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De la bosse à gogo | ![]() |
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Ce dernier week-end d'août 2004, Mary et moi partons dans le Calvados (14) |
Comme il n'y avait apparemment pas de possibilité de s'inscrire sur place pour le raid 80km,
j'ai envoyé nos inscriptions par courrier le 10 août, soit 10 € par tête, tarif incluant un repas.
Le Bibendum prévoyant 2h30 de trajet pour rallier Donnay depuis chez nous, j'avait pas trop envie de me lever avant l'aurore pour faire le voyage le dimanche matin.
Le départ de la rando étant prévu pour 8h, cela nous aurait obligé à partir . . . J'ose même pas faire le calcul en ces temps de semaines de travail chargées.
Bref , j'ai cherché un hôtel-resto sympa, non loin de Donnay, pour partir faire un petit week-end Normand avec Mary.
Mais c'était encore les vacances des aoûtiens et il m'a fallu quelques coups de téléphone avant de trouver un hôtel Restaurant de libre.
Finalement c'est à Aunay-sur-Odon, ville ayant accueillie le National UFOLEP 2004, que j'ai dégoté un Logis de France qui me paraissait sympa au niveau cadre et table.
A la TV, la météo du vendredi soir nous prévoyait de la flotte, tandis que sur la chaîne météo Internet le temps devait rester convenable.
Samedi 28 août
Les VTT chargés dans le break, nous quittons Plaisir à 13h34, pour rallier l'autoroute A13 en direction de Rouen, puis l'A84 après CAEN.
Il pleut au départ des Yvelines, mais le ciel se dégage et vire au bleu avec du soleil avant d'arriver à Mantes.
Il fera ainsi super beau toute la journée du samedi dans le coin où nous allons, ce qui me rassure quant à l'état du terrain que nous aurons demain car les deux semaines précédentes ont été ponctuées de bonnes dégoulinades de pluie par chez nous, les flaques refaisant leur apparition.Le trafic est très dense dans le sens province->Paris: les aoûtiens sont de retour et nous verrons sur l'autre voie plusieurs ralentissements et de longues files d'attente aux péages.
De notre coté on roule sans problème, peu de circulation.
Sur le périphérique et l'entrée de Caen, c'est une file ininterrompue de voitures sur plusieurs kilomètres que nous apercevons sur l'autre voie, les vacanciers goûtent aux plaisir des retours.
Vu comment ça se passe, on évitera de passer par Caen pour notre retour dimanche soir...On monte nos sacs dans la chambre, pas bien grande mais propre et suffisante pour une nuit, puis les VTT placés dans leur housse de transport. Bien pratique ce truc pour monter nos chères montures et les garder précieusement avec nous. Mais dans l'opération Mary se fait pas au dos. Ce n'est pas trop gênant ce soir, ses muscles sont encore chauds.
Nous explorons à pied la petite ville, achetant au passage une carte IGN au 1:25000 qui pourra nous servir par la suite si l'on revient dans le coin pour rouler,
puis nous reprenons la voiture pour aller à Amayé-sur-Seulles dans la cidrerie du Clos d'Orval, recommandée par le patron de l'Hôtel.
Le propriétaire récoltant très sympa nous raconte des histoires et nous goûtons quelques breuvages colorés.
Nous repartons avec les spécialités locales: un petit carton contenant une bouteille de cidre brut Normand, une de doux, du Poiré, du Pommeau (17%) et un pot de gelé de pommes aux Calvados.Retour à l'hôtel, un peu de repos en attendant l'heure du repas.
Dimanche 29 août
Levés à 6h. Mary a le dos coincé ce matin, un lumbago. Pas de chance. Mais cela ne l'empêchera pas d'aller rouler; même si elle avait 40° de fièvre elle irait sur son vélo.
Il est trop tôt pour prendre le petit déjeuner, on grignote ce que l'on a acheté sur place hier soir. Moi pas faim.Nous quittons l'hôtel quand le jour se lève, pas grand monde sur les routes.
Du coté de Caen le ciel est dégagé, le soleil perce, tandis que dans l'intérieur des terres une bande de nuages gris s'avance vers nous.
On passe à Thury-Harcourt , le paysage est bien vallonné dans le coin.
Plusieurs panneaux de balisage routier 'VTT Suisse Normande' sont disposés tout au long du trajet pour nous guider vers Donnay, témoin d'une bonne organisation.Je vois presque 140 engagés sur les feuilles de pré inscrits au parcours 80km.
