la plaque de cadre de Pédalator La BUISCYCLETTE

01/05/2005

Buis-les-Baronnies (26)

Rando VTT 80km


A l'assaut du Géant de Provence


J'ai découvert la Buiscyclette pour la première fois lors de son édition 2000
puis je suis retourné plusieurs fois (en 2001, 2002, 2003) à Buis-les-Baronnies
car j'avait beaucoup apprécié cette région particulièrement belle et adaptée à la pratique du Vélo.

En cette année 2005, la Buiscyclette fête son 10ème anniversaire.
Pour marquer l'occasion, cette randonnée VTT proposait d'emmener les participants du grand parcours
au sommet du Mont Ventoux dont le sommet culmine à 1912m.

Une première et un beau défit que nous ne pouvions pas rater, d'autant plus qu'à chaque fois
que j'était venu dans la région nous n'avions pas pu en faire l'ascension
en raison d'une météo pas franchement géniale
(brouillard en bas, pluie à mi-pente, neige et 5°C au sommet...)

Le 22 janvier mon bulletin d'inscription entrait dans la boîte aux lettres.


Semaine fatigante au boulot, avec deux aller/retour Plaisir-Rennes effectués dans la journée avec levé à 5h du mat. Dur.
Les trois derniers jours, nous avons préparé la grosse sortie du dimanche en avalant force quantité de sucres lents, plus leur équivalent liquide (maltodextrines) avec du MALTO puis du CARBU'Pur, la potion magique qui permet de mieux supporter les efforts de longue durée.

Samedi 30 avril

Le break chargé de nos spads et sacs de voyage, nous prenons le départ à 8h16 de Plaisir, direction l'autoroute A6 qui nous mènera vers le Sud. Notre déplacement coïncidant avec les départs des vacanciers d'île de France, on risque d'avoir un peu de monde sur la route et nous avons préféré partir un peu plus tôt pour éviter les bouchons. Bien vu, le trafic est très fluide au départ de la région parisienne.

Le temps est au grand beau et la météo s'annonce belle et chaude pour tout le w.e, chouette, d'ailleurs j'ai déjà enfilé la tenue locale; short et Tee-Shirt.

Petite pause pique-nique sur une aire d'autoroute puis on repart.

Les jumelles laser et radars volants sont de sorties.

Plusieurs Ralentissements à l'approche de Beaune, on roule parfois à 110km/h max, jusqu'a l'approche du péage de Villefranche avec 8km de forts ralentissements pour y parvenir. Par la suite, la circulation sera bien plus fluide.

Montélimar-Sud, on quitte l'autoroute A6. Petites routes maintenant jusqu'à Buis-les-Baronnies où l'on arrive après 734km et 7h31 de voyage, pauses comprises.

On arrive au gîte Le Soustet, au même moment que son gérant Jacky, parti faire quelques course. Bonjour et papotages, puis on s'installe dans notre chambre, celle des amoureux comme Jacky la nomme si bien. Le gîte sera complet ce soir, des familles et quelques vététistes venus aussi faire la Buiscyclette.

Lors du déchargement de la voiture, Mary retrouve les copains de son club, Daniel et compagnie. Ils sont déjà arrivés depuis hier et crèchent au camping de la Fontaine d'Hannibal.

Histoire de se dégourdir les guibolles,  on enfile les tenues de vélo pour aller roulotter tranquillou. On passe sur la place récupérer nos plaque de cadre. J'ai le N°1 !

Un petit tour autour de Buis par les petites routes, en évitant le dénivelé, puis retour au gîte. Au passage je retrouve les amis d'Auxerre, papotages.


Le camping des potes

On prend la voiture pour aller faire une petite visite aux amis qui sont au camping. On y retrouve Marmotte (Fred) et sa bande, plusieurs connaissances parisiennes et d'ailleurs qui ont loué un mobil home.

Petit tour dans les allées, je retrouve Christian le Grenoblois, puis on cherche la Tatailler-Mobile, une estafette aménagée par son proprio pour en faire un camping car. On les retrouve près à attaquer l'apéro. Jus de fruit pour nous, demain y'a vélo. On papote un  peu puis on retourne au gîte pour le dîner puisque nous y avons pris 1/2 pension.

