite descente de butte la roue dérapant dans les petits galets et la poussière grise.
Traversée de passerelle, la tribu de vététistes vire à gauche, je suis. On fait 400m, puis plus de balisage. 
Demi-tour, on fait 400m en arrière et je découvre sur un arbre un paquet de flèches de direction; ceux qui menaient nous ont emmenés sur le tracé 'RETOUR', au lieu de suivre le trajet 'ALLER'. Donc rien ne sert de courir nez dans le guidon...
On remonte un paquet de vététiste.

On longe les bords du canal, toujours vent de face, jusqu'au port de Gournier où l'on traverse le canal par le pont. On arrive ainsi sur une île coincée entre le Rhône et le canal de dérivation. Je roule bonne allure, mais sans forcer, Yann est un peu plus loin derrière.
Petite route, larges chemins bien roulant et plat longeant le Roubion entre champs et rangées d'arbres. 
Apercevant Nico roulant à l'arrière d'un petit groupe à quelques centaines de mètres devant moi, j'embraye pour essayer de revenir sur eux, sans toutefois trop forcer.
Cela dure un temps, puis je trouve que leur allure est un peu trop rapide à mon goût pour débuter un 100km qui est annoncé difficile, donc je lève le pied et attend Yann qui roulait plus cool. Il n'a pas les jambes aujourd'hui.
On a droit à 50m de flaques de boue liquide, créées par un arrosage récent des cultures. Ils ont du le faire exprès pour qu'on salisse nos vélos. Un comble dans un pays de poussière.
Petite route puis l'on revient sur l'axe principale longeant la base de loisirs de Montmeillan.
On descend à gauche, petite descente de butte, passage sous le pont pour une courte séance de dalle rocheuse, puis on remonte sur le pont via un court escalier, donc mini portage.

On traverse le pont sur lequel est inscrit en grand le nom du département magique dans lequel nous entrons ; Ardèche.
Un peu de route, encore du chemin large et roulant, on passe sous un pont en remontant le lit asséché d'une rivière, beaucoup de gros galets qui secouent hommes et machines, puis on revient sur la berge.
Chemin herbeux en bordure de champ nous amenant face au Château de Joviac, (belle petite tour d'angle), dont nous longeons les murs pour suivre ensuite un chemin herbeux en bordure de champ, puis nous entrons enfin dans le premier massif forestier, La Montagnole.

Nous avons ainsi roulé sur du plat bien  roulant durant les 16,4 premiers kilomètres. C'est un peu beaucoup, mais on se dit que ça permet d'étirer le peloton et de s'échauffer tranquillement avant d'attaquer les difficultés, c'est aussi le prix à payer pour aller découvrir l'Ardèche.
Toutefois, je préfère le départ vers l'Est de Montélimar, en suivant les bords du Roubion non canalisés, car on y roule sur des singles passant au travers de  la végétation, ce qui atténue l'impression de plat roulant que l'on a cette année.

Première grimpette en suivant un single-track en creux rendu un peu technique par quelques racines et cailloux fuyants. Je passe ça sans souci sur le vélo, Yann se fait avoir en me suivant  de trop près et c'est la punition du pied à terre. Devant ça pousse le vélo.
On sort de la verdure pour suivre une petite route sur plus de 2km qui monte bien -sous le soleil- par quelques virages vers le village de La Sablière, mais sans s'en approcher puisque nous obliquons à droite pour monter dans un massif forestier. La route devient large piste, que nous quitterons rapidement (sauf Yann qui traîne un peu pour une fois; il n'a pas sa niaque habituelle) au profit d'un beau single-track alternant passage montant par coups sur sol mêlant cailloux et racines, courte descente avec virage au ras des arbres, sympa et ludique.
On quitte le single pour revenir sur la piste, où après 1h17 de pédalage, nous arrivons au ravitaillement central situé à Blanchon en bordure d'allée de la Forêt Domaniale de Berg
C'est notre premier passage à celui-ci. J'ai alors 24,30km  au compteur, pour 19km/h de moyenne.
Les tables comportent les victuailles sucrées classiques, plus du saucisson, des tranches de melon bien mûr, de pastèque. Bonne idée, ça apporte de l'eau en cette chaude journée (pour l'instant ça va; il fait 20°C).
Pour un ravito qui devra supporter 3 passages, on trouve un peu juste les quantités; j'espère qu'il sera bien réapprovisionné au fur et à mesure.
Papotage avec Thomas, un ex. Koyote parisien expatrié dans le Sud-Est. Il a levé le pied niveau vélo, après avoir roulé longtemps à un très bon niveau en compétition.
On grignote quelques trucs, on s'hydrate puis on repart 1h30' plus tard.