Nous recevons une plaque de cadre originale au logo de l'épreuve plus deux attaches et un bon pour le repas (prévu au kilomètre 50).
Un stand petit-déjeuner est monté, mais il faut raquer 0,50€ pour un café. Je pense qu'ils pourraient l'offrir pour les 10€ d'inscription.Nous retournons à la voiture nous équiper.
La voiture de Ludo est ses potes de Tourisme & Aventure arrive du Mans.7h42: Une fois prêt nous revenons nous placer au point de départ.
Tiens, un des Frappadingues que nous avions rencontré au Raid SFR de Cassis, c'est Totophe.Dernières consignes de départ, à 8h05 les fauves sont lâchés.
Départ très très cool.
Donnay c'est tout petit, donc pas de longue traversée de ville sur le goudron, on entre rapidement sur les chemins de campagne.Au bout d'un kilomètre de chemin, première descente courte vers une zone de verdure entourant le Ruisseau du Pont de Cambray, que nous traversons (juste un filet d'eau), pour remonter en face. Premier coup de cul dont la pente de terre un peu humide et caillouteuse donnera l'occasion à pas mal de vététistes de pousser leur vélo, pour la première (mais pas la dernière...) fois de la journée.
On sort de la verdure pour continuer à monter durant 800m, mais très doucement, sur un chemin en bordure de champ. La terre y est un peu lourde et humide ce qui rend les ornières tracées par les tracteurs parfois glissantes, l'herbe encore humide de rosée n'arrangeant pas la situation.
Une bonne descente sympa durant 600m, sur un étroit chemin de terre avec quelques cailloux, une nature de terrain qui me fait penser à certains chemins d'Auvergne ou du Morvan. On arrive sur une petite route, au niveau du lieu-dit Les Hauts Vents et l'on descend jusqu'au carrefour avec le Bas Val, où l'on oblique à droite pour suivre sur 1,5km une petite route menant à La Courrière.La troupe de vététistes a commencée de s'étaler, Ludo et ses gars caracolent déjà loin devant. Mes jambes n'étant pas au top pour le moment, je préfère rester avec Mary dont le dos se fait moins douloureux tant qu'elle reste à pédaler sur le VTT, mais les rares passages à pied lui sont désagréables.
Ma Bikette est en forme et mène bon train en ce début de parcours, j'aurais même du mal à la suivre parfois tellement j'ai les jambes lourdes.De Courrière nous remontons par une large piste qui nous amène au pied d'une belle bosse montant durant 300m à travers bois. J'ai pas la fritte, je souffle gêné par mon asthme qui a du se réveiller avec l'atmosphère humide qui règne en ce début de matinée. Virage à gauche, la piste s'aplanit et longe un champ. Je roule encore 300m puis je m'arrête pour enlever le coupe-vent -protecteur de la fraîcheur matinale- qui est devenu superflu après la première bosse. Un coup de Ventoline pour essayer de calmer cet asthme qui me coupe le souffle, puis je repars et rattrape Mary.
On continue à monter régulièrement sur la piste par les flancs du Mont du Père, puis la piste commence à descendre.
Une descente rapide de 700m nous amenant vers les Basses Planches puis les Hautes Planches où l'on traverse la route.
On remonte alors doucement par un chemin durant 500m, puis le chemin descend régulièrement durant 2km en passant à coté de St-Omer et nous arrivons sur une jonction de route avec la D133.
On oblique à gauche et l'on suit sur 500m une petite route menant vers le site des Rochers de la Houle.Un petit morceau de route et un pont pour traverser l'Orne au niveau de Cantepie, puis une petite montée suivie d'un bon moment de plat roulant alternant chemins et routes, jusqu'au 14ème kilomètre au lieu-dit Les Férey où l'on commença à grimper durant 2km sur un chemin longeant le Ruisseau du Val Fournet en lisière de zone boisée.
Puis à gauche toute pour une grimpette très raide, surtout ses 300 premiers mètres dont le tiers central présentait une pente de 20%. Tous les vététistes que nous y avons dépassé était à pied en train de pousser leurs VTT. Je m'y suis bien amusé en regardant la tronche des gars qui voyaient Mary -une fille- passer cette difficulté entièrement sur son VTT, se jouant de la pente et du sol parfois rendu un peu glissant par les cailloux et la terre humide. En forme ma Bikette !
Encore 300m, on arrive à La Fresnée où le chemin s'élargit et redevient piste, puis petite route.
