La plaque de cadre de Pédalator    La Traversée de l'Oisans

19/06/2004

Les Deux Alpes (38)
Bourg d'Oisans (38)

  
Marathon 100km
+3000/-4000m

L'objectif de l'année

C'est la 1ère manche de Coupe du Monde des courses VTT Marathon,
plus simplement nommée La Traversée de l'Oisans,
que Mary et moi avions sélectionné comme 'objectif de l'année' de notre saison VTT.
Et pour Mary, objectif ça veut dire surveillance de la balance tout les jours pour arriver à un poids de forme donné,
plus un entraînement régulier incluant une bonne dose de bosses.
Pour ma part, j'attire maintenant une moins grande importance dans ma préparation physique pour les courses,
me bornant à faire assez de kilomètres pour garder un bon foncier,
me permettant ainsi de participer aux épreuves longue distance.
Consacrer du temps à des séances de travail spécifique me gonfle de plus en plus, je préfère rouler plaisir.

Notre choix étant arrêté, mi-mars j'envoyais mon chèque de 30 Euros à l'organisateur pour m'inscrire assez tôt 
et profitez ainsi d'un bonne place sur la ligne de départ au cas où il y aurait affluence.
L'épreuve chronométrée de 100km étant réservée initialement aux seuls licenciés d'une fédération reconnue par l'UCI,
il fallut à Armelle et Mary (qui ne voulaient pas se contenter de la course de 50 bornes) débourser 42 Euros
pour obtenir une licence FFC afin qu'elle puisse s'inscrire au Marathon.
Nous apprîmes par la suite que l'organisation avait changé le règlement 
et acceptait aussi les non-licenciés FFC sur la course de 100km...


Mercredi soir, séance mécanique sur mon VTT:  démontage du boîtier de pédalier et  du pédalier pour nettoyage/graissage car un bruit de Tic-Tic est apparu au pédalage.
Je monte aussi un plateau intermédiaire TUNE 32 dents en Titane, le RACE-FACE actuel ne me donnant pas entière satisfaction (la chaîne accroche les rivets d'aide au changement de vitesse lorsque je croise 32x32). 
Je remplace aussi le jeu de plaquettes avant et arrière, car il vaut mieux avoir de la réserve pour faire un cent bornes.
Jeudi soir, petit-tour en forêt pour essayer différents réglages de pression sur l'amortos DT SSD210 qui vient en butée trop facilement.

Vendredi 18 juin

8h54, nous démarrons de chez Yann.

Kilomètre 463, nous passons le péage de Villefranche sur l'A6.
On contourne Lyon par l'A46 puis on reprend l'A43 vers Grenoble, pour suivre ensuite l'A48.
Kilomètre 588, péage avant St-Egrève.
On roule un instant sur l'A480, où voyant un bouchon (et me souvenant du merdier rencontré par la suite à cet endroit lors de mon dernier passage lors des grandes vacances d'été) je préfère sortir de l'autoroute pour contourner ce point noir en passant par Sassenage/Fontaine/Seyssinet puis Claix où l'on récupère la N85 passant par Vizille. La dernière fois que j'était passé à cet endroit -mi-juillet- c'était bouchon et avance pas à pas, mais aujourd'hui on roule sans problème.

Pendant ce temps, Franck et William sont dans le train roulant vers Grenoble.

On remonte la N91 jusqu'à Bourg-d'Oisans où un fléchage 'inscriptions  VTT ' nous amène à la salle polyvalente où se fera l'arrivée de la course VTT demain.
On retire notre pack d'inscription : un sac contenant un Tee-shirt (XL !) blanc sérigraphié avec le logo de l'épreuve, une plaque de cadre et ses attaches, un bracelet électronique pour le chronométrage, un dossard (sans les épingles à nourrice pour l'attacher), de la pub pour Bourg-d'Oisans et la station des Deux Alpes. 
L'accueil des bénévoles est sympa.
On apprend que le départ es retardé d'une heure demain, donc prévu pour 9h30. Pas mal, on n'aura pas à se lever trop tôt. Par contre, s'il fait chaud, ce sera moins cool dans les montées qu'il vaut mieux aborder dans la fraîcheur du matin.
Nous retournons à la voiture, puis montons vers la station des Deux Alpes, ville de départ de la course VTT, où j'ai réservé un hôtel pour toute la bande de Biker's. 
Les Koyotes, Pascal et Damien, crèchent aussi dans le même hôtel que nous.

Juste le temps de décharger la voiture, je laisse Yann et Mary sur place et repars seul à 17h25 vers Bourg d'Oisans pour y déposer la voiture. Cette ville étant le point d'arrivée de la course de demain. La voiture placée à l'arrivée nous permettra de remonter tranquillement, pilotes et VTT, sans avoir à se soucier des horaires des navettes de bus, et d'y laisser des affaires de rechange -sèches et chaudes- qui s'avèreront bien utiles par la suite vu les conditions météo rencontrées.
Vingt cinq minutes et quelques virages en lacets plus tard, j'arrive à Bourg d'Oisans où je retrouve Pascal et Damien discutant avec notre ami Christian de Lans-en-Vercors.
On charge sacs et VTT des Koyotes dans le Trafic de Christian, la voiture de Pascal restant aussi en bas pour leur retour vers les Deux Alpes en fin de course demain. Christian nous remonte ensuite vers les Deux Alpes.
Entre-temps, Franck est arrivé (en ayant visité tous les villages du coin avec le car de ramassage scolaire), Yann et Mary on fait un petit-tour dans la station pour repérer un resto pour dîner ce soir.

