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Raid VTT Champsaur04/07/2004St-Bonnet-en-Champsaur (05)XC 60km |
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Samedi 3 juillet, Mary et moi avons quitté Plaisir à 8h38,
le break bourré jusqu'au plafond avec nos 2 VTT et nos 2
vélo de route,
direction les Alpes du Sud, où nous allons passer 15 jours de vacances à
Ceillac (05) dans le Queyras.
Profitant d'être dans la région, nous en avons profité pour nous inscrire au Raid SFR Champsaur
un raid de 60km dont le lieu de départ était situé à juste 1h30 de route du lieu de notre villégiature.
Pour la 3ème édition de cette épreuve du Champsaur,
les vététistes pouvait faire les randonnées de 20 ou 40km le samedi,
où bien les raids de 35 ou 60km le dimanche.
Dimanche 4 juillet
Il faut vraiment être accro de VTT pour se lever un dimanche matin à 5h30,
le lendemain de l'arrivée sur son lieu de vacances,
après un voyage de 9h à10h en bagnole, pas franchement au top pour les jambes.
C'est pourtant ce que nous avons fait ce dimanche matin.Partant de Ceillac à 6h32 du mat', c'est sous le ciel bleu pur des Hautes-Alpes que nous avons rallié 83km plus loin le Plan d'eau du Champsaur,
où nous sommes arrivé à 7h46. L'organisation avait aménagé des champs en parking prêts à accueillir tous les véhicules des coureurs et spectateurs. Certains concurrents avaient pris de l'avance, plantant la tente ou garant leur camping car pour dormir sur place. Peu de voitures lorsque nous sommes arrivés sur le lieux.L'aire départ/arrivée se tenait sur les bords du Plan d'eau du Champsaur, quelques stands avec du matos, rien de bien neuf.
Passage au stand de retrait des dossards, presque personne c'est cool.
Pour les 22 Euros d'inscription, on recevait un sac contenant un bracelet électronique pour le chronométrage, une plaque de cadre et ses attaches, un dossard,
un vieux VTT Mag, de la pub sur la région et un Tee-Shirt rouge avec le logo vert fluo de l'épreuve -sans pub- et à ma taille pour une fois.
J'ai le dossard 162 et Mary le 156, nous partirons en première vague.Retour à la voiture pour s'équiper. Le soleil brille, mais en ce début juillet il fait encore assez frais le matin pour supporter les manchettes le temps de l'échauffement.
Plus avant dans la journée, le thermomètre grimpera rapidement et la tenue courte sera fort appréciée.Nous partons tranquillement dérouiller nos guiboles, sans vraiment faire de vrai et sérieux échauffement préparatoire à une course car il nous reste peu de temps
et on a dans l'esprit de se la jouer 'mode rando'. D'ailleurs dans cet esprit j'embarque sur moi le GPS et l'appareil photo numérique, bien décidé à m'arrêter pour prendre des photos des beaux paysages.
En fait ça ne se déroulera pas vraiment comme prévu, et de photo point il n'y aura de prise car une fois dans le feu de l'action nous nous sommes laissé prendre au jeu de la course, l'esprit compétitif avivé par la vue de certaines connaissances que l'on ne pouvait laisser nous doubler...On pensait que Thierry viendrait se joindre à nous, comme il était en vacances dans le coin et qu'il avait envisagé de faire ce Raid VTT Champsaur,
mais point de Biket en vue. Finalement, il semble avoir préféré faire la cyclosportive La Serre-Che qui avait lieu le même jour.Nous regagnons l'aire de départ où déjà bon nombre de concurrents se sont agglutinés aux entrées du parc coureurs. C'est pas cette fois que je serait bien placé, pas grave.
Un des bénévoles laisse entrer les dossards de la première vague (nous en faisons partie Mary et moi) dans le parc départ en seconde ligne, le devant étant réservé aux cadors.