On traverse une route, pour rependre en face un chemin en descente rapide. Arrivé en bas, il faut à nouveau remonter une bosse très raide durant 200m.
A nouveau tout grimpé sur le VTT pour nous, à pied pour la majorité des vététistes qui nous entourent à ce moment là.Sommet de la bosse, nous arrivons au 1er RAVITO situé près de Claude Fougère. J'ai alors 17,6km et nous roulons depuis un peu plus d'une heure déjà.
La table est bien pourvue, des victuailles classiques en quantité suffisantes. Quartiers d'oranges, bananes, quatre quart, chocolat, pain d'épices, jus d'orange, coca.
Je me restaure en moins de 2 minutes, Mary préfère ne pas s'arrêter pour l'instant et repart doucement.Mes guibolles vont bien mieux, je retrouve mon rythme et grimpe plus facilement, sans m'essouffler excessivement.
Un petit bout de descente rapide sur route, puis on remonte 250m de la route traversant Claude Fougère pour aller chercher un chemin qui grimpe bien durant 800m.
On tourne à gauche puis on descend rapidement vers les Hauts Vents sur un large chemin un peu empierré, puis on plonge encore plus rapidement vers le Hameau Sébire, où l'on traverse la route pour reprendre un chemin qui grimpe bien durant 900m en nous amenant à Cantelou.On traverse alors une zone boisée dans laquelle nous allons avoir une bonne grimpette sur 300m, puis une petite descente pour s'en remettre sur un sentier ludique et rapide, menant au début d'une autre montée plus longue, sur un chemin qui va s'avérer bien gras par endroits, la terre noire étant lourde mais peu collante, occasionnant quelques passages en poussette de VTT lorsque l'adhérence n'était plus au rendez-vous. Pour le lumbago Mary, c'était un calvaire car descendre du vélo, marcher courbée, remonter sur son VTT n'était pas le moment le plus agréable. Un coup de moins bien au moral durant un moment, puis le terrain redevenant roulant nous avons pu poursuivre la montée sans nouvel arrêt. Au début de cette montée, nous avons dépassé Fred -de la bande à Ludo- qui semblait avoir quelques petits soucis mécaniques. Il nous a rattrapé plus tard, après avoir réglé un problème de petit plateau récalcitrant.
Un sentier descendant rapidement sous le couvert des arbres nous amène au bord de la D562, une grosse route dont nous allons longé le bord sur l'herbe, protégés derrière un couloir de rubalise disposé par l'organisation sur 100m, évitant d'avoir ainsi du vététiste se baladant sur une voie de circulation importante.
Deux commissaires assuraient la sécurisation de la traversée de cette route, nous avons retrouvé en face un chemin montant doucement dans un bois, puis nous en sommes ressortis rapidement pour cheminer dans la campagne.On remonte une trace dans l'herbe couchée, en bordure de champ, le chemin se creuse et une belle ornière boueuse et humide à souhait se présente en face de nous. On allait s'y engager, mais un vététiste qui revenait sur nous devant connaître le coin oblique à gauche et roule en bordure de champ sur un tapis herbeux aplani par les précédents passages, évitant ainsi les 50m de bouillasse. On fait demi-tour et on suite le bon plan, retrouvant ensuite un chemin qui nous emmène en descente rapide vers le lieu-dit La Rue.
Nous entamons alors une bonne remontée régulière durant 600m, sur une petite route menant à La Fresnée, puis la grimpette se poursuit sur un large chemin. Arrivés presque au point haut, on oblique à gauche pour reprendre sur une large piste au sol presque régulier que l'on va dévaler à tombereau ouvert durant 900m jusqu'à récupérer la route D168a au niveau de La Lande. De là on suit une petite route passant par La Bataille, puis sur un pont enjambant l'Orne d'où l'on apercevra plein de canoë-Kayak en action.
On continue un peu sur la route en remontant , passant la Sauvegarde puis on quitte la route pour reprendre un chemin balisé GR qui grimpe. Deux vététistes du club Yvelinois LSDE d'Epône sont revenus à notre hauteur; on cause un peu chemin faisant, ce qui nous amène tranquillement au 2ème RAVITO de la journée, situé en borde route à Le Bô.
J'ai alors 31,10km au compteur et il est 10h16, soit déjà 2h10 de passé depuis que nous avons quitté Donnay. Le parcours et sympa et ça monte/descend souvent; pas le temps de s'endormir sur le guidon.