Les Koyotes vont tourner un peu les jambes avant le dîner. Nous on se repose et on prépare nos affaires de VTT pour demain matin.

La Brazerade
Dîner à La Brazerade
La troupe rassemblée, nous partons à pied à la recherche d'un resto pour dîner.
Les tarifs, le menu et l'aspect de l'établissement La Brazerade nous convenant, 
nous entrons et montons à l'étage occuper une table.
Apéro alcoolisé pour ceux qui font pas le métier.
Salade aux lardons, pâtes carbonara, puis petit sorbet suffisent à combler mon appétit.
Entre-temps, William est arrivé et nous a rejoint à table.

Nous retournons à l'hôtel, retrouver nos lits afin d'accumuler des heures de sommeil réparateur.

 Samedi 19 juin

Le ciel est bleu, le soleil brille. Voyant cette météo idyllique Mary aurait bien mis un simple maillot sans manche, mais par ma petite expérience de la montagne -où la météo change très rapidement- je lui conseil de mettre tout de même un sous-vêtement et d'emmener son coupe-vent imperméable pour parer aux fraîcheurs en altitude, voir la pluie car celle-ci est annoncée dans la journée, ce que confirmera Christian l'habitué du coin en voyant le voile blanc qui s'installe déjà dans le ciel.
Nous retrouvons les Biker's et Les Koyotes dans la salle pour le petit déjeuner.
Version light pour certains, plus complet pour d'autres comme Franck et Yann.

Tout le monde remonte ensuite s'équiper.

On descend les VTT, qui dormaient avec nous à l'abri de leur housse (il y avait aussi dans l'hôtel un local sécurisé, mais on préfère garder nos montures prêt de nous maintenant..). 

Un coup d'huile sur la chaîne, pression des pneus à 1,8 AV/AR. Nous avons gardé nos pneus polyvalents de section 1.95" car le parcours s'annonce roulant et le terrain plus terreux que caillouteux.

Petit déjeuner
Petit déjeuner
Yann, William, 
Damien, Pascal

La température permet de se promener en maillot manches courtes. Je remonte toutefois chercher mes manchettes oubliées dans la chambre. Sage précaution comme nous le verrons par la suite...

Enfin prêts, nous quittons l'hôtel,  puis roulons un peu dans le village pour s'échauffer. On retrouve Loïc & Armelle qui sont arrivés ce matin de Grenoble, où ils  avaient trouvé un hôtel moins onéreux que ceux des stations.

Le départ, vu d'en haut
Le départ, vu d'en haut
Nous roulottons, d'autres coureurs font de même ou s'équipent. 
On croise des têtes connues, des étrangers, des 'cadors' comme Thomas DIETSCH (un spécialiste des longues distances).

Nous rallions l'aire de  départ, situé au pied d'une pente en herbe d'au moins 100m,  d'une bonne inclinaison.
On s'y essai, tout à gauche pour ne pas laisser trop d'énergie.
Vu ce qui nous attend, je redescend et repars sur la route tourner mes guibolles.

Nous prenons place sur l'aire de départ, en passant sur le tapis magnétique qui récupère les infos du bracelet électronique que nous portons à la cheville.

Le départ, vu d'en bas
Le départ, vu d'en bas
Mary et Christian au départ
Mary et Christian au départ

Les 'pointures' sont alignées sur la première ligne, nous sommes en retrait, prévoyant un départ cool.
Je compte rouler à l'économie cette fois, mais sans traîner; ne pas forcer pour avoir le loisir de passer un maximum de passages techniques sur le vélo, sans gamelle, ce que l'on a parfois  du mal à faire quand la fatigue s'installe au bout de plusieurs dizaines de kilomètres effectués à fond de cardio.

Décompte des dernières secondes, j'ai le doigt posé sur le bouton du POLAR, prêt à biper le Start.

GO ! La meute de furieux s'élance à 9h30 des Deux Alpes pour cent bornes de VTT.

Départ en montée, sur 100m de pente herbeuse. Pas vraiment cool pour un début.
Les pros avalent cette petite mise en jambe à fond de train. Je vois au dessus de moi notre Loïc montant énergiquement en danseuse -visiblement motivé pour faire un temps- tandis que j'aborde comme les autres Biker's ce départ en côte en moulinant tranquillement sur le petit plateau pour éviter de trop emballer le cardio, car nous ne sommes pas encore acclimaté à l'altitude (1697m) et les poumons s'enflamment vite.