On dînera fort bien, comme à chacun de nos passages ici: apéro avec le jus d'abricot local et nouveau un jus de fruit mariant coings et pommes, accompagné par du pain aux olives. Ensuite, sauté de port à la provençale, une bonne viande en sauce ayant longuement mijotée et servie avec du riz. On finira par la tarte aux pommes du maître de maison.

Couchés de bonne heure, le voyage et le changement d'air ça casse bien.

Dimanche 1er mai

Le récit suivant comporte quelques photographies empruntées à cdreek57, avec son accord,
venant compléter ainsi mes propres clichés, pour que le visiteur de passage sur ce site
puisse se forger une meilleure idée des endroits visités par cette randonnée.

Levés à l'aube, j'allume la machine à café dans la cuisine, puis goto le rasoir et la douche en attendant que ça soit prêt.
Remu ménage à l'étage au dessus, d'autres Buiscyclettards se préparent.

L'estomac callé, mais pas trop because plus de place après le copieux repas d'hier soir, on retourne se préparer.
Pour la première fois de la saison ce sera tenue courte et légère, juste les manchettes et le coupe-vent imperméable pour affronter les éventuels fraîcheurs au sommet du Géant.

Un peu à la bourre on rejoint la place où tous les vététistes participant au 80km ont déjà pris place sur le pont enjambant l'Ouvèze. J'aurais du mal à être devant cette fois; pas grave la montée qui suit sera le moyen de revenir plus en avant bien assez rapidement.
Je démarre le GPS, il a du mal à se localiser car on est dans un trou entouré par des sommets. Je l'enfile comme ça à l'abri du Camelbak et le départ est donné. Finalement le GPS se sera vite accroché juste après le départ.

Je laisse Mary rouler avec Daniel et Cie puis file de l'avant. J'ai décidé de faire cette BuiBui de manière tonique, pour me préparer aux marathons VTT à venir, mais sans trop envoyer pour ne pas être rincé car dans 4 jours on remet ça pour les trois étapes de la GTL.

En quittant Buis-les-Baronnies, on commence par remonter 2,1km par la route, ça étale la troupe, je double bien vite un bon paquet de monde pour revenir aux avant-postes. On quitte vite le bitume pour suivre un petit chemin, coup de cul et cailloux inside pour créer un bouchon mais à ce moment devant on n'est plus beaucoup et je passe facilement sur le bord du chemin. On remonte le sentier sur 700m vers Serre Long, puis venait ensuite une descente toute sympatoche de 1,6km par un beau singletrack étroit serpentant entre les arbres, personne devant donc à donf sans être gêné.


On va là-haut

On débouche sur une petite route que l'on suit sur quelques centaines de mètres puis on reprend une piste roulante passant sous La Nible. On remontait doucement ensuite durant 1,5km en suivant des pistes, qui parfois avaient été goudronnées, passant sous Les Molières. Je m'arrête quelques instant pour enlever le coupe-vent, déjà trop chaud la dessous. Bernard du SJVC de Montélimar passe alors, perché sur un beau SCOTT carbone semi-rigide.


On arrivait de la piste
On délaisse le bitume pour grimper un peu plus fort par une autre piste, passant la ferme Vence, 200m plus pentu, puis on débouche sur une autre petite route qui nous menait en faux plat jusqu'au hameau Les Girards où l'on reprenait du sentier descendant rapide.
Jolie vue

On débouche à nouveau sur une petite route que l'on remontait doucement sur 500m pour parvenir à un embranchement du parcours au Col d'Aiguières. Petite confusion un instant, des flèches du balisage en face et aussi à droite, mais au sol des flèches et des lettres en grand et fluo indiquaient ALLER et RETOUR. Hop, c'est tout droit pour le moment.

Près de 3km de descente, petit sentier puis pistes en castine tout en virages au début, en suivant le GR91. A mi descente on arrivait au premier ravito, situé au km 13,4 au niveau du ruisseau de Sénaris. Peu de monde à ce moment, j'y retrouve une connaissance portant le maillot jaune et bleu de nos amis de Tourisme & Aventure, Nico et son pote Christophe. Arrêt 40 secondes, le temps de boire un godet, de grignoter quelques morceaux de Kiwi (ça c'est Top!) et de bananes, nous voilà reparti en papotant dans la descente. Deux bombes nous dépassent, on les reprendra bien vite...à la petite montée suivante.