Nous partons maintenant sur la boucle spécifique et commune aux parcours 75km et 105km. Les participants du 45km s'en retournent déjà, j'espère qu'il auront mieux à se mettre sous la dent pour le retour.

On remonte une large piste sur 500m et l'on arrive à une fourche où un bénévole du SJVC nous indique la direction à prendre, donc on oblique à droite et l'on commence à grimper. En face de moi, le chemin grimpe de plus en plus fort, sol bien caillouteux, j'aperçoit en haut un couple de touristes qui poussent leur vélo. Mais nous ne suivrons pas cette voie (c'est la voie retour de la boucle 105km), le balisage nous envoyant à gauche pour suivre un sentier où l'on roule sur l'herbe à peine couchée, passant au pied d'une maison en ruines ou deux papy nous encouragent au passage. Le sentier fait un arc de cercle, très belle vue sur le Ravin de Chavalas, on se dirige vers Larenc.
On grimpe encore jusqu'à une ligne de crête. Parvenus au sommet où est perchée une ruine, un instant de pause pour profiter d'une très belle vue panoramique sur la région.
On repart, en suivant un petit sentier qui se met à descendre, sol poussiéreux et caillouteux, ça tabasse un peu, quelques virages en lacets en épingles serrées (j'ai toujours pas la technique pour passer ceux qui sont trop aigus; demi-tour manuel). Yann traîne en arrière, il n'a pas la forme aujourd'hui, d'habitude il gaz mieux que ça en descente.
Fin de descente plus rapide, le chemin s'élargit, je passe devant une maison où je réveil en passant un chien qui se met à courir dans ma direction. Pas de barrières, j'accélère et ne traîne pas ici, songeant à Yann qui me suite et qui risque d'être attendu...
Pas de problème pour lui.
On débouche sur une petite route qui descend durant 300m vers Aubignas, petit village que nous traversons, pour descendre en faux plat en suivant durant 2,5km la route D363 jusqu'à Pignatelle. On doit encore emprunter sur un kilomètre la Nationale 112, où les voitures passent un peu trop rapidement à mon goût. Toute une partie de route pas franchement intéressante et sécurisante.
On quitte enfin la nationale pour suivre 250m de petite route menant à Luyas, où l'on retrouve enfin un chemin.
On va se taper alors une bonne grimpée, assez régulière menant vers Vacheyres.
On suivra un chemin ombragé au sol un peu tourmenté, un amalgame de feuilles et de cailloux, où il s'avère pénible de rouler trop lentement. D'ailleurs j'y bute sur une pierre et manque de m'étaler.

Parvenus au sommet, une bonne suée rafraîchie par un vent bienvenu, on suit un instant un sentier plus plat qui rentre sous l'ombrage des  arbres vers Fontbonne

Pédalator
Pédalator
Tiens un photographe ; c'est Christophe qui m'apostrophe : " T'as vu Nico ? ". 
Moi : " Ben non, je croyais qu'il était devant ! ". 
Christophe : "Ah ben il a du se gourer alors."