La portions en herbe avalée, nous remontons une piste durant un kilomètre, ce qui nous amène au premier virage de la piste, vers 1800m sous le Téléski de Petite Aiguille, où nous basculons pour aborder la première descente. On suit l'itinéraire N°14 de la nouvelle piste permanente de descente mise en place cette année 2004. Chouette ça commence bien; je sens qu'on on va bien s'amuser si le reste du parcours nous offre plusieurs passages du même style.
Le terrain est dur, on descend par un sentier de terre grise tracé sur le versant de la Grande Côte, un peu de pente, quelques virages en épingles larges, quelques passages un peu plus pentus, des rigoles  d'évacuation des eaux réparties à intervalle régulier demande de lever la roue avant à leur approche, sinon c'est blocage assuré.
La courte montée qui précédait n'ayant pas permise d'étaler suffisamment la troupe de vététistes, on se suit  roues dans roues, parfois ralentis par des concurrents moins aguerris à la technique descendante. On arrive à passer ces boulets par endroit.
On bifurque maintenant sur la droite pour descendre sous le Télésiège de Mont-de-Lans. Cette descente se fait par un étroit sentier, terrain de terre grise meuble où les pneus grips bien, par une enfilade de virages en épingles bien arrondis où l'on peut profiter des virages relevés pour prendre appui. Chouette passage, dommage que l'on y soit encore un peu trop regroupé, ce qui empêche de passer plus rapidement.
Un passage plus pentu, une butte de terre en mottes, pas de visibilité directe; le gars devant moi s'arrête surpris par la pente plus forte à cet endroit. Coincé, je suis obligé de poser le pied et dévale à pied la pente pour rejoindre 3m plus bas le chemin où je remonte en selle et poursuit cette super descente. Le chemin étant assez large, on arrive à passer les attardés sur les cotés ou ils nous laissent passer en se rangeant. Ces difficultés permettent d'étaler le troupeau, on voit plus clair et la fin de la descente se fera plus rapidement.
Dans le bas, je dépasse William en coup de vent, il se traînait à la vitesse d'un randonneur . Il ferait mieux de faire plus de VTT et de la technique...
Aux rangs de ses excuses, il aurait trop gonflé ses Pythons (3.5 bars pour un Python UST, c'est sûr que ça doit rebondir un peu...) et sa selle était trop haute. Tout ça peut se régler en un petit arrêt et n'explique pas le 'vent' qu'il s'est pris dans les descentes par moi puis Yann...

Une pente en herbe fraîchement tondue, en dévers, nous amène à Mont-de-Lans, où l'on rejoint la D213. Nous venons de faire presque 2km de descente pour 534m de dénivelé négatif, un bien beau passage techniquement intéressant.

Nous suivons la route sur moins de 500m, puis obliquons à droite afin de suivre une petite route descendant en faux plat sur 2km à travers la forêt, le temps de mettre la plaque et d'avionner pour refaire des places.
On remonte un chouilla vers Cuculet, mais sans y entrer car on délaisse alors le bitume pour obliquer complètement à gauche afin de prendre l'entrée d'un nouveau sentier descendant, creusées entre deux rangées d'arbres, sol de terre grise de poussière d'ardoise.
On passe devant un Oratoire, un petit passage plus pentu et en virage, passe à pied trop chaud, virage à droite, remonte sur le vélo.  On suit maintenant un beau singletrack descendant doucement  en sous-bois. Je suis revenu sur un petit groupe de vététistes, qui se traînent  un peu à cet endroit, passant à pied un passage humide et caillouteux créé par un petit ruisseau, qui se passait pourtant sur le VTT.

Le singletrack longe maintenant le Lac du Chambon, à quelques mètres au dessus du niveau de l'eau (1036m), l'eau a une couleur gris laiteux.
Le single se termine, on débouche sur un chemin plus large qui nous ramène sur la D213. 
On y descend rapidement jusqu'au carrefour avec la N91, où des gendarmes assurent la sécurité en bloquant la circulation afin que nous puissions passer en toute sécurité. Cela me permet de prendre le virage large, roulant sur le barrage du Chambon où je ferais en passant un coucou de merci au gendarme -répondu par un sourire- qui bloque une impressionnante file de voitures.
Le parcours quitte la N91 et remonte maintenant par la petite route passant par Mizoën.
Le Lac du Chambon
Le Lac du Chambon

Comme j'ai étudié avant de partir le profil de l'épreuve, je sais que nous allons maintenant attaquer la première difficulté du parcours, à savoir une très longue bosse de 16km présentant 1245m de dénivelé positif. C'est pas que ça m'enchante, bien que je sois plutôt grimpeur, mais je préfère les montées courtes et raides et celles de moins de six bornes, car après ça me gave et mon dos émet son rappel à l'ordre, surtout si je tire un peu trop de braquet. 
D'aussi longues bosses, en dehors des montées de cols sur route, je n'en ai rencontré qu'au Grand Raid Cristalp.

La montée commence, sur une petite route durant les 4 premiers kilomètres, je regarde mon compteur qui indique alors 9km. C'est parti pour une longue, très longues partie de manivelles, prenons notre mal en patience...

Je commence à remonter progressivement quelques concurrents -certains soufflent un peu trop à mon avis- en m'appliquant à bien tourner les jambes sans tirer trop de braquet. Je me retourne et regarde la belle vue sur le Lac Chambon au fur et à mesure que l'on s'élève. 
La pente est assez forte au début de l'ascension, je roule à 8,5km/h et j'ai du mal à trouver mon rythme respiratoire pour le moment.