On descendait alors rapidement par des pistes longeant le ruisseau, parfois un peu défoncées par les ruissellements, jusqu'au village de Fontaube. On remonte 600m de route, puis à gauche toute pour emprunter un chemin montant, un peu défoncé et casse-pattes par endroits, nous menant au Col de Fontaube.

après le Col de Fontaube
après le Col de Fontaube

De là on allait poursuivre la montée par un beau sentier technique -emprunté par le GR91- où il fallait savoir naviguer entre les cailloux au début.

Le sentier se rétrécissait ensuite jusqu'au sommet.

Zut, coincé
Zut, mauvaise trajectoire

Suivait alors 2,6km d'une super descente, un peu pentue au début, en suivant un étroit sentier tracé entre buis et petits chênes, le fond de la trace souvent jonchée de pierres sonnantes, ça volait, un régal.

Un virage en lacet avec grosses pierres là où ça le fait pas; merdum j'ai pas pris la bonne trajectoire; coincé. Demi-tour pédestre et ça repart.

Dans ce chemin bien empierré, je suis revenu rapidement sur Bernard (SJVC) le Drômois -qui pourtant vu la région où il habite devrait être meilleur qu'un parigot dans la technique caillouteuse- et me voilà dans sa roue, lui demandant pourquoi il roule encore en semi-rigide. Les pierres se font plus rares, la pente s'est adoucie et on roule maintenant sur le sentier en balcon, puis on plonge pour le final nous amenant sur la D40 à l'entrée de Saint-Léger-du-Ventoux.
A ce moment je sais d'après le profil du parcours et ce que Serge m'en a dit qu'allait commencé ici la 'grimpette' au Ventoux, soit presque 15 bornes d'effort...pour 1480m de dénivelé positif.

Un court morceau de route puis on reprend vite un chemin qui se rétrécit peu à peu pour devenir un beau sentier technique montant en forêt de Saint-Léger. Il est alors 8h20, on a de la chance la montée se fera à l'ombre. Le sol du sentier est par endroits criblé de gros graviers, de pommes de pins, ce qui rend le roulage parfois pénible au début, d'autant que la pente à presque 12% sur les 900 premiers mètres demandait une bonne suée pour commencer, en particulier lors du passage de deux virages en lacets sur sol à gros cailloux roulants, ensuite le roulage était plus aisé.

En route pour le Ventoux
ça grimpe

Arrêt pipi/photo et hop retour en selle pour la suite de la montée. Le sol est plus roulant maintenant et on progresse un peu plus vite (moins de 9km/h à rythme économie), parfois il faut jouer de la technique pour passer des zones de petits éboulis où les cailloux entravent en partie le chemin, mais j'arrive à passer tout ça sur le VTT. C'est pas le cas pour certains de ceux qui me précédent, ça pousse et marche déjà.

Encore 400m plus pentu, on arrive sur un pierrier qui nécessite de marcher sur 10m avant d'espérer pouvoir remonter en selle.

Un bout de piste large et plus roulante, en plein soleil, puis on retourne bien vite à l'ombre sur un chemin un peu plus large et moins pentu. Ouf.

On grimpe déjà depuis une heure, on remonte sur le bord d'un sentier bien plus pentu sur quelques dizaines de mètres, un tas de feuilles et de gros bouts de bois plus une terre trop souple empêche la progression; un peu de portage et l'on retrouve un chemin roulable.

La pente s'est calmée, maintenant on redescend par des larges chemins bien caillouteux et zébrés de racines de sapins, ça fait pas de mal un peu de descente, on arrive près de maisons puis sur une route, c'est la station du Mont Serein, on est déjà à 1350m d'altitude. J'aperçoit là haut le sommet du Géant, j'ai l'impression que l'on n'y sera pas encore bien vite.
On remonte maintenant par la route, soit un bon kilomètre de goudron (parfois ça repose...) pour arriver dans un virage au second ravito, situé au Kilomètre 30,6. Arrêt de presque 5 minutes pour moi, le temps de grignoter des morceaux de Kiwis, de banane, de pain d'épices et boire 2 verres d'eau parfumée au sirop de lavande, la potion locale. Remplissage de la poche du Camelback.
Certains ne s'arrêtent même pas et poursuivent leur périple.

Allez, faut y aller avant que les muscles ne se refroidissent trop. Il ne fait pas encore frais, les 17°C ambiant à cette altitude (1430m) sont agréables.

