La 10ème édition du Raid Les 2000 de Bruniquel représente la 1ère manche de la Raid Cup Occitane,
un challenge regroupant quatre épreuves VTT organisées sous l'égide de la FSGT 31.
Pour cette première épreuve, organisée par le Stone Rider Team basé à Toulouse (31),
les participants avaient le choix entre la formule Raid 70km ou 40km et la version rando,
sur des parcours communs proposant "des chemins techniques, des descentes trialisantes ou rapides,
sur des terrains entièrement praticables même sous de fortes pluies".
Sur ce dernier point, Mary aimerait bien causer un peu avec celui qui a écrit ça...
Mary n'ayant pas de mission cette semaine, j'ai pris ma journée de RTT pour que nous puissions partir plus tôt,évitant ainsi les bouchons d'un week-end de Pâques traditionnellement très chargé sur les routes de France. Mary nous a dégotté une chambre d'hôte où nous résiderons du vendredi au lundi matin, à 7km de Bruniquel.
Seul Nicolas fera aussi le déplacement, les autre Bikets ne se déplaçant plus beaucoup maintenant en dehors de la région parisienne.
J'ai préparé les VTT ces derniers jours, changeant ma câblerie arrière un peu poussive après une saison et un hiver un peu humido-boueux, remplaçant ma monte de pneus habituelle par une paire de Bulldog Tubeless MRC-H en 2.10" (pas les Light; trop fragiles) que j'espère plus résistants et confortables en vue des terrains caillouteux que nous allons rencontrer dans le Sud-Ouest. J'ai aussi alléger le poste de pilotage en montant de nouveaux bar-ends SCOTT RC-Stix, des grips RITCHEY. J'ai remplacé le capteur de vitesse à liaison HF de mon compteur CM436M par une version toute simple à fils, ceci afin de gagner en poids mais surtout pour m'affranchir des problèmes d'interférences entre le compteur et le GPS lorsque celui-ci est fixé sur le cintre. Du même coup, économie et plus besoin de changer la pile 3V CR2032 du support compteur et la pile 12V A23 contenue dans le capteur de vitesse à liaison radio, supprimant par la même occasion l'éventuel cas où l'une des piles tomberait en rade durant une sortie VTT.
Le break chargé, nous quittons Plaisir à 8h44, direction Ablis pour y rejoindre l'autoroute A10. Très peu de monde sur la route, il fait beau, le ciel est bleu, le soleil brille, un air de week end qui s'annonce bien. On passe près d'Orléans où l'on rejoint l'A71 menant vers Vierzon. Péage puis autoroute A20 en direction de Toulouse, section gratuite jusqu'à Gignac, peu après Brive. Entre-temps, pause pic-nic peu avant 13h sur une aire d'autoroute. On repart une demi-heure plus tard.
On passe Limoges, puis Brive-la-Gaillarde où les souvenirs de la rando VTT "Brive-Rocamadour" me reviennent à l'esprit. Un dernier coup d'autoroute A20, sortie N°59 vers Caussade. De là, nous suivrons départementales et petites routes, en roulant cool pour admirer les paysages d'une région bien vallonnée où la nature commence à reprendre ses couleurs printanières.
On décharge la voiture, puis nous redescendons en voiture visiter Bruniquel, histoire de se dérouiller un peu les guibolles dans le village. Bruniquel est un petit village perché de 500 âmes, où a été tourné le film "Le vieux Fusil".
Petite halte à l'Office du Tourisme local pour y faire l'acquisition des cartes IGN du coin, idem à l'épicerie locale d'où en bons touristes nous ressortirons avec trois boîtes de pâté aux saveurs locales, puis nous repartons à pied au travers des ruelles de ce joli village.
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![]() L'Aveyron |
Retour au gîte, un peu de repos en attendant l'heure du dîner.