Le ciel n'as cessé de se couvrir depuis que nous sommes parti et quelques gouttes d'un petit crachin commencent à tomber.
Et mer*d#, nous n'en sommes qu'à 11Km et il commence déjà à pleuvoir !
Heureusement, l'évènement humide ne dure pas, le crachin s'arrête rapidement. Ouf !!!

Deux virages après Singuigneret, le bitume laisse la place à une large piste bien roulante, la pente est moins forte et j'ai trouvé un rythme de respiration régulier.
Nous quitterons plus la piste jusqu'au sommet. C'est moyen comme intérêt vététistique -je préfère monter par un beau single technique- mais vu la distance le roulant ça me va aussi. 
En regardant mon compteur qui me nargue avec ses 10km/h, je pense aux cadors qui caracolent en tête et dont la vitesse à cet endroit doit plutôt avoisiner les 20km/h...

On s'élève de plus en plus, belle vue sur le paysage, successions de virages, on aperçoit en dessous le chapelet étiré de vététistes peinant dans la montée.
Tiens, mais c'est le gars William deux virages plus bas; il semble monter un peu plus vite que moi, montant en danseuse par intermittence. Désormais, je jette régulièrement un oeil derrière pour voir sa progression, ça me permet de maintenir un rythme. L'écart diminue doucement, plus qu'un virage entre nous-deux.
Je mes serais bien arrêté pour prendre une vue du Lac Chambon d'ici, mais sachant le William à mes trousses, il n'était plus question de le laisser revenir..

Franck dans la montée au Plateau d'Emparis
Franck dans la montée
 au Plateau d'Emparis

Après le Clot de Lort, un long bout droit de 1,5km en longeant une paroi grise. La pente  est moins forte par la suite, le compteur affiche 12km/h. Je me sens mieux et appui un peu sur les pédales pour maintenir un bon rythme, roulant à la même hauteur qu'un autre concurrent jusqu'aux environs des Chalets du Voiron.
Plus de William en vue. Il aurait expérimenté un problème de chaîne (normal; il roule sur un Canondale...).

Nous sommes enfin arrivés sur le Plateau d'Emparis (2264m), sommet de la première grosse bosse de la journée.
Le relief est presque plat sur 2km, large piste bien roulante. Me sentant bien, j'avoine et dépasse plusieurs concurrents, en plus il y fait frisquet et mieux vaut se réchauffer en roulant bon train.

Montée au Plateau d'Emparis
Montée au Plateau d'Emparis

Arrivée au 1er ravitaillement,  au bout de 2h03 de pédalage. Une simple table de camping, deux gentils bénévoles qui se les gèlent ;  Il fait 6°C, un petit crachin mi-eau/mi-neige nous tombe dessus et un vent froid balaye le plateau, ce qui ne donne pas envie de s'attarder.
D'ailleurs, le ravito est bien du style FFC ; Peu à manger et pas varié en dehors des sucreries habituelles. J'avale deux quartiers d'oranges, un petit bout de pain d'épices et un verre d'eau puis je repart.
Pour ceux qui arrivaient en queue de peloton, il ne restait pas grand chose à manger.

Début de la descente du Plateau d'Emparis
Début de la descente
 du Plateau d'Emparis

Je remonte encore quelques coureurs, arrive au bord du Plateau d'Emparis, à 2246m non loin du Chalet Josserand, où l'on rejoint le GR54 qui bascule en descente vers le Col Nazié. La pluie a cessée.
C'est là que commence une autre très belle descente du parcours de ce Marathon de L'Oisans, la plus belle, la plus technique et la plus pentue.
Elle plonge avec plein de virages en lacet vers la Combe du ruisseau de Carlet, soit presque 3km de descente pour 608m de dénivelé négatif.
Cette descente se fait sur un étroit chemin de terre grise et poussiéreuse, avec plusieurs virages en lacets serrés. Ca passe bien sur le VTT, il faut être agile et souple sur son bike, mais je préfèrerais passer à pied deux épingles très serrées, trop proches du vide à mon goût, surtout lorsqu'un amas d'ardoises pilées instable tapissait le bord extérieur sur la trajectoire de ma roue avant.
A ce moment, il n'y a plus grand monde sur le parcours et je roule à quelques mètres d'un autres concurrent, moins rapide en descente technique mais qui passait sur son VTT ces virages vertigineux.
Une portion plus calme sans gaz, le chemin est plus creusé dans la terre, puis on arrive au Col Nazié où la pente s'accentue, le chemin se rétrécit et présente plusieurs virages en épingles très serrés et étroits, un peu trop près du gaz à mon goût, j'y ferais demi-tour manuel à trois reprises, le gars devant moi passe sur le VTT. Un hélicoptère situé en contrebas dans la combe semble surveiller cette descente, prêt à intervenir en cas de plongeon imprévu d'un candidat.