Derrière, ceux de la seconde vague entre sur la troisième ligne. Mais au passage le commissaire qui en filtre l'accès relève avec un appareil les infos transmises par le bracelet électronique de ces coureurs. Mais et nous ? A notre entrée personne ne nous a enregistré ! C'est quoi ce b*@#del ?
Imaginez donc un paquet de concurrents comme moi déposant leur spad et allant assiéger ce pauvre commissaire, tendant notre poignet pour qu'il nous 'badge' aussi, tous ayant peur de ne pas être classé si l'opération n'était pas effectuée. Ouf, le bip.
Et puis un autre commissaire dira ensuite que cela n'est pas grave... Je suppose qu'ils se baseront sur l'heure de départ donné aux différentes vagues pour les coureurs qui n'auraient pas été 'badgé', mais alors quid des resquilleurs qui se sont glissés en première vague avec nous, alors qu'ils avaient un dossard de seconde vague...Et puis l'aire de départ n'était pas franchement agréable : une allée de 3m de large où nous étions coincés entre les barrières d'un coté et de l'autre par les berges du plan d'eau du Champsaur, avec la surface liquide 50cm plus bas, sans rien pour empêcher d'y plonger en cas de bousculade. J'ai pas trop aimé me retrouver si près du bord, espérant que le départ serait calme.
Bon, le départ était prévu pour 9h...mais ça a traîné un peu. Faisait pas chaud à poireauter sous l'ombre des arbres.
Finalement la meute s'est élancée à 9h14. Le temps que les premiers se mettent en route, quelques dizaines de secondes après nous avons pu démarrer.Nous commençons par suivre les bords du plan d'eau, dans le sens horaire. On passe juste au début une petite butte d'un mètre de dénivellation avec un sol criblé de gros galets de quoi poser pied à terre si l'on ne prenait pas la bonne trajectoire, ou si les prédécesseurs bloquaient. Ensuite c'était nuage de poussière sur un chemin , avant de commencer à monter progressivement par des chemins mêlant terre grise et un peu de gros graviers.
La première partie du parcours consistait en une bonne bosse de presque 14km pour 745m de dénivelé positif, mais contrairement à la grosse montée du début du Marathon de l'Oisans, je n'ai pas eu l'impression que celle du Champsaur durait une éternité car ses chemins étaient plus varié, avec même pas 900m de goudron en son début. Alors que je grimpait tranquillement ce passage bitumeux, doublant déjà quelques gus essoufflés partis bien trop vite, j'ai rattrapé puis dépassé Babar (Forum VTT et Poupinot) dans une portion de route plus raide où me sentant de bonnes jambes assez échauffées j'ai commencé à accélérer pour prendre un rythme de montée plus soutenue.
Nous avons délaissé le bitume au profit d'un large chemin montant régulièrement vers Les Combes entre les champs, pas encore de passage forestiers mais parfois un peu de verdure sur les talus bordant le sentier et de beaux points de vue sur le paysage environnant.
Au niveau des Richards et des Laus, deux courtes portions redescendant un peu permettait de 'casser' l'impression de montée et permettait de récupérer un peu en remontant la moyenne. J'ai d'ailleurs vu deux concurrents qui remontait l'une d'elle, l'un à pied poussant son VTT avec son casque de traviole et la figure portant quelques traces de sang, l'autre sur le vélo l'accompagnant.
On repartait ensuite pour 4km de montée continue depuis le Col de la Blache, par une piste large à travers le Bois de Barbeyroux, nous menant jusqu'à 1700m d'altitude.Suivait alors la première descente, par un beau sentier commençant dans le bois, puis rapidement venant à découvert en balcon sous le Pic Queyron.
Passage de racines, virages en épingles, il y avait de quoi se faire plaisir.
