La Gamelle Trophy 

La Gamelle Trophy

26/09/2004

Sillé (72)

Raid VTT 40km

 Tourisme & Aventure

Flashé à 53km dans les Bois de Sillé

 

Cela fait déjà plusieurs années (2003, 2002, 2001, 1999, 1997, 1996) que nous revenons à Sillé faire La Gamelle Trophy,
sans jamais se lasser de son beau mais exigeant parcours tracé presque totalement en forêt par les gars de Tourisme & Aventure.
L'an dernier, j'avait encore terminé la course 55km bien rincé, me disant une fois de plus que si je devait refaire La Gamelle ce serait uniquement en rando.

Et puis le même jour j'ai vu sur le calendrier VTT la nouvelle édition Des "100 du Lac", un des Raids SFR,
que nos Bikets ont découvert l'an dernier, revenant bien content de leur périple.
J'ai donc gardé à l'esprit cette organisation qui serait l'occasion pour nous d'aller faire un petit tour dans une belle région.
Manque de bol, en surfant sur le Net j'ai découvert le 31/08 que ce Raid était annulé pour 2004.
Remarque cela ne m'a pas trop dérangé, car arrivant en fin de saison j'avait plus trop envie de me taper 2x5h de voiture pour aller pédaler.

Il me fallait donc trouver une rando ou une course en remplacement.
Mary se sentant en forme, elle avait bien envie de refaire La Gamelle,
ce qui serait l'occasion de retourner au Mans dire un petit bonjour aux parents.
Je n'avait pas trop envie de refaire la course 55km, mais m'aligner au départ du 40km pouvait se concevoir,
histoire de situer comment je pouvais me placer par rapport aux autres concurrents de ma catégorie (Master 2). 

En ce début Septembre, il ne fallait plus tarder pour s'inscrire à La Gamelle; il restait encore quelques places en compétition,
alors qu'au niveau rando c'était complet depuis le mois d'août.

Vendredi 24 septembre

Une fois Mary rentrée de son boulot, nous prenons l'autoroute de l'Ouest. Deux heures plus tard, arrêt chez les Parents au Mans.

Samedi 25 septembre

Réveil tardif, nous partons tourner les jambes en VTT, sur les petites routes de la campagne Mancelle, prenant parfois de beaux petits sentiers dont certains balisés PR ou VTT aux environs de Sargé et de Coulaines.
Fait pas bien chaud ce matin, la veste Windtex est de sortie et nous aide à supporter les 10°C ambiant.
Retour à la maison avant midi, douche rapide car il faut repartir chercher un bon gâteau à la pâtisserie.

L'après-midi, petit tour au Véloland du coin où l'on trouvera deux Comp-S UST 1,95" (ça se fait rare) et des chaussures MC900 en solde (65€ au lieu de 93€) pour Mary.
Nous retournerons ensuite sur certains bords de chemins repérés le matin, pour une séance ramassage de mures.
Dîner gratin de nouilles, puis dodo de bonne heure.

 Dimanche 26 septembre

Une fois de plus, nous pourrons dormir un peu plus tard le dimanche matin, la course ne démarrant qu'à 13h. Cool.
Petit déjeuner copieux, on se prépare tranquillement, puis nous quittons Le Mans vers 9h30.
On arrive au lac de Sillé vers 10h, en ayant évité le centre ville par le biais des petites routes de campagne. Sur place, pas grand monde encore, car les randonneurs sont sur le parcours et il est encore tôt pour les coureurs.

Mathieu Pendant ce temps, Mathieu se fait la rando de 50km, mode Turbo car l'animal est affûté après sa perf à l'EmbrunMan.

On passe aux retraits des plaques, récupérant au passage un Tee-Shirt (chouette, ils ont des tailles M) blanc avec le logo de l'épreuve en rouge. Mary le trouve un peu tristounet; elle le verrait bien aux couleurs du maillot du club organisateur (jaune/bleu). 

L'organisation est bien pensée, sur de grands panneaux  sont affichés la liste des engagés, un plan des parcours rando et compétition et toutes les infos nécessaires.

Après un petit tour aux différents stands présentant matos et vélos, dont le fabricant Philippe, on retourne à la voiture se préparer.
Je mange un peu de riz, mais pas vraiment faim en milieu de matinée. J'aime pas les courses l'après-midi car c'est difficile de gérer l'alimentation: trop tôt pour avoir faim et si l'on mange pour éviter la fringale durant l'effort, il faut le faire de manière légère, sinon bonjour la digestion dans les bosses.