Au cours de cette descente, je me suis refroidi de la longue montée qui précédait et ça commence à cailler grave; je claque presque des dents et j'ai très froid aux mains, mes gants mouillés de sueur accentuant le phénomène. Heureusement que j'avait emmené les manchettes. Je m'arrête, passe mon coupe-vent imperméable en prenant soin de garder les manchettes dessous.
Je repars dans la descente, ça va mieux, j'ai 'juste' franchement froid aux mains.
La pente se calme, plus de virages en épingle, le sentier s'élargit et file droit. Un passage un peu humide, puis le sentier descend plus rapidement jusqu'au lieu-dit Les Granges du Gay  (1560m) où l'on revient sur une petite route, qui va descendre sur 1,2km jusqu'a Besse (1548m).
On traverse le village, puis on prend des bouts de route, on coupe des virages pour reprendre des chemins descendants sympa qui tabassent un peu.
On revient sur la route au niveau du lieu-dit Le Moulin. J'ai les mains qui se réchauffent et du coup j'ai très mal aux doigts.
On continue de descendre par la route sur 1,5km (franchement BOF quant on sait qu'il y avait possibilité de descendre par de beaux chemins à proximité) jusqu'à l'altitude 1248m où enfin on délaisse le goudron pour entrer sur un un beau sentier étroit tracé en sous-bois. 

Au début, le sentier serpente entre de gosses pierres, quelques zones trialisantes de cailloux à franchir, des pif-paf entre les gros cailloux où il faut veiller à ne pas laisser sur place le dérailleur arrière (un XO cette année ça me suffit). J'ai l'impression de me retrouver sur les chemins de la Transmaurienne.

A partir de cet endroit, c'est presque 6km de sentier étroit, tortueux, technique et montant en grande majorité qui nous attend. Une très belle portion.
Le sentier se rétrécit, quitte le sous-bois devient plus caillouteux, parfois aérien -le gaz à notre gauche- avec un ou deux courts portages, on passe près de l'Oratoire du Follet puis dans la Combe de la Grande Gorge. Je pense alors à Mary bien plus sujette au vertige que moi.
On remonte doucement, de temps en temps on croise des gens, des promeneurs où des gens de l'organisation prêt à intervenir au cas où un concurrent ferait le plongeon.
Le sentier redescend maintenant, une trace étroite avec le vide à gauche, rester dans l'axe et ne pas s'attarder à trop regarder le paysage, arrive à un virage où un gars de l'organisation me dit de passer à pied plus loin car "c'est chaud". Un passage étroit au dessus d'un gros cailloux en dévers.

Le sentier s'éloigne du vide, s'élargit et retourne dans la verdure en descendant vers un ruisseau. Deux solutions; un petit pont de planche ou passer le gué. J'opte pour le gué, au vu de la profondeur et de l'aspect des cailloux qui tapissent le fond. Bien vu, ça passait sans souçi. 
Je m'arrête pour enlever le coupe-vent, le soleil chauffe et ces passages donnent chaud. Deux gars arrivent, préfèrent passer sur le pont.

Le sentier continue de grimper, des petits coups de cul, des passages aériens, des traversées de pierriers, on passe près d'une ancienne mine de charbon, de belles vues sur le paysage, bref un long et beau sentier.

Dans passage civilisé, point d'eau devant une fontaine, un bénévole nous y propose des bouteilles. Je m'arrête et remplit mon Camelbak.
Les jambes sous une couverture, un mouchoir ensanglanté sur la joue, je découvre avec stupeur Damien l'un des Koyotes. Il s'est vautré dans le chemin, est reparti ensuite, mais sous le choc a failli se revautrer et préfère s'arrêter là par sécurité. Une ambulance viendra le chercher. Il roulait avec Loïc.
Pascal serait à 5 minutes devant. Je repars.

Le sentier se termine, on revient sur la route D211e que l'on remonte sur 2km. Je double encore des concurrents, dont certains semblent être les randonneurs du 50km.
Après 'être arrêté dans un virage à son assistance perso, un étranger me double à vive allure. Au fou.
On remonte jusqu'à la station d'Auris-en-Oisans (1589m) où le 2ème ravitaillement est monté sous une tente au bord de la route.
Le ciel est bien couvert sur les sommets juste au dessus, les nuages dans la tête avec de l'humidité à la clé.
Contrairement au premier, ce ravitaillement est bien fournis. Peut-être parce qu'il est le premier du parcours de la rando 50km. En tout cas, la table est bien pourvue; il y a même du salé avec saucisson, fromage. Du café ou du thé chaud sont aussi proposé, une bonne idée vu la température.
J'ai pas très faim encore, je grignote juste un un petit morceau de pain d'épices, suce trois quartiers d'orange, avale un verre d'eau.
Des randonneurs du 50km arrivent et se jettent sur la bouffe. D'autres questionnent les gentils bénévoles pour savoir combien de temps ça monte encore où comment il peuvent rentrer au plus rapidement.
Je repars moins de deux minutes plus tard, pas envie de trop traîner pour éviter le refroidissement, d'autant plus que par moment il retombe un petit crachin.

Le parcours monte maintenant en suivant une large piste menant au Col de Maronne (1697m), puis continue en balcon en tournant  autour de la Montagne de l'Homme.
Une portion plane d'un peu plus de 2km nous emmène vers le Col de Cluy, que nous laisserons sur notre droite afin de redescendre.
Il se remet à pleuvoir et un vent frais balaye le paysage. Je m'arrête, pisse un coup et remet mon coupe vent avant d'entamer la descente.