Le sentier remontait alors dans le Bois de la Lauzière, pour y retrouver une large piste forestière où était installé le 1er ravitaillement, au kilomètre 21,8, tenus par des bénévoles sympa et souriants. Je ne m'y suis juste arrêté 1'20" pour sucer quelques quartiers d'oranges, avaler un morceau de banane et un verre d'eau.La piste forestière redescendait vers la station de Chaillol 1600, puis on remontait vers Les Oures pour y atteindre un sentier emprunté par le GR50.
De là commençait une bonne descente sur de beaux sentiers, souvent en sous-bois au début, ponctué de quels passages plus chauds avec le vide à droite et des passages de cailloux incitant leur franchissement en mode pédestre.
Une bonne remontée au niveau des Roranches, puis on redescendait à nouveau par le beau sentier, jouant entre racines et cailloux. Dans tous ces singles, il n'y avait pas de passages très techniques, en dehors de deux courtes pentes sur sentier en gouttière.
Quand trop de vide à droite me faisait lever le pied en descente, je laissait passer quelques concurrents, mais je revenait sur eux à la montée suivante. Par contre, une fois passée les descentes, je trouve que beaucoup de coureurs n'avançaient pas dans les portions planent ou montantes qui suivaient, j'y ai perdu du temps coincé derrière eux en attendant des passages plus larges facilitant le dépassement en toute sécurité. J'avait plus l'impression de rouler en compagnie de randonneurs sportifs que de compétiteurs.Petite remontée, puis descente rapide par un très court morceau de route D481 passant à St Nicolas, où l'on reprenait un beau sentier descendant sur un bon kilomètre, avec quelques virages en épingles. Le coin était plus sec, comme dans le Queyras, le sol constitué de terre et poussière grise qui n'attendait que nos crampons pour se soulever en nuage. Un beau passage où l'on pouvait vers la fin s'envoler rapidement. Trop peut-être, car j'ai vu rapidement arriver au devant de ma proue un gros bloc de pierre rectangulaire...qui finalement ne constitua pas un obstacle insurmontable puisqu'un petit lever de roue avant et l'aide des 120mm de la TALAS suffirent à éviter le pire. Seule la roue arrière XTR écopa d'un léger voile, générant pas la suite un couinement du frein à disque. Chiant.
Fin du single, on travers la route D944 -sous la protection de commissaires- puis on roule plus rapidement durant 2 bornes sur des chemins plus larges et presque plat suivant par moment le Drac, nous amenant au village de Pont-du-Fossé où se tenait le 2ème ravitaillement, au kilomètre 35,7 au pied d'un escalier de quelques rondins. D'ailleurs un petit malin a essayé de le descendre...et s'est vautré lamentablement devant tout le monde.
A ce ravito, de la charcuterie venait compléter la panoplie des victuailles sucrées. Je m'arrête 1'35", le temps de boire un peu et de discuter avec une de nos connaissances du Morvan qui porte le bras en écharpe, puis je repart en même temps qu'un habitué du forum de Vélo Vert que j'avait déjà croisé lors du Marathon de l'Oisan.Nous passerons un moment le long d'un ruisseau, sur un sentier sur-élevé entre les herbes, une zone fatigante car ce monotrace étroit était ponctué de trous, de courtes montée-descente, de passage de racines et autres trucs casse-patte.
On remonte ensuite progressivement par des chemins et sentiers à travers la campagne, passant quelques bois, pour arriver à St-Léger-les-Mélèzes où j'avait fait l'an dernier la rando La San Lagirone.
Un petit bout de route, un passage de sentier roulant en sous-bois, puis on remonte et redescend des chemins entre les champs près d'Ancelle sous un chaud soleil qui tape bien. Je commence à ressentir la fatigue et cette partie de chemins de plaine casse-patte, sans grand intérêt, me donne l'impression de n'être là que pour aligner des kilomètres. Le 3ème ravitaillement, situé au kilomètre 46,23 arrive à point. Je m'y arrête 1'50" et j'en profite pour refaire le plein du Camelbak.Un petit peu de route, des chemins montants sympa en sous-bois, puis vient enfin la dernière descente vers Forest-St-Julien où l'on reprend un peu de bitume sur la D215 et le pont sur Le Drac. C'est alors le retour par des chemins roulants vers le plan d'eau du Champsaur où j'arrive après 4h13 de course et presque 60 bornes au compteur, pas fâché d'en terminer et classé 99ème sur 388 coureurs.