On allait ensuite grimper sur la route du Ventoux durant 2,56km, mais au bout d'un kilomètre je me sens le bas du dos humide et bien frais. Arrêt pour constater que j'ai pas du revisser à fond le bouchon de la poche du Camel; ça fuyait légèrement. Serrage à fond du bouchon récalcitrant (je préférais la petite ouverture des premières poches), puis il me fallut ressortir la veste, les manchettes, le GPS et la pompe pour que la poche bourrée de ses 2,5 litres de liquide daigne enfin rentrer dans le Camel. Mal prévu ces trucs. Trois minutes plus tard je repars.

Pour rouler sur le bitume, mieux vaut éviter les Bulldogs (HUTCHINSON) car avec la paire que j'ai monté aujourd'hui j'ai l'impression d'être collé au bitume et de dépenser de l'énergie en pure perte. Waou !!!! Je préfère largement ma monte habituelle (Jimmy 2.1" + COMP-S 1.95") nettement plus roulante et polyvalente, mais avec la caillasse d'ici je préférais assurer avec des flancs un peu plus épais.

ça passe pas sur le VTT
Portage !

Enfin le bitume s'arrête, on doit monter un talus enneigé (Si,Si) et pousser le spad entre cailloux/terre et plaques de neige, ça rafraîchit les pieds.

Je commence à grimper, deux autres gus en point de mire marchant dans la neige 100m plus haut, puis j'allait continuer tout droit lorsque le vététiste qui me suivait me rappel à l'ordre en me montrant la flèche du balisage partant sous les arbres à droite. Tête baissée en regardant où poser les pieds j'était prêt à la rater, tout comme ceux qui ont tiré tout droit en face.

marche forcée
marche forcée

On remonte un petit sentier passant sous les arbres, inroulable sur 400m par la pente et les plaques de neige plus les cailloux, puis on débarque dans un gros névé, 25m dans les traces des autres, dur d'y tirer le VTT. Un quart d'heure de portage en tout. Enfin un replat, je remonte en selle et roule sur le bord du chemin, très caillouteux, entre névé et le plongeon dans la pente...

belle vue
Fin du portage.
Vue sur le Mont-Serein

Un virage, poussage sur 5m, trop de cailloux, puis retour en selle pour monter doucement durant un bon kilomètre sur un chemin caillouteux, en longeant -sur le VTT- durant la première moitié un gros névé avec le bord et la pente à gauche. Technique et marrant, enroulé-freiner en action.

 

on arrive
Le sommet est proche

Franchissement pédestre d'un gros tas de neige puis le chemin revenait au calme sans neige, moins de cailloux, mais le vent s'est invité, bien rafraîchissant comme toujours ici. Le sommet est en vue avec sa tour, but de la journée, sur beau fond de ciel bleu. Cool.

dernière route
le final

On débouche sur la route, encore un peu plus d'un kilomètre et j'arrive au pied de la tour, altitude 1893m, le point culminant de cette rando.
La pause photo s'impose, mais avant cela je passe un coupe-vent sans manche pour ne pas attraper la crève avec mon maillot un peu humide.
Un avion de chasse passe non loin.

Vue du sommet
Vue du sommet
Vue du sommet
On repartira par là
Vue du sommet
Vue du sommet, coté arrivée
Début de la descente
Début de la descente

C'est pas tout ça, mais j'ai une belle descente qui m'attend.
Hop en selle.

Passage d'un névé, puis directos sur un chemin encombré de cailloux, ça secoue bien et je remercie les 120mm de ma fourche et les pneus Bulldogs du père Waou.

Descente rapide par la crête, en suivant le GR4, ça tabasse pas mal mais c'est bon.

on arrive de là haut
on arrive de là haut
Un bout plus plat puis la pente s'accentue, le chemin mêle poussière grise et cailloux parfois bien saillant, ça file vite vers la Tête de la Grave. Piste plus roulante, légère remontée, puis on replonge vers le Col de la Frache où était monté le troisième ravito au kilomètre 40,3.
Un Grand moustachu jovial me reconnaît, c'est le Pôpa de Shrimp, une habituée du forum de VV.
Allez hop, encore des Kiwis, de la banane, du pain d'épice et de l'eau avant de repartir après avoir papoté un peu.