En route vers le retrait des dossards

Il y a même des Girafes
en forêt de Sillé ! La preuve.
Vers 10h30 on part s'échauffer doucement, en suivant pour commencer le début du parcours pour repérer les éventuels points de congestion et zones piégeuses à éviter.
Après une longue ligne droite bien roulante et assez large pour doubler, le premier goulet d'étranglement se fera probablement dans ce petit chemin un peu caillouteux et sablonneux, suivi d'un virage à 90° sur la droite droite qui nous amènera dans une petite descente par un chemin creusé avec quelques gros cailloux, qui auront pour conséquence de faire freiner les vététistes, accentuant ainsi l'effet de goulot. Il faudra donc être bien placé pour arriver au plus tôt ici.
Ensuite, le chemin se rétrécissait encore, devenant un beau single serpentant paresseusement entre les arbres, puis descendant en virages un peu enracinés.
Nous sommes revenus ensuite sens inverse, reprenant la grande allée ou un contrôle radar (en bois, mais l'idée est très bonne. C'est d'actualité avec la mise en place de tous les radars fixes un peu partout en France) avait été installé pour flasher les concurrents au passage, mais ils étaient prévenus par quelques panneaux (certains coureurs le nez dans le guidon n'ont rien vu de cela) .

Nous revenons sur la route rectiligne menant à Rochebrune, puis on roulera ensuite sur des portions du parcours en singletrack et allées planes, évitant les grosses bosses pour pas se brûler les pattes avant la course.

Arrivés au bout de la route, on tombe sur un des ravitos qui se situe à mi-parcours.
Il y a là un bon paquet de randonneurs qui dévorent allègrement pour se remettre de leurs efforts. On y verra même Robert et ses amis de l'ASCAP de Poissy, ainsi que d'autres vététistes de club parisiens. Papotages puis on repart en accélérant le rythme pour le retour vers l'aire de départ.
On regarde au passage notre position sur la ligne de départ. Il y a 266 inscrits sur la course 40km.
Comme on s'y est pris tardivement, je me retrouve en 4ème ligne, donc va falloir mettre les bouchées doubles au départ pour s'extirper de la cohue avant les premières difficultés. Mary a plus de chance, elle se retrouve en 3ème ligne avec d'autres filles.
On regagne nos places respectives dans la grille de départ. J'aperçois sur ma gauche des maillots de coureurs du VCMB, dont le père Bruno CHICHE. Il y aura de la bagarre sur le terrain.
Sur la grille de départ en course 40km on est moins serré qu'au départ du 55km, nous sommes déjà moins nombreux et on ne se fait pas marcher sur les pieds,  c'est pas la boîte de sardines où chaque compétiteur tente de se positionner au mieux pour le départ. L'ambiance est moins tendue, plus cool. Est-ce lié à l'âge moyen plus élevé des concurrents qui abordent la compétition d'un regard différent, sachant qu'ils n'ont plus rien à prouver, ou bien le 40km est peut-être pour certains participants de niveau moins élevé une distance suffisante. En tout cas, voyant l'attitude, l'équipement matériel et la tenue de plusieurs concurrents se trouvant sur les lignes de départ devant moi, j'ai eu un peu peur de rester coincé un moment au départ en attendant que les premières lignes se mettent à rouler.
Mais comme les rangs étaient assez clairsemé, dès que les rubalises séparant les lignes ont été retirées peu avant le départ, j'ai pu me faufiler rapidement entre les concurrents et me retrouver ainsi en 2ème ligne. Je n'ai pas été le seul à procéder ainsi, car j'ai vu Bruno au même niveau que moi sur la gauche...