Nous suivons une trace imperceptible de sentier serpentant entre les arbres, qui nous amène au sommet d'une belle descente qui s'effectue dans un monotrace étroit, assez pentu, légèrement  en dévers et rendu piègeux par quelques marches, pierres ou racines qui sont parfois cachées par les buissons de buis. Superbe endroit, très sauvage, Ramon nous a gâté cette année.

En bas, petit bouchon créé par un individu sans casque (au fou dans ce pays de cailloux !) moins aguerri au tracé technique.
Nous arrivons dans un creux du relief, où coule un filet d'eau; petite source dans le coin.
On doit remonter le talus, en portage sur 10m, entre de hautes herbes.

Nous suivrons des chemins en sous-bois passant au Devois de Joviac
puis nous remontons un chemin dont le sol est composé de grosses pierres visiblement agencées par la main de l'homme (il avait bu: elles sont bien disjointes et ça secoue), visiblement une ancienne voie romaine.

Portage sur 5m, pour tout le monde
Portage sur 5m, 
pour tout le monde

C'est tellement caillouteux que je me demande si je n'ai pas laissé mes suspensions avant et arrière bloquées. Je vérifie; ben non, c'est au plus mou. C'est un débattement de VTT Enduro qu'il faudrait ici et j'aurais du monter des pneus un peu plus gros, par exemple mes XL-S/Front-S en 2.1", pour récupérer un peu plus de confort.
Yann s'est fait la même réflexion au niveau des suspensions, pourtant il était chaussé plus gros avec ses Spiders (Bof; il a terminé les deux pneus à plat).

Nous arrivons au sommet du Montagut, où commence las descente, ludique, technique, cailloux, racines, cailloux, sol poussiéreux, entre buis et petits chênes.
Les disques chauffes, les mains aussi, rien que du plaisir et du pilotage. Là encore, je distance Yann. C'est pas son jour.
Nous arrivons à découvert, vers Estagnol, dans un coin superbe où pas grand monde doit s'aventurer, le sentier s'approche du vide, sa trace se rétrécit par endroit, petit dévers où mieux vaut à pied, on remonte sur le VTT pour quelques dizaines  de mètres, puis 25m de descente trop pentue, sol trop dérapant (poussière grise, cailloux, marches) pour songer passer sur le vélo, donc à pied.

On débouche sur une route  bitumée nous amenant au Pont Neuf. On remonte durant 300m la N102, où un ravitaillement point d'eau a été mis en place en supplément.
Bonne idée, on boit un godet et on recharge le Camelbak.
Deux participants rentrent par la route : pneus déchirés.

On suit un instant une piste qui nous ramène au pied du massif forestier.

11h06 Pendant plus de deux kilomètres nous allons grimper. 

En empruntant un super single-track étroit et rendu très technique par le fait qu'il soit souvent en dévers, traversé de racines, au sol parsemé de cailloux où la roue peu buter à chaque instant, avec quelques troncs de buis à sauter, bref un beau passage particulièrement physique où il fallait savoir jouer de l'enroulé-freiné. Le cardio s'est bien emballé.
J'ai adoré, passant tout ça sur le VTT.

Le single s'aplatit, se calme, débouche sur un Y où le balisage indique de repartir sur la droite en remontant.
J'attend Yann à cet endroit, en sortant l'appareil photo.

Trois minutes passent, personne en vue.

11h06
ça remonte
11h08: Yann en sortie du single
Yann en sortie du single
Un vététiste arrive, je me prépare à prendre la photo ; c'est pas Yann, 
mais un autre participant, suivi un peu après d'un autre. 
Moi : "Z"auriez pas vu un gars avec un maillot comme moi ? "
Lui : " Si, mais il semblait avoir un problème de chaîne". 
Mince, c'est pas le moment.

Toujours pas de Yann. 

Finalement, au bout de 5 minutes 40 je vois arriver mon Yann tranquillement, 
qui me lance un " T'as bien failli m'attendre longtemps !". 
Pas dans le rythme, pas les jambes, il a galéré dans ce passage en faisant une bonne partie à pied.
Il songe déjà ne pas faire le 105km et se contenter du 75km. Tafiole !