Ravito du même style que le précédent, correct et suffisant. Pause de 2'10, le temps de grignoter un bout de pain d'épices et quelques quartiers d'orange, puis on repart avant de laisser refroidir les muscles.On descend par un petit bout de route vers Le Moulin à Papier, où l'on reprend un chemin qui rentre dans un sous-bois. Le chemin monte doucement, puis la pente s'accentue franchement, le cardio colle au plafond, comme le fond du cuissard sur le bec de selle.
La pente s'est calmée, le chemin ressort à découvert et chemine en plat jusqu'à Le Fouc. où l'on prend une petite descente nous amenant dans une zone de verdure où coule un petit ruisseau. Courte pause bucolique; on rempile pour une bosse courte avec test de la FC-Max du cardio, nous menant à La Cour, on continue encore un peu à monter puis une descente plongeant vers un bras de l'Orne nous donne l'occasion de souffler un peu.On chemine alors sur un large chemin presque plat durant 2km en longeant l'Orne, puis par un bout de route passant à St-Christophe, un moment de répit bienvenu entre ces successions de montées descentes.
La route monte ensuite régulièrement, un virage, on rattrape un groupe de vététistes qui papotent, puis on largue le bitume pour remonter aussi sec sur un petit chemin grimpant de plus en plus en nous ramenant en bordure de champ sur le plateau. Un sentier étroit, creusé en ornière bordé d'herbes -calme les pédales, pas bouger- sur lequel on roulera entre champs et taillis de ronces durant un moment, puis une courte remontée plus forte nous ramène sur un chemin plus large desservant le champ.
Le chemin descend alors et débouche sur une route que l'on va suivre en poursuivant la descente jusqu'à Pont-d'Ouilly.
On y traverse l'Orne, puis un petit bout de route, puis un chemin en faux plat et bien rectiligne durant près de 2km.Commence alors une bonne bosse de 2,5km, avec les premiers700m en partie sur petite route passant par Les Fournaux en montée régulière, puis une partie centrale plus calme en longeant le Ruisseau-de-la-Mare-des-Bois. Le chemin monte doucement, la pente augmente encore sur 200m et nous amène au pied d'une bosse bien pentue.
La terre est un peu humide/grasse par endroit, des cailloux incrustés dans le sol et un peu glissants rendent l'adhérence hasardeuse, il faut bien choisir sa trajectoire. Avant la mi-chemin des vététistes poussent leur vélo. Je monte, dur, dur, la roue AR ripe parfois, je vais sur le bord mais je dérape et pose pied pour reprendre l'équilibre. Mary qui me suivait, sur le VTT, continue de grimper et passe en ayant trouvé meilleure trajectoire, mais elle callera 5m plus loin, par manque de jus dans les gambettes. Je passe à pied les 5m de terre/cailloux glissants, puis je termine sur le VTT le reste de la bosse, les autres à pied. J'y ai vu qu'un gars monter sur le vélo.Et puis au niveau des Roches d'Oëtre, le beau chemin reposant se met à grimper et ça va durer durant 900m, devenant une bonne montée sur un chemin dans le bois, avec trois virages et des sapins qui lui donne un air de moyenne montagne comme l'on rencontre dans le Morvan ou dans le Jura, bien sympa.
Je trouve un rythme régulier et tonique, ça roule bien, je rattrape Fred qui s'arrête et continue à pied, un dernier effort et le chemin débouche sur la D329, encore 50m de montée et c'est le point haut. J'attend Mary en bordure d'un champ où la vue est assez dégagée pour admirer le paysage, bien vallonné.
Mary arrive, puis Fred.On repart en suivant sur 500m la route qui descend en léger faux-plat et l'on arrive sur une zone herbeuse où de loin j'aperçoit un attroupement de vététistes laissant présager la présence d'un ravito. Nous en sommes au kilomètre 50,86 et il est 11h39, c'est l'aire prévue pour le REPAS, située au point de vue juste au dessus des Roches d'Oëtre, Après ces 3h33 de balade assez physique, un peu de repos et une pause miam ne seront pas pour me déplaire.
Pourtant au début je n'était pas très enthousiaste de couper les 80km par ce repas, car il est plus dur de repartir après une longue pause où les muscles se refroidissent, sans parler de la digestion qui se fait ensuite sur le vélo : c'est pas toujours en adéquation avec le relief d'un parcours accidenté.Il y a là Eric et Fred de Tourisme & Aventure, mais point de Ludo. Je croyais pourtant qu'ils étaient tous devant nous. Visiblement il a réussi à se gourrer dans le parcours, pourtant le balisage était nickel. Tête dans le guidon le Ludo !!!