Large piste un peu caillouteuse descendante sur un peu plus d'un kilomètre, il peut, puis lente remontée en faux-plat durant 2km sur une large piste grise, il ne pleut plus.
Une fille me passe en trombe. Fichtre, Mary ne risque pas de la rattraper celle-là.

La piste débouche, par une petite remontée, sur une route bitumée où un bénévole nous indique de prendre à gauche vers la descente.
Il repleut.
Un bon kilomètre de descente effectuée sur la plaque, puis la route remonte sur 1,8km. Je dépasse encore deux concurrents.
On redescend un peu, puis sous le Rochet du Goulet on délaisse le bitume pour suivre une piste qui nous amène à la station de l'Alpe-D'Huez, sous la pluie qui comment maintenant à bien tomber. Chiotte.
Pas un chat dehors, ambiance tristounette, à 14h04 j'arrive ainsi au 3ème ravitaillement monté sous un abri en dur. Il fait 7°C.
Je m'y arrête un peu plus de deux minutes, le temps de remettre un peu d'eau dans ma poche de Camelbak, grignoter un bout de pain d'épices et sucer deux quartiers d'oranges. Bon, c'est pas tout ça, mais il faut retourner sous la pluie.
L'organisation avait fixé une heure limite pour le passage ici, sachant qu'après 14h30 les coureurs seraient alors déviés sur le parcours 50km. C'est bon, j'ai 26 minutes d'avance sur l'horaire.
Je repars sous la pluie, roulant sur la route qui remonte doucement dans l'Alpe, un concurrent à 200m devant moi.

Si le départ n'avait pas été retardé d'une heure, on n'aurait pas chopé la pluie sur les sommets.

Un rond point, deux bénévoles planqués sous leur veste nous y encourage.
C'est le point de séparation du parcours, un gros panneau jaune fluo indique 50km à gauche et un autre 100km tout droit. 
Un moment d'hésitation, vais-je continuer ? Vais-je choisir la solution de facilité ? A cet instant je pense à Mary et souhaite vivement qu'elle soit déroutée à cet endroit pour qu'elle n'ai pas a subir de pires conditions météo et un terrain pourri par la pluie susceptible de rendre scabreux certains passage.
Bon, la pluie n'a pas encore traversée mon coup-vent imperméable (dans une certaine mesure), les manchettes placées dessous rajoutant une épaisseur m'empêchant de ressentir le contact du tissu humide, donc n'ayant pas froid et envie de voir à quoi ressemble la dernière descente, je décide de poursuivre sur le 100km malgré la pluie. On n'est pas des Tafioles au Biker's !

C'est donc sous une pluie continue que je vais remonter les 2,7km de route menant au Col du Poutran. Il n'y a plus grand monde, en fait nous ne sommes que deux à ce moment, juste un autre concurrent que je dépasse dans cette montée, la pluie dévalant en ruisseau sur les bords de la route.
Sur le bord de la route, des touristes à l'abri de leur voiture, une poussette à à l'extérieur abritée sous une bâche de plastique.
La pluie qui semble tomber un peu plus, au fur et à mesure que je monte, ayant l'impression de renter dans le nuage coincé sur le sommet au devant.
Je me demande ce que je fiche ici sous la flotte, espérant que ça va se calmer car l'étanchéité de mon coupe-vent a des limites dont j'appréhende l'apparition en regardant les manches luisantes d'eau.
Enfin, le balisage indique de quitter la route sur la gauche, annonçant ainsi la dernière descente d'après ce que je me rappel du profil du parcours.
Un bénévole bien planqué à l'abri de sa voiture baisse sa vitre à mon arrivée et me lance un "plus que 40km avant l'arrivée". Merci , je savais. Il remonte sa vitre.

La commence descente commence par deux virages sur une piste caillouteuse, puis deux ou trois autres virages sur une piste en béton armé pourri d'où ressort plein de tiges métalliques (de diamètre d'au moins 4mm) rouillées. Une vraie stupidité de nous faire passer par là: je n'ose songer à l'état d'un concurrent prenant une gamelle à cet endroit, sans parler de la prudence que j'ai mis pour passer tout doucement ce passage en zigzaguant entre ces tiges métalliques de peur d'en planter dans mes pneus.

Bon, après ça, on dévale tout droit sur 100m, puis on oblique à gauche pour reprendre un petit sentier creusé. Un bénévole en ciré nous y indiquait la direction.
Il pleut toujours, mais beaucoup moins et la pluie va diminuer au fur et à mesure de la descente. En fait on avait la tête dans le nuage.
Petit coup de cul en montée, à son sommet j'ai une vue sur la descente qui m'attend, au pied des Cotes de Poutran, en longeant le ruisseau du Roubier.
Au début, le chemin n'est plus qu'une gouttière de terre -limite glaise- glissante entre les herbes. Mieux vaut ne pas trop y poser les roues, au risque de bourrer ou de glisser. Je passe sur l'herbe quand je peux, dans la gouttière autrement, c'est plutôt du surf en tentant de garder la roue avant bien dans l'axe, le cul bien en arrière de la selle.
Merci aux freins à disques qui empêche le bourrage et me donne un freinage constant et puissant que des V-brake auraient eu du mal à me procurer.
La trace des passages des concurrents précédents évite les virages en épingles, coupant les virages sur l'herbe, je suis aussi cette voie.