Très bon et a seulement 16€, le menu 1/2 pension nous a comblé ; Soupe aux poireaux, salade de crudités assaisonnée d'un délicat vinaigre maison, accompagnée d'un délicieux pâté de foie de porc et volaille, magret de canard grillé accompagné de coquillettes (à notre demande), et enfin une bonne part de tarte maison aux poires, le vin avec. Faudrait pas venir ici une semaine, prise de kilos assurée...
Fatigués du voyage, couchés tôt nous n'avons pas eu de mal à fermer les yeux.
Retour à la Ferme, peu avant l'heure du déjeuner. Au menu ce midi; une bonne soupe, une salade de crudités carottes/oeufs/poivrons/frisée, des rillettes de canard (pas grasses et très bonnes). En plat principal; de la poule à la sauce blanche (légère, sans liants chimiques) servie avec des tranches frites de semoule de blé. Une bonne part de tarte aux poires, le café. Miam.
L'après-midi, je lave la voiture (qui était encore toute dégeu des traces de sel accumulées durant le dernier mois d'hiver) pendant que Mary monte sur son spad des pneus plus adaptés au terrain. New Python Tubeless à l'arrière, FRONT-S Tubeless à l'avant.
Nous finirons la soirée avec Charly et les bénévoles de l'organisation, une soirée sympa où tous se retrouvent autour d'une table, avec les bonnes victuailles du Sud-Ouest et la boisson rouge locale qui va bien avec. On sera sage de ce coté, pas envie d'avoir les jambes coupées. On les quittera pas trop tard, histoire d'être en forme demain.
Changement d'heure oblige, j'avance ma montre, le POLAR et l'appareil photo d'une heure.

Durant le compte-rendu qui suit, les mots soulignés pointent sur des photos prises par XCrosseur09,
ceci afin de mieux vous imprégner du décor que nous avons traversé tout au long de ce Raid.
Les deux jours précédents, avec le ciel bleu et le soleil, le terrain visiblement sec et le paysage vallonné auguraient d'un bon cru pour commencer la saison VTT.
Mais ce dimanche matin, une fois ouvert les volets de la chambre, ce fut "Chiotte !!! Il pleut". Un ciel chargé, une petite pluie éparse qui semblait juste commencer à tomber, le genre de truc qui motive...
Dehors, un voisin venu du 34 vire ses Pythons et monte des pneus plus adaptés au terrain local en mode humide.
Bon, on se prépare, on file à la salle prendre le petit déjeuner. Personne. On avait pourtant demandé de pouvoir le prendre à 8h. Mary grogne; Faim.
J'ai bien pensé à emmener une boîte de céréales, au cas où.
Finalement, avec une dizaine de minutes de retard le patron arrive. Petit déjeuner non compromis.
La pluie s'est miraculeusement arrêtée, le ciel semble plus clair et dégagé à l'ouest. Un espoir de voir le soleil ? On va pouvoir descendre à Bruniquel en VTT comme on l'avait prévu. Il y a juste 6,5km et ça permettra d'éviter de tourner pour trouver une place pour se garer dans ce petit village où les parkings ne sont pas prévus pour accueillir 700 visiteurs.
Il fait un peu frais, avec 10°C dehors on supporte bien les jambières et le coupe-vent. On arrive à Bruniquel où il y a déjà pas mal de monde; la pluie ne semble pas avoir découragé les vététistes. En attendant le départ, on part rouler un petit peu pour continuer l'échauffement car il fait un peu frais pour rester à glander sur place.
On revient au point de départ où la foule s'amasse. Mary se glisse dans la file d'attente pour l'unique toilette pendant que je garde son spad. Faudrait que ça aille un peu plus vite, l'heure du départ approche et déjà les habitués ont pris place dans la rue principale qui monte vers le centre de Bruniquel. C'est râpé pour faire la première ligne. Zoubi à Mary, elle va rouler à son rythme et moi de mon coté, version rando sportive rapide. Le temps d'initialiser le GPS et le POLAR, à 9h30 le départ est donné, même pas le temps de pisser avant de partir.