On pose nos spads et rejoignons la tente abritant les victuailles du repas. En échange du ticket, reçu à l'inscription, on avait un sandwich rillettes (ou autre chose) , une boîte scellée avec un rôti (veau, porc ?) accompagné de nouilles mélangées avec des morceaux de tomates et du melon. En dessert, on avait le choix entre une tarte Normande aux pommes (OK, ça marche pour moi) ou un flanc. Bouteille d'eau et barre de chocolat au lait emballé par La Marmotte des Alpes.
Bref de quoi se refaire des forces avant d'attaquer les 24 derniers kilomètres.
On enfile un coupe vent, car un petit vent frais balaye le point élevé où nous sommes, puis on se pose pour manger en papotant avec Fred et Eric.Presque 20 minutes plus tard, nous levons le camp, fait pas bien chaud ici.
La fin du parcours présente 583m de dénivelé positif, ce qui représente presque le tiers du dénivelé positif total pour le derniers tiers de la distance totale, un bon équilibre.En quittant l'aire du repas, on repartait par 2,6km de descente, en commençant par suivre un petit bout de route, puis on reprenait très vite un chemin en descente vers le Méandre de Rouvrou, où un beau sentier étroit en bordure de falaise, protégés du vertige par une haie de frêle végétation, tabassant un peu par endroit sur un sol mêlant poussière/cailloux, avec deux virages entre les arbustes, plongeait vers Les Planches, un régal.
De là on allait avoir ensuite 2km de large chemin tout plat en suivant le méandre jusqu'au Cul de Rouvre, idéal pour digérer le repas sans avoir à trop dépenser d'énergie.Une courte descente par la route, puis 500m de remontée goudronnée jusqu'à Le But où se trouvait monté la table du 3ème RAVITO.
J'ai alors 65,6km au compteur, il est 13h08.
On y trouve les deux gars de Ludo, dont Fred. Les bénévoles nous disent qu'ils sont vu le père Ludo arriver ici avec son collègue, après qu'ils aient fait un aller/retour dans le genre jardinage non prévu au programme.
On s'arrête un peu plus de deux minutes pour boire un peu et grignoter quelques trucs.
Quelques gouttes de pluie tombent de temps en temps, ce qui fait que l'on ne s'éternise pas, j'ai point envie de recevoir la douche avant l'arrivée. Le ciel s'est couvert au fur et à mesure de la journée.On repart en descente rapide par un chouette sentier en creux au sol jonché de pierres, qui nous mène dans une coulée de verdure où coule le Ruisseau d'Orval.
On remontait ensuite longuement et progressivement durant 3,5km par un sentier cheminant dans la verdure en longeant le ruisseau, puis le chemin ressortait à découvert et revenait sur la route D133 passant Le Tilleul, puis on continuait de monter doucement jusqu'à Le Belvédère, dernier point haut du parcours.Trois bornes avant l'arrivée, les piles de mon GPS rendent l'âme. Pas grave, je prendrais le parcours en photo à l'arrivée pour compléter le tracé et puis peut-être que le GPS de Ludo aura enregistré le final, que l'on puisse fusionner les deux relevés afin d'en voir la trace complète.
On suit un chemin en lisière du Bois de St-Clair, passant à proximité du Mesnil Grain. Un tout petit morceau de route, puis on entre dans le bois pour suivre un petit sentier descendant qui nous ramène sur la dernière portion de petite route descendant vers Donnay, en passant par Villeneuve et Le Moutier.
Nous arrivons à Donnay avant 14h, après 5h43 d'une belle promenade de presque 74km. Même pas fatigué, mais on a roulé cool.
Ludo et ses potes sont là.
Le ravito d'arrivée est un peu léger ; j'aurais bien aimé y trouver un peu plus à manger et à boire. Par contre il y avait de bons caramels mous sur la table. Hop, provisions.
On retourne à la voiture se changer et manger les provisions que nous avions emmenés en prévoyance.Au revoir à la bande de Ludo qui rentre au Mans.
Nous partirons à notre tour un peu plus tard, en prenant les routes de traverse pour éviter Caen et rejoindre l'autoroute.
Le trafic de retour vers les Yvelines sera dense, effet cumulé d'une fin de week-end et du flot d'aoûtiens revenant sur la région parisienne.Le temps de décharger les sacs et les VTT, une grosse averse et la pluie commence à tomber.