J'arme le POLAR, le speaker dicte les dernières recommandations d'usage, la TV et les photographes sont en place dans la nacelle qui surplombe le départ.
13h, c'est le départ ! Quelques secondes de flottement, puis ça roule. Go !
Nuage de poussière pour remonter les 50m  de grande allée gravillonnée précédant l'entrée en forêt, j'ai réussi à me glisser sur le bord gauche et remonte sans trop de gêne une partie des concurrents, virage à gauche on monte un peu, virage à droite et on embraye. Je dépasse Mary.
Les arbres défilent, l'attention en alerte pour éviter de se prendre une racine mal placée, les doigts affleurant les leviers de freins pour parer un éventuel problème de bouchon ou ralentissement imprévu, le cardio a bondit de 109 à 184, mais il grimpera encore de 10 pulses par la suite au gré des difficultés que Ludo est ses potes ont semés sur le parcours....
 Les tandems roulent avec nous et c'est pas toujours pratique, ils prennent de la place et ne sont pas toujours très agiles dans les petits chemins et zone techniques, d'où quelques ralentissements en début de parcours, jusqu'aux premières grosses bosses.

On arrive au premier sentier descendant repéré à la reco: pas trop de monde et j'arrive à passer sur la gauche quelques concurrents apeurés par quelques cailloux , puis je passe encore d'autres coureurs dans le sentier qui suit, juste avant d'entrer sur le singletrack. La, faut patienter sagement derrière, gagner quelques places dans certains virages où l'on peut couper en choisissant la version  hors-piste où il faut éviter les bouts de bois et racines. Zut un Tandem, il prend toute la place et n'est pas à son aise dans les virages du single. La pente s'accentue un peu, ça descend jusqu'à la route, que l'on suit sur une centaine de mètres, l'occasion de grappiller encore quelques places.
On quitte la route et l'on roule maintenant sur le chemin bordant l'étang de Jouteau. Puis à gauche pour descendre dans un trou, racines, petit ruisseau, en face ça remonte sec mais impossible cette fois de passer sur le VTT à mi-pente; il y a plein de monde à pied en train de pousser. Pas doués les gars, ça se passait sur le VTT ici ! Bon, donc course à pied sur le bord pour gagner encore quelques places, puis remonter sur le VTT et repartir. On monte encore un peu, le cardio aussi, je passe un Tandem, puis 600m de belle descente rapide sur allée, puis par un chemin poussiéreux qui tabasse bien, un tandem me bouchonne dans le virage, je passe, gaz et by-by.
On remonte régulièrement au train, encore des places de gagné.
Petite descente, courte remontée sur l'élan, puis c'est 900m de descente rapide sur un chemin assez large où la poussière vole, freinage, on arrive en lisière de forêt.
Un gars de Tourisme & Aventure est assis là (en fait je crois que c'était Ludo), il dit quelque chose au passage mais je ne vois et n'entend rien, plus très lucide à ce moment car je suis à fond dedans.
On oblique à droite pour suivre un beau chemin qui longe le bord de la forêt un moment, puis on remonte régulièrement un bon kilomètre d'un beau chemin, le cardio grimpe aussi mais à sa manière.
Passage devant le 1er ravito, merci pas le temps.
On passe près du Cul d'Oison puis c'est un bon kilomètre de descente très rapide qui nous ramène en lisière de forêt.
Mais quand on est en bas . . . vous ne connaissez pas Ludo ? . . . ben on remonte pardi ! 

Et nous voici reparti pour 600m de montée,  la pente de celle-ci s'accentue de plus en plus, on est à découvert sous le soleil et ça chauffe dur sous le casque. 13km/h...6km/h...5km/h...4km/h... dur, dur; elle est longue celle-ci et comme je suis dans le rouge depuis un bon moment  déjà, je commence à arriver aux limites, je continue à grimper, complètement à l'avant du bec de selle, les autres concurrents sont tous à pieds, et puis ça devient dur au niveau palpitant, le cardio est à 194,
à 5m du sommet la roue avant commence à partir sur la droite, je décroche, trop dans le rouge. Arrrg !
Si c'était en rando je l'aurais passé sans problème cette bosse, mais là j'étais trop dans le dur.