Descente très rapide par la route, sur un bon kilomètre, je reviens comme une balle sur deux gars, puis on vire à gauche pour reprendre une piste forestière. Presque deux kilomètres à rouler en sous-bois sur ce chemin forestier puis on arrive sur la crête où l'on bascule dans la pente en forêt.

début de portage
Premier virage

Un sentier sympa descend doucement puis ça tourne à droite, un peu de dévers, des racines, des cailloux, j'arrive à un virage en épingle, qui ne m'inspire pas trop vu la pente en face...Hop, demi-tour à pied et je repart sur le VTT.

Nous avions alors un très long et beau passage de 8,74km de descente en Forêt Domaniale de Savo, en passant par Gros Collet. Plus de la moitié de cette belle descente s'effectuait sur un sentier très souvent avec le vide à droite, parfois en dévers, quelques racines en travers, avec plusieurs pierriers à traverser, plusieurs virages en épingles à négocier.

un petit pierrier
un petit pierrier

Comme j'ai un peu le vertige, c'est en mode cool que j'ai alors abordé les parties les plus chaudes du début de cette descente, laissant passer 3 ou 4 gus plus hardis, en sortant un pied pour rassurer le bonhomme quand le vide à droite se faisait plus impressionnant dans les moments où le sentier se rétrécissait. Superbe, mais dommage que ces passages aériens me procurent une tension (pas stressé, mais un peu mal  à l'aise; peur que la roue arrière dérape et moi avec) un peu trop forte pour profiter du moment. Enfin ça m'évite de faire des conneries en y roulant trop vite.

Mais le passage était si long que j'en venais à me demander quand j'allais enfin avoir un vrai sentier où je pourrais lâcher les freins. Finalement, c'est arrivé après 6,2km de sentier, on revenait sur un chemin un peu plus large en forêt. Gaz.

Fin de la descente, arrêt biologique, Bernard (SJVC) passe à ce moment là. Tiens, je croyais qu'il était devant. Je reviens sur lui, puis on fera route ensemble en papotant, jusqu'au dernier ravito. On sort de la forêt, quelques chemins plus larges en descente, puis on débouche sur une route, au niveau de Savoillan. Deux commissaires y assurent notre sécurité. Je leurs demande s'ils ont un moyen de joindre le ravito d'en haut, afin de prévenir Mary que la descente risque de ne pas être de son goût et qu'il serait bon qu'elle puisse suivre une voie détournée plus cool pour éviter ces passages aériens.
Mais les gars n'ont aucun moyen de communication, ni mobile, ni radio, leurs permettant d'entrer en contact avec l'organisation.

Un peu juste sur ce coup là l'organisation; imaginez qu'une personne se vautre dans la descente et il serait impossible de contacter rapidement des secours. D'ailleurs, tout au long de cette descente, qui comportait tout de même plusieurs passages 'chauds', pas une fois nous n'avons vu d'équipe de secours prête à intervenir, alors que sur d'autres organisations avec des passages un peu chauds, j'ai l'habitude de voir au moins un poste de secouristes placé à mi-descente.

Bon, on repart, j'espère qu'au prochain point de contrôle on pourra établir une liaison avec le ravito de La Frache.

Quelques chemins roulants dans la campagne en fond de vallée, puis on arrive au passage à gué du Toulourenc. Prudence et mode pédestre pour moi, vu le faible courant et la hauteur d'eau, au moins 20cm je pense. Pas envie de m'étaler dans l'eau. L'eau est fraîche, mai vu la température extérieure les pompes sècheront bien vite.

Deux kilomètres de montée régulière à 6% par la petite route D36 passant à Brantes, Pas Glop le goudron quand le soleil tape.
C'est le moment où je pensais trouver un ravito ici, mais rien, il faudra encore patienter un peu, Snif.

miam
Un beau singletrack
technique en montée

On traverse la D41 pour retrouver un beau singletrack technique, en creux dont le fond au début est jonché de gros cailloux.

Poussage de vélo sur 5m, trop de gros cailloux, puis en selle pour finir le reste du sentier qui se passait entièrement sur le VTT avec un peu de maniabilité technique appliquée en montée.