Beaucoup de monde, les premiers roulent déjà alors que nous attendons derrière que la masse de vététistes agglutinés dans la rue étroite commence à s'ébranler, certains n'arrivant pas à monter la rue en pente faisant bouchon. On va perdre ainsi presque 3 minutes avant de pouvoir arriver en haut de la rue et enfin pouvoir commencer à pédaler. Les premiers doivent déjà être loin.
On fait une rapide boucle dans les ruelles de Bruniquel, puis on ressort du village pour descendre par la route. Je passe Nico qui discutaille avec un de ses potes. Sans forcer, je met un peu les gaz pour remonter un maximum de monde. Un peu de plat sur la route pour étirer le peloton, ça fait pas de mal. On passe le pont sur l'Aveyron pour suivre une petite route longeant cette rivière. Nous venons de quitter le département du Tarn-et-Garonne (82) pour entrer dans celui du Tarn (81).
Trois bornes de roulage à plat, puis sous l'indication de Charly posté au carrefour, on quitte le goudron pour s'engager à gauche dans un chemin qui monte dans la verdure vers Pagès en suivant le Ravin de Fontvieille, assez large pour laisser passer un 4x4 et un peu empierré au début. Ici commence la première longue montée du parcours, représentant 1,8km avec une pente moyenne inférieure à 9%. Mais le départ est difficile pour certains dont le pneu arrière rippe sur les cailloux lisses encore humide de la pluie matinale, donc ça pose le pied et ça bouchonne légèrement, ça se met en travers, ça gêne les suivants. J'évite le blocage, passe sur le VTT en longeant la bordure du chemin, je remonte peu à peu la file de vététistes. Derrière j'entend Mary qui houspille les gars qui n'avancent pas dans la bosse ou qui buttent sur le moindre cailloux de travers. Un autre vététiste s'y met aussi avec une voie à l'accent fortement tinté du Sud.
Un quart d'heure plus tard, on y voit déjà plus clair, la bosse a jouée son rôle pour étaler la troupe. On chemine maintenant sur le plateau, un chouilla de bitume puis, du single étroit coincé entre deux murets de pierre, sol de terre avec des cailloux lisses et humides où l'on est un peu ralenti par un jeune vététiste qui ne semble pas très rassuré et qui brutalement se retrouve les quatre fers en l'air sur le bord du chemin. Pas de bôbô, on repart, gaz. Des sentiers larges et roulant en terre, peu de variation de dénivelé, on roule.
Petit virage à droite, début d'un beau single qui va descendre dans la verdure de 160m durant 1,5km, terre très légèrement grasse avec quelques cailloux glissants éparses, prudence au début, personne devant, je file, ça commence bien, merci Charly. En bas, on arrive à CAZALS où est monté le 1er ravitaillement. J'ai alors 12,5km au compteur pour 18,6km/h de moyenne effectués en 42 minutes. Vu tout ce que l'on a mangé les jours précédents, même pas faim et suffisamment de réserve dans le ventre et dans les poches; je ne m'arrête pas et continue mon chemin.