Ravitaillement d'arrivée où je dévore un max; morceaux de bananes, quartiers d'oranges, fromages, jambon de pays et buvant largement pour favoriser l'élimination des toxines accumulées. Repos à l'ombre en attendant Mary.
Peu de tête connues, en dehors des gars de Maisse, de quelques Koyotes et de Stéphane qui aura aidé Mary à démonter son Tubeless arrière crevé.
Elle arrivera 1h17 après moi, souriante. Elle a re-crevée; dommage car sinon elle pouvait faire 3ème.Alors que les parigots doivent songer à rentrer, nous avons le temps de récupérer avant de regagner notre location de vacances. Demain on pourra dormir tard.
C'était ma première participation à ce Raid VTT Champsaur que j'ai trouvé assez physique et dont le parcours comporte de nombreux sentiers bien ludiques, offrant de beaux points de vue sur les paysages des environs, avec quelques bonnes descentes et quelques rares montées raides.
Il ne faudrait pas que trop de participants y viennent car il pourrait en résulter un peu trop de ralentissement ou de bouchons sur les passages plus techniques.
L'organisation est bonne, la sécurité assurée aux traversées de routes. Le balisage est correct, suffisant et bien visible. Les ravitos sont bien pourvus avec quelques touches locales. Les bénévoles y sont bien gentils et souriants, comme souvent dans les épreuves du Sud.
Le tarif est toutefois un peu cher avec ses 22 Euros. A ce prix, on a un repas et un lot à l'arrivée dans certaines organisations.Je ne pense pas faire à nouveau le déplacement spécialement pour refaire une autre édition de cette épreuve, qui se trouve bien loin en temps de notre région parisienne.
Dans la région, je préfère largement le parcours bien plus technique et ludique de la rando Terr' des Alpes à Chorges.
Pédalator 28/07/2004

Les données de Pédalator
| CICLOMaster CM436 M |
POLAR S710 |
GARMIN GPSmap 60CS | |
| Départ : | 9h13 | 9h14 | - |
| Temps roulé : | 4h08 | 3h44 | 4h15 |
| Temps total (incluant arrêts ravitos...): | 4h13' | 4h13'45" | - |
| Moyenne: | 14,4km/h | 14,8km/h | 13,9km/h |
| Vitesse max.: | 47,2km/h | 46,4km/h | 47km/h |
| Distance (2020mm): | 59,86km | 55,2km | 59,18km |
| Dénivelée positif : | +1629m | +1710m | +1638m |
| Température Min/Moy/Max: | 17/22/31°C | 22/26/31°C (au poignet) |
- |
| FC Moy/Max: | - | 167/190 | - |
| Période échantillons: | 20 sec. | 5 sec. | - |
| Fichiers échantillons : | 04072004.tur | 04070401.hrm | RaidSFRchampsaur60km.trk |
| Fichiers IGN Rando : | - | - | RaidSFRchampsaur60km.rdn |
| Distance/dénivelé annoncés : | 60km/
+1300m Altitude départ 998m |
||
Pneus :
AV = SCHWALBE Jimmy UST, 2.10", gonflé à
1,8 bars
AR = MICHELIN COMP-S UST, 1.95", gonflé à
1,8 bars
Suspensions :
Fourche FOX TALAS RL : 54 Psi, 120mm
débattement.
Biellette DEVINCI: 85mm débattement.
Amortisseur
DT SSD210L : 6 bars.
Les classements
Dernière mise à jour : mercredi 28 juillet 2004 21:54