Nous repartons.
Le sentier monte encore, moins dur, sauf un petit passage en virage + coup de cul en dévers et sol instable sur 2m, passé à pied, puis le sentier devient plat et serpente entre les sapins. Un peu de repos.
On remonte encore, arrivant sur une piste déjà empruntée à l'aller, que l'on quitte un instant pour reprendre le single ludique, qui revient ensuite sur la piste.
Je m'arrête pour nettoyer mes lunettes, un peu de sueur brouillant ma vue, et j'attend Yann.
Deux minutes plus tard, Yann arrive cool. 
On repart sur la piste qui nous mène au ravito.

Après 3h29, nous revenons pour la seconde fois au ravito central. J'ai alors 51,15km au compteur, pour 14,2km/h de moyenne.
Yann à pris sa décision, il ne se sent pas assez en forme pour s'embarquer dans la boucle spécifique du 105km et va se contenter du parcours 75km. 
Tafiole ! 
Petit joueur !
Je jette un sort à quelques tranches de melon bien mûr, grignote quelques trucs, avale un godet d'eau, puis je laisse Yann en prenant la direction de la boucle supplémentaire du parcours 105km.

Avant  de continuer, il faut savoir que sur cette partie du parcours le balisage nous a donné du fil à retordre à plusieurs reprises; il était en majorité effectué avec des flèches et tâches de peintures orange fluo apposées sur les pierres, complété par quelques trop rares bandes de rubalise rouge/blanche.
Ces marques étaient trop souvent difficiles à distinguer avant le changement de direction; il manquait alors des panneaux où de la rubalise bien visible dans certains embranchements où l'on arrive plus rapidement. Pour corser le tout, certains marquages étaient délavé (effectués quelques jours avant ?) et l'on se demandait trop souvent si l'on ne suivait pas un ancien balisage.
Heureusement qu'à certains changements de direction brusques, des croix avaient été tracées sur les voies à ne pas emprunter (même à deux reprises un peu plus loin) ce qui m'a évité trois fois de me fourvoyer, pourtant  je n'ai jamais roulé bien vite; je n'ose imaginer ce que cela aurait donné en course.
Parfois, sans marques visibles à des croisements, il fallait savoir prendre la bonne initiative. 

Le parcours de la boucle spécifique au 105km commence par suivre à nouveau sur un kilomètre la même piste empruntée à l'aller, par la boucle commune aux parcours 75 et 105km, en suivant le GR42. J'aime pas trop repasser plusieurs fois au même endroit, en plus on n'est jamais sûr d'être sur le bon chemin,  le doute subsistant sur l'éventualité de repartir sur une portion de parcours déjà empruntée auparavant.
Mais j'arrive à l'embranchement ou je reconnais Ramon, le traceur des parcours VTT du club organisateur, qui m'indique cette fois la direction de la piste du bas. C'est bon, je suis sur la bonne voie.

Je roule maintenant sur un chemin qui descend assez rapidement, avec quelques virages où je ralentis car poussière et gros graviers instables y attendent les pilotes un peu trop généreux. Beau paysage sur la vallée de Montélimar.
Oups, freinage en semi-urgence. Une croix en travers du chemin me rappel à l'ordre; J'ai failli rater la bifurcation à droite. 
Là encore, il manquait dans cette descente assez rapide une grosse indication visuelle, un panneau indiquant le brusque changement de direction vers la droite.
Un peu dur de repérer les seules taches oranges de balisage au sol lorsque l'on descend vite.

11h44' Le parcours descend maintenant par un chemin à peine marqué, dans les hautes herbes, puis ça grimpe un peu pour parvenir sur un promontoire offrant une belle vue sur le paysage, la vallée du Rhône et de Montélimar.