La pluie se fait rare, le chemin reste glissant jusqu'à l'entrée de la forêt de pins. Le sol est  alors copieusement lézardé de racines, souvent en dévers, je passe tout ça sur le vélo avec prudence, gardant au maximum une trajectoire droite en évitant les blocages de roue sur les racines. Je dépasse deux concurrents qui se tapent la descente à pied. Malgré la difficulté du terrain et les conditions météo, je m'amuse bien et j'ai gardé toute ma lucidité pour effectuer les franchissements les plus chauds, je m'y applique et prend mon temps. Un régal, dommage j'aurais bien aimé faire le même trajet sur terrain sec.
Le parcours passe sous Oz-Station, toujours en sous-bois, il ne pleut plus.
On traverse une route, reprenant un chemin dans les bois qui va monter, puis redescendre, puis remonter, ce qui peut être usant pour un organisme un peu fatigué mais je n'en suis pas encore là, je rattrape même 3 concurrents et les dépasse dans une de ces petites remontées.

On arrive à Vaujany à 15h23 au bout de 70 bornes, où se tient le 4ème ravitaillement. Je m'y arrête moins de deux minutes, toujours pas faim, grignotant un bout de pain d'épices et suçant quelques quartiers d'orange.

Maintenant le parcours va descendre en prenant des petits chemins sympa traversant des zones  de civilisation, suivant des sentes, jusqu'à revenir sur la route D526.

Maintenant commence la partie la plus inintéressante du parcours, à savoir 15km de plat jusqu'à l'arrivée. Ceux qui faisaient le parcours 50km avaient plus de chance car ils terminaient par une descente bien technique et pentue.
On prend une piste au niveau du pont Raltier, ça descend sur 600m, puis c'est du plat sur un large chemin en bordure du Lac du Verney durant 2 kilomètres.
Au début ça va, on peut tourner les jambes et récupérer.
Le parcours  remonte un peu jusqu'à la route du barrage du Verney que l'on va descendre, puis longer le camping et la rivière.
Passage sur une passerelle au dessus de cette rivière, pour remonter en sous-bois.
La suite sera, une alternance de chemins de campagne plats, de traversées de route, puis pour fini un très long passage de chemins roulants dans les bois. J'y ai roulé tout seul durant des kilomètres, pas super pour faire passer le temps durant ce final que j'ai trouvé chiant et bien trop long.
Un ou deux kilomètres avant la fin, un des concurrents que j'avait doublé après Vaujany me dépasse, me lançant au passage un "c'est plus facile pour finir".

Panneau indiquant le dernier kilomètre, je reconnais les environs, passe enfin sous l'arche d'arrivée à  16h23, juste au moment de la remise des prix, après avoir bouclé le parcours en 6h53, le vélo et son pilote bien crottés. Ouf ! 
Mary arrive  : elle a été détournée à l'Alpe-D'Huez, passant bien après les 14h30. Idem pour Yann, Franck et William. 
Nous rejoignons la voiture ou  des affaires propre et sèches nous attendent. Mary et Yann m'attendaient pour récupérer les leurs.

Changé, j'irais profiter du plateau repas compris dans l'inscription, accompagné de Yann, Mary lavant mon bike pendant ce temps.
Au menu : poulet froid, crudités, fromage, une bonne parte aux pommes. J'avale tout ça, arrose le tout d'un thé chaud gracieusement offert par les bénévoles bien sympa qui s'occupent de la salle.

Nous remontons en voiture vers notre hôtel des Deux-Alpes, profiter d'une bonne douche bien chaude.

Le soir, Franck, Yann, William , Mary et moi allons refaire nos force au restaurant La Bel Auberge, recommandé par la gérante de notre hôtel. C'est son mari qui tient ce resto, un adepte de vélo.
Mary et moi nous laisserons tenter par le menu 'Ecrins' à 25 Euros.
Gros dodo ensuite, bien mérité.

Dimanche 20 juin

Alors que William et Franck se sont levés très tôt pour prendre la navette qui les emmène à Grenoble pour y prendre le train,
nous dormons encore.
Mal aux jambes.
Derniers levés, derniers à prendre le petit déjeuner à 8h.
Le paysage est caché par le brouillard d'où surgissent les silhouettes de skieurs montant au glacier; ça fait bizarre de voir passer ainsi ces gens équipés de la tête au pied comme en hiver, alors qu'il n'y a pas un pet de neige dans la station.

Nous rechargeons la voiture avec VTT et sacs; à trois dedans, il ne reste plus de place dans mon break.

Au revoir aux gérants -forts sympathiques- de l'hôtel, puis à 9h24 nous prenons le chemin du retour.
Le ciel se dégage, le brouillard est monté vers les sommets.

Un peu de pluie à l'approche de Grenoble, quelques bonnes averses à mi-chemin.
Kilomètre 151, premier péage à 11h07.