Allez, 500m de descente pour tenter de récupérer un peu, puis une nouvelle bosse de 300m -moins dure- pour achever le client, et on enchaîne avec une longue descente sympa qui nous amène une fois encore en bord de forêt.
Un peu de répit, on remonte progressivement par de beaux chemins, puis je reconnais la bosse qui pointe le bout de son nez; celle en deux partie qui remonte vers le bout de la route menant à RocheBrune. C'est un gros morceau.
Le début grimpe bien, pas trop dur, j'y rattrape un gars de l'U.C Sablé qui monte à pied, Le N°813, je le dépasse.
A ce moment le gars qui bouffait un tube de sucres rapides le jette délibérément dans les fourrés sur la droite. Espèce de porc !!! C'est à cause  de cons comme lui que nous organisateurs avons de plus en plus de mal à obtenir les autorisations. Put*@#, j'espère qu'y sera disqualifié pour ça !
On devrait  faire une liste noir pour interdire à ces gens de s'inscrire aux épreuves, ça leurs ferait les pieds.
La pente s'accentue, je poursuit et termine sur le VTT, encouragé par les quelques spectateurs présents. Je crois même qu'il y avait là un photographe de VTT Mag.
On ne remonte pas jusqu'à la route, mais on repart en descente à gauche, je la connais celle-là, bien sympa et rapide; mais gaffe aux racines ; elle nous emmène vers le Ruisseau de Roullé, qu'il vaut mieux traverser à gué (juste la hauteur d'un pneu)  plutôt que d'emprunter l'espèce de petit pont en rondins tout pourrave.
On tourne à gauche pour suivre un chemin longeant le ruisseau, ça y tabasse fort au début avec de gros cailloux saillants, puis le chemin fait un coup de montagne russe, puis on part à gauche en montée dans un chemin en creux un peu caillouteux, je le connais aussi celui-là, il est casse-pattes. Allez, Hop je double.
Arrivé en haut, descente rapide sur une allée, puis on plonge par un beau sentier qui nous amène en lisière de forêt, pour se payer 300m de remontée, mais plus cool cette fois.

Au sommet, on bascule pour une nouvelle descente rapide d'un bon kilomètre sur un sentier qui tabasse un peu par endroit, je reconnais celui-ci; normalement arrivé vers le bas on bifurque brusquement à droite et généralement on y coince au niveau braquet pour monter le mini coup de cul qui suit. Donc je m'y prépare.
Mais arrivé à cet endroit, je vois mon prédécesseur continuer, on sort alors de la forêt et l'on arrive dans la campagne où l'on suit un chemin en dur bien roulant -ça repose- en passant par La Touanerie,puis on remonte alors progressivement dans la forêt après 1,8km d'incursion en campagne, je dépasse encore deux concurrents.

On continue la remontée progressive dans le bois, en filant vers l'extrémité Nord-Est de la forêt, puis on revient vers le site de Rochebrune pour y suivre le petit single tracé entre bruyères et roches non loin du bord de la falaise rocheuse. Cette année on ne descendra pas les virages en lacets tout enraciné, préservation du milieu je suppose.
Manque de bol, je me tape un Tandem dans le single et comme c'est pas vraiment l'idéal pour eux d'y passer les quelques marches de cailloux  et les petits virages, il me bouchonne un peu. Mais je passerais un peu plus loin, j'en profite pour récupérer un peu.
On est alors à 22 bornes, soit la mi-parcours. Depuis la sortie en campagne, le parcours est moins physique, les bosses étant moins nombreuses et  surtout moins raide, ce qui permet de récupérer un peu avant le final qui comporte toujours deux ou trois bons raidillons prêts à vous achever....

Une bonne descente rapide, mais dans le virage qui précède une famille se promène en laissant ses deux jeunes chiens en liberté. Bref, le tandem et moi manquons de justesse la descente de lit en peau de chien. Le tandem prend les devant, soulevant la poussière; deux pilotes ça pèse plus qu'un maigre Pédalator.
Allez, quand on est en bas, il faut songer à remonter, ce qui se fait alors par un beau sentier terreux rendu un peu technique par des racines et quelques cailloux, ça monte fort mais sur le VTT jusqu'au virage où je me retrouve coincé derrière l'équipage du  Tandem qui monte à pied. Obligé de faire de même, pourtant ça passait sur le VTT avec un minimum de technique. L'an dernier on avait descendu ce beau sentier. retour en selle, le sentier serpente à plat dans le bois et on arrive au bout de la route menant  en face de RocheBrune. Il y a là le 2ème ravito, que je squeeze lui aussi, sans daigner poser un regard sur les victuailles.

On suit ensuite un sentier à peu près plat parallèle à la route, puis on tourne à droite pour une courte descente rapide.
On va alors remonter un moment, par des allées, de beaux sentiers entres les sapins, puis une large allée blanche légèrement gravillonnée me permettra de récupérer un peu, tout en avoinant pour rattraper une cible à 100m au devant,  puis ce sera à nouveau de beaux sentiers, une belle remontée de 800m avec un final bien raide au niveau des anciennes carrières.