De là, un beau petit sentier en descente, bien caillouteux, va plonger durant un kilomètre vers le Ravin de Maspertus.

11h44'
11h49 Un beau single-track étroit se met à descendre de plus en plus, quelques virages en épingles très serrés, certains passent sur le vélo en braquant à mort ou en dérapage, pour d'autres c'est demi-tour à la main.
La pente s'accentue, superbes passages bien techniques où j'ai le ventre sur la selle (c'est pas pour Mary) , le pneu dérapant au freinage sans trouver de grip sur le sol mêlant poussière et cailloux. 
Si la suite est du même tonneau, ça va être bien Top. 
Je pense alors à Yann qui loupe le meilleur du parcours.

Fin de la descente, le single débouche sur un chemin bien caillouteux qui remonte.
Une bonne grimpette de 700m, sous le soleil, sol caillouteux où la roue arrière à parfois des rebonds pénibles.
Le balisage nous fait quitter le chemin par la droite, pour descendre par un beau sentier pentu, étroit et caillouteux, 
puis ça va en s'élargissant pour rouler un court instant en fond de vallée, petit ruisseau et passage à pied par dessus grosses pierres, ça remonte en face par un beau sentier. 

Trois montées-descentes sur beau sentier, quelques fois techniques, en faisant le tour du Mont Rond
puis voila qu'en bas d'une descente sur un single je débouche à un carrefour. 
Pas de balisage en face, ni à droite, ni à gauche. 
Ah, si, complètement sur ma gauche, mais pas dans l'axe de vision normale de ma progression, quatre flèches de couleurs différentes... comme nous avons eu à l'aller...
dont une pour le 75km...et rien pour le 105km...ça sent pas bon pour moi, il ne devrait y avoir que des marquages du 105km; y'a gourance dans l'air...M*@#!
Un vététiste passe, cool, pas le genre d'un gars faisant le 75 ou le 105km. Visiblement, je suis retombé sur le retour de tous les parcours.
Que faire ? J'ai bien suivi les marques de balisage, je ne vois pas où je me suis trompé. A quelle distance suis-je de mon erreur ? Et en plus il faudrait que je remonte, mais jusqu'où ?
L'organisation ne nous ayant pas donné la carte du parcours, ne connaissant pas ce coin région, je ne sais pas vraiment où rejoindre le parcours du 105km. Un comble pour moi qui est le GPS sur le dos !
Très déçu d'avoir raté la meilleure portion du parcours -celle pour laquelle j'ai fait 650 bornes de voitures-  c'est la mort dans l'âme que je prend donc le chemin du retour.
En prenant du recul, j'aurais du remonter et rechercher l'endroit où j'avait dévié de la boucle du 105km, mais sur le coup, ayant du trop souvent décrypter et chercher le balisage sur les kilomètres qui ont précédés, je pense que je n'avait pas envie de galérer encore à chercher mon chemin.

12h17: Le Vieux Pont et le Château de Rochemaure
Le Vieux Pont
le Château de Rochemaure

Me voilà donc sur le chemin du retour (en ruminant mon erreur de parcours) qui sera  plat et roulant durant les 11,4 derniers kilomètres (soit presque 28km de plat sur les 70km de mon parcours). 
En suivant pour commencer une petite route près de La Blache,  puis la D86 nous amenant au pont retraversant le Rhône et atterrissant sur l'île de la Conférence.
A ce moment, le balisage retour s'est fait très discret -trop, il y avait du débalisage dans l'air- je me suis donc retrouvé avec un autre gus en train de remonter involontairement et à l'envers le parcours du circuit de 28km par une piste, puis revenir complètement en arrière en longeant les berges du Rhône, repassant sous le pont de la D86, poursuivant jusqu'au Vieux pont, puis remontant sur la digue menant au barrage de Rochemaure. Là, plus de marque. J'essaye le sentier dans les herbes le long de la digue, le sentier remonte plus loin sur la digue et je vois un panneau 'visite du barrage 1km'. Merci, pas pour moi. Demi-tour, je refait le trajet inverse sur la digue, retrouve plus loin des traces de balisage qui me ramène sur le droit chemin pour traverser le pont sur le canal de dérivation. Suit une longue partie plate et roulante de 2,5km en longeant le canal. 