On descend rapidement en suivant un chemin nous amenant vers la rivière l'Aveyron. Flèche à droite; en face je vois un groupe de quelques vététistes qui -le nez dans le guidon- n'ont pas du voir la flèche du balisage et font demi-tour... Hop à droite toute, on suit maintenant quelques instant une petite route plane longeant les berges de l'Aveyron, puis nous remontons à droite sur le pont qui nous fait passer au dessus de la rivière, passant ainsi dans le département du Tarn (81). On suit durant 500m la route D115 longeant l'Aveyron, repassant du même coup dans le département du Tarn-et-Garonne (82), puis on oblique à droite pour commencer à monter par un large chemin gravillonné dans la Combe Longue. On dirait une carrière sur la gauche, plusieurs motards sur le talus de droite nous encourage en nous demandant au passage où l'on va comme ça. moi pas savoir, moi pas du coin. Quelques larges virages dans le gravier, ça rend pas top sous les roues, puis le chemin se rétrécit un peu et le sol devient plus dur en offrant un meilleur rendement au roulage. Nous allons ainsi grimper longuement durant 2,5km avec une pente à 10% en moyenne et un passage plus pentu (14%) après le milieu de la bosse, bref un quart d'heure de montée vers le Pech de Peloffe où j'ai remonté peu à peu plusieurs vététistes, certains déjà pied, en adoptant une allure régulière où j'ai préféré pédaler en vélocité, plutôt qu'en force, ce que j'ai fait durant tout le Raid, ne connaissant pas trop ce qui nous attendait pour la suite. La pente se calme, on traverse une zone de pins, le terrain est un peu plus humide et légèrement gras par ici, mais ça ne dure pas longtemps.
On récupère le GR46 que l'on va maintenant suivre un bon moment en cheminant sur le Causse sur des chemins roulants entre chênes et buis, tout en descendant progressivement jusqu'à ce que l'on parvienne en bordure du Causse. Nous suivons maintenant un sentier caillouteux descendant rapidement au dessus d'Amiel, le taux de caillasses augmente au fur et à mesure et j'apprécie les 120mm de ma TALAS en suivant le bord gauche du chemin où des plaques rocheuses se succèdent (sujet un peu au vertige, je préfère cela plutôt que de rouler dans le lit de cailloux de la trace de droite...au bord du trou...).
Un virage, à gauche toute, on délaisse la descente pour emprunter un beau petit sentier qui remonte à gauche. Le début est un poil technique, des cailloux glissants et une micro marche plus loin, mais ça se passe sur le VTT, sauf pour les vététistes que j'y ai vu. Ensuite le beau sentier grimpe durant 700m entre buis et chênes tout en remontant vers Les Suquets. Je passe encore quelques vététistes, certains à pied , d'autres encore sur le VTT. Un petit virage en épingle à gauche à négocier au ralenti, hop et ça repart.
On arrive en haut, le chemin s'aplanit en revenant sur le Causse où l'on rattrape le GR de pays. Nous allons maintenant rouler un kilomètre à plat par de beaux sentiers serpentant dans la verdure, parfois juste au bord de la falaise où sur 2 à 3 petits passages de racines/cailloux en travers je préfère jouer la prudence et passer à pied -vertige oblige- tout en pensant à Mary (bien plus sujette au vertige que moi) lorsqu'elle arrivera ici. C'est superbe, j'ai l'impression de faire le même style des descente que nous avions rencontré l'an dernier lors de La St Affricaine, mais concentré sur le chemin j'en oublie de regarder le paysage. Le sentier commence à descendre de plus en plus et régulièrement, il s'éloigne du bord ce qui me permet de lâcher un peu les freins, petits pif-paf, la descente se termine en débouchant sur la route à Janoye.
Une minute de pause biologique, puis retour en selle. On descend entre les maison, carrefour, hésitation sur le balisage car il subsiste des flèches de randonnées précédentes, finalement on part en face; ce sera la bonne voie car on retrouve les flèches au sol. Heureusement que j'avait entendu dire que le parcours de cette année était effectué dans le sens inverse de celui de l'an dernier, car on remontait des flèches en sens inverse très souvent.
On passe un petit pont au dessus du ruisseau Le Bombic, puis on commence à grimper sur un chemin montant vers Roussergue. Un petit bout de bitume, une petite descente rapide nous amène sur la D33, que l'on va suivre un instant pour monter doucement mais régulièrement par une petite route vers Prat Fieyral.