Dans un sentier en creux remontant, j'aperçois Bruno Chiche assis à coté de son vélo. "ça va ?" . "Non, j'ai pas de chambre". 
Sans commentaire, ou presque, car pour gagner quelques grammes certains coureurs n'emportent que le strict minimum, mais sur un terrain comme celui de la Gamelle il vaut mieux avoir de quoi réparer, car même en Tubeless on n'est pas à l'abri d'un cailloux acéré.
En deux courses, ça fait deux fois que je double des coureurs partis les poches vides et qui ont crevés par la suite. Pile ou Face = Perdu !!!
J'ai filé, pour une fois je suis arrivé bien avant Bruno.

Dans les derniers kilomètres précédant l'arrivée, je suivait à 25m mon prédécesseur quant nous revenons sur un jeune. Il tourne la tête en arrière au moment où l'autre coureur passe à sa hauteur, juste quand on sortait  du sentier en débouchant sur la route. Ne voyant pas deux bornes en bois enfichées dans le sol (pour empêcher l'accès des voitures), il s'emplafonne dans l'une d'elles et stoppé net dans son élan effectue une belle figure qui l'envoie au tapis. Je passe près de lui "ça va ?".  J'entend un "Oui ça va " grimaçant, pas de gros bobo donc je repart en chasse.
On traverse la route, un beau sentier descendant, on passe près de l'étang des Molières, puis au bout du Grand Etang.
Traversée de la route, pour attaquer en face le petit raidillon bien connu à cet endroit, ça passe à droite, on tourne à gauche, puis ce sont des allées et des sentiers assez roulant pour se reposer et dépasser encore quelques concurrents.

Kilomètre 35, on rattrape un vététiste habillé et roulant Commençal, je crois que c'est la Lolo, Oui c'est ça, mais sur le coup je n'en était pas sûr. Elle roule cool, semble se la jouer rando sportive en faisant plutôt attention aux obstacles, elle nous bouchonne un peu sur une trace étroite qui tabasse, puis on la passe dans la bosse qui suit. Tout de même, elle avionne bien -même en roulant cool- car on a pris le même départ et depuis j'ai pas franchement amusé la galerie. Alors pour la rattraper 35 bornes plus loin, alors que j'ai passée la 2ème fille vers le 15ème kilomètre, elle a du gazer au début. 
Paraît même qu'elle s'est arrêté à un ravito prendre un Coca et des pâtes de fruits, et qu'elle s'est couchée à 4h du mat !

Une montée, que je reconnais; normalement elle s'accentue de plus en plus vers la fin, pas Glop car une alerte de crampe se produit, mais chouette on redescend à droite en évitant la partie pentue. Ouf, mais partie remise.

Avant la fin du parcours on aura deux belles descentes. Pour la première,  un panneau danger et un gars qui nous dit de ralentir. Plein de monde de part et d'autre du chemin (comme la descente du facteur à la Forestière, où les spectateurs attendent les gamelles...). Une superbe descente, bien pentue, avec plein de gros cailloux, de big racines formant des marches à mi-pente. J'ai du bol car on est seulement deux dedans, donc pas gênés, alors Go ! Bien en arrière de la selle, je m'engage dans la trajectoire la moins encombrée et descend en contrôlant la bête. 
Le concurrent que je suivais depuis un moment s'arrête en plein milieu de la descente et termine à pied, mais me voyant arriver il s'est sagement rangé sur le coté (sinon je lui roulais dessus), ce qui me permet de passer entièrement sur le VTT cette superbe descente technique -dite du Tobogan-, encouragé par les spectateurs, dont quelques unes de nos connaissances où je reconnais Pascal. 
Fin de la descente, je remercie la Talas et file dans le sentier qui suit. J'ai encore gagné une place, chouette ce spot, je n'ai pas souvenir l'avoir rencontré dans les éditions précédentes des Gamelles Trophy.

La seconde descente, située quelques sentiers plus tard, était un peu pentue et rendue légèrement technique par de grosses racines et quelques cailloux, mais ça passait facilement sur le bord comme je l'ai fait, ou même au milieu comme Mary l'a fait en passant les mini marches de racines.