Je termine le parcours avec un autre prétendant au 105km, qui s'est aussi gouré à plusieurs reprises. Comme quoi, le balisage laissait à désirer cette année.
On a alors appuyé un peu sur les pédales, luttant contre le vent, passant notre dépit dans l'effort et activant la progression pour en terminer.
Pensant repartir sur le début du parcours, on préfère ne pas traverser le pont à Pracomtal, ce qui fait que nous arrivons à 12h47 du même coté du Roubion que nous avions pris à l'aller, donc à l'envers du retour officiel, évitant ainsi le passage du gué du Roubion, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Même pas fatigué, pas mal au jambes, un comble.

La partie plate et roulante représentait 43% de la distance totale du parcours cette année. A méditer...

Un sac de nougat en cadeau
A l'arrivée, un sac
 de nougats en cadeau
A l'arrivée, nous recevons un sac de nougats en cadeau. Je vais le ramener à Mary. 

J'ai seulement 70,68km au compteur, le plus court des parcours que j'aurais fait dans cette région. Et c'est la première fois que je me trompe, depuis le temps que je pratique le VTT, soit plus de dix ans.
J'aperçoit Yann qui s'apprêtait à retourner à la voiture. Surpris de me voir arriver aussi tôt. 
Lui qui a finalement fait le parcours 75km, n'a que 65km au compteur. Dix bornes en moins ça fait tout de même pas mal comparé au 75km annoncés... 
On apprendra que pas mal de participants ont aussi rencontrés des problèmes de balisage, suite à erreur de 'lecture', mais aussi à du débalisage intempestif. Pas cool, y'a des cons partout.

Nous retournons à la voiture, qui nous attend sagement à l'ombre, nous changer et abriter nos montures.
Puis nous revenons vers l'aire de départ. 
Je discute un bon moment avec Bernard R. du SJVC, au sujet de cette Nougatlopett et d'autres organisations intéressantes du Sud.
Bernard qui était assez impliqué les années précédentes, en particulier dans la vérification du balisage, a passé la main cette année, laissant le soin à d'autres de s'impliquer dans l'organisation. J'ai pu en constater les conséquence avec les multiples problèmes de balisage, alors que les années précédentes je n'ai jamais été confronté à de tels problèmes lors des organisations du SJVC.

On profite ensuite du repas qui nous attend : riz et grillades. J'opte pour une grosse saucisse grillée.
Morceau de fromage, fruit.

Avant de repartir, je taille une bavette avec Bernard -Vice-Président du club- sur la dure vie d'organisateur et de bénévole, puis nous prenons congé et rentrons au gîte.
Bonne douche chaude.
Repos, grignotage pour achever le reste de tarte aux abricots. Joujou avec mon GPS qui a bien mémorisé l'ensemble de mon parcours, même si je l'ai entendu biper deux fois pour annoncer une réception faible au moments où nous étions dans des trous du relief.

Coucou téléphonique à ma Bikette qui a passée une super journée en participant au Tour de Saclay. 
Elle a bien fait de ne pas venir; elle aurait sûrement raller sur le parcours de cette année...
Je lui demande de choper sur Internet de bonnes adresses de resto sur DIEULEFIT.

L'Auberge de l'Escargot d'Or Pour se remettre de nos émotions et noyer notre déception dans un rouge breuvage  du pays,  nous partons en voiture vers DIEULEFIT, où après avoir marché un peu dans les vieilles ruelles de la ville, nous ferons halte à l'Auberge de l'Escargot d'Or , un hôtel-restaurant (Logis de France) sympathique et au menu alléchant.
Dîner en terrasse, sous le soleil, peu de monde.
Salade du jardin au chèvre chaud, Civet de porcelet au Gigondas, moelleux au chocolat, le tout arrosé comme il se doit. 
Bref, on aura au moins profité de cette bonne table.