On remonte par le GR de Pays, sur un beau sentier qui grimpe durant 700m en longeant le ruisseau de Cap de Bijou, le début présentant un court passage plus raide presque impossible à grimper sur 5m avec la terre glaise glissante, puis tout se faisait sur le vélo. On revient sur une route où l'on poursuit la montée vers le Causse de Magrou. Progressivement et régulièrement, j'y rattrape encore des concurrents, alors que l'on se fait dépasser par de vieilles voitures qui semblent participer à un Rallye. On quitte enfin la route, le relief s'aplanit, une petite descente sympa par de beaux sentiers vers le Roc de Bès, puis on remonte durant 2km sur le Causse vers St-Paul-de-Mamiac, la grimpette se poursuivant avec 200m plus pentus en arrivant au sommet au niveau des Jasses.
On redescend ensuite 700m vers Las Bories, avant d'attaquer une nouvelle grimpette par un chemin passant par DFN>Saint Mamet, puis une piste montant par Périlhac. De là, un beau petit sentier raide de 400m nous amenait en face de la Maison forestière du Pas de Périlhac, où l'on retrouvait la route menant à notre hébergement. J'arrivais en terrain connu, car on avait repéré hier la partie de parcours qui suivait. Hop, ça roule sur les 250m de route plate, puis c'est l'embranchement avec la séparation entre le parcours 40km et le Raid 70km.
J'engage le 44 dents et plonge à 50km/h sur la large piste entrant dans la grande Forêt Domaniale de Grésigne, où l'on rejoint la large route forestière de Mespel, un boulevard au sol dur commençant par un léger faux plat montant durant 1300m, puis descendant. On l'a reconnue avec Mary hier et comme je sais que cela va être long, je mets les watts pour rendre ce passage moins chiant, deux autres vététistes dans mon aspiration. La piste devient léger faux plat descendant durant 1700m, je tourne les guibolles à un rythme effréné, sur le 32x11 car le 44 dents faisait un bruit zarbi, je file à 45km/h et me rapproche rapidement d'un autre concurrent, le dépasse. On arrive au carrefour où l'on avait repéré un beau sentier en forte descente sur la gauche. Snif, et dire que l'on aurait pu y passer en remontant un peu au lieu de prendre cette piste. A gauche toute pour suivre maintenant la large route forestière de la Plégade, une piste qui remonte en faux plat durant 1400m. Je lève le pied pour récupérer un peu, ne sachant pas à quoi m'attendre après. Un des vététistes qui me suivait passe alors devant et prend le relais, cool car il y a un léger vent de face. Hop à l'abri dans sa roue, en roulant à 26km/h de moyenne.
On largue enfin ce boulevard pas franchement intéressant, obliquant à droite pour suivre un petit sentier sympa qui plonge durant 600m dans la forêt. Le sentier de terre est bien pentu, on file vite en serpentant entre racines et cailloux, le pneu dérape parfois sur la terre sèche et meuble, a pente s'accentue un chouilla, on passe un concurrent moins agile qui se fait secouer sur son semi-rigide, puis on arrive dans un creux où coule le ruisseau de l'Audoulou. Passage à gué, à pied because petite bouillasse sur 1m, puis on remonte par un beau single durant 200m. Le sentier bascule ensuite pour nous faire goûter les joie d'une belle descente rapide et caillouteuse qui tabasse bien sur le sentier en creux. Arrêt peu après un embranchement, car on voit remonter un concurrent qui semble avoir vu un balisage à gauche. Fausse alerte. En fait c'était une marque jaune des chemins de randonnée pédestre. On repart dans la descente.
On va ainsi grimper durant 1700m, en commençant par 500m assez pentu en plein soleil et en ligne droite, puis on suivait quelques instants 200m d'un petit chemin montant plus doucement entre deux champs, bordé d'arbres comme dans le bocage, pour repartir à gauche en remontant vers le Pech de Coumo Davit. Le sentier bien joli grimpait alors plus fortement entre les buis, sous l'ombre des chênes, passant par un double virage en épingle où de gros cailloux empêchait le passage en VTT (comme en moto nous dira plus tard un débaliseur) sans avoir un peu de technique de Trial. Le reste de la montée se faisait sur le VTT, tout-à-gauche et à la force des mollets, ou à pied pour de nombreux vététistes moins entraînés que nous.