Arrêt déjeuner un peu avant 13h, au restoroute Autogrill sur l'aire de Beaune/Merceuil (21).
Pas très sportif mon menu, plutôt dicté par des envies d'après gros efforts ; salade de crudités, steak de Thon avec frites, clafoutis aux cerises, le tout pour 14,05 Euros.
On repart à 13h12.

Kilomètre 594, à 15h17 nous passons le péage aux portes de la région parisienne .

Kilomètre 684, arrivée à 16h13 aux Clayes où nous déposons Yann.
Dur de s'extirper de la voiture, les cuisses pleines de courbatures.

Retour à la maison, séance pré-nettoyage des pompes et tenues de vélo pour éviter d'encrasser la machine à linge avec la boue des Alpes.

Pédalator  26/06/2004

 

* Bonne organisation. Sauf pour les navettes bus remontant les coureurs au départ des Deux-Alpes,
   car aucune remorque n'étaient prévue pour y mettre les VTT, donc les coureurs devaient récupérer leur voiture en haut, 
   puis redescendre en bas en voiture rechercher leur VTT. Pas vraiment cool ...
* Bon balisage par flèches fluo bien visibles de loin.
* Sécurité assurée aux intersections de route.
* Bénévoles sympas.
* Parcours assez roulant, descentes techniques sympa et ludiques. Final plat vraiment nul, visiblement fait pour rallonger la sauce aux kilomètres. Une portion de descente sur route (Besse) dont on se serait bien passé au profit de petits chemins. Montée sur le Plateau d' Emparis trop longue.

* Au cours de notre périple, nous aurons rencontré des moutons, des vaches, vu des rapaces, mais il devait y avoir aussi un troupeau de porcs qui étaient passé juste avant moi sur les chemins, car j'en ai relevé de très nombreuses fois les traces : emballage de barres énergétiques, sachets de gel, tubes de sucres rapides.
Dans toutes les courses et randonnées VTT où j'ai roulé, je crois bien que c'est celle où j'ai vu le plus de ces détritus abandonné tout au long du parcours.
Lamentable !


Profil du parcours 100km

profil du 100km


La carte du parcours


Les classements

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Les données de Pédalator

  CICLOMaster
CM436 M
POLAR
S710
Départ :-9h30
Temps roulé :6h39'53"6h29
Temps total (incluant arrêts ravitos...):-6h52'28"
Moyenne:13,8km/h13,9km/h
Vitesse max.:52,2km/h51,9km/h
Distance (2020mm):92,53km90,7km
Dénivelée positif  :+2782m+2830m
Dénivelée négatif :-3719m-
Température Min/Moy/Max:5/11/24°C-
FC Moy/Max:-148/178
Période échantillons:20 sec.5 sec.
Fichiers échantillons :19062004.tur04061901.hrm
Distance/dénivelé annoncés :100km 
+3000m / -4000m

Pneus :
     AV = SCHWALBE Jimmy UST,    2.10",  gonflé à 1,8 bars
     AR = MICHELIN COMP-S UST,    1.95", gonflé à 1,8 bars

Suspensions :
     Fourche FOX TALAS RL :    54 Psi, 120mm débattement.
     Biellette DEVINCI:                  85mm débattement.
     Amortisseur DT SSD210L : 6 bars.


Le Budget Transport du Week End

  RemarquesTOTAL
Péages ALLER:km 463: Fleury-en-Biere -> Lyon26,50€
km 588:8,50€
Péages RETOUR:km 151:8,50€
km 594: Lyon -> Fleury-en-Biere26,50€
Gasoil ALLER:45,05 litres à 0,91€41,00 €
Gasoil RETOUR:AUCHAN-Plaisir : 47,08 litres à 0,819€38,56 €
 TOTAL :149,56 €

La boule TRAJET:

(38) Les Deux Alpes -> (78) Plaisir = 684km
(78) Plaisir -> (38) Les Deux Alpes = 681km


La boule Notre hébergement:

Hôtel-Restaurant Côte Brune **
6 rue Côte Brune
38860 LES DEUX ALPES 
Tél :04.76.80.54.89 
Fax :04.76.79.07.07 
flbel@wanadoo.fr

http://www.hotel-cotebrune.com/

    
DescriptionTOTAL
2 nuits à 55€, chambre 2 lits.
  Petits-déjeuner compris
110€
2 nuits à 72€, chambre 2 lits + 1lit d'appoint
  Petits-déjeuner compris
144€
taxe de séjour, 5 personnes5

TOTAL :

259

Par personne :

51,80

A lire sur le Net

http://www.oisans.com/

http://www.les2alpes.com/

http://www.auris-en-oisans.com/

http://www.allemont.com/

http://www.alpedhuez.com/

http://www.vaujany.com/

http://www.oz-en-oisans.com/

http://www.isere-tourisme.com/

http://www.les-ecrins-parc-national.fr/

http://www.alain-collet.com/

Le photographe de l'épreuve : Photo Breton

Le site de l'organisateur : www.mountainbike-oisans.com/


Dernière mise à jour : jeudi 30 mars 2006 18:55

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