Quelques dizaines de mètres bitumant, puis on descendait un chemin rapide nous amenant au 4ème ravito situé au kilomètre 60,45 au niveau du ruisseau de Senaris. Je demande s'ils ne peuvent pas joindre le ravito d'en haut, mais ici aussi pas moyen d'établir une liaison radio avec l'organisation. Ben Mary va devoir se taper la descente, j'espère qu'elle s'en tirera.
En fait ce ravito est le même que le premier, on remontera ensuite par une partie commune aller/retour du parcours.
Je refais le plein du Camel et grignote quelques trucs. On papote avec Bernard et Nico26, puis on repart, mais force est de constater bien vite que j'ai du mal à suivre leur rythme, pourtant pas violent. Je les laisse partir de l'avant, pensant les rattraper par la suite, mais il fait chaud, la luminosité est forte, je cherche l'air comme un poisson sans oxygène. Le parcours remonte progressivement en suivant le GR9/GR91 par des pistes au sol clair renvoyant bien la chaleur, j'avance pas, finalement j'arrêt et me planque à l'ombre car j'ai du prendre un coup de chaud.

Je sors l'écran des verres fumés, que j'avait emmené en prévision dans le Camelback, puis monte celui-ci sur ma monture de lunettes en remplacement de l'écran jaune. J'aurais du le faire déjà bien avant. J'absorbe ensuite un tube de sucres rapides, version réveil bonhomme plus très frais, plusieurs gorgées de boisson énergétique. r. Aux ravitos précédents j'ai hésité à m'arroser la tête avec de l'eau, histoire de faire tomber ma température pour mieux supporter les 29°C ambiants (36°c au soleil).
Allez, faut y aller maintenant, presque 3 minutes d'arrêt déjà.

Cent mètres plus loin, je m'arrête à nouveau, à l'ombre, car un petit caillou s'est glissé dans l'orifice de fixation d'une de mes cales automatiques, ce qui m'empêche de clipser la pédale. Put..in de caillou, veux-tu bien sortir de là ! Retour en selle 2'30 plus tard.

Le parcours nous faisait ensuite remonter régulièrement par des pistes, empruntées en descente à l'aller,  jusqu'au Col d'Aiguières.

belle vue
belle vue
Du col on remontait encore un peu, puis on repartait en descente rapide dans le Bois de la Draye par des pistes tout en virages.

Une petite remontée prononcée, puis on arrivait sur une petite route passant par le village des Arnauds.

en route
en route
On continue à monter régulièrement, par la route puis par des pistes, puis par de petit sentier bien joli.

Et puis le final, presque 3.7km d'un singletrack étroit descendant en sous-bois par La Blache en mariant le ludique, les relances, les montagnes russes, virevoltant entre les arbres, bref que du bonheur !!!

Retour sur la petite route longeant la rivière de l'Ouvèze, final de 3.3km en faux-plat montant, puis descendant sur bitume avant d'arriver sur la place de Buis-les-Baronnies. Bien content d'avoir eu le beau temps pour grimper au géant. Le parcours était moins dur que les éditions précédentes, peut-être un peu trop roulant mais vu la difficulté principale ce n'était peut-être pas plus mal. J'aurais toutefois préféré avoir plus de sentiers ludiques, comme celui du final.

A l'arrivée, on me remet le Tee-Shirt et de petits lots. J'ai aussi gagné un lot à la Tombola; une bouteille de Rosé et un maillot Chapak.
Je rentre au gîte, profité d'une bonne douche chaude, puis le VTT rangé je retourne à pied sur la place.

Un peu d'attente sous le soleil qui cogne, dans la file pour attendre le plateau repas (pas mal cette année) distribué par les bénévoles très gentils, serviables et souriants. Faut bien ça pour se remettre de nos efforts du jour. Je dévore le plateau repas puis file me poster près de l'arrivée pour attendre Mary et les potes.

14h56:Arrivée de JCA
14h56: arrivée de JCA

Mary arrivera peu après 15h, contente.
Ouf, je pensais que la descente aux passages 'aériens' du Ventoux n'aurait pas été de son goût, mais elle aura passée à pied les passages trop chauds.
Finalement, heureusement que l'on n'avait pas réussi à joindre le ravito de La Frache pour la dérouter du parcours afin qu'elle évite cette descente, elle ne l'aurait pas apprécié.

15h06:Arrivée de Mary
15h06: arrivée de Mary

En tant que fille ayant effectuée le 80km -Châpeau- elle reçoit un beau bouquet de fleurs, une bouteille de rouge et un bon nous offrant une semaine en gîte dans les environs de Buis-les-Baronnies. Cooool !

Vue du sommet
File d'attente pour manger...

On retourne au gîte pour ranger son VTT, qu'elle se douche, puis on retourne sur la place pour qu'elle puisse manger le plateau repas. La file d'attente s'est allongée depuis.