Du chemin plat sur 400m pour se reposer, puis on descendait en passant Mespel, poursuivant la descente jusqu'au ruisseau de Beudes. A droite toute, on reprend un chemin et on poursuit la descente jusqu'à St-Martin. On y suivait alors un peu la D964 en direction de Larroque, pour obliquer à droite et reprendre une autre petite route sur 500m et la délaisser au profit d'un chemin à travers champ. J'avait alors rattrapé un vététiste jouant les relais au gré du vent de face.
On entame alors 1200m de remontée, par du sentier pentu, puis par une piste plus cool qui nous ramenait sur une petite route. Un peu de repos en suivant une chemin de campagne, puis on recommence à grimper progressivement vers Les Nouals, où l'on récupère un nouveau bout de bitume montée-descente jusqu'à Brian du Causse. On y reprend un chemin puis un sentier à peine marqué sur le Causse, entre petits buissons et silex, donnant lieu au dernier coup de cul.
A gauche toute, on remonte la route en faux plat, le gars qui m'a passé s'arrache, j'en met un coup aussi mais il est trop loin maintenant, j'arrive devant la table de pointage où Charly est là. J'ai mis 3h53'57"" pour boucler le Raid, je termine 28ème sans avoir jouer la course. J'ai 61km au compteur (idem au GPS), il manque donc 9km par rapport aux 70 annoncés. Remboursez !!!
Tirage au sort, j'ai rien gagné. Charly me dit qu'un journaliste de La Dépêche souhaite m'interviewer (le parigot qui fait 630km de bagnole pour 60km de VTT). OK, même pas essoufflé, pas fatigué, pas mal aux jambes j'aurais pu faire encore 10 à 20 bornes de plus. On rentre dans la salle, à l'abri de la sono, et le journaliste fait son interview et quelques photos du parigot. Quelques minutes plus tard, un coup de vent manque de renverser la tente du ravito d'arrivée et une grosse averse s'abat sur Bruniquel. Cela va durer une bonne dizaine de minute avant qu'elle ne se transforme en petite pluie, puis se calme. Je pense à la pauvre Mary qui va ramasser ce grain sur le museau; Brrrr, j'aimerais pas être à leur place, moi et mon VTT sommes tout propre.
Charly me fait monter sur le car podium pour me remettre la coupe du participant le plus éloigné.
En attendant Mary, je refait mes forces en grignotant et buvant à gogo. Les minutes défilent, le reste des participants arrivent au fur à mesure, crottés de la tête au pied, leur VTT portant des kilos de cette terre rouge bien collante si spécifique des Causses. une petite pluie tombe parfois, s'arrête, revient. L'aire d'arrivée s'est vidée d'un coup.
Un peu de repos, nettoyage de VTT pour Mary, ça colle bien la terre d'ici.
Le soir, dîner de bon appétit, nous ferons honneur aux spécialités de la ferme. Un peu de rangement, puis dodo.
Après une bonne nuit, un bon petit-déjeuner, retour tranquille vers la région parisienne en profitant de ce lundi de Pâques. Le trafic se fera de plus en plus dense à l'approche des Yvelines. Je ferais le retour en prenant les petites routes car ça bouchonnait déjà à la station Tatol située sur la N10 bien avant l'arrivée sur Rambouillet. Arrivés à Plaisir vers 17h09, bien contents de ce super week-end.