Retour au gîte, couché tôt, un peu fatigué. 

 

Lundi 7 juin

Levé 7h, ciel bleu et soleil, pas de vent.
Même pas mal aux jambes.
Ménage du gîte, 
puis retour sur la région parisienne, 
avec arrêt  déjeuner à l'Aire des Lochères dans un AUTOGRILL où le buffet de dessert était à la hauteur et la serveuse souriante.

 

Pédalator  09/06/2004


Pour 12€ d'inscription (+3€ pour ceux qui s'inscrivaient sur place), on avait droit à :
* une plaque de cadre en carton plastifié, 
* un repas à l'arrivée.
* un lot, le sac de nougat.
Une ambulance à l'arrivée, pas vu de secours dans les endroits isolés avec descentes 'chaudes'.
En début de parcours, nombreux bénévoles sur le parcours pour indiquer la direction et protéger  les carrefours et traversées de route.
Possibilité d'acheter le Tee-Shirt.


Profil du parcours 105km (écourté)


Les données de Pédalator

  CICLOMaster
CM436 M
POLAR
S710
GPSmap
60CS
Départ : 8h02 8h03  
Temps roulé : 4h24'20" 4h17 4h33
Temps total (incluant arrêts ravitos...): 4h43 4h44  
Moyenne: 15,8km/h 16,3km/h 15,8km/h
Vitesse max.: 46,3km/h 46,5km/h 46,6km/h
Distance (2020mm): 69,97km 69,8km 72,03km
Dénivelée positif  : +1337m +1505m +1588m
Température Min/Moy/Max: 18/23/32°C 19/24/32°C  
FC Moy/Max: - 150/182  
Période échantillons: 20 sec. 5 sec.  
Fichiers échantillons : 06062004.tur 04060601.hrm  
Distance/dénivelé annoncés : 105km +2200m

Pneus :
     AV = SCHWALBE Jimmy UST,    2.10",  gonflé à 1,8 bars
     AR = MICHELIN COMP-S UST,    1.95", gonflé à 1,8 bars

Suspensions :
     Fourche FOX TALAS RL :    54 Psi, 120mm débattement.
     Biellette DEVINCI:                  85mm débattement.
     Amortisseur DT SSD210L : 5 bars.


Le Budget Transport du Week End

  Remarques TOTAL
Péages ALLER: Fleury-en-Biere -> Lyon 26,50€
Vienne -> Montélimar-Sud 10,30€
Péages RETOUR: Montélimar-Sud -> Vienne 10,30€
Lyon -> Fleury-en-Biere 26,50€
Gasoil ALLER: CHAMPION - Montélimar-Sud : 44 litres à 0,858€ 37,75 €
Gasoil trajets locaux: CHAMPION - Montélimar-Sud :   6 litres à 0,858€ 5,15 €
Gasoil RETOUR: AUCHAN-Plaisir: 42L litres à 0,807€ 33,89 €
 TOTAL : 150,39 €

La boule TRAJET:

(78) Plaisir  -> (26) Montélimar-Sud = 658km
(26) Montélimar-Sud ->
(78) Plaisir = 668km

1447km dans le week-end


La boule Notre hébergement:

95€ samedi+dimanche (2 nuits)

Appt N°3 ( 26MS2516) :  2/4 personnes
Mme Brigitte PASTOR
Quartier du Château
26160 PORTES-EN-VALDAINE
04.75.46.98.51


Le récit de Nico sur le 105km :  Nougatlopett 2004


Les chiffres

566 participants (soit 30 de moins qu'en 2003)
25km :    26
28km :    84
45km :   260
75km :   112
105km :   74


Dernière mise à jour : vendredi 11 juin 2004 00:06

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