Pédalator Mary Lolo

Quelques sentiers plus loin, dernière montée, un petit raidillon, les crampes se manifestent violemment, dessous et sur le coté de ma jambe droite. Impossible de monter cette dernière petite bosse sur le VTT, me voici contraint de la monter  à pied - pas drôle pour un Pédalator- et deux concurrents en profitent pour me passer, je crois qu'il y avait la Lolo.
Un sentier, une allée plane et dure que je reconnais; on s'approche de la fin. Je tourne les jambes sans tirer trop pour éviter de réveiller les crampes, prenant soin de vider mon Camelbak, c'est maintenant les petites bosses, trous, et montagnes russes de la fin de parcours. Descente, virage en épingle, dernière ligne droite, Ouf ! terminé pour cette année. Toujours aussi hard, mais superbe parcours pour cette Gamelle Trophy !

En bouclant ces 40km en 2h10'51, j'arrive 49 secondes après la Lolo, bien content d'en terminer car avec mes crampes j'aurais pas pu encaisser d'autres montées.
J'ai bien fait de choisir les 40 bornes cette fois ci.
Je suis pas trop mal placé, terminant 29ème sur les 222 classés de la course 40km.
Par contre, difficile de se rapprocher du podium de ma caté Master 2 : j'en suis seulement 12ème.

L'avantage du 40km, c'est que l'on est moins nombreux que sur le 55km, que les niveaux y sont moins élevés, donc étant bien placé j'ai pu aborder très souvent les singles en descentes rapides ou techniques à fond, sans être gêné ni ralenti, et ça c'est le pied !

Je récupère un peu puis reconstitue mes forces au ravito d'arrivée: pain d'épices, chocolat, quartiers d'orange, Coca. J'ai même l'impression qu'il y avait des tartines de rillettes ou un truc du genre.
Boire un maximum pour réduire les crampes. Je souffle, m'étire.

Des filles arrivent, puis ce sera Mary qui termine 6ème Dame devant Karine, une jeune concurrente prometteuse avec laquelle elle a bataillée pendant un long moment.
Pas de podium pour ma Bikette cette année, le niveau était plus élevé.

Lolo, bien content d'être arrivé
Lolo, bien content
 d'en avoir terminé

On va se changer à la voiture avant d'attraper froid, puis on retourne sur la ligne d'arrivée pour voir les premiers et nos copains en terminer de leur 55km.

Notre Lolo a nous est sur la course 50km, tout comme Franck et John Koyotes-Like.

Et voici le Lolo qui arrive, la tronche noire de poussière, visiblement content que ça se termine. Dur, Dur cette Gamelle. Il termine 136ème sur les 319 classés du 55km, bien plus content de sa perf de cette année.

Et puis 23 minutes plus tard nous verrons le père Franky arriver tout tranquillement. Après un vol plané et un problème de cale auto, il a terminé sa course en mode rando en mettant 13' de plus que l'an dernier pour boucler le 55km.

Franky le Koyote
Franky des Koyotes

C'est pas tout ça, mais il faut maintenant songer à rentrer sur la région parisienne.

 

Dans ce sens, le parcours m'a paru plus dur cette année, toujours aussi beau, mais physique et exigeant,
avec de nombreux sentiers et singletracks, en montée hard ou en descente ludique, des chemins en creux, des descentes techniques, d'autres très rapides.
Des allées pour récupérer juste ce qu'il faut, un peu de cailloux, beaucoup de racines, de la poussière.
Un balisage bien visible, écolo, sans surcharge, sans peinture, respectant les arbres.
Des panneaux humoristiques répartis sur le parcours ( au pied d'une montée : "You know What ? I'm Happy", plus loin à l'entrée d'un single : "Pédale moins vite, j'arrive pas à te rattraper"...)
L'avantage de la Gamelle est que l'on emprunte plein de passages de la forêt de Sillé qui sont interdit le reste de l'année aux VTT.
Les quelques parcours balisés permanents qui sillonnent cette forêt étant bien moins dur, moins intéressant et restent assez souvent sur des chemins plus ou moins large.

Bon, si je reviens faire la Gamelle Trophy, je tenterais le doublet : la rando de 50km le matin, puis la course -en mode cool- l'après-midi.