En résumé, nous avons bien fait de venir ici découvrir cette belle région au relief bien accidenté. Le parcours, sans qu'il soit très exigeant physiquement -ce qui est plutôt pas mal pour commencer une saison- offre de beaux points de vue, des bosses et des descentes intéressantes, de beaux sentiers. Bien qu'il semble -d'après les participants 2004- que l'édition de l'an dernier ai été plus technique, il y avait de quoi satisfaire tout le monde et le parcours me semble assez homogène, entre ses difficultés et les portions de repos. L'organisation est bonne, surtout au vu du faible nombre de bénévoles impliqués, les ravitaillements corrects et suffisants, les gens bien accueillants et souriants.
On reviendra sûrement l'an prochain à Bruniquel et nous guetterons les annonces d'épreuves se situant dans cette région car il y a de quoi faire et ça vaut bien les 630km de bagnole. Et pourquoi pas le 22 mai, faire les 100Km de La Renardière.
Merci Charly !
Pédalator 09/04/2005

| CICLOMaster CM436M |
POLAR S710 |
GPSmap60CS | ||
|---|---|---|---|---|
| Départ : | - | 9h31 | - | |
| Temps roulé : | 3h47 | 3h51'57" | 3h57'56" | |
| Temps total : | - | 3h42 | - | |
| Moyenne: | 16,2km/h | 16,4km/h | 15,4km/h | |
| Vitesse max.: | 51,6km/h | 51,2km/h | 51,5km/h | |
| Distance (2050mm): | 61,32km | 61,2km | 61,04km | |
| Dénivelée positif : | +1694m | +1765m | +1762m | |
| Température Min/Moy/Max: | 11/15/20°C | - | - | |
| FC Moy/Max: | - | - | - | |
| Période échantillons: | 20 sec. | 5 sec. | - | |
| Fichiers échantillons : | 27032005.tur | 05032701.hrm | TRK | |
| Distance/dénivelé annoncés : | 70km 2000m | |||
| Pneus : | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| AV : | HUTCHINSON | Bulldog Tubeless MRC-H (gris/noir) | 2.10" | 2 bars | 205cm | 736g 35,96€ | ||||||
| AR : | HUTCHINSON | Bulldog Tubeless MRC-H (gris/noir) | 2.10" | 2 bars | 737g 39,90€ | |||||||
| Suspensions : | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Fourche : | FOX TALAS RL | 54 psi | 120mm débattement | ||
| Biellette : | DEVINCI | 85mm débattement | |||
| Amortisseur : | FOX RL | 64 psi | Sag 10mm | ||
| Fourche : | FOX TALAS RL | 54 psi | 120mm débattement | ||
| Poids du spad : 11,6kg | |||||
| DATE | Prix | |||
|---|---|---|---|---|
| Péage | ALLER | Allainville -> Vierzon-Nord : 142km | 25/03/2005 | 12,30€ |
| Péage | Gignac -> Caussade : 102km | 25/03/2005 | 9,00€ | |
| Gasoil | 47L à 0,999€ | 25/03/2005 | 46,95€ | |
| Péage | RETOUR | Caussade -> Gignac : 102km | 28/03/2005 | 9,00€ |
| Péage | Vierzon-Nord -> Allainville : 142km | 28/03/2005 | 12,30€ | |
| Gasoil | 44L à 0,951€ | 28/03/2005 | 41,84€ | |
| Hébergement | - | 3 nuits, chambre couple + pt.déj. | 25-27/03/2005 | 111€ |
| Repas | - | 6 repas 1/2 pension | 25-27/03/2005 | 96€ |
| Les 2000 de Bruniquel vu par Neo09 | http://xcrosseur09.velott.org/Vtt/bruniquel2005.htm | |
| Site Officiel du Festival Lyrique des Châteaux de Bruniquel | http://bruniqueloff.com/p_bruniquel.htm | |
| Villages de France - page sur Bruniquel | http://www.villagesdefrance.free.fr/page_bruniquel.htm | |
| Raid Cup Occitane | http://raidcupoccitane.free.fr/ |
Ferme Auberge "Les Chênes" 81140 LARROQUE
Dernière mise à jour : mardi 16 mai 2006 21:52