Nous avons quitté la région parisienne sous la pluie, on la retrouve au retour.- - -
En résumé, une bonne rando offrant de belles vues sur le paysage bien vallonné de la région. On monte et on descend souvent.
Beaucoup de bonnes bosses ( des courte et bien raides, mais surtout des longues de pente moyenne).
De belles descentes rapides, parfois bien caillouteuses, ou en dévers piégeur. Heureusement que le terrain était presque sec car mouillé certaines descentes rapides et certaons passages caillouteux seraient chauds.
Quelques singletracks, mais le plus souvent des chemins. Pourtant Ludo me disait par la suite, pour y avoir roulé avec son club, que le coin regorge de singles.
Peu de route sur les 50 premiers kilomètres (qui représentent la partie la plus physique du parcours), la suite étant plus roulante avec plus de route.
Un fléchage efficace et sans surcharge (gros panneaux blanc avec grosse flèche rouge bien visible, marquage en bombe au sol sur les routes).
Trois ravitos corrects, suffisants en quantité et variété, mais sans la touche gastronomie locale.
Plateau repas au 50ème kilomètre, de bonne qualité, digeste et pas lourd.
Une bonne organisation avec traversée des routes dangereuses sécurisées.
Bénévoles sympa et accueillants.
Bref, à refaire.
A l'arrivée, les organisateurs évoquaient l'idée de faire le parcours en sens inverse en 2005.Au titre des améliorations pour les éditions suivantes:
pour le parcours je dirais un peu plus de singletracks et de passages ludiques, si les autorisations le permettent et si c'est du possible d'en trouver.
Ensuite, un p'ti café offert au départ, une petite touche de gastronomie locale aux ravitos et un ravitaillement salé/sucré consistant à l'arrivée et ce serait nickel.
Je verrais bien aussi le remplacement du repas au 50ième kilomètre par un ravito
et le repas serait déplacé à l'arrivée, avec un p'ti coup de cidre Normand, Cool non ?Pédalator 18/09/2004
| CICLOMaster CM436 M | POLAR S710 | GPSmap 60CS | |
| Départ : | 8h05 | 8h05 | - |
| Temps roulé : | 4h58 | 4h50 | 4h58 |
| Temps total (incluant arrêts ravitos...): | 5h43 | 5h43 | - |
| Moyenne: | 14,9km/h | 15,2km/h | 14,1km/h |
| Vitesse max.: | 51,9km/h | 51,4km/h | 51,5km/h |
| Distance (2030mm): | 74,27km | 73,8km | 70,0km |
| Dénivelée positif : | +1835m | +1920m | +1853m |
| Température Min/Moy/Max: | 13/16/21°C | 18/21/26°C (au poignet) | - |
| FC Moy/Max: | - | 142/189 | - |
| Période échantillons: | 20 sec. | 5 sec. | - |
| Fichiers échantillons : | 29082004.tur | 04082901.hrm | TRK (Zip) |
| Fichiers IGN Rando : | - | - | zone non couverte |
| Distance/dénivelé annoncés : | 76km +2535m | ||
Pneus :
AV = SCHWALBE Jimmy UST, 2.10", gonflé à 2 bars
AR = MICHELIN Comp-S, 1.95", gonflé à 2.1 bars
Suspensions :
Fourche FOX TALAS RL : 54 Psi, 120mm
débattement.
Biellette DEVINCI:
85mm débattement.
Amortisseur FOX RL : 60 psi.
Hôtel** Restaurant Saint-Michel
M. Gérard Leroux
6-8 rue de Caen
14260 Aunay-sur-Odon
02.31.77.63.16
| Hébergement | Frais |
|---|---|
| 2 menus à 29 € | 58€ |
| 2 verres de cidre 'Clôt d'Orval' brut | 3€ |
| chambre 1 nuit lit 2p | 30€ |
| TOTAL | 91€ |
| Transport Aller | Frais |
|---|---|
| péage SAPN Beuzeville 67km | 4,20€ |
| péage SAPN Heudebouville 44km | 2,70€ |
| péage SAPN Dozule 41km | 2,70€ |
| péage SAPN Buchelay 24km | 1,90€ |
| Gasoil 22L ECOMARCHE Aunay-sur-Odon (14) | 19,73€ |
| TOTAL | 31,23 |
Dernière mise à jour : lundi 22 novembre 2004 19:01