Pédalator  05/10/2004


Profil du parcours 40km

Profil du parcours 40km

Les données de Pédalator

  CICLOMaster
CM436M
POLAR
S710
Départ :-13h00
Temps roulé :2h112h09
Temps total (sans arrêt ravito):2h112h10'54"
Moyenne:18,5km/h18,6km/h
Vitesse max.:53,2km/h52,9km/h
Distance (2030mm):40,50km40,1km
Dénivelée positif  :+888m+945m
Température Min/Moy/Max:17/-/25°C23/26/29°C
(au poignet)
FC Moy/Max:-179/194
Période échantillons:20 sec.5 sec.
Fichiers échantillons :26092004.tur04092601.hrm
Distance/dénivelé annoncés :41km +1010m
Plan des parcours :parcours compétitions
Pneus :
AV :SCHWALBEJimmy UST2.10"2bars
AR :MICHELINComp-S1.95"2,4bars   
Suspensions :
Fourche :FOX TALAS RL54 psi100mm débattement
Biellette :DEVINCI 85mm débattement
Amortisseur :FOX RL62 psi

Les classements

Lolo au départ

scratch 55km

 

scratch 40km

 

scratch 25km


Plaque Mary

La Gamelle par Mary

C'est génial un parcours d'enfer !! 

Une année sur deux il est plus dur et cette année c'était le cas :

Deux bosse hardissimes où j'ai lâchée prise, mais surtout à cause du gars devant !!!
Mais je ne pense pas que je l'aurais faite jusqu'au bout... Maaais j'aurais tenté ! Je suis tout de même remontée sur le vélo pour la 2ème partie ! Et compliments des gars près de moi...

Par contre, un départ raté... Un mec merde devant moi et du coup je n'arrive plus à me mettre le pied dans ma pédale... Mais bon... Je part tout de même... à donf...
Je respire comme un boeuf... Mais j'y vais... Ça bouchonne un peu au 1er single montant... Mais pas trop, j'arrive à rester sur le vélo et puis arrivent les premières bosses, je ne suis pas encore très chaude et mes débuts sont plus dur... Mais ça va ! 

A même pas moitié parcours, une nana (Karine) me rattrape... Là, je ne donne pas cher de ma peau, elle a l'air de bien rouler... Env. 30 ans, fine... Pédalage moins véloce que le mien mais pas mal... Je tente de la lâcher plusieurs fois, mais rien à faire, elle me colle !!! Un gars me dis : "mais c'est du marquage à la culotte qu'elle fait votre copine !" en effet elle me prend la roue dés que possible... Je l'entend des fois rater des passages techniques (elle est bonne... Mais je suis meilleure... Yék yék..)

Puis un moment de calme (roulant), on tchatche tout en roulant bon rythme . . . elle est sympa et cela nous motive !!!

Je suis contente car les passages en montée technique, genre racine, cailloux... Je les passe avec brio ! Et oui... Mes descentes sont correctes je les fait toutes, sauf la dernière, où les organisateurs nous arrêtent car dangereux de passer à plusieurs : c'est vrai qu'elle est très chaude mais pourtant je l'aurais tentée !!! Car en course je ne suis plus la même et je m'étonne !! Si, Si !! vous foutez pô d'moi...

Bref une très belle course ! qu'il faut vraiment que tu la fasses une jour... 

L'année prochaine je ferais le 55km
La Lolo avait ramenée ses copines... Toutes des djeuzn devant moi, mais c'est toujours la Françoise qui est 2ème elle doit avoir la 30taine.
Les autres 'mémés' de mon ages sont derrière ... Ouf !

Ah, quel régal cette Gamelle, du bon VTT !! Des bosses à n'en plus finir... Du roulant, du technique, de belles descentes . . . varié coua !

Pour le départ la Lolo était avec nous en 3ème ligne, très cool elle s'est baladée... JM l'a passé, elle s'amusait.. Elle ne forçait vraiment pas !

Et puis à l'arrivée on a vu not' Lolo à nous tout sale !! et l'air content... il a tout de même dozé Francky (Koyote) : Ouf, l'honneur des Bikets est sauf...

Et pas d'autre Bikets sur ce beau parcours en course... vous ratez quelque chose... en plus le coin est beau et on a fait cueillette des mûres la veille...

  Mary la Bikette


Dernière mise à jour : mercredi 06 octobre 2004 22:12

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