Le plateau récupéré, on ira s'assoire avec tout le groupe de Marmotte, des forumeurs de VV, qui avaient préférés faire le parcours 55km car ils restaient sur place la semaine pour rouler et faire le Ventoux le lundi.

Le soir nous retrouverons Daniel et sa femme au restaurant le Gril du Four à pain de Buis-les-Baronnies où j'ai réservé une table. Nous y avons terminé la soirée en dévorant la très bonne cuisine de cet établissement que j'avait déjà bien apprécié avec Alain lors de mon dernier passage à Buis.

Big dodo.

Lundi 2 mai

Le lundi, petit déjeuner dévoré (ça creuse le VTT), on charge le break puis à 8h50 nous quittons le gîte de Jacky.

Direction Beauvoisin, où nous ferons halte dans les hauteurs chez le berger Christian GELLY, pour y acheter 4 litres d'huile d'olive AOC.

Nous quittons Buis, direction la région parisienne où nous arriverons à 17h30 chez nous, après 747km de route.
Au passage on aura déposé le VTT de Marie -une vététiste du forum de VV- au péage d'Avalon où son frère le récupèrera. L'occasion de bien rire lorsque je suis passé avec son VTT devant le poste de gendarmerie; une gendarmette l'air surpris me demandant alors si je venais de l'autoroute en vélo. Comme j'était garé hors de leur vue, ils n'avaient pas repéré que j'avait débarqué le vélo de mon coffre. L'ayant rassuré, elle m'a dit "vous savez, on voit tellement de choses étranges ici...".

Il paraît qu'il y avait pas mal de participants en moins cette année, peut-être la peur d'affronter le Ventoux pour les habitués des grands parcours ? En tout cas, nous aurons encore passé encore un bon moment dans ce coin magique pour le VTT, où nous devrions revenir courant octobre passer une semaine de vacances, en attendant la 11ème édition de la Buiscyclette qui j'espère nous offrira l'an prochain un maximum de sentiers ludiques, techniques avec les montées et descentes qui vont bien.

Pédalator


Profil du parcours 80km
profil du parcours

Les données de Pédalator
 CICLOMaster
CM436M
POLAR
S725
GPSmap60CS
Départ :-7h00-
Temps roulé :5h46'10"5h33'6h01'
Temps total :-6h25'49"6h25'
Moyenne:13,2km/h13,8km/h12,9km/h
Vitesse max.:58,6km/h58,8km/h59,5km/h
Distance (2050mm):76,68km76,7km77,81km
Dénivelée positif  :+2677m+2790m+2753m
Température Min/Max: 11/36°C -
FC Moy/Max:-148/181-
Période échantillons:20 sec.5 sec.-
Fichiers échantillons :01052005.tur 05050101.hrm TRK
Distance/dénivelé annoncés :80km 2800m
Pneus : 
AV :HUTCHINSONBulldog noir/gris UST2.10"2 bars2050mm
AR :HUTCHINSONBulldog noir/gris UST2.10"2 bars  
Suspensions :  
Fourche :FOX TALAS RL54 psi120mm débattement
80mm débattement durant la montée au Ventoux
Biellette :DEVINCI 85mm débattement
Amortisseur :FOX RL64 psiSag 10mm
Fourche :FOX TALAS RL54 psi120mm débattement

Le Budget
   Prix
PéageALLERParis -> Lyon27,30€
PéageLyon-Vienne -> Montélimar-Sud10,50€
Gasoil47L à 0,95€ : LECLERC de NYONS44,65€
PéageRETOURMontélimar-Sud -> Lyon-Vienne10,50€
PéageLyon -> Paris27,30€
Gasoil43,68L à 0,979€42,77€
Hébergement30/04/2005Chambre couple, 2 x 1/2 pension64€
01/05/2005Chambre couple, 1 x nuitée28€
01/05/20052 petits déjeuner10€
Repas-2p restau 'Le Gril du Four à Pain'63€

A voir et à Lire
Le photographe de l'épreuve :http://www.profolio.fr/photographes/everard/
Le site du Mont Ventoux : http://www.lemontventoux.net/
La Buiscyclette 2005 : vue par Nico
Les photos de cdreek57 buiscyclette2005
Le CR de cdreek57 buiscyclette05

Fred au ravito

Fred en promenade


Dernière mise à jour : mardi 16 mai 2006 22:03